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Le sang de trop ... Ou juste ce qu'il fallait ? { Feat. Audric }

Elisabeth Tremblay
Messages : 29
Date d'inscription : 08/02/2018
Localisation : Au lit avec mon Seni' ♡
True blood
Jeu 8 Mar - 22:55
participant 1 Audric Mac Allistair...participant2Au parc avec ... participant2Elisabeth Tremblay

Le sang de trop ... Ou juste ce qu'il fallait ?  

Ce réapprovisionner en poche de sang m'aurais éviter d'être spéctatrice de ce triste spectacle. Mais m'aurais aussi empêcher de rencontrer Audric. Bonne ou mauvaise chose ?

“Le sang s’hérite et la vertu s’acquiert, et la vertu vaut par elle seule ce que le sang ne peut valoir.”
Le chemin pour rentrer à la maison n’était pas long, avec la vitesse des true blood ils auraient déjà pu y être, ils seraient certainement même en train de boire quelque chose sur sa terrasse. Si elle avait marché d’un pas rapide pour s’éloigner au plus vite de cette tentation, elle avait toutefois ralenti l’allure une fois que l’odeur c’était assez estompée pour devenir supportable. Les rues étaient désertes, comme si tous avaient senti qu’il ne faisait pas bon traîner dans les parages, comme des animaux qui auraient senti la présence des prédateurs et seraient partis ce cacher pour y échapper. Cette idée la fit un peu sourire, ils étaient pour certains bien plus inoffensifs que beaucoup d’humains, c’était ironique en soit puisqu’ils avaient beaucoup plus de facultés à faire du mal.

La rue où habitait Elisabeth était plutôt calme, dans un quartier de moyenne condition ou la plupart des habitants n’étaient pas riches, mais beaucoup moins pauvres que dans les quartiers voisins. Tous les immeubles se ressemblaient, ils semblaient fait avec le même plan et l’intérieur devait également être identique pour tout les appartements. Pas très haut, les immeubles étaient constitués d’une dizaine d’étages pour la plupart, un portail protégeant l’entrée des plus récent. Les lampadaires censés éclairés le chemin clignotaient, comme si l’ampoule en fin de vie menaçait de rendre vie d’un instant à l’autre et donnant par la même occasion un sentiment peu rassurant, comme dans un mauvais film d’horreur ou une bête assoiffée de sang nous guettait au détour d’une ruelle pour nous sauter à la gorge. Ca aurait pu être tout à fait possible si cette bête n’était pas nous. Elle lève son regard vers la lune. Pleine, elle semblait illuminer le monde bien mieux que ses fichus lampadaires, aucun nuage ne venait gâcher sa beauté, elle nous éclairait de sa lueur rassurante comme pour apaiser nos cœurs, rien ne pouvait nous arriver lorsque nous avions la lune avec nous.

La jeune femme n’avait pas prononcé un mot depuis qu’ils étaient partis, elle l’avait regardé de temps en temps, cherchant à voir s'il suivait et s'il allait bien. Elle marchait d’un pas rapide tout en sachant qu’il n’aurait aucun mal à la suivre, ce serait étrange étant donné qu’il était sans doute autant voir plus rapide qu’elle. Parfois, elle lui avait montré un sourire, cherchant à paraître avenante, non clairement elle n’était pas douée pour les communications avec les autres ni quelques relations humaines que ce soit. Sur le chemin, elle avait réfléchi à ses dernières paroles, les tournants et retournant dans sa tête pour chercher une réponse qui ne serait pas idiote ou qui pourrait vouloir dire “ je ne sais pas quoi dire, mais je fais semblant de dire quelque chose pour dire quelque chose “. Il parlait bien, ses mots savants étaient parfaitement utilisés, il semblait presque venir d’un autre siècle, enfin, il venait sans doute d’un autre siècle, il était peu probable qu’il soit plus jeune qu’elle, mais il paraissait être resté en ce siècle, c’était terriblement agréable de parler à quelqu’un de civiliser qui n’utilisait pas seulement des insultes et des mots vulgaires pour s’exprimer et avoir l’air “ cool “. Eli’ était maladroite dans ses mots parfois, elle savait parfaitement s’exprimer, après tout au bout de deux cent cinquante ans, il serait temps qu’elle le sache… En revanche, lorsqu’elle était gênée, stressée ou qu’elle ne savait juste pas quoi répondre elle disait ce qui lui passait par la tête, répondant parfois de façon malhabile, des fois même immature puisque cet aspect de sa personnalité ne semblait pas vouloir évoluer avec le temps.

