RSS
RSS



 

 :: Flood :: Corbeille :: Rps terminés Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

Le loup blanc et la colombe. (Pv Louange)

Aller à la page : 1, 2  Suivant
avatar
Messages : 119
Date d'inscription : 15/10/2017
Le chien pour qui mordre est une passion
Voir le profil de l'utilisateur




Morgan Hebimort
Le chien pour qui mordre est une passion
Lun 16 Oct - 0:47


Feat. Louange
Le loup blanc et la colombe.



« Une aide pure... »

Encore une soirée prometteuse en violence et en coups. Après avoir bossé dans une petite boutique toute la journée, je m'étais dirigé vers le quartier pauvre, près de chez moi afin de pouvoir gagner un peu d'argent dans des combats illégaux. Quoi de mieux pour passer le temps et sa soif de sang? J'avais commencé par observer les adversaires, histoire de les jauger. Ceci faisait partie de mes petits rituels. Puis après une petite heure, je pris le prochain combat. Rien de bien compliqué pour commencer, une petite brute sans cervelle et avec mes compétences, c'était un jeu d'enfant. Il avait à peine pu m'écorcher la lèvre. Le second combat était tout aussi facile, de quoi m'échauffer. Je les prenais des haut et je m'amusais à les provoquer ainsi. Je fis une pause histoire de récupérer un peu, allant acheter à boire et à manger dans une petite boutique. Rien de mieux que de la viande et une bonne bière pour me remettre d'aplomb.

Je repris ensuite les combats essayant de ne pas être trop gourmand. Je sais que quand je suis fatigué, je contrôle moins bien mon don et je suis par la même occasion moins concentré. Spoiler alerte, c'est ce qui arriva. Alors que je combattais un mec plutôt baraqué, mon don s'activa sans que je le veuille. J'entendis les pensées de plusieurs personnes à la fois.  Des cris de jouissances, des encouragements, des gens qui pestait de perdre leur paris. Alors que je ne prenais pas garde, je me ramassais un sale coup en plein dans la mâchoire qui me mit à terre. Mon adversaire ne s'arrêtait pas pour autant, connaissant ma réputation de chien fou. Il commença à me mettre plusieurs coup de pieds au niveau de la poitrine, me brisant quelques côtes au passage. Il me finit en me mettant un dernier coup en plein visage, me pétant le nez au passage. Je perdis connaissance et me fit évacuer.

L'on me réveilla avec un bon seau d'eau dans la figure... je repris doucement conscience et l'on me demanda de rendre mes gains. Quelle merde... je n'étais plus d'humeur. Je remis l'argent avant de me lever en titubant, quittant vexé la zone de combat. J'avais vraiment envie de tabasser quelqu'un... comme ça, gratuitement. Mais je n'étais plus en état. Une de mes pommette ainsi que mon nez saignaient abondamment. Mes côtes me faisaient un mal de chien et je peinais à marcher. Je me dirigeais donc chez moi pour me reposer et me soigner. Je du m'arrêter plusieurs fois en me tenant à un mur ou à une poubelle qui trainait par ci... ou par là. Quand j'entendis un bruit. Je me retournais aussi rapidement que mes blessures me le permettaient, portant ma main à mon couteau planqué à ma ceinture... Mais mon geste se stoppa net en apercevant une femelle... aucun danger.  

Code par xLittleRainbow pour Epicode
avatar
Messages : 52
Date d'inscription : 13/07/2017
Localisation : jamais souvent au même endroit, bouge souvent.
Ange déchu ou usurpateur
Voir le profil de l'utilisateur




Louange Strauss
Ange déchu ou usurpateur
Lun 16 Oct - 18:37
Si je m’en voulais ? Mais…. Bien sûr ! Fuguer comme ça, je ne le faisais pas souvent il fallait dire. Mais parfois il était impossible de pouvoir faire entendre raison à Jack… Alors tant pis. Le cœur lourd, je quittais le petit motel qu’on avait trouvé dans les quartiers pauvres. Il fallait dire que je l’aimais bien cet endroit. Mais de toute façon nous n’allions pas y rester bien longtemps. On ne restait nulle part bien longtemps. Jack s’était endormit : alors j’en avais profité… Je m’en voulais d’abuser de sa gentillesse comme ça… mais il avait tord. Si on m’avait donné ça, tout ça. Si j’étais né avec des dons peu communs de guérison, de soin. Je ne pouvais les gâcher en me terrant ainsi. Je devais aider ceux qui en avait besoin. Je… je ne pouvais me résoudre à abandonner qui que se soit à son sort.
Et si je ne sortais pas ce jour là ? Combien mourraient de froid dans le soir couchant ? Combien mourraient de mille et une autre chose ? Non, rien que l’idée de rester, l’idée « d’être raisonnable » m’était insupportable. Je devais y aller. C’était ma croix, mon seul futur possible, ce pour quoi j’avais vu le jour en un monde aussi triste et dangereux.

Ce fut donc le cœur lourd, mais empli d’espoir que j’avais quitté la chambre où on frère dormait. Cette nuit la n’allait pas être ma dernière, et cette nuit là ne seraient pas la dernière des pauvres gens que j’allais croiser. J’avais foi en cela. J’y croyais.
De pas en pas, l’ombre de la nuit se dissipait lentement derrière moi. Ailes déployés à demi -je ne pouvais jamais les fermer en entier- je laissais un peu de lumière à tous ces gens dans le besoin. Sur le chemin, je remarquai quelques enfants en train de m’observer depuis des fenêtres. Certains me regardaient d’un œil, cachés derrière un rideau qu’ils avaient à peine poussés. A eux je leur faisaient un coucou de la main avant qu’ils s’en aille, visiblement terrifiés. Cela m’attristait un peu, j’admets… D’autres me faisaient de grands coucous en agitant les bras dans tous les sens. Ils étaient ébahit, émerveillés, enthousiastes. Cela faisait chaud au cœur en un sens, vraiment. Mais bien trop souvent leurs parents les reprenaient, fermaient les rideaux juste après m’avoir dévisagé violemment… Pourquoi ? Je… je n‘avais rien fait !
Pour autant, un de ces parents sortit plutôt de chez lui pour venir à ma rencontre. Les salutations passés il m’expliqua que sa fille était gravement atteinte. Elle semblait délirer, halluciner, elle faisait une crise inconnue et presque dangereuse. La pauvre enfant… bien naturellement le la suivit chez elle. L’enfant était en train de retourner sa chambre, crier, hurler en s’en décoller les poumons. Mon dieu… Un instant secouée, je finis par m’approcher de l’enfant, une fois qu’elle fut maîtrisée par son frère, pour la regarder dans les yeux. Une toute nouvelle lumière apaisait sa la pièce pourtant détruite alors que j’entrai. Et un tension impalpable se forma lorsque son regard croisa le mien. Je connaissais bien cette sensation. Comme une chaleur, un peu douloureuse, mais si bénéfique. Après quelques secondes de silence, je finis pas apposer un bisou sur le front de l’enfant. Finalement, son frère la lâcha et elle fondit dans mes bras. Une montagne de remerciements s’abattant sur moi comme des éloges grandiloquentes. C’était plaisant de se sentir apprécié. Je me sentais à ma place. S’en était presque trop même ! Mais le devoir m’appelant les séparations furent compliquées. Mais il le fallait. Cela m’aidait à avancer.

Sur mon chemin, je finis par rendre quelques visites à d’anciennes personnes que j‘avais aidé. C’était juste de quoi me redonner du courage. Cela faisait du bien, vraiment ! Et aussi j’aidais ceux qui le devaient. J’avais guérit deux sans abris malades, blessés et dépressifs. Je commençais un peu à fatiguer : je devais rentrer pour me reposer. Je le sentais.
Sur le retour, je fus un brin plus pressée. Simplement que le sommeil me taraudait. Mais un bruit au coin d’une ruelle sombre m’intrigua. Finalement je vis une personne avancer lentement. Elle se tenait au mur à coté d’elle. Elle… saignait ?! Secouée, je portais une main devant le bouche avant d’inspirée de surprise. D’un pas précipité je le rejoignis pour le soutenir comme je pouvais de mes petits bras manquant cruellement de force. Dans le mouvement, mes ailes ballantes irradièrent l’endroit d’une lumière chaleureuse et douce.

« Monsieur vous êtes blessé ! Laissez moi voir cela s’il vous plaît : je peux vous aider. »

Sur mes mots, un petit nuage d’une espèce de sable gris s’était déjà élevé au dessus de ma tête, entouré par mon auréole dorée. Pas une seconde à perdre : le pauvre homme semblait souffrir.
Nez cassé, mâchoire mal en point, lèvre fendue. Il se tenait les côtés… des cotes cassés ? Il y avait à faire…

« Asseyez vous ici cela ira : je ne serais pas longue. Cela peut être un peu bizarre au début mais c'est pour votre bien. Ça ira. Cela vous fait-il trop mal ? Je peux apaiser aussi la douleur.»

Fatigué ? Moi ? Aucune importance. Cet homme allait mal : alors je devais le soigner. En cet instant, il n’y avait que cela qui comptait pour moi.

▲▼▲▼▲▼▲▼▲▼▲▼▲▼▲▼▲▼▲▼


avatar
Messages : 119
Date d'inscription : 15/10/2017
Le chien pour qui mordre est une passion
Voir le profil de l'utilisateur




Morgan Hebimort
Le chien pour qui mordre est une passion
Mer 18 Oct - 1:03


Feat. Louange
Le loup blanc et la colombe.



« Un poulet tombé du ciel... »
Je me couvrit les yeux, ces derniers étant sensibles à la lumière... et je grognais légèrement. J'avais juste aperçu la jeune femme de loin. Qu'est-ce que c'était que cette chose? Il m'a semblé apercevoir des ailes... une hybride poule? Non... je suis moqueur là... J'entendis sa voix plutôt douce, même inquiète. J'allais la remettre à sa place en lui disant de s'occuper de ses affaires. Mais elle ne m'en laissa pas le temps, continuant à me parler. Elle me proposa de m'asseoir et sans vraiment savoir pourquoi je le fis. Je me sentais perdu face à elle, je ne savais pas vraiment comment réagir. J'avais l'impression de voir un ange tout droit descendu du ciel... enfin cela était impossible... Je n'étais même pas croyant, alors comment est-ce que Dieu pourrait bien vouloir me venir en aide en m'envoyant cette femelle.

Je secouais doucement la tête, soupirant essayant de retrouver mes esprits, mais je me sentais de plus en plus embrouillé. Je devais cesser de réfléchir, ce qui n'était pas très difficile vu mon intelligence. Je la laissais donc me soigner, curieux... Je l'observais faire, restant silencieux et néanmoins distant. Je ne savais pas trop quoi répondre. Quand elle me demanda si ça me faisais mal, je fis non de la tête, n'osant pas parler. En réalité oui, j'avais mal, mais ça ne me gênait pas plus que cela, j'y était habitué et puis je n'avais pas envie qu'elle soulage cette douleur. Ceci peu sembler assez étrange, mais avoir mal, me prouve que je suis encore vivant. Car là... il y a de quoi hésiter. Entre la lumière, cette sorte d'ange ailé... Je ne savais plus où donner de la tête. Je m'emmêle dans mon propre esprit... Je décide donc de fermer les yeux et de la laisser faire, je la questionnerais plus tard, une fois que j'aurais reposer mes pieds sur terre.

Mais je dois avouer que de se faire soigner ainsi n'est pas désagréable, c'est même plutôt chaud... chaleureux d'une certaine manière. Personne n'avais jamais vraiment pris le temps de m'aider, comme ça, sans rien demander en échange. Enfin j'espère ne pas devoir la payer, car ce n'était pas mon style de payer les services d'une femme. Je finis par rouvrir les yeux, l'observant avec tout autant de surprise qu'avant, mais je me sentais déjà plus calme

-"Excuse moi... mais t'es quoi? Ou... qui? "

Ce sont les seuls mots qui pouvaient sortir de ma bouche. Je ne savais pas trop quoi lui demander d'autre en même temps. Mais bon, son don me semblait peu ordinaire, même extraordinaire. Je ne savais pas quoi en penser... et je recommence à m'éparpiller.