“- Votre compagnie est bien plus agréable et salvatrice que la mienne. Je n’avais rien à faire et de toute façon, je ne pense pas que j’aurais pu trouver plus agréable à faire ce soir. J’avoue ne pas penser de la même manière, ça vous semblera sans aucun doute immature et enfantin, mais j’aime autant ne pas penser à ce moment, j’aime vivre à l’instant présent et profiter des cadeaux et plaisirs simples que la vie nous offre. J’aime voir le bon côté de toute chose même si, je le sais, je devrais parfois redescendre sur terre “

Immature ? Oui, complètement. C’était comme si elle idéalisait totalement le monde dans lequel ils vivaient tous, comme si elle rêvait au fond d’elle qu’il y ai de bonnes chose à l’intérieur de chaque mauvaise et que sous chaque situation compliqué ce cache en réalité une opportunité d’apporter un peu de bonheur dans la vie de quelqu’un d’autre.
Ils étaient quasiment arrivés. L’immeuble n’était pas des plus récents, mais était tout de même en très bon état si on le compare aux autres. Les revenus des habitants n’étaient pas élevés et la jeune femme qui avait tout de même un salaire raisonnable avait pu louer un appartement dans l’immeuble le plus neuf de tous. Elle avait choisi de ne pas vivre dans la maison de ses parents, elle aurait pu profiter de l’héritage qu’ils lui avaient laissé pour se payer un appartement ou une maison dans un plus beau quartier, mais elle avait l’impression que toucher à cet argent ferait d’elle une fille à papa et maman, qui ne peux pas ce débrouiller seule, qu’elle salirait leur mémoire et c’était hors de question.

L’immeuble était aussi grand que les autres, mais la façade blanche semblait n’avoir jamais connu de mauvais jours. Les balcons en bétons étaient pour certains ornés de pots de fleurs, d’autres sobres n’étaient pas décorés du tout. Celui d’Elisabeth se trouvait tout en haut, quasiment sur le toit, c’était sans doute la raison pour laquelle elle avait un balcon immense, plus grand que les autres. Elle se tourne doucement vers Audric et lui sourit avec douceur.

“- Suivez moi, j’habite tout en haut “

Elle l’amena avec elle dans l’ascenseur. Il était étroit, elle vivait dans un quartier modeste donc pas de cabines assez grande pour tout l’immeuble avec une odeur de propre et une petite musique d’ambiance. La cabine était étroite, taguée par endroit de signes plus qu’explicites et une odeur de javel trop dosé flottait dans l’air, sans doute mieux que les ascenseurs des autres immeubles sans aucun doutes puisqu'eux sentaient … Bref, vous ne voulez pas savoir.

La sonnerie de l’ascenseur ne marchait presque plus, le ding était fatigué et ressemblait plus à un couinement qu’à un bruit censé prévenir qu’ils avaient atteint l’étage souhaité. Ils étaient deux à cet étage, mais elle avait toujours fait en sorte de fuir ses voisins, les bruits de disputes conjugales qu’elle entendait parfois suffisait amplement à lui hoter tout envie de leur parler, déjà qu’elle était plutôt solitaire, il n’en fallait pas plus pour la faire fuir.
Elle avança vers sa porte et la déverrouilla puis le laissa entrer d’abord.
L’endroit était propre, très propre. Elisabeth avait toujours mis un point d’honneur à ce que son endroit de vie soit irréprochable niveau hygiène. L’entrée aux murs blancs, comme dans tout l’appartement, était composée de parquet clair strié de gris foncés, une console en bois gris ou trônait un grand miroir aux bordures dorées et une coupelle ou elle déposait ses clefs. Elle lui fait signe de la suivre jusque dans le salon ou un grand canapé d’angle en cuir gris et blanc remplie une bonne partie de la pièce, ouverte sur la salle à manger et la cuisine. Une table basse en verre et une télé posée sur un meuble noire matte offrent le strict minimum en ce qui concerne la décoration de l’appartement, elle avait récupéré les meubles de chez ses parents, c’est pourquoi ils étaient si beaux, mais elle préférait de loin les endroits épurés, elle se sentait vite étouffée sinon. Sur le mur à gauche de la télé, une baie vitrée offre un accès sur la terrasse.