Code par xLittleRainbow pour Epicode
avatar
Messages : 52
Date d'inscription : 13/07/2017
Localisation : jamais souvent au même endroit, bouge souvent.
Ange déchu ou usurpateur
Voir le profil de l'utilisateur




Louange Strauss
Ange déchu ou usurpateur
Mer 25 Oct - 17:10
Aussi rapidement que possible, ma nuée de nanomachines s’était rapprochée des plaies ouvertes du pauvre homme pour s’introduire dans son sang. Je les sentais se diffuser au grès du flot sanguin aussi vite qu’un poison. Mais c’était bien différent. Plusieurs groupes étaient chargés se redresser les os cassés, là où leurs confrères consolidaient ses derniers une fois qu'ils étaient en place. C’était le plus dur, le plus lourd. C’était épuisant. Ses os étaient si rigides… Je peinais, mais… mais je tenais. Tout à la fois, quelques nuées étaient restés au niveau des blessures ouvertes pour les refermer. Et finalement ce fut des os aussi fragiles que de la porcelaine que je laissais derrière mon passage, ma nuée de nanomachines ressortant discrètement par les oreilles du blessés. Elles s’étaient rapidement diffusées dans l’air, afin de ne pas trop se faire remarquer. Et elle étaient une à une revenues à moi, leur foyer.
Soupirant de fatigue et vacillant un peu, je cherchais simplement à tenir quelques secondes de plus. J’avais forcé et je le savais… mais… c’était la seule option imaginable voilà tout. Cependant, des vertiges et des bouffées de chaleurs commençaient à me saisir… merde…

-"Excuse moi... mais t'es quoi? Ou... qui? "

Un léger sourire se dessina sur mon visage en entendant cela. Cette surprise, ce désarroi, cette panique quelque part, je la voyait si souvent. Et là voir primer face à toute réaction de rejet épidermique me faisait autant rire que plaisir. Ça faisait... du bien.

« Je… je m’appelle Louange. Et je suis… je ne sais pas vraiment en fait. On m’a toujours dit que j’étais un ange, mais je suis bien née d’un père et d’une mère, ici sur Terre. Enfin je suppose… à moins qu’on m’ait mentit… Il faudra que j’en parle avec mon frère… »

Ma voix était faible, comme étouffée par la peine que j’avais à me tenir à peu prêt droite. Elle n’en restait pas moins douce et délicate : je ne savais pas parler autrement. Mes paroles quant à elles, semblaient un peu empruntes de doute. Comme à chaque fois. On voulait comprendre, voir autre travers de mes miracles une explication logique, rationnelle. Moi aussi j’en avais envie parfois. Mais je n’en avais pas. J’étais juste… moi. Peut être un ange, peut être autre chose, cela je ne savais pas. Mais j'étais moi, et ça je le savais.
Aussi, après avoir perdu un peu mon regard dans le vide, je le redirigeais droit dans ses yeux. Je n’étais pas la priorité, loin de là. Pour moi… ça… ça ira.

« Mais vous plutôt comment vous sentez vous ? J… j’espère avoir fait le nécessaire à vous tirer d’affaire. Je crains cependant que vos os brisés ne soient encore pas assez solidifiés. Aussi faites-y bien attention le temps qu’il se reforment entièrement. Je… je ne voudrais pas qu’une côte ou votre nez ne cède de nouveau. Alors vraiment prenez en bien soin ! »

Un haut le cœur m’avait prit. Je vacillais de nouveau avant de tituber maladroitement au hasard. Je heurtais un mur, puis deux.

« Prenez soin de vous, bien soin de vous… Bien soin… »

Je paniquais… je devais rentrer. Je me sentais partir. Je devais retourner au motel : maintenant. Je n’avais pas une seconde à perdre. Pas une seul. S’il m’arrivait malheur ? Moi ? Dans la rue ? Comment faire ? Comment éviter cela ? Aussi les quelques paroles que je disais en partant s’étaient teintées de sanglots. Et si je n’étais pas de dos, ce pauvre blessé aurait put remarquer quelques larmes couler sur les joues. En un sens, j’avais l’air d’une hystérique. Mai après tout, c’est un peu le cas…
Hystérie d’une folle course qui se termina bien trop vite après un ou deux mètres tout au plus. Je tombais lourdement sur un tas d’ordures, inconsciente.

▲▼▲▼▲▼▲▼▲▼▲▼▲▼▲▼▲▼▲▼


avatar
Messages : 119
Date d'inscription : 15/10/2017
Le chien pour qui mordre est une passion
Voir le profil de l'utilisateur




Morgan Hebimort
Le chien pour qui mordre est une passion
Sam 28 Oct - 20:06


Feat. Louange
Le loup blanc et la colombe.



« Un poulet tombé du ciel... »
La sensation était des plus étranges... Comment la décrire? Agréable? Pas vraiment... Désagréable? Non plus... Je sentais mes os se ressouder, comme par magie. Qui était-elle... ça avait été les seuls mots qui avaient pu sortir de ma bouche. J'avais comme la sensation qu'un liquide parcourait mes veines, grouillant. Un sentiment de paix m'envahit, alors que mon corps se rétablit. Je ne saurais décrire tout ce que je ressentis à cet instant. Mais j'observais la jeune fille, un air un peu idiot sur le visage. La bouche légèrement entrouverte, je ne savais pas comment réagir. Je l'écoutais, sans vraiment oser bouger. Louange... un nom qui semblait plutôt bien lui convenir pour sa nature angélique, du moins c'est l'impression qu'elle me donnait. Mais je n'étais pas croyant, pour moi aucun dieu de quelle sorte qu'il soit ne pouvait exister. Alors un messager? Je refermais doucement mes lèvres tout en continuant de l'écouter. Donc on lui avait dit qu'elle était un ange et pourtant elle était née de parent sur terre. Pour moi on lui avait clairement mentit, mais je préférais garder mon opinion pour moi. Je plissais les yeux en la voyant faiblir, il y avait donc un contrecoup à ses prouesses? Ceci me semblait logique d'un coup, un don si incroyable devait forcément coûter énormément.

Je ne bougeais toujours pas, sans savoir si j'en étais incapable ou si tout simplement je voulais profiter de cet instant de bien être. Elle reprit la parole, s'inquiétant pour moi. Quelle idiote! Inquiète toi pour toi ma pauvre fille... Elle me donna quelques conseils afin que mes os ne se brise plus et qu'ils puissent bien guérir. Je l'observais s'éloigner et tituber, trembler. En la voyant basculer, je me précipitais vers elle pour la retenir, mais je ne pu éviter qu'elle tombe à terre, se faisant sans doute un peu mal. Je la saisi contre moi, l'observant un peu mieux. Je la serrais doucement contre mon torse en soupirant.

-"Tu es vraiment une idiote finie toi... aider un inconnu jusqu'à en perdre conscience... Il faut vraiment être sotte... "

Je soupirais gardant des paroles assez salées pour moi. Elle m'énervait, elle m'agaçait! Pourquoi est-ce qu'elle avait aidé un être aussi idiot et inutile que moi? Je serrais doucement les dents, je savais que je n'en valais pas vraiment la peine. Je me relevais, la gardant dans mes bras. Je ne pouvais pas la laisser là... Je devais la mettre à l'abris. Je la portais alors jusqu'à chez moi, dans mon appartement miteux. Ce n'étais pas pratique de porter une jeune fille tout en essayant d'ouvrir la porte. Je la déposais alors à terre prenant le temps de chercher mes clés. Une fois fait, je la repris contre moi et entrait dans mon appartement. Je la portais jusqu'à ma chambre, puis la déposais dans mon lit. Je l'observais encore, plusieurs soupire s'échappant de mes lèvres. Comment faire pour qu'elle se réveille? Je n'étais pas guérisseur et je n'avais aucune idée de comment prendre soin d'elle. Je m'accroupis dans un coin de la pièce, attendant qu'elle recouvre des forces. Je l'observais alors en silence, me perdant dans mes pensées. Mais voyant que ceci prendrait du temps, je me relevais finalement, préparant une soupe rapidement. Manger un truc chaud, c'était ce qu'il y avait de mieux pour les malades non?

Code par xLittleRainbow pour Epicode

▲▼▲▼▲▼▲▼▲▼▲▼▲▼▲▼▲▼▲▼

avatar
Messages : 52
Date d'inscription : 13/07/2017
Localisation : jamais souvent au même endroit, bouge souvent.
Ange déchu ou usurpateur
Voir le profil de l'utilisateur




Louange Strauss
Ange déchu ou usurpateur
Lun 30 Oct - 7:15
Je tombais. Inconscience certes. Mais ma chute ne s'était pas arrêtée au sol... Je tombais comme s'il n'y en avait plus. Tout autour de moi, tout était noir. Je tombais sans jamais m'arrêter... Je paniquais... Quoi? Quoi encore ?! Alors même que je commençais à désespérer, le sol arriva. Je le heurtai. Dans le choc, ma cheville émis un puissant bruit de crissement. Comme si... un os se bisait... Aie ! La douleur me vint d'un coup et me rendit plus que gauche. Ainsi à demi allongée au sol, je me retournais pour saisir de mes deux mains le pied douloureux, gémissant légèrement.
Ou était-je encore ? Je... je n'en avais aucune idée. Mais j'avais mal. Et malgré tout mes efforts je ne parvenais pas à me relever. Tout autour de moi, tout était sombre. Pas un mur, rien. Rien que ce sol dallé et se décor d'obscurité. J'avais... j'avais peur du noir. Et là la lumière de mes ailes était bien terne... Elle ne me suffisait pas... J'en voulais plus... Après tout j'étais habituée à celle là... Jack...

"Mon ange... pourquoi tu me déçoit tant..."

Quoi ? C'était dans mon dos. Là, tout prêt. C'était une voix féminine, étrangère et familière à la fois. J'en sentais même son souffle sur ma nuque... Mais inexplicablement, je ne parvenais pas à me retourner : impossible. J'étais tétanisée. C'était à peine si je respirais...

"Je me suis donc donné ce mal... TOUT ce mal pour si peu. Pour rien. Idiote inconsciente...
-M...maman ?"

Je ne savais même pas pourquoi je disais ça. C'était... comme un instinct. Quelque chose. Mais à peine ce mot fut-il prononcé que deux... je ne saurais pas trop dire quoi... se posèrent sur mes joues pour me tourner la tête à 180°. La douleur s'attisa d'un coup. Je suffoquais. J'allais... mourir ? J'avais peur. Mais ce qui était à présent devant mes yeux me terrorisa. C'était maman, enfin maman comme on me l'avait montré sur des photos. Maman décomposée... Sa peau avait viré entre le bleu, le violet et le blanc. Ses orbites vides de tout yeux accueillaient à présent une nuée d'asticots grouillant. Sa bouche, grande ouverte, laissait échapper une odeur de pourri et une coulée de fluides corporels infecte. Sa coulait sur mon visage... Dans ma bouche... Sur mon nez. J'en étais presque à louer le ciel que je ne puisse plus respirer... Maman ! Sur mes joues, c'était ses mains... le restant de ses mains. Dépourvue de toute peau, c'était de la chair à vif et moisie qui me touchait... Maman ! Non, non, non ! Pourquoi ? Elle, maintenant ? Pourquoi me tuer ? J'allais mourir ? Jack ! Jack Jack Jack Jack !!!

**********

Je cherchais à me débattre. Je n'y croyais tout simplement pas. Je voulais me libérer de son étreinte et... et... je ne sais pas ! Mais le premier mouvement que je parvint à faire cogna contre un matelas. Mon bras avait rebondit, et d'un coup je me redressais, main sur la gorge, haletante. J'étais sur un lit. Le pauvre homme, le fait d'avoir "un peu" trop forcé. Ca me revenait... Ou est ce que je me trouvais ? Sur un lit... dans une pièce. Une chambre sans doute. Elle ne payait pas de mine. Mais au moins j'étais au chaud. Était-ce cet homme qui s'était occupé de moi ? En tout cas, qui que ce soit, c'était fort aimable à lui. Fort aimable oui.
Reprenant mon souffle pendant quelques instant, je prenais le temps de me calmer. Tout cela n'était qu'un rêve... un terrifiant rêve... Et tout était finit maintenant. Enfin, en un sens... Observant rapidement autour de moi, je scrutais un peu la pièce. Elle ne payait pas de mine. C'était une chambre avec le strict minimum. Un coin où nombre d'affaires s’empilait hasardeusement. Une petite commode, tout de même un petit bureau. Tout semblait assez vieux et en mauvaise état. En un sens, c'était une assurance que je n'étais pas dans les locos d'Advanced Genetic Corporation... C'était déjà ça !

Laissant échapper un léger sourire face à mon propre cynisme, je me décidais finalement à faire basculer mes jambes sur le coté. Je voulais me lever oui, mais pas trop vite. Je ne me sentais pas encore au mieux de ma forme... Et je n'avais aucune envie de retomber dans les pommes. Aussi basculais-je lentement mon poids sur mes jambes avant de me mordre d'un coup la lèvre inférieur. Ma cheville me faisait mal... Mince... C'était bien ma veine... Reculant alors un peu sur le lit, je posais délicatement la cheville incriminée sur mon genou pour retirer délicatement ma botte. Mais déjà dans le mouvement je frôlais le cri de douleur... Il me suffit alors de remonter un peu le bas de mon pantalon pour voir. Elle était violette, un peu enflée et sensible. Je me l'étais probablement foulée...
Inquiète, soucieuse et dépitée, je me rallongeais finalement dans un mouvement peu précautionneux. Et cela me suffit à cogner ma cheville contre le bord du lit...

"Aaaaaiiiiiiiie !"

Endolorie, je la levais un peu en attendant que la douleur se calme. Dans la foulée, je l'admet oui, quelques injures suivirent mon cri... Jack ne me connaissait pas comme ça c'est vrai. Mais... mince à la fin cela faisait trop mal... Comment j'allais rentrer avec ça moi ? Et comment j'allais me soigner ? Fatiguée, nerveuse et un peu irritée, je finis par frapper le matelas plusieurs fois avec mes mains, comme pour me passer les nerfs, en crisant "et zut zut zut !" en boucle. Cela dura quelques secondes, jusqu'à ce que je remarque enfin du bruit dans une pièce voisine, juste à coté de la chambre visiblement.

"Oh ! Heuu... bonsoir... mon... généreux sauveur ?"

Malgré mes nerfs et la colère, je n'en restais pas moins reconnaissante. Sans lui j'aurais finis en bien pire état. Une cheville foulée était une punition bien moindre. Alors certes, j'étais agacée. Mais je ne voulais pas déranger mon hôte avec mes états d'âmes : je devais me montrer reconnaissante.
Je n'aurais qu'à passer ma colère plus tard...

▲▼▲▼▲▼▲▼▲▼▲▼▲▼▲▼▲▼▲▼


avatar
Messages : 119
Date d'inscription : 15/10/2017
Le chien pour qui mordre est une passion
Voir le profil de l'utilisateur




Morgan Hebimort
Le chien pour qui mordre est une passion
Jeu 2 Nov - 17:37


Feat. Louange
Le loup blanc et la colombe.



« Un poulet tombé du ciel... »
Alors que j'étais concentré dans la préparation de la soupe... Une soupe... mais quel idiot je fais non? Ce n'est pas vraiment ça qui allait l'aider à aller mieux n'est-ce pas? Je soupirais face à mon idiotie, mais vu que j'avais commencé à la préparer, je n'allais pas m'arrêter. Et puis si elle n'en voulait pas, ce que je pouvais comprendre car j'étais un piètre cuisinier, ceci me fera un repas plus ou moins convenable. Je découpais avec précaution les légumes puis je les mis à cuire dans du bouillon plus ou moins périmé, j'avoue ne pas avoir regarder la date. Puis, perdu dans mes pensées, je restais penché au dessus de la casserole tout en les regardant cuire avant de penser que je n'avais pas de quoi les mixer. Ah... bon ce sera un bouillon avec des légumes. Je me détachais pour finir de ce spectacle passionnant pour aller dans la salle de bain et prendre une bonne douche. Tout en me lavant j'observais ma peau, toujours sous le choc. Plus d'hématome, plus de douleurs. Je tâtais alors mes côtes encore fragile, mais ressoudée. Je ne comprenais pas, mais vraiment pas son don. Puis j'imaginais ce que AGC donnerait comme récompense pour une telle créature. Ce serait la solution à tous mes problèmes, la vendre et empocher de l'argent. Je soupirais, tout en profitant de l'eau chaude avant de finalement en sortir. Je pris une serviette pour me sécher et je m'approchais du miroir passant ma main dessus pour retirer la buée. Non je ne pouvais pas la vendre. Elle m'avait aidé après tout, ce ne serais pas correcte et j'avais tout de même encore une conscience.

Je sortis de la salle de bain, ma serviette autour de ma taille et puis... je réalisais que mes vêtements étaient dans ma chambre. Ce serait trop gênant d'y aller alors qu'il y a une jeune fille endormie dans mon lit. Je me cognais le front en grognant. Quel idiot! Puis j'entendis du bruit provenant de la chambre, elle était enfin réveillée.. que faire, ce n'était pas le moment! Je pris mon caleçon et le remis tout en l'entendant jurer. Je souris doucement, elle semblait s'être cognée. J'enfilais mon pantalon encore sale et je pris dans la pharmacie de quoi la soigner. J'avais quelque bandage ainsi que des pilules contre la douleur. Je me dirigeais alors vers la chambre tout en l'entendant m'appeler "mon généreux sauveur"... Si seulement elle connaissait les pensées qui m'avaient traversé l'esprit un peu plus tôt. J'entrais, torse nu et la fixais, je ne savais pas trop comment réagir dans ce genre de situation. Mon regard se posa sur sa cheville, je plissais les yeux, elle s'était donc blessée en tombant. Je m'approchais d'elle et m'assit sur le lit.

-"Comment te sens-tu? "

Je lui attrapais sans ménagement la jambe histoire de la soigner... La délicatesse ne faisant pas partie de mon vocabulaire, je du lui faire un peu mal au passage. Je me calmais alors en observant sa réaction et je commençais alors à bander sa cheville, espérant que ceci suffirait à la soulager un peu et l'immobiliserait un minimum.

-"Désolé, je ne suis pas très doux... "

Ah le malaise... du moins pour moi. C'était la première fois que je me retrouvais dans une telle situation, à n'en pas douter, elle allait me prendre pour un rustre sans aucune éducation. Et elle ne serait pas loin de la vérité.

Code par xLittleRainbow pour Epicode

▲▼▲▼▲▼▲▼▲▼▲▼▲▼▲▼▲▼▲▼

avatar
Messages : 52
Date d'inscription : 13/07/2017
Localisation : jamais souvent au même endroit, bouge souvent.
Ange déchu ou usurpateur
Voir le profil de l'utilisateur




Louange Strauss
Ange déchu ou usurpateur
Sam 4 Nov - 23:41
Finalement, ma colère fut balayée par la surprise. Mon sauveur était bien mon débiteur passé. Il était là, torse nu en face de moi. Il semblait équipé pour soigner par des voies... plus classiques dira-t-on. C'était bien ce dont j'avais besoin. Il semblait mal à l'aise, un peu tendu. S'en était presque touchant de maladresse. Il me faisait penser à Jack d'une certaine manière. Il était de ces hommes qui étaient comme un poisson dans l’œil au milieu de la guerre, mais comme un éléphant au milieu d'un magasin de porcelaine à l’hôpital. Moi j'y étais bien, parmi les blessés.

-"Comment te sens-tu? "
"Heu, ça va, à peu prêt, je crois. J'ai... là, mais ça va..."

Un léger sourire à son encontre venait d'être brisé par la surprise. Je ne voulais pas l'inquiéter...mais qu'est ce que j'avais mal bon sens ! Je lui avais montré rapidement ma cheville d'ailleurs. Un peu hagard et hésitante aussi, partagée entre l'envie de la soulager et celle de ne pas l'embêter, je le laissais me soigner. Mais... aie ! Le moins qu'on puisse dire c'était qu'il n'avait pas la main douce... Il était gauche, imprécis, et trop net pour manipuler un membre ainsi blessé. Parfois, et à plusieurs reprises, j'avais envie de lui saisir ce qu'il avait dans les mains pour me soigner moi même.
Mais non... son geste partait d'une bonne intention, aussi mauvais soit-il. Alors je ne voulais pas le couper dans son élan. Par je ne sais quel miracle, je parvins à ne pas lâcher un seul cri de douleur mais... ce n'était pas passé loin. Finalement, je finis crispée, les doigts refermés sur les draps et agrippés au fin matelas, me mordant assez fort la lèvre inférieur et plissant les yeux. Même mes ailes, pliées sur le dos, étaient resserrées et j'y faisais attention : je n'avais aucune envie de les ouvrir par réflexe ou par douleur. Vu la taille de la pièce j'allais y faire de la casse...

-"Désolé, je ne suis pas très doux... "
"Pourtant c'était parfait. Tu t'es très bien débrouillé."

Ma voix était plus calme, presque secouée par les émotions qui retombaient. Une légère larme coulait le long de ma joue droite, et je l'essuyais rapidement après avoir lâché le matelas dans un mouvement rapide. C'était presque le soulagement qu'il ait enfin lâché ma cheville qui l'avait fait couler. Je me mettais dans des états parfois... je me sentais bête ! Aussi je finis par échapper un léger rire nerveux avant de reprendre. C'était finit pour cette fois : ouf.

"Vous... vous apprenez. Et personne n'est un maître en un domaine qu'il n'a que très peu foulé de ses pieds. Vous vous améliorerez j'en suis sûre. D'ailleurs, merci de ne pas m'avoir laissé dans la rue tout à l'heure..."

Je rougissais un peu. Il est vrai que j'avais du mal à me sentir à l'aise quand je me sentais redevable. Mais cela m'arrivait bien souvent à vrai dire. Et cela n'était pas prêt de changer : j'étais incapable de me défendre. Un miracle qui savait à peine tenir un couteau... dans une ville comme ça c'était du suicide de traîner seule. J'en étais consciente. Mais je n'avais pas le choix. Je jouais de chance, et surtout je la provoquais.

"Et vous ? Vous vous sentez mieux ? J'espère avoir pus faire le nécessaire pour vous remettre en état."

Un léger regard dirigé vers lui. Il était bienveillant, empli de bonté et de gentillesse. Il était empli de ce que je voulais vraiment offrir, à tout le monde. Et ce cadeau je le générais à outrance : il fallait le dire. Devant cela, ma colère, mes doutes et tout le reste avait été balayé. Mon cœur savait faire des priorités. Et ma priorité actuelle, c'était lui.

▲▼▲▼▲▼▲▼▲▼▲▼▲▼▲▼▲▼▲▼


avatar
Messages : 119
Date d'inscription : 15/10/2017
Le chien pour qui mordre est une passion
Voir le profil de l'utilisateur




Morgan Hebimort
Le chien pour qui mordre est une passion
Dim 5 Nov - 0:06
Morgan Hebimort a écrit:


Feat. Louange
Le loup blanc et la colombe.



« Un poulet tombé du ciel... »
Je continuais de la soigner, je sentais bien que je lui faisais mal, alors j'essayais d'adoucir mes gestes. J'écoutais sa réponse, elle me semblait encore perdue, et pas vraiment franche. Je voyais que plein de chose n'allaient pas. Mais je n'allais pas les lui demander, sa vie ne m'intéressait pas. Une fois le bandage fini et mes excuses présentées, elle se montra très rassurante, encourageant même. Je me crispais... Je ne me méritait pas ce genre de traitement. Je me relevais rapidement pour lui tourner le dos. Elle avait ainsi pleine vue sur mes nombreuse cicatrices, sur mon corps à moitié détruit, ainsi que sur le collier en métal qui était greffé à ma nuque, signe que j'avais été un esclave. Je me dirigeais vers mon armoire pour sortit un t-shirt propre. Et puis je l'entendis me remercier. Je soupirais fortement à ses paroles. Je n'avais pas fait cela pour ça.