Spacieuse, celle-ci était meublée d’un transat, une table et des chaises de jardin en bois clair et d’une plante en pot dans un coin, rien de plus, rien qui ne soit pas nécessaire. Elle se tourne vers lui et le regarde, un air gêné sur le visage. Elle ne savait pas trop quoi dire, elle n’était pas douée pour les conversations et étant donné celle qu’ils avaient eu plus tôt, elle se demandait ce qu’elle allait bien pouvoir lui dire à présent, comment changer de sujet sans paraître insensible ou impoli. Pas qu’elle refuse de continuer à parler de ça, mais il était clair que ça le rendait plus mal qu’il ne l’était déjà, son but était plutôt de lui changer les idées.

“- Installez-vous, je vous en prie, mettez-vous à l’aise. Vous .. Voulez boire quelque chose ? “

Sa voix était posée, mais un peu maladroite, elle cherchait quoi faire pour meubler le silence, dire quelque chose semblait maintenant vitale, pour combler la gêne qu’elle ressentait.
©️linus pour Epicode
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Invité
Invité
Jeu 15 Mar - 4:37
ft. Elisabeth Tremblay
Le sang de trop... Ou juste ce qu'il fallait ?
Comment lui en vouloir ? Elle était jeune, et cette jeunesse apportait -même à moi- une sorte de vent frais qui me faisait du bien, malgré tout. Le calme aussi pansait mon âme comme mon cœur d'un repos lancinant et morbide. Presque un repos post mortem. Je priais le ciel pour qu'il soit éternel... tout en sachant pertinemment qu'il ne le serait pas, jamais. Mais le monde était ainsi fait : j'avais cessé d'en vouloir à la terre entière pour refuser de me laisser ainsi me reposer. C'était un des deux fardeaux de l'immortalité : le manque de repos, et l'ennui. Au moins parais-je au second en si charmante compagnie.


“- Votre compagnie est bien plus agréable et salvatrice que la mienne. Je n’avais rien à faire et de toute façon, je ne pense pas que j’aurais pu trouver plus agréable à faire ce soir. J’avoue ne pas penser de la même manière, ça vous semblera sans aucun doute immature et enfantin, mais j’aime autant ne pas penser à ce moment, j’aime vivre à l’instant présent et profiter des cadeaux et plaisirs simples que la vie nous offre. J’aime voir le bon côté de toute chose même si, je le sais, je devrais parfois redescendre sur terre “

Un sourire. Un sourire franc, droit et net. Voilà ma réponse à ses propos. Oui c'était enfantin. Mais c'était beau d'admirer cela. Cela dégageait une sensation apaisante : l'innocence. Ce que j'avais déjà perdu depuis longtemps... A moins que... en avais-je déjà eux ? Je finissais par en douter... Mais sa politesse aidait tout de même mon cœur hésitant à passer le temps sans trop de mal, doute et douleur. Il était hautement contestable, en tout franchise, que ma compagnie soit supérieure à la sienne. Un simple meurtrier ne valait guerre plus qu'un grain de poussière en définitive...
Une simple chose me réchauffait le cœur : les jeunes pouvaient encore voir le monde d'un œil positif, bon, joyeux. Temps mieux pour eux. Ils avaient au moins quelques siècles de répit avant de ne voir qu'horreur aussi loin que se porteront leur regard. Pour mon cas, c'était pire. Tout le temps, où que se posait ma vision, ce que je voyais de pire, cela restait moi. Défenseur d'une horreur que je perpétrais... je n'avais aucune sens. Ce trajet silencieux fut donc marqué, pour moi, par un dégoût aussi intense qu'un repos doucereux. Le pire était peut être que j'acceptais le premier autant que je remerciais le second. Fataliste, moi ? A peine... Mais parfois, il fallait se rendre à l'évidence, et accepter la profonde absurdité de sa propre existence...