Je pris un vieux vêtement me tournant vers elle, la laissant admirer de nouvelles cicatrices et des tatouages plutôt impressionnant. Je n'en étais pas conscient, mais j'avais ce que l'on pouvait appeler, un corps de rêve. Entre les entrainements et les combats, mon corps s'était affuté et avait acquis une magnifique musculature. Mes muscles roulaient sous ma peau alors que j'enfilais rapidement un vieux t-shirt propre. Je l'observais tout en croisant les bras.

-"Tu parles trop..."

Je soupirais agacé par cette histoire.

-"Premièrement, tu n'as pas à me remercier, j'ai horreur d'avoir des dettes, c'est pour cela que je t'ai amené ici. J'aurais trouvé dommage qu'une belle jeune femme se fasse agresser et violer en pleine rue par un tas de gros porcs sans la moindre manière. Deuxièmement à présent c'est toi qui est la blessée et qui a besoin d'aide... alors tu vas être sage.

Je m'approchais d'elle pour voir si elle pouvait marcher.

-"J'ai préparé à manger, j'espère que tu as faim, ça t'aidera à te remettr.
Est-ce que je te l'apport au lit? Ou dois-je te porter à la cuisine? Qu'est-ce que tu préfères?


Je me montrais très froid et très distant. Il n'y avait rien de plus agaçant à mes yeux qu'une jeune fille fragile qui s'inquiétait plus pour les autres que pour elle même. Je ne sais pas si elle en a conscience, mais son don pourrait la tuer. Elle eux de la chance ce soir. Est-ce qu'elle est au moins au courant de ses limitations? Je soupirais encore, attentant sa réponse, esquivant quelques'une de ses questions exprès. J'allais bien... elle était réveillée, c'était le principal.

Code par xLittleRainbow pour Epicode

▲▼▲▼▲▼▲▼▲▼▲▼▲▼▲▼▲▼▲▼

avatar
Messages : 52
Date d'inscription : 13/07/2017
Localisation : jamais souvent au même endroit, bouge souvent.
Ange déchu ou usurpateur
Voir le profil de l'utilisateur




Louange Strauss
Ange déchu ou usurpateur
Lun 6 Nov - 6:40
Ces… cicatrices… Ce collier ?! C’était affreux. Je dois admettre que j’avais bloqué dessus, d’un coup. Qui était donc assez cruel pour faire cela à un être vivant ? J’en avais vu passé des gens amochés au domaine de ma famille. Mais peu avaient autant souffert que lui visiblement… S’en était triste…

-"Tu parles trop..."

D’un coup, d’un seul. Je dois admettre que je ne m’attendais pas à une injective aussi tranchante. Un brin déstabilisée, je laissaient mes yeux rouler dans le vides, cherchant je ne savais trop quoi. Etais-je vraiment trop bavarde ? Mince…

-"Premièrement, tu n'as pas à me remercier, j'ai horreur d'avoir des dettes, c'est pour cela que je t'ai amené ici. J'aurais trouvé dommage qu'une belle jeune femme se fasse agresser et violer en pleine rue par un tas de gros porcs sans la moindre manière. Deuxièmement à présent c'est toi qui est la blessée et qui a besoin d'aide... alors tu vas être sage. "

Ses propos étaient crus… violents… Je dois admettre que la simple évocation d’une agression m’arracha une inspiration bruyante marquant ma peur. Ma main, portée par réflexe sur ma bouche était cernée par deux pommettes bien rosies par la pudeur. Quant à la fin de son propos, il m’arracha un léger doute. Rester sage… j’imaginais déjà Jack me passer un savon en rentrant… J’étais tout sauf une enfant sage, je le savais… Mais je n’avais pas le choix…

-"J'ai préparé à manger, j'espère que tu as faim, ça t'aidera à te remettr.
Est-ce que je te l'apport au lit? Ou dois-je te porter à la cuisine? Qu'est-ce que tu préfères?


A manger ? J’avais faim… enfin je crois… Mais j’étais un peu confuse à la fois. Sa froideur me faisait grelotter de doute. Pourquoi ? Pourquoi d’un coup ? Comme ça ? Tête base, je ne quittais pas le sol du regard. Incompréhensiblement, j’étais presque honteuse…

« Une… bredouillais-je… une assiette sera toujours moins lourde à porter que moi… Surtout si vous exécrez une compagnie avenante à ce que je vois… »

Un léger silence de battement se fit entendre avant que je ne relève la tête d’un coup sec. J’avais une idée, et j’espérais que mes mots n’agace pas encore plus cet homme…

« Ne vous en faites pas pour moi ! Je pourrais toujours rentrer chez moi en volant : mes ailes vont très bien, elles. »

Et au demeurant c’était vrai. Il me fallait juste un espace assez libre pour que je puisse battre des ailes, et l’usage de ma cheville m’était plus que dispensable. Tant qu’on ne peut pas marcher, voler est une bonne solution. Seule, je pouvais voler assez vite pour que les autorités n’aient pas le temps de me prendre en chasse… C’était risqué mais jouable.

« Mais… dites… qu’est-je fais de mal ? Quoi qu’il en soit je m’excuse mais s’il vous plaît expliquez moi… Je ne voulais pas vous embêter au point de vous énerver… »

Mes yeux se détournèrent de lui, comme si j’étais honteuse de le regarder. Finalement, je traînais ma cheville comme un fardeau afin de m’asseoir, adosser contre le mur en tête de son lit. Recroquevillée et légèrement tremblante, j’attendais presque de me faire gronder. Après tout il y avait de quoi. Et si je finissais par être habituée à me faire disputer, cela me faisait toujours autant de peine de voir un déversement aussi pur de colère, et froideur, de violence… Mais c’était toujours mieux que son silence. Ce collier… on lui avait trop apprit à se taire par le passé.

▲▼▲▼▲▼▲▼▲▼▲▼▲▼▲▼▲▼▲▼


avatar
Messages : 119
Date d'inscription : 15/10/2017
Le chien pour qui mordre est une passion
Voir le profil de l'utilisateur




Morgan Hebimort
Le chien pour qui mordre est une passion
Mar 7 Nov - 0:30


Feat. Louange
Le loup blanc et la colombe.



« Un poulet tombé du ciel... »
Je ly voyais baisser la tête... M'étais-je de nouveau comporté comme un connard? Ceci était ma spécialité et j'en étais conscient. J'étais rustre et directe, peut-être un peu trop pour une demoiselle aussi fragile qu'elle. Elle me répondit qu'une assiette serait moins lourde à porter, c'était certain, mais pour moi ce n'était pas un problème de la soulever. Mais la suite de sa phrase me blessa et je me levais brusquement. Est-ce que j'exécrais réellement sa compagnie? Je ne sais pas, je ne pense pas. Je lui tournais à présent le dos, la laissant continuer. Je me retournais vers elle surpris, le nez plissé. Des ailes? C'était vraiment un ange? Ou un simple hybride oiseau avec des pouvoirs étrange? Je ne savais pas trop quoi penser pour le coup.

Puis elle me questionna encore. Pourquoi? Qu'est-ce qu'elle avait fait de mal? Je soupirais, ne sachant trop comment le lui expliquer.  Elle ne voulais pas m'embêter et m'énerver à ce point. Je la vis se reculer à la tête de mon lit. Je m'approchais d'elle toujours torse nu et je lui saisis le poignet pour l'attirer jusqu'à moi et je la soulevais comme une princesse. Ma peau était loin d'être douce, mais elle était chaude et je sentais les battements de mon coeur accélérer. Je la portais jusqu'au salon, pour qu'elle soit mieux installée pour manger. Je l'aidais à s'asseoir sur le canapé.

"Tu seras mieux ici..."

Je me redressais, l'observant d'un air neutre avant de me retourner et d'aller lui chercher un bol de soupe. Je le lui servit avec une cuillère avant de m'installer par terre en face d'elle.

-"Ce n'est pas contre toi, tu n'as rien fait de mal, j'ai simplement un sale caractère et je suis un vrai connard. Je ne sais pas parler avec les gens et je m'énerve très vite."

Je soupirais encore, me frottant les cheveux. La soupe n'était pas fameuse, mais j'espère que ça lui irait et que ça la réchaufferais.

-"Désolé si je te parait froid et peu avenant, la gentillesse n'est pas dans ma nature. Je parle avec mes poings en règle générale. Donc tu n'as rien fait de mal. Le problème ne vient pas de toi, mais de moi.

Je posais sur elle un regard glacial, mais sincère, un brin perdu même. Puis je détournais la tête, croisant les jambes. J'observais ce qu'il se passait par la fenêtre.

-"Repose toi avant de repartir, il fait encore jour et c'est risqué, recouvre des forces, ça ne me gêne pas que tu restes ici, je dormirais sur le canapé et si tu veux prendre une douche n'hésite pas... je t'aiderais comme je peux."

Elle était encore un peu sale suite à sa chute, il était donc normal que je lui propose une bonne douche. Je le ferais bien sur avec politesse tout en respectant son intimité.

Code par xLittleRainbow pour Epicode

▲▼▲▼▲▼▲▼▲▼▲▼▲▼▲▼▲▼▲▼

avatar
Messages : 52
Date d'inscription : 13/07/2017
Localisation : jamais souvent au même endroit, bouge souvent.
Ange déchu ou usurpateur
Voir le profil de l'utilisateur




Louange Strauss
Ange déchu ou usurpateur
Mer 8 Nov - 13:03
Mais quelle fut ma surprise lorsque je vis cette homme s'approcher, m'inviter à avancer pour me porter. Tout était bien plus doux, calme. Il faisait attention à moi, comme beaucoup de monde...M'accrochant délicatement à son coup, je me laissais porter. Si sa peau était plutôt rugueuse, la mienne était bien trop douce à mon gout. Une peau satinée, coupée en de très rares endroits par des cicatrices repérables qu'au touché. Les restes de mes précédentes fugues... Le plus surprenant était peut être mon buste : il n'y avait pas la moindre peau, mais du métal. Mon coup, lui, était recouvert d'une sorte de large jointure en caoutchouc. Son cœur s'accélérait là où le mien ralentissait un tout petit peu. J'étais bien, détendue.
L'installation me fit l'effet d'une douce redescente d'un nuage. Mais c'était bien aussi.

"Tu seras mieux ici..."

Il était... attentionné, calme et mesuré. Peut être un peu brute, mais il ne savait juste pas avoir la parfaite mesure de ses intentions, surement. Cela faisait chaud au cœur, là où la soupe qu'il me servit faisait chaud au corps !

-"Ce n'est pas contre toi, tu n'as rien fait de mal, j'ai simplement un sale caractère et je suis un vrai connard. Je ne sais pas parler avec les gens et je m'énerve très vite. Désolé si je te parait froid et peu avenant, la gentillesse n'est pas dans ma nature. Je parle avec mes poings en règle générale. Donc tu n'as rien fait de mal. Le problème ne vient pas de toi, mais de moi. "

Il me faisait drôlement penser à quelqu'un. Et ci cet homme arrivait déjà à la cheville de Jack, c'était déjà un sain. Il n'avait juste pas confiance en lui. Si dans un sens c'était triste, dans un autre cela laissait de l'espoir.

-"Repose toi avant de repartir, il fait encore jour et c'est risqué, recouvre des forces, ça ne me gêne pas que tu restes ici, je dormirais sur le canapé et si tu veux prendre une douche n'hésite pas... je t'aiderais comme je peux.
-C'est très aimable à vous, vraiment. Je vous remercie de bon coeur, et ce même si vous ne pensez pas le mériter."


Je lui adressait un sourire lumineux et rayonnant. A mes yeux, il le méritait amplement.

"Vous n’êtes pas si mauvais que vous ne le pensez. Vous êtes, juste... tiraillé par le monde qui vous entoure et qui ne laisse personne indemne... Et ce genre de blessure là, je ne pourrais malheureusement jamais en soigner intégralement...

Une seconde pensive, je mangeais un peu de soupe avant de le pointer gauchement avec ma cuillère. J'avais visiblement tilté quelque chose, si bien que je me mis à parler à demi la bouche pleine !