Tout autour, l'air semblait comme suspendu dans un silence aussi étrange que trop calme. Rien, rien hors mis le bruit de mes pas contre le goudron ne le brisait. Ce métronome bien huilé semblait presque calé sur les battements d'un cœur froid et vide. Le mien. Mon regard, bas, comme caché dans l'obscurité de mes cheveux, étaient juste dans l'attente. Les lampadaires grésillants faisaient luire par intermittence le sang à demi séché sur mes vêtements, me faisant tantôt ressembler à une victime accablée, tantôt à un bourreau froidement satisfait. C'était comme si me voir ainsi était diamétralement différent, comme si ma silhouette était trompeuse et très différente de mon moi intérieur... Ce n'était pas si loin de la vérité en définitive.

“- Suivez moi, j’habite tout en haut “

C'était un endroit somme toute banal. Mais parfois, la banalité me faisait du bien. Comme si cela détendait mes yeux, mon cœur et mon âme. Je parais à l'ennui et au repos à la fois. Bien belle nuit en fait. La suivant avec une détente presque agréable, je finis dans un ascenseur... Intéressant. J'en avais entendu parlé, de ces choses. Pourquoi en faire usage ? Après tout je pouvais monter sur cet immeuble bien plus rapidement et sans usage de machinerie aussi complexe. En plus l'odeur me saturait les narines, là où le bruit saturé me perçait les tympans. Mais bon, je préférais me taire : remettre en question ce choix était un affront au règle de courtoisie. J'étais l'invité, mais elle l'était hôte. Quand même, je notais que je devrais lui en reparler à l'avenir : l'usage de technologie humaine était certes fascisante, mais clairement dispensable pour nous autres. Simple question de bon sens. C'était donc cela profiter de la vie et voir le monde positivement ? Jouer à faire l'humain pour se sentir comme eux ?

Perplexe et songeur, je finis par la suivre dans son appartement. Ce dernier était bien mieux rangé, spacieux, et assez raffiné : il fallait l'avouer. Admirant le lieux, je finis par opiner un léger sourire en voyant la lune me fixer par la porte fenêtre donnant sur le grand balcon. Toujours là elle : elle ne me décevait pas.
Pour autant j'en avais gardé une certains distance, et ne m'étais pas trop avancé dans l'endroit. Le sang humain sur moi n'était pas encore totalement sec... Et puis même, il pouvait sécher, tomber et faire de la poussière. Seulement il aurait été bien dommage de salir un lieu de vie si bien entretenu, non ? Aussi je prenais mes précautions. Il en relevait du respect que je lui accordais, et je ne voulais pas en manquer, de respect.

“- Installez-vous, je vous en prie, mettez-vous à l’aise. Vous .. Voulez boire quelque chose ? “

Sur ces mots, je lui adressais un petit sourire en coin, plus gêné et maladroit cette fois. Je levais vaguement et volontairement gauchement mes deux bras en laissant retomber mes poignets pour les agiter un peu, mettant en relief l'état lamentable de ma tenue... Il allait vraiment falloir que j'en trouve une autre. Encore. Cependant, le mouvement manqua de faire tomber quelques gouttes au sol. Perles de sang que je récupérais d'un mouvement de main pour presser le liquide dans ma paume. Je finis enfin par l'essuyer sur ma veste. Elle était fichue de toute façon.

"Et bien... foncièrement je n'ai rien contre. Et boire quelque chose, même si l'utilité de boire pour des êtres de notre espèce soit discutable, peut être un passe temps comme un autre. Enfin par intérêt discutable, je veux dire pour boire autre chose que du sang, j'entends bien. Je veux dire... concluons : si vous le souhaitez je veux bien essayer. Essayer, sans nécessité ou besoin de jouer à l'humain pour me fondre dans la foule, cette fois. Disons... Mais je crains en premier lieu de rendre votre intérieur quelques peu inconfortable si je m'installais et prenais mes aises en un tel état. Disons que je ne voudrais pas imprégner l'odeur désagréable sur votre canapé... Cela serait un bien triste gâchis d'artisanat que de le jeter ensuite, vous en conviendrais. Et une perte de temps d'en acheter un autre. Enfin, je vais éviter de détailler le processus en détailles.

Je finis par la regarder un chien de faïence, quelques peu mal à l'aise, il fallait l'admettre. Je mesurais le moindre de mes mouvements : une simple erreur et tout pouvait basculer. Après tout, le sang, c'est un sujet délicat avec les monstres dans notre genre... Je tenais à... effacer ce mauvais souvenir au plus vite, et ce avec toutes les traces qui pouvait le rappeler. Pour changer, j'essayais sa méthode : jouer l'humain pour me sentir humain. Comment ils appellent cela déjà ? "Passer à autre chose ?". Facile à dire...

"Oui, je vous l'avoue : m'en aller chercher "mes affaires" pour ainsi dire, serait un peu plus complexe qu'il n'y parait. Sans offense, et j'espère ne pas vous choquer, mais il semblerait que je me vêtisse comme me loge de... "menu vols et délits ?". Je n'ai plus le terme exacte qu'emploi les humains, et je m'excuse d'autant d'approximations. Parfois, leurs coutumes me dépassent. "

C'était mal vu cela aussi -"voler"- bien que je ne comprenne pas pourquoi. Mais le mensonge était pire ignominie. Ce n'était que pure logique et réflexion. Alors autant être franc dès le début. Après tout... beaucoup diraient que la situation ne pouvait être pire. Et pourtant, il n'était rien comparé au mal aise d'être enfermé dans le corps d'un tel monstre depuis sept millénaires maintenant... Moi même...
Elisabeth Tremblay
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True blood
Ven 23 Mar - 21:19
participant 1 Audric Mac Allistair...participant2Au parc avec ... participant2Elisabeth Tremblay

Le sang de trop ... Ou juste ce qu'il fallait ?  

Ce réapprovisionner en poche de sang m'aurais éviter d'être spéctatrice de ce triste spectacle. Mais m'aurais aussi empêcher de rencontrer Audric. Bonne ou mauvaise chose ?

“Le sang s’hérite et la vertu s’acquiert, et la vertu vaut par elle seule ce que le sang ne peut valoir.”
Il était clair que ni lui ni elle n’étaient à l’aise. Sans doute pas pour les mêmes raisons, mais au final, peut importe les raisons, la finalité est la même nous sommes gêné tout les deux et nous en sommes presque à bégayer comme des adolescents pas sûr d’eux. C’était comique, ça le serait pour tout spectateur de ce spectacle affligeant. Les années avaient beau se succéder, le temps avait beau filer, son caractère ne changeait pas, elle était toujours aussi peu à l’aise avec les autres, avec les relations sociales. En temps normal ça irait encore, mais ce qui devait sans doute la gêner le plus c’était le fait d’avoir aussi envie de boire à ce point, elle avait réussi à mettre la faim qui commençait à l’obséder de côté, à penser à autre chose jusqu’à ce qu’il en parle. C’est fou comme le cerveau peut être complexe, penser à autre chose l’avait aider à enfouir cette envie au fond de son esprit, pourtant la seule mention du sang qui tachait son tee shirt avait suffit à faire remonter l’envie, aussi puissante et destructrice que lorsqu’elle lui avait poussé à quitter la douche aussi vite que lorsqu'elle y était entrer, peut être même plus encore. Les mots qui voulaient quitter ses lèvres restaient bloqués entre celles-ci, comme si la faim, bien plus forte lui bloquait la respiration, une chance qu’elle n’en ai pas besoin.

Elle mit plusieurs minutes à reprendre ses esprits, il était temps de dire quelque chose, bouger avant qu’il ne la trouve étrange, plus qu’elle ne l’était déjà. Elle hoche la tête et le regarde, avalant sa salive avec difficulté, bon ok déjà, il faut l’emmener dans un endroit ou il ne sera plus gêné de salir avec les gouttes qui dégoulinent de son haut, la salle de bain.

“- Euh.. suivez-moi “

Bravo. Belle réponse, recherchée, construite, génial Elisabeth … Elle avait l’impression que sont cerveaux tournait à l’envers, le manque commençait à envahir sa tête, l’empêchant de réfléchir et agir normalement, la suite de la soirée s’annonçait compliquée. Elle le guide jusqu’à la salle de bain, une pièce assez grande munie d’une baignoire d’angle et d’une douche à l’Italienne. Les carreaux blancs mêlés à l’ardoise noir donnaient un côté chic à la pièce, rangée aussi impeccablement que le reste de l’appartement, les serviettes blanches pliées sur des étagères carrés accrochés au mur en décalé. Seuls les vêtements qu’elle avait quittés quelques heures plus tôt étaient posés en un petit tas près du panier à linge. Elle attrape vivement ce petit tas avant de le ranger dans le panier, histoire qu’il n’ai pas le temps d’identifier les sous-vêtements dans le tas, et apporter un peu plus de gêne à ce moment.