"Entre chiens et loup ! C'est le meilleur moment pour rentrer."

Je finis par avaler ce que j'avais dans la bouche, toute fière de me souvenir d'un conseil militaire de mon frère.

"La lumière y est diffuse, et surtout très tamisée. C'est plus compliquée de localisée une grosse source de lumière en mouvement dans ces conditions. Alors j'ai moins de chances de me faire repérer et traquer en volant. Par ailleurs j'admet que je dormirais bien un peu entre temps. Mais regardez : vous comprendrez mieux."

Sur ses mots, je décollais légèrement mon dos du canapé pour déployer à demi mes ailes, pour une simple démonstration de mes dires. Rapidement, toute la pièce, au demeurant cruellement terne, irradia d'une lumière puissante, pure et douce. J'en avais l'habitude, moi. Mais c'était loin d'être le cas de tout le monde je l'admets.

▲▼▲▼▲▼▲▼▲▼▲▼▲▼▲▼▲▼▲▼


avatar
Messages : 119
Date d'inscription : 15/10/2017
Le chien pour qui mordre est une passion
Voir le profil de l'utilisateur




Morgan Hebimort
Le chien pour qui mordre est une passion
Jeu 9 Nov - 17:29


Feat. Louange
Le loup blanc et la colombe.



« Un poulet tombé du ciel... »
Trop gentille... je crois que c'est ainsi que je la définirais. Elle m'adressa un sourire qui me réchauffa le cœur malgré moi. J'étais peu enclin à des relations positive, mais je crois qu'avec elle c'est impossible de faire différemment. Je plissais les yeux tout en l'écoutant, je ne comprenais pas vraiment où elle voulait en venir, mais je savais qu'elle n'avait pas forcément tord. J'avais l'impression qu'elle me comprenait mieux que je ne me comprenais moi même. Je la vis manger la soupe, appréhendant un peu. J'avais peur qu'elle la trouve mauvaise, mais ça ne semblait pas le cas, elle avait même l'air d'apprécier, ce qui étonnement me soulagea un peu. J'étais idiot, ce n'était que de la soupe. Puis soudain elle eut une... illumination? Elle me parlait du meilleur moment de partir d'ici, elle n'avait pas tord c'était une bonne idée, mais je ne comprenais toujours pas tout à fait. Localiser une grosse source de lumière? De quoi parlait-elle? Je me demandais sur le moment si elle n'était pas tout simplement folle. Mais elle me démontra que non. Je la vis décoller du canapé et une lumière vive inonda la pièce. Je du me protéger les yeux, me sentant limite agresser par cette dernière. Louange... cette fille était vraiment peu commune, je ne crois pas avoir connu un être tel quelle. Gardant mon bras devant mes yeux je pris la parole.

-"Je crois avoir compris, tu peux arrêter"

Ceci me donnait un peu mal à la tête, je sais qu'elle ne pensait pas à mal, je crois que d'un côté ça me faisait même plaisirs qu'elle me montre tout cela. J'attendis qu'elle atterrisse et que la lumière s'estompe pour retirer mon bras et reprendre la conversation. Je n'arrivais pas vraiment à exprimer les émotions que je ressentais, je restais donc silencieux et je me rendis soudain compte que je ne lui avais pas encore donné mon prénom.

-"C'est plutôt impressionnant... tes dons."

Il n'y avait pas que ça qui m'impressionnait, aussi son débit de parole... qui au final devait être normal, je n'y étais juste pas habitué. Et puis il y avait sa gentillesse qui semblait à toute épreuve. J'avais envie de couper la conversation, mais j'étais curieux.

-"Au faite, je me rend compte que je ne me suis pas encore présenté... je m'appel Morgan... Je crois que mieux vaux tard que jamais."

Je soupirais alors.

-"Ce n'est pas un peu embêtant tes... dons? J'admets qu'ils sont plutôt impressionnant, mais tu dois donner beaucoup de ta personne. Personnellement, mon don c'est de lire dans les pensées, j'avoue que c'est assez pratique, même si parfois je me laisse envahir par les pensées des autres, et que j'ai plus l'impression d'entendre des milliers de voix. Et puis... tu n'as pas peur que AGC te trouve et veuille t'utiliser?"

J'abordais certainement un sujet délicat, mais je voulais savoir. Qui était-elle dans le fond? Le savait-elle? Je commençais également à être fatigué, je sentais mon esprit s'embrouiller. Depuis combien de temps n'avais-je pas tenu une telle conversation?

Code par xLittleRainbow pour Epicode

▲▼▲▼▲▼▲▼▲▼▲▼▲▼▲▼▲▼▲▼

avatar
Messages : 52
Date d'inscription : 13/07/2017
Localisation : jamais souvent au même endroit, bouge souvent.
Ange déchu ou usurpateur
Voir le profil de l'utilisateur




Louange Strauss
Ange déchu ou usurpateur
Lun 20 Nov - 20:37
Il semblait éblouit, accablé par la lumière. Mince. Confuse, je refermais mes ailes pour en atténuer la lueur. J’espérais ne pas trop lui avoir brûlé les rétines…

-"Je crois avoir compris, tu peux arrêter"

Sur ces mots, je m’exécutais d’un air gêné. Rougissant un peu, je n’osais parler, de crainte de l’importuner. Aussi portais-je simplement une main sur ma bouche, tenant toujours ma soupe de l’autre. J’espérais simplement ne pas en avoir trop fait…

-"C'est plutôt impressionnant... tes dons." 

On me le disait souvent, mais à chaque fois cela me faisait autant plaisir que si j’entendais ce compliment pour la première fois. Mes pommettes déjà un peu rosies s’étaient intensifiées. Un léger sourire dépassait de part et d’autre de ma main, laissant deviner l’aspect rayonnant de ce dernier. Voici toute récompense de ma vie dure et dangereuse. Mais cela en valait le coup.

-"Au faite, je me rend compte que je ne me suis pas encore présenté... je m'appel Morgan... Je crois que mieux vaux tard que jamais."

Morgan, c’était jolie comme prénom. J’aimais bien. En guise de réponse, je tournais un tout petit peu la tête sur le coté. Dans la foulée je me remis à manger lentement et délicatement. Cet homme soupirant était gentil. Il me faisait définitivement penser à Jack.

-"Ce n'est pas un peu embêtant tes... dons? J'admets qu'ils sont plutôt impressionnant, mais tu dois donner beaucoup de ta personne. Personnellement, mon don c'est de lire dans les pensées, j'avoue que c'est assez pratique, même si parfois je me laisse envahir par les pensées des autres, et que j'ai plus l'impression d'entendre des milliers de voix. Et puis... tu n'as pas peur que AGC te trouve et veuille t'utiliser?" 

D’abord un brin surprise par ses paroles, je sursautais un peu avant de laisser un sourire, plus désabusé cette fois, se dessiner sur mon visage. Il n’était pas bête -personne ne l’étais- et il avait raison au fond. Je prenais des risques, et il était évident que tout nier reviendrait à le prendre pour un idiot. Et j’étais juste incapable de prendre les gens d’aussi haut, aussi dangereux la vérité était-elle.
Les pensées oui, cela ne me choqua pas tant que ça. Elle étaient totales, pures : un parfait reflet de mes propos. Je n’avais rien à cacher, sauf peut être mon identité...

« Embêtant non : je me moque du prix tant qu’ils me donne la force de guérir ceux qui en ont besoin. »

Une évidence. Ma voix était calme, et mon propos coulant de source. J’étais juste incapable de penser autrement.

« Donner de sa personne n’est qu’un choix que chacun fait, et moi je me donne de bon cœur. »


Un sourire, j’étais fière de moi en un sens je l’avoue. J’avais choisit. Quelque part, il n’ avait pas d’autre choix envisageable à mes yeux. Mais j’avais choisit tout de même de vivre comme mon cœur me le disais. Cela aurait été criminel de laisser pourrir de tels dons après tout…

« AGC me recherche certainement je sais. Enfin je suppose, s’ils connaissent mon existence. J’avoue que j’en sais peu à ce sujet : j’en reste loin de ces monstres. »

Pour le coup, mes dernière paroles semblaient plus amers, dures, froides. Cela aussi je le pensais. Ces despotes avaient modelés ma vie de bout en bout, et ce sans même me connaître -de ce que j’en sais. Mais c’était aussi de leurs plans ignobles qu’était né l’espoir de ce qui les écraserait un jour. Je devais simplement rester patiente. Cela arriverais, bientôt.
Aussi ma froideur apparente laissa place à de la patience : y penser m’avait donné une part de nostalgie, et un once d’espérance dans les yeux. Ce fut alors un regard presque consolateur, porteur et emplit d’une abnégation que je posais sur lui.

« Il est un jour où ni toi, ni moi, ni personne n’aura à se cacher de ces cruels et affreuses personnes, Morgan. Il arrive : je le sais. »

Cela aussi, je le pensais, et ce sans artifices ni idéalisation. C’était un concentré d’espoir pur : ce que j’étais et serais à jamais.

▲▼▲▼▲▼▲▼▲▼▲▼▲▼▲▼▲▼▲▼


avatar
Messages : 119
Date d'inscription : 15/10/2017
Le chien pour qui mordre est une passion
Voir le profil de l'utilisateur




Morgan Hebimort
Le chien pour qui mordre est une passion
Sam 25 Nov - 18:55


Feat. Louange
Le loup blanc et la colombe.



« Un poulet tombé du ciel... »
Elle était plutôt apaisante comme personne et ceci me faisait le plus grand bien. Je l'écoutais alors répondre à chacune de mes questions avec ce qui me semblait être beaucoup de sincérité. C'était une bonne personne, contrairement à moi. Si j'avais son don, jamais je ne m'en servirais pour guérir des inconnus, je l'utiliserais de manière égoïste. Soit je ferais payer les gens pour les soigner, soit je marchanderais quelque chose. J'avais un peu honte de mes pensées, mais au moins j'étais sincère avec moi-même. Je n'étais pas un gentil, je n'étais pas un méchant non plus, enfin je crois. J'étais juste quelqu'un de perdu et qui n'avais jamais connu la bonté des autres jusqu'à ce soir. Puis j'entendis une certaine amertume dans sa voix quand elle arriva sur le sujet de AGC. Elle avait bien raison de se tenir loin d'eux, c'était le plus prudent à faire. Puis je me figeais à ses dernières paroles. « Il est un jour où ni toi, ni moi, ni personne n’aura à se cacher de ces cruels et affreuses personnes, Morgan. Il arrive : je le sais. »J'étais stupéfait et je n'osais pas la contredire, mais je trouvais cela improbable. Comment les combattre? J'avais plutôt la sensation du contraire en réalité, mais j'hochais simplement la tête pour lui répondre, comme si j'étais d'accord avec elle, alors que je n'en savais absolument rien. Puis je réfléchis à ses paroles.

-"Tu es sur de ce que tu avances? Comment peux-tu le savoir? Et si AGC n'existe plus, un autre le remplacera non? J'ai les mêmes espoirs que toi, que plus personne ne soit esclave, mais ce n'est pas si simple que ça. Ce n'est pas aussi simple...

Je me répétais un peu tout en baissant la tête et me passant une main dans les cheveux.

-"Être esclave c'est... c'est quelque chose que je ne souhaite à personne. Mais malheureusement beaucoup le vivent et encore beaucoup le vivront. Je ne vois pas comment tu peux espérer que cela cesse alors que c'est ça qui fait tourner le monde de nos jours. "

Je posais un regard interrogateur sur elle, et même si mes paroles étaient dures, mon ton était plutôt doux. Je ne la jugeais pas, j'essayais simplement de comprendre son point de vue. Ce qui m'arrivait plus que rarement.