“- Voilà, vous allez pouvoir vous doucher si vous le souhaitez et…vous changer, je dois avoir une chemise d’homme dans mes affaires, vous avez des serviettes là et puis … je crois que c’est tout “

Ses canines pressées contre ses lèvres, elles s’allongeaient lorsqu’elles s’approchaient de lui et de l’odeur alléchante de sang frais. Elle devait trouver une solution et vite, peut importe comment elle devait se nourrir et elle devait vraiment arrêter d’attendre le dernier moment avant de se nourrir à nouveau, au risque de se retrouver dans une telle situation, à la limite de perdre le contrôle.
©️linus pour Epicode
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Invité
Invité
Ven 6 Avr - 2:02
ft. Elisabeth Tremblay
ME sang de trop... ou juste ce qu'il faut ?
Etrange sensation que de se sentir mal ainsi. Il y avait une sorte d'innocence dans ce moment. Comme si elle et moi refusions de nous montrer dans nos pires apparats. De coutume, je soigne toujours mon apparence : simple affaire de respect. Mais c'était la première fois que je sentais ça. Elle... elle se souciait de mon confort ? J'en étais déstabilisée : jamais personne ne se préoccupait de mon bien être d'habitude. C'était... touchant ?
Pas que, elle semblait comme ailleurs, hagarde. Cependant, elle ne tarda pas à répondre, me laissant encore et toujours avec mes interrogations : pourquoi diable vivre comme un humain lorsqu'on peut s'en dispenser ?

“- Euh.. suivez-moi “

Mais bon, ne jamais contrarier l'hôte ! Si pour autant je demeurais dubitatif, je m'exécutais et la suivis où elle me menais. Vraiment, sa vie n'était qu'une mascarade. C'était ça : le faux. Si au demeurant chacune de mes actions semblait prévue -on m'a déjà accusé de cela- je n'en restais pas moins spontané. Être ainsi était juste dans ma nature. Alors pourquoi faire l'humain ? C'était sa nature ? Non ! Elle était l'une de mes semblables. Pouvait elle être de mon espèce tout en étant de nature humaine ? J'en n'en savais rien. Définitivement rien. Les êtres, humains ou pas, étaient d'un compliqué parfois...
Pour autant, l'enfant me mena dans une salle de bain. Logique, enfin je suppose. Ce qui s'en suivit alerta cependant mon regard. Elle avait quelque chose à cacher ? Seigneur... elle avait les allures et le comportement d'une adolescente... Merde ! Je n'avais aucun temps à perdre avec ce genre de sottises. Tout innocent était cet instant, il en devenait irritant pour les nerfs. Étais-je aigri ?

“- Voilà, vous allez pouvoir vous doucher si vous le souhaitez et…vous changer, je dois avoir une chemise d’homme dans mes affaires, vous avez des serviettes là et puis … je crois que c’est tout “

D'homme ? Puisqu'elle y tenait. Cela tiqua un peu à mon oreille, mais j'avais finis par m'y habituer. Après tout... Qui savait combien d'histoires avais-je inspiré sous une identité moins masculines ? Moi même, je ne le savais pas. Et cette notion d'identité d'homme, de femme, je peinais à la comprendre parfois.
Pour autant, cette réflexion fut rapidement effacée à mon attention en découvrant une vérité. S'approchant de moi, la jeune fille vit ses lèvres déformées de l'intérieur. Ses canines. Elle avait donc faim. Je ne connaissais que bien trop cette sensation pour comprendre. Et je me blâmais même de ne pas avoir saisit avant. Pauvre créature déformée par la fatalité... Son visage en était brisé par ses dents trop grandes pour une si petite bouche. Assez ! Bien parlé, bon phrasé et belles apparences avaient peu de poids sur mon âme face à un erre tiraillé par des forces le dépassant. J'allais donc faire fi de la bonne tenue pour l'aider, du moins faire fi autant que cela ne demandait. Sur le coup, il m'étais impossible de penser autrement. C'était ça ma nature ?

Je ne savais pas, mais je retirais finalement ma veste d'un mouvement simple et juste assez ample pour être unique, mais pas assez pour éclabousser la pièce de sang. Je le laissais lourdement tomber dans dans la douche afin de pouvoir nettoyer plus facilement la marque rouge qu'elle allait y laisser. Dans sa chute, elle laissa éclabousser quelques gouttes de sang tout autour, sans pour autant déborder de la douche. Elle était là, effectivement, encore dans la pièce, cette jeune enfant. Et j'aurais pus retirer ma chemise du pareil au même. Mais je préférais remonter mes manches afin de laisser mes poignets à nus. Je retirais rapidement des bracelets de cuire assez larges sur lesquels étaient attachés mes pendules, pour les laisser tomber dans un bruit sourd sur ma veste. J'étais donc là, chemise plus si blanche et à demi séchée, collée à ma peau avec bien peu de délicatesse et de classe. Le tissu attaché au derme laissait tout le relief de mon buste apparent, un peu comme un vêtement blanc mouillé. Mais là le sang était trop opaque pour donner totalement cet impression de transparence. Il n'y avait que le relief.
Peu élégant ? Peut être. A vrai dire, l'élégance était le cadet de mes soucis et cet instant. Pour autant, chacun de mes mouvements demeurait mesuré, souple et emprunt d'une fluidité agréable à l’œil. Ma veste comme mes bracelets étaient bien soumis à la gravité. Et leur chute, quoi que direct, semblait cependant millimétré et pile comme il le fallait. C'était ma nature, ça ?

"Vous avez faim. Inutile pour moi de vous le demander, je le vois aussi net et clair que dans de l'eau de roche."

Ma voix était calme, peut être un peu nette. Je tenais à ne pas lui laisser moyen de contester ces mots, que cela soit pas gène ou bienséance. Je me moquais de la courtoisie en un tel instant. Une soif n'était pas à prendre à la légère. En parlant, je commençais d'ailleurs à tâter le revers de mon poignet droit. Savais-je ce qu'une telle idée pouvait avoir comme conséquence ? Bien sûr que non. Mais j'étais prêt à donner de ma personne avant qu'elle ne lâche toute volonté de résister. Ma fois, si cela avait un effet sur moi, je m'en remettrais bien. Et si cela avait des répercussions sur elle, alors le prochain nom que je porterais serait probablement le sien... Si j'avais fait des erreurs par le passé, à présent je savais quand je me risquais à en faire une... J'évoluais, un peu. Il fallait croire que parfois les choses changeait si lentement...

"Et si en définitive, le choix vous revient sur le moyen de résoudre ce problème, je ne vous laisserais pas ignorer cette soif jusqu'à la folie. Alors soit je vous rejoint, après m'être apprêté, dans le salon où vous aurez appelez quelconque veine humaine prête à vous offrir son sang de bon cœur, soit vous vous nourrirez de mon sang et de mes propres veines."

J'avais un ton clair, comme si la réalité même refusait de remettre en cause mes propos. C'était simple : je ne voulais pas la laisser gérer ça seule, moi qui avait probablement attisé sa soif bien plus que de raison par mes erreurs... Aussi commençais-je à m'approcher lentement d'elle, juste de quelques pas, en tendant un peu mon poignet, revers vers le ciel.

"Je refuse de voir naître un meurtrier de plus par la propre flamme qui ravage votre esprit.. Flammes attisées par mes folies. Si vous n'avez pas d'autres choix, n'hésitez pas et mordez. Voyez cela comme une contre-partie offerte de bon cœur pour votre hospitalité. S'il est trop tard pour moi, vous avez encore vos chances...

C'était peut être... méchant de ne pas lui laisser le temps ainsi, de la presser un peu. Mais savait-elle vraiment à quels cauchemars elle s’exposait en résistant ? C'était une si jeune âme... Je savais mieux qu'elle se qui était bon pour elle. J'avais fait ces erreurs...
Mais... Et si mon sang lui faisait quelque chose ? Si ma propre nature me trahissait de nouveau ? L'histoire se répétant me tétanisait : l'age ne portait que son nouveau lots de doute... Aussi, mon poignet droit en face d'elle tremblait un peu, à peine... 





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