Code par xLittleRainbow pour Epicode

▲▼▲▼▲▼▲▼▲▼▲▼▲▼▲▼▲▼▲▼

avatar
Messages : 52
Date d'inscription : 13/07/2017
Localisation : jamais souvent au même endroit, bouge souvent.
Ange déchu ou usurpateur
Voir le profil de l'utilisateur




Louange Strauss
Ange déchu ou usurpateur
Dim 26 Nov - 10:46
J’admets, mes derniers propos m’avaient laissés un peu honteuse. Non que je regrettais de penser cela, mais j’étais comme une femme mise à nue par la brise d’une plage trop agité. La fine serviette qui me couvrait s’en était envolé. Et j’apparaissais là, dans mon plus simple appareil. Je n’avais pas -pas encore du moins- révélé mon véritable nom. Mais sur le coup c’était tout comme dans ma tête. Je ne sais pas, j’étais d’une pudeur excessive. Mais c’était plus fort que moi.
Aussi je rougissais un peu alors que Morgan hochait la tête.

-"Tu es sur de ce que tu avances? Comment peux-tu le savoir? Et si AGC n'existe plus, un autre le remplacera non? J'ai les mêmes espoirs que toi, que plus personne ne soit esclave, mais ce n'est pas si simple que ça. Ce n'est pas aussi simple...

Je m’étais comme figée. Non, non, il ne revenait quand même pas sur mes propos ?! Je devais être bien bête tiens, en face de lui, incapable de prouver ce que j’avançais. C’était juste que… j’y croyais… C’était ça… la foi…

-"Être esclave c'est... c'est quelque chose que je ne souhaite à personne. Mais malheureusement beaucoup le vivent et encore beaucoup le vivront. Je ne vois pas comment tu peux espérer que cela cesse alors que c'est ça qui fait tourner le monde de nos jours. "

Ces derniers mots m’avaient fait mal. Et cela se lisait tant dans mes yeux que sur mon visage. C’était… comme ça ? Non ! Je refusais de me plier à cette règle. Cela ne pouvait être inéluctable. Il y avait forcément un moyen… Il ne pouvait en être autrement. Sinon la cruauté de ma venue au monde était sans égal…

« Non ! »

Sur ces mots, je m’étais redressée d’un coup sur mes deux jambes avec une étonnante facilité… Mes humeurs en avaient gommé la douleur. J’étais trop secouée pour faire l’enfant gâtée…

« Il n’y a que la cruauté, le violence et la monstruosité qui se nourrit de la soumission et de l’instrumentalisation d’être pensant, sensibles, vivants. Mais je refuse de voir le monde entier comme un simple amas informe de ces atrocités ! Je veux d’un monde où les sourires remplacent les crocs, où les mains tendues remplacent les factures jetée au visage, où l’amour remplace la haine, où la joie remplace la peine. L’humanité vaut mieux que ça : je le sens. C’est la foi Morgan. Je suis certaine de ce que j’avance parce que j’ai foi en ma prédiction. Je suis certaine de ce futur parce que je me battrais pour. Je suis l’héritage de cette guerre, et je refuse de fléchir. Je veux m’en montrer digne. »

J’avais lâché ça d’un bloc, dans un ton profondément déterminé, franc et étonnamment brutal au vu de mon faciès d'ange. C’était partit comme un souffle vital, aussi naturellement que si je respirais. Idiote… autant lui dire que tu était effectivement recherchée par AGC juste de par ton lignage…
Retombant rapidement dans les tours, ma douleur me rattrapa, et claudiquant sur à peine un pas, je retournais sur le canapé. Mon visage était passé du violemment fermé au ironiquement souriant. Mon attitude disait autant « oui c’est vrai : j’ai mal » que « bof, ça va aller : y a pas à s’inquiéter ». Et en soit, c’était vraiment ce qui me passait par la tête. Un léger sourire passant, je semblais brutalement plus détendue. Comme avant ce coup de sang. J’en étais presque traversée par un pic de timidité.

« Je… je n’ai jamais eux le malheur d’être vendue comme esclave d’ailleurs… Je fais juste tout ça parce que… c’est dans mon sang.. heeuuu mes veines.. heu… Logique quoi ! »

J’en rougissais. Ce type allait vraiment finir par me vendre si je continuais… Mais en même temps… le mensonge me répugnais tellement que j’hésitais à clarifier directement la situation. Un peu amusée par ma propre bêtise, je détournais un peu le regard. Souriant en coin, plus à moi même qu'autre chose cette fois, je me disais qu’au fond, mon frère m’avait bien déteint dessus. J’en devenais aussi bornée que lui ! C’était bien ma veine ça… Que je pouvais me montrer tête de pioche parfois !

▲▼▲▼▲▼▲▼▲▼▲▼▲▼▲▼▲▼▲▼


avatar
Messages : 119
Date d'inscription : 15/10/2017
Le chien pour qui mordre est une passion
Voir le profil de l'utilisateur




Morgan Hebimort
Le chien pour qui mordre est une passion
Dim 26 Nov - 14:19


Feat. Louange
Le loup blanc et la colombe.



« Un poulet tombé du ciel... »
Je la vis rougir légèrement, je me demandais ce qu'il n'allait pas. Elle semblait figée, avais-je été trop loin ? Je vis dans son regard de la douleur, tout comme sur son visage. Je commençais à culpabiliser alors qu'elle me répondit un grand « Non ! ». Je la fixais intrigué, elle s'était levée d'un coup et je clignais des yeux, sans comprendre. Puis elle prit la parole, je me tus et écoutais. J'ouvrais alors de grand yeux en la fixant. Ses paroles avaient du sens, mais ce n'était rien de plus qu'un espoir mort à mes yeux. Je ne comprenais pas tout ce qu'elle me disait, j'essayais de suivre un maximum. Sans m'en rendre compte, j'avais retenu ma respiration pendant qu'elle parlait, une fois qu'elle eut finit sa tirade, je pris une grand bouffée d'air. Et je ne savais pas trop quoi lui répondre. Je ne nourrissais pas le même espoir, pour moi la liberté n'était que temporaire, je devais la savourer avant de redevenir un esclave. En la voyant peiner, je m'approchais vivement d'elle pour l'aider à se rasseoir, j'étais vraiment au petits soins avec elle.

Ça va aller ?

Je baissais alors les yeux en entendant la suite de son petit discours. Elle avait eut de la chance, d'un certain côté je l'enviais terriblement, et d'un autre nom. Car elle semblait porter un fardeau que je ne comprenais pas du tout. Je me raclais alors la gorge, me mettant à genou devant elle, surtout pour la rattraper en cas de malaise. Je relevais alors la tête vers elle, cherchant son regard pour planter le mien dans le sien.  

Excuse moi, je t'avoue ne pas avoir tout compris à ton discours... je dois être certainement idiot. Je comprends que tu ais la fois et je trouve cela magnifique, mais un hybride comme moi ne peut simplement plus du tout l'avoir. Tu dis ne jamais avoir été esclave et bien ce n'est pas mon cas.

Je me relevais alors, m'éloignant un peu d'elle, m'approchant de la fenêtre. Je posais une main dessus pour sentir la fraîcheur de la vitre avant de soupire. Je restais le dos tourné à elle et repris où j'en était.

Je suis né esclave, je n'ai jamais eu d'autres choix que cette vie. Mais un jour Maître m'a libéré, pour que je puisse goûter à la liberté... mais un jour il reviendra me chercher pour m'en priver. Pour me blesser encore plus qu'il ne l'avais jamais faim. Donc si ce que tu dis est vrai je... je veux d'une certaine manière y croire. Dit m'en plus s'il te plaît, parle moi de toi, de cet héritage.

Oui, elle m'avait rendu curieux et je voulais absolument en savoir plus.  

Code par xLittleRainbow pour Epicode

▲▼▲▼▲▼▲▼▲▼▲▼▲▼▲▼▲▼▲▼

avatar
Messages : 52
Date d'inscription : 13/07/2017
Localisation : jamais souvent au même endroit, bouge souvent.
Ange déchu ou usurpateur
Voir le profil de l'utilisateur




Louange Strauss
Ange déchu ou usurpateur
Lun 27 Nov - 1:11
Je m’étais montrée bornée et explosive. Mais pourtant il restait gentil. Hochant légèrement la tête pour montrer que tout allait bien, je laissait donc ce petit blanc après ma conclusion. Me moquant de moi même, il fallait l’avouer, je perdais mon regard dans le vide pour mieux regarder au fond de moi même.
Tête un peu baissée, je laissais Morgan s’excuser. Même s’il n’y en avait aucun besoin. La faiblesse n’incite pas à ce genre de demande. Lorsqu’un de nos points faibles nous fait défaut, on n’a pas à demander pardon d’être soit. Sauf lorsque l’ont veut palier à cette faiblesse par sa propre volonté bien sûr… Et ce qui m’attrista fut ce qui en suivit. Il ne pouvait plus. Il avait juste cédé à sa douleur : il refusait simplement le combat. C’était dommage de voir des gens baisser les bras ainsi. Le silence qui s’en suivit dévora étrangement mes pensés, comme si je m’en remettais totalement au calme, d’un coup. Les bruits de pas de Morgan raisonnant contre le sol alignèrent lentement le battement de mon cœur sur une pulsation un peu plus lente. En un sens, je me laissais aller. Ma confession m’avait comme libéré -à demi seulement, mais c’était déjà ça.
La suite de ses propos, eux, éveillèrent en moi un esprit plus alerte, à l’afflux. C’était pour des gens comme ça que je me battais. Il devait voir un autre futur que celui dans lequel ce maître cruel l’enfermait… Alors pour ça, j’étais prête à tous les risques. Et puis au pire, il n’avait qu’à me vendre une fois la vérité sur mon « héritage » dévoilé à ses yeux. Cela ne faisait pas grande différence : seul son bien être importait en cet instant.

« Je n’ai jamais été esclave de mon vivant, mais techniquement je l’ai été avant même de naître. Ma mère, prisonnière d’AGC après un raide mené par ma famille contre l’organisation, a été torturée alors qu’elle était enceinte. De moi je l’admets. Elle a été libérée par la force et je suis née peu après. Des ailes éclatantes, une lumière aveuglante. Je suis née ainsi. Peut être pas un ange mais je le suis littéralement pour ces gens. Cette famille qui se bat contre AGC depuis maintenant presque 150 ans. Cachée dans l’ombre, il cherchent une solution et j’en suis peut être bien une : c'est ce qu'ils espèrent. D’ailleurs, je ne crois pas m’être réellement présentée. Oublie tout nom que je pourrais te donner à l’avenir : je m’appelle Louange DesMoulins. »

J’avais soigné mes mots, soigner le poids que je me mettais sur les épaules. A la fois il me faisait peur, mais en même temps j’étais incapable de le laisser à un autre pour le porter. C’était à moi de le faire. Retournant alors mon regard vers Morgan, je semblais à la fois aussi déterminée que le magma d’un volcan, et aussi terrifiée qu’un orphelin dans la rue. Mon regard brûlait d’une indescriptible fureur, là même où mes mains tremblaient un peu sous l'effet de la peur.

« Voilà… Toi qui voulais savoir te voilà servi. Ne… ne me vends pas à eux maintenant s’il te plaît. »

C’était juste, une demande sincère. En soit, il pouvait parfaitement tenter le coup… Avec un peu de chance, il pourrait même négocier sa liberté définitive contre un si bel otage…

▲▼▲▼▲▼▲▼▲▼▲▼▲▼▲▼▲▼▲▼


avatar
Messages : 119
Date d'inscription : 15/10/2017
Le chien pour qui mordre est une passion
Voir le profil de l'utilisateur




Morgan Hebimort
Le chien pour qui mordre est une passion
Lun 27 Nov - 23:19


Feat. Louange
Le loup blanc et la colombe.



« Un poulet tombé du ciel... »
Je ne bougeais pas, je restais complètement stoïque. Que pouvais-je bien répondre à ce qu'elle venait de m'annoncer? Je sentais mon coeur s'accélérer alors que j'essayais de rassembler mes pensées. Une DesMoulins? Ici chez moi. J'en tombais littéralement sur le cul, m'asseyant par terre en fasse d'elle, toujours installée sur le canapé. J'avais bien sur écouté son histoire et je n'arrivais pas à y croire, mais comment une fille comme elle pourrait inventer tout cela et me mentir? Je ne la voyais pas du tout faire ça et puis le nom qu'elle m'avait donné... il n'était pas sujet de plaisanterie, loin de là. Qui oserait se présenter sous ce nom juste pour se rendre intéressant? Je restais muet, complètement sous le choque. Comment pouvait-elle donner autant alors qu'elle était si recherchée et qu'elle avait certainement reçu peu dans la vie? Je me relevais alors, allant chercher une bière dans mon frigo, j'avais besoin de faire passer la nouvelle je crois. Est-ce qu'elle pourrait être l'espoir que tous les esclaves comme moi recherchent? Je ne sais pas. Je revins vers elle et m'assis, toujours en face, sur la petite table.

-"Rassure toi... je ne vais pas te vendre..."

C'était comme un promesse, jamais je ne me permettrais de faire cela, même, si je me doute, que ceci me sortirais de la merde pour toujours et encore, on ne sait jamais avec AGC. Je pris une grande gorgée d'alcool avant de reprendre la parole.

-"Tu veux boire quelque chose? Une bière? De l'eau? Je n'ai que ça..."

Je ne savais absolument pas quoi lui répondre par rapport à ce qu'elle m'avait appris. Je me forçais donc un peu à parler.

-"Je suis désolé pour ce que tu as vécu, pour ce que ta mère à vécu mais... je ne veux pas paraitre défaitiste, mais toi contre AGC? C'est une blague non? Tu n'y arrivera jamais toute seule, il faudrait une armée entière pour les combattre. "

Une armée... J'eux soudain une idée.

-"Tu devrais demander de l'aide aux groupes rebelles!
Les rallier à ta cause, je peux essayer d'en parler aux rapaces si tu es d'accord!"


Ce n'était peut-être pas une bonne idée, je la laisserais en juger.

Code par xLittleRainbow pour Epicode

▲▼▲▼▲▼▲▼▲▼▲▼▲▼▲▼▲▼▲▼

avatar
Messages : 52
Date d'inscription : 13/07/2017
Localisation : jamais souvent au même endroit, bouge souvent.
Ange déchu ou usurpateur
Voir le profil de l'utilisateur




Louange Strauss
Ange déchu ou usurpateur
Mer 29 Nov - 3:41
Il était silencieux, semblant surpris par mes propos. En un sens je ne pouvais lui en vouloir. Et à la fois, qu’est ce que j’aurais aimé être une inconnue, portant un nom sans valeur. Cela faisait bien moins peur… J’attendais une réponse. N’importe quoi était mieux que son silence. Et pourtant ce dernier dura un temps, temps durant lequel le bruit de ses pas ne suffit pas à calmer mon cœur qui s’emballait un peu. Il prit à boire, et revint s’asseoir.

-"Rassure toi... je ne vais pas te vendre..."

D’un coup, un poids se retirait de sur mes épaules. Mon air tendu laissa place à un sourire de satisfaction tandis que mon cœur se calma un peu. C’était un bon début, un très bon début ! Je me sentais comme dans un saut de l’ange échoué, rattrapée par un filet de sécurité. Cela me rappelais des souvenirs : la première tentative que j’avais faite pour me servir de mes ailes remontait à 12 ans à présent…

-"Tu veux boire quelque chose? Une bière? De l'eau? Je n'ai que ça…"

De la… bière ? Je n’avais jamais goûté avant : ma famille disait que c’était mauvais pour les jeunes filles comme moi de boire. Pour autant, j’admets que la curiosité me titillait avec une impertinence violente. Aussi, hésitante, je me pinçais la lèvre inférieur, finissant par ne même pas répondre avant qu’il ne reprenne.

-"Je suis désolé pour ce que tu as vécu, pour ce que ta mère à vécu mais... je ne veux pas paraitre défaitiste, mais toi contre AGC? C'est une blague non? Tu n'y arrivera jamais toute seule, il faudrait une armée entière pour les combattre. "

Dans un sens, il avait bien raison. Je n’étais ni une guerrière, et encore moins prête à tuer. Je sauvais plus de vie que je n’en condamnais. C’était un atout, mais pas suffisant. Cette foutu guerre laisserais des morts, et c’était à mon plus grand malheur que j’admettais cela : il me faudrait des alliés prêts à se salir les mains pour gagner. Et perdre m'était impensable...

-"Tu devrais demander de l'aide aux groupes rebelles! Les rallier à ta cause, je peux essayer d'en parler aux rapaces si tu es d'accord!" 
« C’est.. c’est une idée oui ! J’admets que mon frère n’a pas confiance en eux -il ne les vois que comme des simples brutes sans cervelles qui frappent tout ce qui bouge pour le moindre billet… »


Je semblais un peu perplexe en disant cela, comme si la violence de ses mots écorchait ma langue. Ce n'étaient pas mes propos après tout.

« Mais si tu es des leurs Jack a totalement tord : tu en est la preuve ! »

Je lui adressais alors un sourire pour ponctuer mon compliment.

« J’avoue avoir encore peur de leur faire confiance à eux… mais à toi cela ira ! Et je te remercie tant pour ton idée que pour les risques que tu prend. Mon frère pense pouvoir affronter l’univers avec ses petits bras -au demeurant pas si petits que ça- mais il n’en reste pas moins mortel, même si plus totalement humain… »

J'hésitais une seconde, comme pour trouver mes mots.

« Nous cherchons depuis un moment les Inflexibles, mais impossible de remonter jusqu’à eux pour le moment.»

Je lui tendis alors une main, comme pour la serrer en guise de marché passé. C’était un vieux réflexe de soldat de mon frère, et ce dernier me l‘avait transmis malgré lui comme moi.

« Mais un contact chez les Rapaces serrait déjà une grande avancé : merci Morgan tu es un ange. Je ne suis bien sûr pas de taille pour détruire un empire, mais nous le sommes. »

J'opinais un léger mouvement de tête, pour finalement poser mon regard sur sa bouteille de bière.

« Je… je suis un peu jeune tant pour les guerres que pour l’alcool je crois. Mais j’avoue avoir une envie folle de goûter au second ! »

Je laissais échapper un rire un peu niais, amusé par mon propre air d’enfant curieux. En un sens oui : je n’étais qu’une enfant. Et lui, un grand de plus qui gardait un œil attentif est bienveillant sur moi. C'était comme cela que le monde marchait pour moi.

▲▼▲▼▲▼▲▼▲▼▲▼▲▼▲▼▲▼▲▼


avatar
Messages : 119
Date d'inscription : 15/10/2017
Le chien pour qui mordre est une passion
Voir le profil de l'utilisateur




Morgan Hebimort
Le chien pour qui mordre est une passion
Mer 29 Nov - 15:57


Feat. Louange
Le loup blanc et la colombe.



« Un poulet tombé du ciel... »
Je la vis se détendre tout en m'écoutant. Puis elle me répondit avec ce qu'il me semblait de enthousiasme. Elle me donna l'avis de son frère sur les groupes rebelles, il n'avait pas tout à faire tord en réalité. Même si ce n'était pas tout à fait ça. Je continuais de l'observer alors qu'elle semblait perplexe. Je sentais bien que ce n'était pas ses mots à elle. Puis elle continua de parler, je préférais me taire et l'écouter. Je ne voulais pas lui faire perdre espoir, je n'étais en rien cette preuve, mais le penser semblait lui faire tellement faire plaisirs. Je ne comprenais absolument pas la confiance qu'elle portait en moi. Je n'avais rien fait pour cela et je n'en voulais absolument pas. Je commençais à être perdu dans toute ses paroles. Les inflexibles, d'accord. Je la vis me tendre une main comme pour passer un pacte, je ne la pris pas, n'étant pas assez sur de moi pour cela. Et un contacte chez les rapaces ? Je ne pouvais pas lui promettre cela. Et j'ouvrais de grand yeux en l'entendant me dire que j'étais un ange. J'étais de plus en plus perdu... Qu'est-ce qu'elle cherchait exactement ? Qu'est-ce qu'elle voulait de moi ? Quelque chose d'impossible au final. Puis elle posa finalement son regard sur ma bière, je ne savais pas quoi dire pour le moment donc je restais silencieux, en l'entendant, je lui tendis alors la bouteille, la laissant goûter. Je lâchais un soupire.

-"Tu m'en demandes trop, je suis désolé, je ne suis pas la personne que tu crois. Je suis gentil là, car je n'ai aucun intérêt à te vendre."

Je soupirais un peu, je ne voulais pas qu'elle me prenne pour un saint.

-"Sache juste une chose, tout ce que je peux faire, c'est essayer de te mettre en contacte avec les Rapaces. Mais ton frère a raison, ce sont des brutes sans cervelle pour la plupart. Beaucoup n'hésiteraient pas à s'en prendre à toi.

Je l'observais alors, désolé pour elle. Mais jamais je ne deviendrais l'espoir de qui que ce soit. Jamais je n'en serais capable. Jamais...

Code par xLittleRainbow pour Epicode

▲▼▲▼▲▼▲▼▲▼▲▼▲▼▲▼▲▼▲▼

avatar
Messages : 52
Date d'inscription : 13/07/2017
Localisation : jamais souvent au même endroit, bouge souvent.
Ange déchu ou usurpateur
Voir le profil de l'utilisateur




Louange Strauss
Ange déchu ou usurpateur
Mar 12 Déc - 14:25
Pour autant, cette main levée et non serrée me mit un peu mal à l’aise, une fois mon discours finit. Aussi perdais-je un peu mon regard dans le vide tandis que Morgan me tendit sa bouteille. Je baissais un peu la main pour la saisir et récupérais mon regard plongé dans le vague pour le poser sur le liquide. J’en oubliais presque la légère gène qui avait saisit mon cœur pour m’adonner à la curiosité de nouveau.

-"Tu m'en demandes trop, je suis désolé, je ne suis pas la personne que tu crois. Je suis gentil là, car je n'ai aucun intérêt à te vendre."

Ou c’est qu’il n’en voyais pas. Pour le coup ses mots ne me blessèrent guerre : je n’y croyais pas. Il ne faisait que se cacher. C’était triste, en un sens, et normal en un autre. Sur ces mots je pris alors une grande gorgée du liquidé donné avec dans l’idée de reprendre ensuite. Mais je bloquais rapidement ma respiration : ça piquait cette chose !

-"Sache juste une chose, tout ce que je peux faire, c'est essayer de te mettre en contacte avec les Rapaces. Mais ton frère a raison, ce sont des brutes sans cervelle pour la plupart. Beaucoup n'hésiteraient pas à s'en prendre à toi. 

A ces mots Morgan eut pour toute première réponses une toux assez brutale et très peu raffinée. Mais à la fois ça m’avait prit d’un coup… La bière… le goût me piquait jusque dans le nez et me faisait tousser, pour tenter de purger tant bien que mal l’intrusion. Cela dura une longue minute avant que je ne reprenne mon souffle.
Je… quoi ?! J’aurais sûrement dut être habituée à ce genre de comportement… Et pourtant cela me décevait toujours autant. Aussi posais-je simplement la bouteille sur la table basse -à côté de Morgan- accompagnant mon mouvement d’un petit signe de tête pour le remercier. Mais cette boisson n’était pas pour moi ! Un simple signe suffit cependant à le remercier : je tenais à reprendre mon argumentaire sur un ton qui se voulait sérieux. Il en devenait même un peu forcé…

« Je ne comprend pas ton défaitisme… Je ne t’en demande pas trop puisque je ne fais que recevoir ce que tu me donnes déjà. Alors que cela soit pas manque d’intérêt à être un démon ou par dégoût, tu n’en restes pas moins un ange par négative. Je me contenterais de cela puisque c'est exactement ce dont tu fais preuve actuellement : et c'est déjà bien suffisant pour me satisfaire !. »

Je lui adressais un petit sourire. J’étais purement sincère. Si la vie m’avait apprit une chose : c’était à voir le bon en toute être, et toute action. Alors je ne faisais que ce que je savait faire de mieux. Cela restait la chose la plus sage à faire, et la moins dangereuse : les terrains connus étaient mes plus fidèles amis.

« Essayer est déjà un gage d’engagement. Et je suis sûre que tu feras de ton mieux : voilà tout ce que je demande. Et je ne fais que le demander parce que je sais que tu agiras comme tel. Pour autant, mon frère à raison sur beaucoup de chose, si on exclus les exceptions comme toi. Mais ne t’en fais pas pour moi, ça ira. J’ai l’habitude de prendre des risques pour le bien de tous. »

Un nouveau sourire, plus profond cette fois. J’y étais juste habituée, à risquer ma peau. Cela n’était pas fait pour me plaire. Et cela ne me déplaisait pas totalement non plus. Je ne savais juste pas quoi en penser. Je n’avais jamais vécu autrement, alors c’était difficile pour moi de concevoir la sécurité autre que celle d’une prison dorée comme celle de mon enfance.
Après tout lorsqu’on ne connaît que l’enfer, tout le reste ressemble à un paradis…

▲▼▲▼▲▼▲▼▲▼▲▼▲▼▲▼▲▼▲▼


avatar
Messages : 119
Date d'inscription : 15/10/2017
Le chien pour qui mordre est une passion
Voir le profil de l'utilisateur




Morgan Hebimort
Le chien pour qui mordre est une passion
Jeu 14 Déc - 20:01


Feat. Louange
Le loup blanc et la colombe.



« Un poulet tombé du ciel... »
Je la vis s'étouffer en buvant de la bière, je n'aurais peut-être pas du lui faire goûter dans le fond... mais bon elle était grande et savais se gérer. Puis elle prit la parole, je l'écoutais, essayant de la comprendre, mais sans succès. Je l'observais pourtant avec douceur et calme. Je voulais d'un côté prendre soin d'elle, mais je ne voyais pas en quoi cela était un acte gentil. Je ne me comprenais pas moi même au final, enfin je crois. Je baissais les yeux tout en l'entendant reprendre la parole. Je ne sais pas trop pourquoi, mais ce qu'elle dit ne me convenait pas totalement. J'avais besoin de réfléchir à ça. Je soupirais alors, posant à nouveau mon regard sur elle.

-"Je ne comprends pas... pourquoi te sacrifier pour des inconnus? Tu ne leur doit absolument rien. Tu es altruiste, peut-être trop... Crois-tu que le dixième des personnes que tu vas aider l'auraient fait?"

Elle prenait trop de risque, elle devrait plutôt s'occuper d'elle même et laisser tomber les autres. Du moins c'est ce que je pensais. A quoi bon venir en aide à des inconnus qui ne te le rendront jamais? A quoi bon se sacrifier pour une cause perdue d'avance. Oui je suis défaitiste, j'en suis conscient, mais pourquoi espérer un avenir qui ne viendra jamais? Je détournais à nouveau le regard, prenant la bière qu'elle avait posée pour en prendre une bonne gorgée. Nous n'étions pas sur la même longueur d'onde, mais je l'appréciais quand même. Nous étions deux parfait opposé, elle espérait avec peut et de manière solide. Alors que moi non... je vois le  mal partout et surtout je suis esclave de cette société. J'ai besoin d'un maitre et je le sais, c'est la seule chose que je connaisse. Enfin bon tout ceci est paradoxale. Car j'apprécie ma liberté, mais je ne me sens pas entièrement vivant... Je ne me sentirais jamais entièrement vivant... Je crois. Je regardais alors l'heure et posais mon regard sur la fenêtre, le soleil n'allait pas tarder à décroitre.

-"J'aimerais tellement croire en ce que tu crois, mais pour le moment ceci m'est impossible. Mais promet d'espérer pour nous deux."

Je lui souris avec beaucoup de douceur, douceur qui m'était d'ailleurs inconnue. J'avais l'impression que si elle espérait à ma place, ce même espoir m'atteindrait un jour. C'est certainement un peu idiot.

Code par xLittleRainbow pour Epicode

▲▼▲▼▲▼▲▼▲▼▲▼▲▼▲▼▲▼▲▼

avatar
Messages : 52
Date d'inscription : 13/07/2017
Localisation : jamais souvent au même endroit, bouge souvent.
Ange déchu ou usurpateur
Voir le profil de l'utilisateur




Louange Strauss
Ange déchu ou usurpateur
Mer 3 Jan - 1:36
Une lueur, aussi infime soit elle, était déjà pour moi un phare dans la nuit. Pour beaucoup, j’étais ce phare. Je brillais plus intensivement que bien des choses. Et moi, quel était mon phare ? Ma lueur ? Je me concentrais tant bien que mal sur la moindre once de bonté dans le cœur des gens pour m’en faire un repère solide. Mais parfois, je peinais. Jamais je n’en ais blâmé quiconque. Mes yeux se fermaient simplement sous le poids de la fatigue. Je détestais la fatigue…

-"Je ne comprends pas... pourquoi te sacrifier pour des inconnus? Tu ne leur doit absolument rien. Tu es altruiste, peut-être trop... Crois-tu que le dixième des personnes que tu vas aider l'auraient fait?" 

Il y en a bien des centaines qui passent sans rien faire. Mais je ne le voyais pas. Enfin si, mais je les voyais simplement lorsqu’ils prenaient un visage, qu’ils s’envolaient dans le ciel, un peu comme moi. Il avait raison, peu se décidaient à faire le centième de ce que je m’efforçai de faire. Mais sur mille, il y en a un qui le fait. Et contempler son action est plus agréable que nulle autre chose. Il est celui qui lève la tête dans la foule pour prendre un visage autre qu’une nappe grise informe. Il né, réellement. Et j’adore les naissances.

-"J'aimerais tellement croire en ce que tu crois, mais pour le moment ceci m'est impossible. Mais promet d'espérer pour nous deux."

Il essayait. Et rien que sa tentative était sublime. J’avais toute l'envie de le voir naître, lui aussi. Sa naissance serait-elle aussi belle que ce qu’on m’a dit sur la mienne ? Je l’espérais. Mais j’avais aussi toute la patience pour l’attendre, et éviter d’en faire un prématuré. Cela serait gâcher du potentiel.

« J’espère milles et unes montagne pour toi, moi, mon frère, toute ma famille et quantité de personnes, dont certaines que tu connaît peut être même ! Je te le promets. Et encore, je n’espère pas pour tout le monde par simple manque de temps, erreur que je comble petit à petit à force d’efforts. Donc je le ferrais pour toi, le temps que tu le face pour toi même. Et alors chacun pourra avancer, ses arrières étant bien couvertes par l’autre. Comme deux frères d'arme, comme un tout. Un jour, tu accepteras de sortir de ta solitude Morgan. Et ce jour là, appelle moi quand je volerais haut dans le ciel. Je descendrais toujours pour venir te chercher ! »

Ces mots étaient rigoureusement choisies, et cela se sentait. Je ne m’en cachais pas : je voulais vraiment mesurer mes paroles. Pour autant, chacune demeuraient remplies de bonté, de convictions, de certitudes douces. Je ne lui hurlais pas la vérité à la figure. Le flot de mes paroles étaient aussi délicat que le court d’un ruisseau.
Une fois finit, je lui adressais un grand sourire d’une grande bienveillance.

« C’est drôle, tu ne comprends pas quelque chose dont tu me donne l’exemple parfait. Voilà pourquoi je fais tout ça. Voilà pourquoi j’espère tant et je me démène pour une armée entière en prières. C'est pour un jour voir des gens comme toi espérer en cœur avec mes désirs. Croire en des jours meilleurs. Plus beaux, ou la liberté et la bonté sont reines. »

Je baissais un peu le regard, comme éprise d’une étrange tristesse.

« Cela serait dommage de garder cruellement un tel rêve pour moi, et moi seule. Je préfère le partager avec quiconque en quête d’utopie. C’est dans l’ordre des choses. Je ne vois pas comment agir autrement, une telle avarice me tuerait de honte et de chagrin ! C’est mon devoir de vous offrir un phare dans la nuit, quant bien même ma lueur ne viendrait plus que d’un cadavre lorsque mon destin sera sellé… »

C’était la cruelle vérité. Chacun mourrait un jour. Et si ma mort pouvait être utile à des milliers d’autres gens, je la donnait de bon cœur. Mon destin était tout tracé. Et je l’acceptait.
Aussi relevais-je un peu le regard pour le planter dans le sien, et finalement j’opinais un petit sourire moins enthousiastes, mais plus heureux dans son malheur. J’allais mourir. Un jour, bientôt. Mais je le devais. C’était mon devoir… De toute façon, j’en mourrais de chagrin si je survivais là où tant d'autres mourraient à coté de moi... Maman...

▲▼▲▼▲▼▲▼▲▼▲▼▲▼▲▼▲▼▲▼


avatar
Messages : 119
Date d'inscription : 15/10/2017
Le chien pour qui mordre est une passion
Voir le profil de l'utilisateur




Morgan Hebimort
Le chien pour qui mordre est une passion
Dim 21 Jan - 4:43


Feat. Louange
Le loup blanc et la colombe.



« Un poulet tombé du ciel... »
Mon regard parcourait son visage, la douceur qui s'était peinte sur le mien, s'effaça doucement, mes traits redevenant dur et froid. Je l'écoutais alors, attentivement, la mine grave. Mais une étincelle brilla dans mes yeux sous ses mots. Elle était vraiment quelqu'un de bien... et certainement un peu idiote pour croire ainsi en moi. Est-ce qu'un jour j'arriverais à me réveiller? A réellement apprécier la liberté? Je ne sais pas. Pour le moment, mon seul objectif est devenir assez fort pour Connor, afin de pouvoir le servir. Mais pourquoi? Moi qui aime tant ma liberté, pourquoi souhaiter à nouveau servir quelqu'un? Je ne sais pas. Je lâchais un soupir à cette pensée, répondant à son sourire, par un plus petit. Elle reprit alors la parole, j'essayais vraiment de comprendre son point de vue. Jamais je ne lui arriverais à la cheville, cela était certain.

Je sentais en elle quelque chose qui n'allait pas et sans le vouloir, mon esprit effleura le sien, je pu donc ressentir quelques unes de ses émotions. Elles étaient fortes, tristes. Je posais alors ma main sur sa tête et la pris tendrement contre moi, fermant doucement les yeux. Je compris enfin tout ce qu'elle portait... un poids lourd. Et je ne voulais pas qu'elle soit seule dans ce combat, mais malheureusement je n'étais pas encore prêt à la suivre. Un jour peut-être que j'accepterais d'être libre, que je ne courrais plus après un maitre. Mon esprit encore connecté au sien... j'entendis un mot... "Maman"... Elle pensait donc à sa mère? Je ne pu m'empêcher de le murmurer.

-"Maman?"

Je reculais alors un peu pour l'observer droit dans les yeux, ne comprenant pas trop. Mais je voulais absolument lui dire ce qui me traversait l'esprit.

-"Tu ne dois pas porter ce fardeau seule... je sais que tu es forte, mais tu es comme tout le monde, tu as besoin d'aide. Trouve des compagnons, des gens qui sont prêt à te suivre. Je te promet que si un jour je le suis, je te ferais signe et je me tiendrais fièrement derrière toi."

Si ceci arriverait un jour... je soupirais encore, incertain de mes mots.

-"Je ne sais pas combien de temps cela me prendra, je ne sais même pas si un jour je serais apte à te suivre... capable de vivre sans le besoin d'avoir un maitre. Mais je peux te jurer, que si tu as besoin d'aide je serais là... prêt ou non. Si je le peux, je ne laisserais personne te faire du mal, j'irais même te chercher jusque dans les entrailles de AGC s'il le fallait.
Car j'ai compris que tu étais une des choses les plus importante en ce monde; l'espoir! "


Je pensais chaque mot que je prononçais. J'espère que ceci la soulagement un peu. Qu'elle se sentira moins seule dans sa quête. Je la relâchais alors, un petit sourire au coin des lèvres. Malgré ma maladresse, je souhaitais être rassurant. Lui montrer qu'elle n'avait pas à tout faire toute seule.


Code par xLittleRainbow pour Epicode

▲▼▲▼▲▼▲▼▲▼▲▼▲▼▲▼▲▼▲▼






Contenu sponsorisé
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut Page 1 sur 2Aller à la page : 1, 2  Suivant

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
AG-Corporation :: Flood :: Corbeille :: Rps terminés-
Sauter vers: