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Oyez oyez, noble gens. Il était une fois, la vie. [Pv Lunia]

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Date d'inscription : 02/01/2018
Humain
Mar 6 Mar - 3:12
Je ne m’attendais pas nécessairement à recevoir des suites, pour dire vrai, en rapport à mon marché avec cette fameuse « Lunia ». Autant dire qu’elle aurait sans doute fini par se décourager face à la difficulté de la mission confiée, c’était presque certain, je pensais ce bon vieux Marten hors d’histoire. Vous imaginez ma surprise lorsque j’ai été contactée quant à cette fameuse louve à la recherche d’un membre de sa tribu. Ou quelque chose du genre. Quel intérêt pour ce genre de choses devrais-je porter après tout, ce n’était en rien une cliente… quelconque. Enfin, heureusement que j’ai pris soin de la garder à l’œil, pour le coup, même si ce n’était pas le mien. Enfin, malgré l’heure relativement tardive, je fais en sorte d’être la première sur les lieux pour constater l’état presque sans vie de la jeune femme, baignant dans son propre sang après une chute des plus mortelles. C’est d’un fin sourire amusé que je constate de l’objet dans sa main. Ainsi, elle avait rempli sa part du marché. Ainsi, je me devais donc de tenir la mienne et pour ça, il aurait été préférable d’éviter qu’elle meure, n’est-ce pas ? Sur le trajet, après que Tsubaki s’occupe de transporter son corps, je passe quelques coups de fils afin de préparer toutes sortes de choses, du matériel, un labo digne de ce nom… Enfin, tout ce qui allait pouvoir m’aider dans la tâche consistant à lui sauver la vie, finalement, glissant l’objet, pas plus gros qu’une simple clef USB dans ma propre poche. Une fois dans les locaux, prête à l’action, je prends soin d’observer le corps inerte, réfléchissant à ce qui serait la solution la plus…. Idéale. C’est une question difficile, bien que la médecine soit avancée, à ce point…. Peu de choses pourraient parvenir à lui sauver la vie alors… Lui rendre ses capacités, au moins partiellement. Le soucis avec ce genre de circonstances, c’est qu’on à pas vraiment le temps pour faire des calculs, disons. Enfin, pas le temps pour pas le temps… J’en viens à la déduction la plus rationnelle. Il faut déjà réparer sa structure osseuse et si la chose est impossible… Alors autant la refaire. C’est de ce pas, sur cette simple idée, que je m’attèle à trouver, former et glisser du métal dans le corps de la jeune femme afin de parvenir, peu à peu, à lui offrir un nouveau squelette. Celui-ci n’as sans doutes plus grand-chose à voir avec ce qu’on pourrait attendre d’un squelette normal, surtout dans la peau d’une louve… Mais les choses sont ainsi. Il faudra faire avec les inconvénients plus tard, elle aura à assumer ses choix, si je peut dire.

L’opération dura près d’une semaine afin d’être plus ou moins finalisée. Après l’avoir stabilisée, j’ai reconstruit et restructuré toute sa valeur osseuse, ressoudé les brisures. Ses os n’ont pas été ôtés, pour ce que j’ai pu garder, j’ai simplement renforcé et blindé le tout. Je mets au défi quiconque de parvenir à les lui briser à nouveau. L’alliage utilisé est une sorte de… test. Mais disons que peu importe ce que j’aurais utilisé dans ces circonstances, tout n’aurait été qu’un test. J’ai pris soin d’installer de quoi me faciliter la tâche lorsque l’heure de l’entretien sera arrivée. J’ai pris soin de dissimuler mes traces autant que possible, afin qu’elle n’en garde pas des séquelles trop visibles et une fois le tout parfaitement remis, j’ai fait en sorte de pouvoir la sortir de son profond sommeil. Oui, je n’allais pas la laisser consciente lorsque l’heure de la reconstruire était là, je n’ose imaginer la douleur qui risque de la prendre dès son réveil… Alors en ajouter ? J’ai eu beaucoup de mal à parvenir à mes fins sans que son cerveau ne cède à la douleur et aucune preuve n’est qu’elle n’aura pas sombré dans une quelconque forme de folie pour le coup. Quelque part, l’œil extérieur pourrait juger le laboratoire comme une boucherie. Si je prenais au défi de révolutionner les choses depuis quelques temps, je penses pouvoir affirmer que je n’ai pas fini en m’arrêtant à mi chemin, cette affaire fut un véritable défi et le temps fût loin d’être le seul facteur. Il me fallait gérer de façon idéale mes propres heures de sommeil afin de ne pas la tuer ni dans une mauvaise manipulation, ni encore dans une attente trop longue. C’est assez drôle de me dire que pour le coup, elle est à mes yeux bien moins « humaine » que ce que l’est Tsubaki, et ce malgré le fait qu’elle soit en réalité un cadavre ambulant, si j’image le concept à son extrême.

Une fois les soins terminés, j’ai du dormir une journée entière, laissant au corps de la jeune femme le temps de se familiariser avec ses « implants ». Une façon subtile de vérifier si celui-ci n’offre pas une quelconque réaction de rejet. Mais j’avais déjà eu l’occasion de tester cet alliage dans d’autres circonstances. J’étais presque certaine, avant même le départ, que ce ne serait pas le cas. Seule mes capacités ont été mises à rude épreuves. Une expérience enrichissante. Aussi cruel que ça puisse sembler, je serais idiote de regretter de lui avoir laissé ce choix, d’avoir passé ce marché avec elle. Car il serait bien stupide de me sentir coupable ou prise de remords. Non seulement, elle à rempli sa tâche, mais en plus de ça, elle m’a offert l’occasion de douter de mes propres capacités. Combien de fois ces derniers jours me suis-je demandée si je faisais le bon choix ? Si j’avais bien relié et soudé les choses ? Bien sûr, Tsubaki m’as aidée car seule, je ne serais sans doutes arrivée à rien. J’ai pris soin à parfaitement veiller que tout se passe au mieux et c’était maintenant le moment de vérifier que tout le travail était bien accompli.  L’adrénaline et tout le reste nécessaire à son éveil finit donc, doucement, par faire son effet alors qu’après l’avoir attachée, je pris soin de m’installer sur un fauteuil, non loin. De loin, d’ailleurs, on aurait pu penser que morte, je l’étais. Malgré mon petit rattrapage, je crois bien n’avoir du offrir autant de mes précieuses neurones à aucun projet depuis maintenant très longtemps. C’est lorsqu’un mouvement se fit que je bondis de ma chaise, tenant contre moi une sorte de dossier que j’avais visiblement préparé à l’avance. Mon premier constat fut de me rendre compte d’à quel point je fut éclairée de l’attacher. Maintenant, en tout cas, c’était chose rationnelle, à n’en point douter. Ayant moi-même construit son corps, pour le coup presque littéralement, j’avais aussi eu à loisir de me faire une bonne idée de ses nouvelles capacités et de mesurer pleinement la capacité nécessaire à ses liens. Je m’approche, bien que restant parfaitement hors de danger, comme pour lui témoigner de ma présence, cherchant rationnellement à la rassurer avant de lui offrir un fin sourire enfantin, le tout en me penchant un peu en avant, comme pour aviser de son état, cherchant à capter son regard.



-Bien le bonjour. Mes questions pourront peut être te sembler maladroite, ou étranges, selon ton état, mais tâche d’y répondre au mieux, je te prie. Je n’hésiterai pas à employer… toutes sortes de façon afin de parvenir à mes fins. Nous avons les moyens de vous faire parler, Herr Louve.

Conclus-je en ricanant à cette référence que je la pensais parfaitement capable de comprendre.

-Quel est ton nom et te souviens-tu de moi ? Si oui, que peux-tu me dire, quel est ton dernier souvenir ?

Entre l’humour franc et assez maladroit pour tenter de détendre mon interlocutrice et le reste, je capterais rapidement les informations nécessaires pour pouvoir déduire de la réalité : était-elle encore elle-même ? Bien qu’en théorie, elle n’a pas de raisons de ne pas l’être, ou tout du moins… moins qu’on pourrait le penser. Elle s’est endormie sous une puissante douleur. Elle se réveille maintenant perdue et emplie de questions… Et d’un vilain mal de crâne, sans doute. Voir à tous ses muscles. Mais ça, ça passera. Le reste, même si la douleur aurait pu la rendre folle dans son sommeil, s’en souviens t-elle vraiment ? Bonne question. Après coup, en la voyant reprendre conscience, je ne peut en soi que me permettre de l’optimisme. Après tout, je suis la plus grande des scientifiques n’ayant jamais mis les pieds en ces lieux, non ? La médecine ? Voyons, même un enfant de six ans saurait ressouder des os…. Non ?

-J’espère que les liens ne te dérangent pas trop. La perte… la folie… tant de choses que l’esprit vit relativement mal. Je préfère les laisser ainsi jusqu’à être sûre que ton esprit est demeuré…. Au moins aussi saint qu’avant ton admission en ces lieux, si tu vois ce que je veux dire.


J’avais récupéré un stylo, prête à cueillir ses réponses pour les allonger sur le papier, doucement. Pour le reste, je me suis simplement contentée d’attendre mon tour. Après tout, après le mien viens le sien, non ?
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Loup-Garou
Mar 6 Mar - 11:08
Je ne veux pas mourir, je veux pas ! J'y arriverais !

Il pleuvait, mais elle tombait plus vite que la pluie, elle dépassait les gouttes d'eau, elles les sentaient passer sur son visage alors que le sol se rapprochait. Non, le toit, quelle idée de merde....

Curieusement, elle ne pensait pas ouvrir les yeux sur ce toit, pourtant elle était restée consciente et cela bien plus longtemps qu'elle ne l'aurait espéré. Enfin, après la chute elle avait tourné de l'œil, mais s'était ensuite réveillé, la pluie continuait de tomber sur son visage et la douleur dans tout son corps était si présente qu'elle était supportable. Bouger lui était impossible, il n'y avait pas la moindre partie de son corps qui l'épargnait actuellement, mais une pensée lui arracha un sourire et une vive douleur en passant.

C'est drôle, qu'on tombe ou qu'on reste allongé, la pluie tombe sur notre visage.

Puis l'obscurité reprit ses droits, combien de temps, cela elle l'ignorait, la seule chose certaine était qu'elle n'était pas morte et cela lui convenait. Si elle vivait alors elle n'avait pas encore échoué, c'est simple, mais logique et en soi était tout ce qui importait. Elle avait mal, son corps était écartelé, putain elle avait mal, mais c'était une bonne chose, si elle avait mal, c'est qu'elle était encore en vie ! Ce fut à ce moment-là un soulagement, mais cela ne dura pas longtemps, rapidement la douleur devenait plus dure, plus intense et cela n'en finissait pas. Elle avait l'impression que quelqu'un jouait de la forge sur ses os, elle avait l'impression qu'on lui arrachait la peau, elle avait l'impression qu'on  s'amusait à la reconstruire pour la broyer à nouveau et au bout d'un moment....

Putain ! Laisse moi crever !

La douleur n'en finissait plus, si elle aurait pu reprendre conscience, c'est ce qu'elle aurait dit, non, hurlé. Pour Lunia cela dura une éternité, bien trop longtemps, ses souvenirs devenaient lointains et au final, ils étaient simplement devenus inexistants. Où était-elle, que faisait-elle, des questions qui ne trouvaient plus de réponse, plus d'attache, plus d'endroits d'où l'on vient, plus d'endroits où aller, un interminable sommeil ou la douleur régnait. La douleur était qui était son ennemie, devint son ami, elle s'en amusait, tien, aujourd'hui elle est plus violente qu'y hier, c'est drôle, tien, aujourd'hui elle est bien délicate.

Je deviens folle ?

Pourtant, un jour, la nuit la relâcha et la lumière revint lui brûler les yeux. La douleur est acceptable, en fait, aujourd'hui son ami se montre plutôt tendre avec elle et c'est après plusieurs minutes qu'elle parvient à bouger légèrement la tête. Un labo ? Elle ne peut pas bouger et une silhouette semble se rapprocher. À peine la voyait-elle plus ou moins à portée de main qu'elle tenta de lui saisir la gorge, mais les liens l'en empêchaient. Lunia força, mit les attaches à rude épreuve, s'énerva, ragea, mais une vive douleur vint lui traverser le corps de part en part. Cette douleur avait été soudaine, d'une violence rarement ressentie, c'était peut dire, pas la moindre parcelle de son corps ne fut épargnée et c'est alors que finalement un fin couinement de bête blessée lui fut arraché. Cela la calma immédiatement, bien que la colère était encore présente, elle avait suffisamment repris ses esprits pour comprendre sa situation et elle grogna un bon coup avant d'arrêter d'essayer de bouger. Cela permit à la scientifique de prendre parole et sa façon de le faire, ce sourire de merde, elle avait bien envie en la voyant faire de lui péter toutes ses dents.

Le ton qu'elle avait employé et surtout les mots suffirent à lui rappeler sa position. Elle n'était pas du tout en position de se montrer agressive et encore moins de la menacer où lui péter toutes ses dents comme l'envie la démangeait. Elle ponctua cependant sa phrase par deux mots qui la... Rassurèrent, curieusement savoir qu'elle parlait allemand toute comme elle lui donna un faux-semblant de proximité et le fait qu'elle sache que c'était une louve lui rappela qu'elle en était une. Cette impression de reprendre conscience de soi, elle s'était totalement oublié, elle était allemande oui, elle est un loup-garou, elle s'appelle Lunia, oui, elle était revenue.

Les questions qu'elle posa ensuite la plongèrent dans une profonde réflexion, si elle lui demandait cela s'était après tout qu'elle la connaissait, d'une façon ou d'une autre et les souvenirs de sa mission et du reste lui revint. Bien, elle n'avait pas perdu la tête et cette femme, elle lui avait rendu service, oui c'était ça. Sur un ton bien plus fort qu'elle ne l'aurait crue, Lunia parvint à prendre la parole :

- Lunia Schwarzwald et tu es... Alyssia si ma mémoire ne me fait pas défaut. La dernière chose que je me souviens de concret, hormis la douleur pendant une éternité, c'est ce putain de toit sur lequel j'ai eu la bonne idée de sauter d'un peu trop haut.

Elle la regarda durement, non pas qu'elle était en colère, celle-ci avait plus ou moins disparu, non, c'était simplement qu'elle cherchait à voir une quelconque réaction sur le visage de la scientifique. La voir hocher la tête, sourire où n'importe maintenant lui permettrait de savoir si elle était dans le vrai. La réponse qui en suivi la fit sourire et lui rappela la douleur qui n'avait pas pour autant totalement disparu. Elle grimaça plus qu'elle souriait, mais l'idée était là et elle s'empressa de lui faire comprendre une chose des plus clairs :

- Si tu ne m'avais pas mis ses liens je t'aurais pété les dents et probablement... Non, clairement buté ensuite et après mettre acharné sur ton corps jusqu'à ce qu'il n'en reste que des lambeaux je me serais peut-être posée la question de ce que je viens de faire. Alors, t'as bien fait, mais maintenant à mon tour de poser des questions.

Pourquoi lui mentir là-dessus ? Elle avait cherché à lui choper la gorge, alors bon jouer les saintes n'y touche c'était mort et de toute façon, elle en avait rien à foutre. Elle fronça les sourcils, elle voulait des réponses et une seule plus que tout, pourquoi elle avait l'impression qu'on venait de lui arracher la moitié de son être. Maintenant qu'elle y pensait, elle ne sentait plus sa présence, enfin, plus clairement, il était toujours là, mais son instinct lui interdisait de chercher à se transformer et ses sens, elle avait l'impression d'être plus lourde. En fait, elle n'était même plus certaine de se trouver dans le même corps et là son regard devint d'un coup un peu plus menaçant. Sa voix trahissait une crainte, une peur qui fit remonter lentement la rage et une lointaine soif de violence, une envie de viande, une envie de sang commençait à la titiller dangereusement :

- Putain, que m'as-tu fait ? Un miroir, je veux me voir ! Tout de suite !

Ce n'était pas qu'une partie de son être qu'elle avait l'impression de plus avoir, en fait, elle ne reconnaissait plus rien. La peur jouait probablement un grand rôle, ses sens étaient plus... Intense, précis et cela la troublaient, son corps lui paraissait totalement différemment. Elle... Paniquait.

Suis-je... Vraiment devenue folle ?
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Humain
Mer 7 Mar - 1:22
Si je dois être franche, je dirais que je ne pensais pas m’en sortir si bien. Enfin, pour l’instant, nous ne sommes pas encore réellement passés aux détails « techniques » du genre… mais je penses pouvoir me dire qu’en soi, c’est déjà une belle réussite. Les chances qu’elle sorte vivante de son accident étaient en soi déjà très minces, aucun secret là-dessus. Le fait qu’elle soit, même après un moment, capable de reprendre ses esprits, de se situer et de se souvenir de tout ça est déjà très bon signe. Pour ce qui est de la main balladeuse, je me serai satisfaite à l’observer avec un certain amusement, parfaitement certaine de mes propres calculs. C’était bien tenté cela dit. Je pourrais comprendre qu’elle me reproche d’avoir fini dans cet état. Je ne la connais après tout pas assez pour savoir si elle est réellement digne d’intérêt ou non. Me le reprocher aurait été une réponse rapide, au moins. Quoi qu’il en soit, suivre les diverses réactions de la jeune femme, étape par étape fut… constructif. L’oubli, la colère, la peur cédant peu à peu place à la compréhension et au souvenir. Ce sont des étapes naturelles, et elles possèdent chacune leurs propres inconvénients. Je serais donc tout aussi malvenue de la condamner pour si peu.

Je n’ai pas manquée de remarquer que titiller ses racines ont eu l’effet escompté. Etant moi-même de nationalité Allemande, je ne pouvais en soi que représenter un pont rassurant en ces lieux inconnus. Quant à savoir ce qu’elle est… Aucun doute que peu étaient dans la confidence, ou encore en vie pour pouvoir s’en vanter. Bien sûr, j’aurais pu lui prendre un peu de sang pendant les soins –chose à laquelle je n’ai bien sûr pas manqué- mais il demeure que je le savais déjà. Aucun soucis sur l’effet de surprise, donc. Ces « concepts » ont aussi visiblement aidés à marquer le début de ses souvenirs. Chose rationnelle. C’est quand on commence à se sentir rassuré et en confiance que les informations finissent par affluer. Quand quelqu’un perds la mémoire, on conseille d’ailleurs souvent d’aller à un endroit familier. Ce n’est pas pour rien. Faute d’endroit, j’use de mots et d’informations. Face à ses mots, donc, je cède un fin sourire à nouveau, hochant lentement à la fin de sa première tirade, avant de lui laisser le soin de reprendre tout naturellement. Sa seconde tirade ne m’arracha rien d’autre qu’un sourire mauvais. Si j’aurais été du genre à chipoter pour si peu –exceptionnellement, il semble que ce ne soit pas le cas-, je lui aurais sans doutes ricané au nez devant tant d’assurance. Mais je ne le comprends cela dit pas de travers. Témoigner du désir et de l’intention sont des choses différentes que celle d’appuyer un fait qui se serait sans doutes déroulé. Aucun mal, donc. Son souhait de poser des questions est acceuilli par un fin hochement, à nouveau. Je dois avouer une certaine curiosité à celle qu’elle doit elle-même porter dans cette situation. C’est aussi un bon moyen de vérifier que tout fonctionne bien et sans doutes, de m’ouvrir la voie pour que je puisse lui faire un topo des…. Diverses modifications nécessaires. Après un silence, ce fut la tournure qui m’arracha à un nouveau sourire, bref, tandis que je relevais le lit sur lequel elle se trouvait afin de lui offrir une posture plus assise, en face d’elle, un miroir. J’entame donc, doucement

-Je suis assez fière de mon travail. J’ai réussi à ne rien prélever à la douce beauté dont tu témoigne.

Je marque une pause, ajustant le miroir pour qu’elle puisse se voir, cela dit, je ne la détache pas encore. Pas encore. Pas tant qu’elle aura tout digéré. Au moins un peu…

-Quant à ce que je t’ai fait… Disons que j’ai fait ce que je pouvais pour te permettre de survivre. Tes os étaient à plus de 80% plus vraiment en état de t’offrir une vie normale. Voir une vie tout court. Ta chute aurait du être mortelle et quelque part, sans doutes l’as t’elle été. J’ai reconstruit toute ta structure osseuse en la combinant à un alliage spécial. Tu es plus lourde, mais plus forte. Bien plus forte. Cela dit, je crains que tu aies ainsi perdu la capacité à te transformer. Tout du moins… je ne peux que te conseiller très fortement d’éviter. Je ne sais pas s’il sera possible de te refaire entièrement, si je peux dire. Ton corps ne s’en remettra sans doute jamais, si tu le fais.

Je marque une pause, l’observant, lui laissant le temps de digérer toutes ces informations.

-En somme, tu es aujourd’hui une humaine avec des capacités… hors normes. Il n’existait aucune solution. Pas dans l’état dans lequel je t’ai retrouvée.


Je me montre parfaitement franche, troquant mes airs habituels allant de gamine à chieuse pour un air parfaitement sérieux, totalement sérieux. Mon regard l’observe avec toute la sincérité possible, comme pour lui faire comprendre que ce n’est pas une blague. Mon ton est aussi simple que tranchant. Je lui ai sauvé la vie, certes. Mais je n’ai eu d’autre choix que d’éliminer une partie d’elle pour cela. C’est un lourd sacrifice et il se peut qu’elle pense que la vie n’en vaut pas le tribut. Il ne me reste plus qu’à espérer, tout bêtement, que je n’ai pas fait tout ceci pour rien. Pour l’instant, quoi qu’il en soit, je me dois d’être plus précise

-Pour ce que j’en sais… C’est après tout la première fois que je porte une opération de cette ampleur, ton corps à pris en poids et il te faudra un peu de temps pour que tes muscles suivent tes os et s’adaptent parfaitement à ta nouvelle structure. J’ai pris soin à veiller à tous les détails pour que tout ailles comme sur des roulettes, si je peux dire. Si tu pousse le mécanisme assez loin, tu pourra peut être t’approcher de ta force d’antan, mais il te faudra être très attentive et venir ici régulièrement pour que je puise entretenir… le tout.

Je m’arrête là pour l’instant, consciente de lui en demander beaucoup à tant l’assaillir de mots. Mais c’est aussi une façon rationnelle d’essayer de compenser son choc. Cette fois cela dit, je finis par lui céder un fin sourire, avant de demander, simplement.

-Possède tu des questions, ou souhaites-tu que je te laisse un peu seule ?


Nous verrons bien sa réponse.


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Loup-Garou
Mer 7 Mar - 12:21
La scientifique fit preuve d'un calme exemplaire, si l'on peut dire, cela en soi permettait pendant un temps à la louve de se calmer. Pourtant, lorsque les différences concernant son corps se firent sentir, là, elle ne put que paniquer. Quelque chose avait changé, ce n'était plus pareil, plus du tout, elle avait clairement remarqué qu'il lui manquait quelque chose, mais quoi, cela elle ne parvenait pas à le savoir. Ce qui suivit, était pour le coup assez logique, la panique, un besoin d'assurance, elle devait se voir, savoir à quoi elle ressemblait, ce qu'on lui avait enlevé, en somme, Lunia voulait des réponses.

Par chance, la scientifique se montra à nouveau compréhensive, malgré un sourire qui avait tendance à agacer Lunia. Elle se retrouva donc en position assise, en face d'elle se trouvait un miroir qu'elle put regarder. La jeune femme parla de fierté concernant le travail effectué, mais quel travail ? Lorsque celle-ci eut ajusté le miroir, Lunia put enfin se voir, mais elle ne vit rien de changer, elle était toujours la même, en tout cas en surface. Un mal de crâne carabiné commençait à naître, bien qu'il était toujours présent, là, il commençait vraiment à devenir violent.

Puis ce fut la révélation, Lunia écouta chaque parole de cette femme avec un calme presque surnaturel et ne fit rien d'autre que la regarder tout du long. Ni ses yeux, ni son corps n'exprimait la moindre émotion, elle l'écoutait, voilà tout. Alors qu'elle marqua une brève pause, Lunia ne dit rien, hocha pas non plus la tête, on pouvait même se demander si elle l'écoutait encore. Mais c'était clairement le cas, en fait, elle attendait de tout savoir avant d'envisager de faire le point sur la situation. La scientifique ne tarda donc pas à poursuivre, mais ce qu'elle ajouta ne fut guère plus facile à digérer. D'après ce que Lunia comprit, même si elle rentrait au village, elle serait obligée de revenir pour l'entretien de cette... Chose.

Lunia baissa ensuite la tête, elle réfléchit, elle ne pourrait plus revenir à la normal, son loup était à présent prisonnier de son corps et ne pourrait plus jamais chasser. Cette idée arracha une petite larme à la louve, elle comprit mieux le sentiment de perte qu'elle ressentait et bien des choses devinrent rapidement évidentes. Rentrer... Lui était dorénavant impossible, elle ne ferait pas endurer cela à son clan, ni à l'alpha, il était préférable qu'il la croie morte, au moins elle n'apporterait pas le déshonneur sur sa famille. En même temps, Lunia serra le poing et le desserra comme pour se faire une idée avec ce que représentait une telle chose en elle. Lorsque finalement, Alyssia lui demanda si elle avait encore des questions ou si elle préférait simplement être seule, la réponse de Lunia fut rapide. Le ton assez calme, elle savait accepter les choses, cela ne voulait pas dire que la douleur n'y serait pas :

- Tu peux rester, plus de temps ne changera rien à ce qui s'est passé... Je te dois la vie, merci.

Elle soupira, très longuement et tira un peu sur ses liens avant de reprendre en la regardant toujours encore avec ce regard difficile à interpréter. Lunia était énervée, mais pas contre Alyssia, en fait, elle ne comprenait elle-même pas pourquoi elle l'était, c'était juste le cas. Lorsqu'elle prit la parole, celle-ci fut pourtant toujours encore assez calme, elle ne parlait pas fort, comme si elle cherchait à se calmer en le faisant :

- J'imagine que tu as trouvé l'objet que j'avais sur moi qui t'étais destinée... Au moins, j'ai réussi ma mission, dis-moi, dois-je m'attendre à des effets secondaires ? Ou la perte d'une partie de moi était bien suffisante ?

Un peu de sarcasme, impossible de faire sans dans l'état actuel des choses. Sans vraiment attendre qu'elle puisse répondre, Lunia enchaîna et tira à nouveau sur ses liens, cherchant comme un animal à continuellement mettre à l'épreuve ce qui la gardait prisonnière :

- Suis-je libre ? Je sais comment fonctionne ton monde, est-ce que tu vas finir par me détacher ou je dois faire le beau avant ?

Un léger grognement lui échappa, encore du sarcasme, rien à faire, elle était en colère, mais s'en prendre à son sauveur était inutile, enfin, tant qu'elle n'osait pas confirmer ses dires. Lunia ne prendrait pas forcément très bien que la scientifique ose plaisanter là-dessus et risquera de se montrer très agressive si elle cherchait à la domestiquer. Mais dans le fond, elle en doutait, si elle voulait le faire, elle l'aurait certainement déjà réprimandé pour son comportement, hors, ce n'était pas le cas. Pour l'instant Lunia voyait dans le comportement d'Alyssia de la simple prévoyance et elle espérait que son instinct ne lui jouait pas des tours. Cependant, une chose évidente lui vint à l'esprit, qu'elle ne cherche pas à la domestiquer était une chose, mais elle venait effectivement de lui sauver la vie et elle ignorait toujours encore ce qu'elle lui devait en retour. Un regard interrogateur tomba sur la belle scientifique et cette fois elle employa un ton bien plus naturel :

- Tu l'as toi-même dit lors de notre première rencontre, on n'obtient rien sans rien ici, alors qu'est-ce que tu veux en retour ?

La douleur que lui infligeait son propre corps était devenu chose commune, elle s'y habituait, cela faisait un moment qu'elle avait mal après tout. Ce qui la tourmentait à présent, était ce qu'elle lui devait, connaître sa situation et une autre chose qu'elle gardait pour l'instant pour elle.
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Humain
Jeu 8 Mar - 1:21
Bien sûr, je ne pouvais que m’attendre à un élan constant d’émotions diverses. Cela dit l’ironie fut de présenter cela comme un flux inconstant quant à son intensité. D’abord, le stress, la retournant presque littéralement sur elle-même. Mêlé à ce micmac rationnel, une douleur intense semblait l’assaillir. Là, à nouveau, je ne me pose pas de questions outre mesure. C’est un Aléa fréquent, lorsque notre esprit essaie d’accepter quelque chose qu’il ne comprend pas. Ça, et là folie. Rien d’alarmant. La douleur reste même en mon sens relativement bon signe. Si le soucis viendrait de l’exosquelette, elle aurait sans doutes mal partout, sauf à l’endroit que je n’ai presque pas retapé, vous en conviendrez.  En tout cas, c’est dans une sorte de transparence livide qu’elle acceptait les faits. De façon sans doute plus… adulte que j’aurais pu le penser, bien que les sentiments liés ne soient sans doute en rien une forme quelconque de sagesse. L’instant suivant mes tirades, elle baissait la tête, songeuse. Sans doutes se trouve t’elle simplement forcée de mettre de l’ordre dans tout ça. De fait, sans attendre de réponse je me prépare paisiblement à prendre congé pour lui laisser le soin de prendre son temps mais ses mots finirent par me couper dans ce geste. Ses remerciement m’arrachèrent un sourire bref, franc. Si j’étais encore en position de ne pouvoir ni affirmer sa joie ni sa réaction, je ne pouvais que rester un tantinet nerveuse quant à sa réception de tout ça. Et oui, ça reste une sacrée réception. Je me retourne vers elle avant de m’incliner de façon sans doutes un peu exagérée dans un geste de remerciement bref, à mon tour.

-Oh, un grand merci à toi surtout. Peu importe dans quel sens je me place, cette expérience m’as de toute façon été bénéfique.

Il n’y à aucun mensonge à cela. Pourquoi aurais-je besoin de dire le contraire ? De peur de voir un retour de flamme arriver ? Oh non. Non seulement cette expérience aura été enrichissante, mais en plus, elle m’aura rapporté l’objet escompté. Le fait étant qu’y avoir tiré quelque chose d’intéressant n’en fait effectivement pas un prix payé. Je ne peux qu’admettre cela. Il ne faut pas mélanger chat et chien, après tout. Son commentaire ne tarde cela dit en rien à m’annoncer son souvenir de notre précédent marché, parfait. J’hoche faiblement à ses mots, avant de répondre, tout aussi calmement que précédemment.

-Tu pourra sans doutes déplorer un certains nombres d’effets secondaires le temps que ton corps s’adapte à sa nouvelle structure. Mauvaise maîtrise de ta force, équilibre à revoir… Je vais te guider dans un brin de… rééducation, avant de te laisser sortir.

Je marque une pause, approchant simplement et doucement un dossier posé non loin tandis que ses mots suivants me laissent toute Coi, les yeux un peu ronds avant… d’éclater doucement de rire –j’aurais au moins réussi à me retenir jusqu’à ce qu’elle finisse de parler-, un rire possédant un petit côté « mauvais », bien qu’il ne soit en rien provocateur. Ou pas dans le sens qu’elle redoute, au moins. D’un geste de main amusé, je balaye ses mots avant de reprendre, venant essuyer une petite larmiche au coin de mes yeux. pour ramener mes bras derrière ma tête, ensuite, reprenant parole en calmant l'élan d'amusement survenu.



-Je n’ai aucune raison de te tenir en laisse, voyons. Je ne fais pas vraiment partie du monde que tu connais. Mon but est tout autre que celui de m’en mettre plein les fouilles pour quelque chose d’aussi débile que de filer de la marchandise juteusement massacrée à une bande de blaireaux. Non… non, vraiment. Pourquoi devrais-je t’enfermer ?

J’ouvre doucement le dossier que j’ai avancé quelques instants plus tôt, dévoilant ainsi le nom et visage de l’homme sur lequel j’ai promis des renseignements en échange de son aide. Marten Baudier, le loup Garou.

-Voici déjà ta récompense quant à notre accord. J’ai effectivement reçu ton cadeau et saurais en prendre bon usage. Pour tout ça…

Finis-je, la montrant doucement entre mes deux mains

-Disons que tu me devra un service. Pour l’instant, je n’ai pas besoin d’aide mais le jour ou ça changera, je saurais t’utiliser à la mesure du service que tu me dois, ne te fais aucun soucis là-dessus. Ne partons pas ennemies, ce serait dommage, je vais avoir à entretenir tes nouveaux os pendant un bon moment, maintenant.

Je lui sourit à nouveau, bien que ce sourire garde cette fois cette petite part « mauvaise », vicieuse, même, sans doutes. Il semble que maintenant que l’affaire est plus ou moins entendue, mon petit moi finit par refaire surface, s’assumant toujours aussi parfaitement. Le dossier étant à portée de ses mains, je lui laisse le bon soin de l’analyser à l’envie. Il ne contient pas grand-chose. Une adresse, nom, prénom, apparence. J’ai pris soin d’ôter les traces de son passage à la corp et donc, ce qu’il est devenu entre temps, bien entendu. je sais que c’est  une carte dont il n’est pas forcément fier, mais fier ou non, autant garder les cartes dans sa manche jusqu’au moment opportun, n’est-ce pas ?
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Loup-Garou
Jeu 8 Mar - 11:34
Alors que Lunia commençait, bien que lentement, à reprendre les pieds sur terre, il en était de même pour la scientifique. Celle-ci semblait commencer à revenir au naturel et il fallait dire un naturel assez troublant. Lunia ignorait comment elle devait la voir, une jeune femme un peu folle, voir carrément une femme mauvaise mais qui cache pourtant bien son jeu. Cela était troublant, d'autant elle commença par donner l'impression qu'elle ne lui devait rien et ses remerciements pour avoir pu expérimenter sur son corps mis quelque peu mal à l'aise la louve. Lunia en était arrivé à se demander si en réalité, elle n'avait pas tout calculé, mais elle en doutait, la mission avait réellement été compliquée et trop souvent très juste.

Lorsque finalement elle lui parla des effets secondaires, Lunia ne put que hocher de la tête, c'était pour ainsi dire évident et tout naturel si on peut dire. C'est lorsqu'elle répondit à la question concernant sa liberté que Lunia eut l'impression qu'elle se laissait un peu plus aller, la scientifique prenait de moins en moins de pincettes et cela malgré le sérieux de Lunia, même si elle l'avait cherché avec son sarcasme. Il fallait le dire, sur le coup, la louve eut une pointe de rage en la voyant rire. Sur le moment, elle ignorait comment elle devait prendre tout cela, se moquait-elle ? Ou trouvait-elle simplement la question stupide ? En soi, Lunia se demanda s'il n'y avait pas un peu des deux.

Cependant, elle balaya ses craintes, d'une franchise presque rassurante elle lui annonça n'avoir aucun attrait à ses choses comme l'esclavage et alla même jusqu'à dire qu'elle ne faisait pas partie de ce monde dont elle l'accusait. En soi, ce fit probablement ses mots précis qui la rassurèrent le plus, Lunia avait grandi dans un monde bien différent et la scientifique visiblement aussi, bien que leur monde demeure différent. Mais les surprises n'étaient pas terminées, elle lui montra un dossier et avec une certaine surprise elle lut le nom du loup-garou qu'elle était venue chercher. Les informations qui s'y trouvaient furent rapidement enregistré dans un coin de son esprit, sa mission avait certes plus d'importance, mais l'idée de trouver un camarade de race, surtout dans sa situation, l'enchantait assez.

Les surprises ne s'arrêtèrent pas là, la jeune femme finit par dévoiler son jeu ou en tout cas une partie. Elle lui annonça qu'elle lui devrait un service, mais que pour l'instant elle le gardait de côté. Ce qui troubla Lunia fut surtout les mots employés, elle voulait l'utiliser et cette façon d'être vue comme un objet arracha un regard sombre à Lunia. Mais elle se calma rapidement, il était vrai qu'elle aurait besoin d'elle, elle était devenue dépendante de ses talents, alors après un soupire elle laissa filer sa colère. La louve ne patienta pas plus longtemps, déjà que la scientifique avait soigneusement ignoré sa demande pour être détaché, autant avoir alors quelque chose entre les mains. Elle prit le dossier à porter de main, en lu le contenue et mémorisa le tout assez rapidement.

Une fois cela fait Lunia tira à nouveau sur ses liens, cela l'agaçait vraiment et ce n'était pas vraiment étonnant. La bête qu'elle était et qu'elle était toujours encore ne supportait pas d'être attachée, prisonnière, une cible facile. Son agacement était des plus visibles, ses émotions n'étaient pas du tout dissimulées, en fait, elle était très expressive et après un court instant à mettre leur solidité à l'épreuve elle reprit la parole :

- Bon bah si tu veux que nous partions sûrs de bonnes conditions ça serait bien que tu me détaches. J'vais rester calme, de toute façon comme tu l'as si bien expliqué, j'ai besoin de toi et en bonne santé.

Cela lui coûtait de le dire, surtout que cela la forçait à avouer sa dépendance envers la scientifique. Curieusement, maintenant qu'elle savait ce qui était arrivé à son corps, elle était bien plus sereine, ses sens n'étant plus en contradiction avec ses souvenirs, elle put alors mieux cerner la nature de ses améliorations. Cela concernait notamment sa force, certes elle ne parvenait pas à briser les liens, mais elle n'avait pas l'impression de manquer de force, en fait, elle ne parvenait pas à comprendre comment, mais elle savait. D'une certaine façon, Lunia devait avouer que la scientifique avait visiblement fait du très bon travail, elle se rappelait de l'état dans lequel était son corps et au final, l'accepter était plus facile qu'elle ne l'aurait cru. Ce n'était pas l'accepter le problème, c'était autre chose, mais elle ne parvenait pas à mettre le doigt dessus et cela l'inquiétait. Elle se sentait plus vive, le moindre bruit qu'elle entendait lui déclenchait des pulsions qu'elle n'avait pourtant pas avant.

Ses yeux se posèrent sur la jeune femme, elle renifla son odeur, bizarrement elle sentait bon, mais ne semblait pas sentir le parfum quelconque, non, c'était son odeur corporelle et cela donna légèrement l'eau à la bouche à la belle Lunia. Cette réaction de son corps la fit secouer la tête, comme pour chasser une mauvaise pensée de son esprit. Une évidence lui venait à l'esprit, si elle ne pouvait plus se transformer, mais que pourtant son loup semblait toujours encore présent, comment allait-elle faire pour le satisfaire. Sur le coup, elle ne vit rien d'autre à faire que poser la question et son ton trahissait un certain danger pour sa propre santé :

- Par contre, je pense que j'ai un autre effet secondaire pas calculé qui risque de devenir très problématique... J'ignore ce que tu sais sur les loups-garous, mais il faut savoir que nous avons besoin de nous transformer afin de laisser exprimer la bête. Le plus souvent cela s'exprime via une chasse, enfin le comment n'a pas d'importance, mais c'est vraiment vital pour notre espèce. Si je peux plus me transformer, je risque de perdre la tête, enfin, j'avoue que normalement on finit juste par se transformer de force, mais là. Bah, ce n'est pas possible.

Si elle n'avait pas le choix d'être dépendante d'elle pour son entretien, alors autant jouer franc jeu, peut-être qu'ainsi elles pourront finir par s'entendre. Après tout, avoir une amie Allemande dans cette ville ne lui déplairait pas et comme dit, elle avait une lourde dette envers elle. Lunia ignorait depuis combien de temps elle était dans les vapes, mais vu l'agitation du loup en elle, il était évident qu'une solution devenait pressante. Même en forçant, elle savait que se transformer était devenu totalement impossible, sans compter la douleur, les os changeaient de place pendant le processus, alors une chose était certaine, c'est qu'importe ce qu'elle faisait, le cape ne sera jamais franchie. Le souci demeurait dans la certitude de perdre la raison au fil du temps, mais au final, qu'allait-il se produire avec elle. Lunia était clairement agacé par cette idée.

Cependant, elle savait que cette idée amuserait cette dingue à côté d'elle, elle semblait fasciné par les découvertes, alors découvrir ce qu'un loup-garou accomplit ignorait et disait impossible devait très certainement lui plaire. D'autant, elle espérait que la perspective de trouver un moyen de maîtriser les transformations éveillerait la curiosité de la scientifique. Après tout, elle était certaine qu'à chaque entretient elle prendrait un malin plaisir à l'étudier et bien qu'avant cela la dérangeait. À présent qu'elle n'était plus liée au clan, ni même à rien à part cette scientifique, une sorte d'attachement s'était formé. Elle avait toujours vécu en meute, l'idée d'être totalement seul ne lui plaisait pas et dans une meute elle était dépendante de l'alpha. Maintenant qu'elle était dépendante d'elle, elle n'avait pas vraiment d'autre choix que de tenter de l'apprécier. Son instinct de meute semblait toujours aussi vivace.
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Humain
Sam 10 Mar - 4:03
Petite louve, je sens que je vais drôlement m’amuser à t’observer te débattre avec ton toi arraché. Comment les choses tourneront ? Quels seront tes choix, à toi qui demeure une enfant de la meute ? Combien d’informations vais-je finalement parvenir à t’arracher ? Dans combien de mes travaux vas-tu m’aider, que tu le sache ou non ? Tant de question si intéressante qui, par chance, parviendront peut être un jour ou l’autre à obtenir une réponse valable. Voir tes doutes et interrogations se dessiner sur ton visage et dans tes yeux s’avère déjà d’un amusement que je ne peut réprimer, après tout. Tout comme cette pointe de hargne, que je risque de retrouver souvent à même tes actions. Une hargne grandissante, telle une flamme consommant tout sur son passage mais qu’il te faudra cependant parvenir à réfréner. Car si tu te laisse consumer, tu ne gagnera rien, si ce n’est le droit de perdre ce que je viens de t’offrir : La chance de vivre encore un peu plus longtemps sur ces terres. Je demeure aussi au moins autant curieuse des choix de Marten, pour le coup. Le loupiot est brave, peut être un peu trop. Comment agira t-il en voyant cette jeune femme débarquer, et ce à peu de temps de différence avec la petite Ame ? Combien de temps acceptera t-il de voir ainsi sa vie chamboulée et surtout acceptera t-il au moins qu’elle le demeure encore autant ? Je ne peut que douter du but actuel de la jeune femme. Parviendra t’elle à s’accepter, voudra t’elle le ramener à sa suite à la meute qui l’as envoyée ?  Hmm… toutes ces questions, ça m’émoustille, pas vous ? Vous voulez mon avis ? Elle ne retournera jamais à sa meute. Pourquoi ? Car elle n’est plus une louve. Si elle ne peut plus changer de forme, elle ne peut plus témoigner de son sang, de ce qu’elle est. Elle est humaine. Avec quelques avantages, certes… mais humaine tout de même. Marten, lui, est sorti de la voie de la meute depuis sa plus tendre enfance, quelle raison aurait-il à la pousser à y retourner, surtout si ça veux  dire qu’il devra abandonner ce qu’il possède ici ? Il aime sa vie, son travail, là ou ses choix l’ont mené. Il est bien trop fier pour accepter de bouger si facilement. Ces deux raisons cumulées témoignent bien qu’elle ne pourra pas partir. Elle tentera alors sans doutes à s’accrocher à quelque chose, et si le fait de devoir rester « près de moi » n’en est pas une suffisante, elle pourrait finir par s’attacher à Marten, malgré ses différences et surtout, ce qu’il est.

Je l’observe sans perdre un fin sourire amusé, la suite ne perdant en rien de son mordant. A nouveau, elle finit troublée. Pauvre petite, qui n’as jamais vécue et grandie dans un milieu si humain, ou la fourberie, le malice et la manipulation sont des arts bien trop usés. Vous ne pensez pas que je suis parvenue à m’hisser si haut à mon âge par simple talent, si ? J’ai marché sur d’autres gens. J’ai même conçu un venin pour affaiblir une race dont je ne connais rien, dans le but d’aider quelqu’un à l’anéantir, simplement pour obtenir plus d’aises et de libertés. Vous pensez vraiment que je suis ce genre de femme à ne rien prévoir et calculer à l’avance ? Bien sûr, je ne suis pas omnisciente, il peut m’arriver d’être surprise, mais comme j’ai pu le prouver aujourd’hui, je ne crains pas plus les surprises que les défis. La preuve en est là, juste sous mon nez. Ou encore assise juste à l’extérieur de la pièce, en train de siroter une boisson chaude. Ses mots, finalement, m’arrachent un fin ricanement alors que j’hoche, comme pour lui faire comprendre que je trouve sa doléance parfaitement rationnelle. De fait, j’approche pour venir tranquillement défaire ses liens, appuyant sur un bouton sous la table pour qu’ils la lâchent et la libère. Rapidement, je reprends donc la parole, venant, dans un geste taquin, flatter ses cheveux d’un fin geste d’attendrissement, tapotant lentement.

-Oh ne t’en fais pas, je ne crains pas particulièrement pour moi ou ma vie. Je sais que tu est une grande fille très maligne.

Un fin sourire empli de mystères vient joindre mon ton sonnant malice et taquinerie. Une fois ma sottise sortie, parfaitement satisfaite, je viens prendre une de ses mains entre les miennes, collant le dos de la dite main dans ma main gauche pour venir glisser lentement un doigt le long de son avant bras, remontant jusqu’au haut de celui-ci, constatant une réaction logique, j’en fais de même à l’autre bras. Et ainsi de suite, sans forcément m’inviter dans son intimité, flattant simplement divers endroit de sa chair comme pour vérifier que les sensations ne l’ont pas malencontreusement quittée, examen aussi logique que rapide si aucun problème ne survient, et aucun doute sur le fait que le temps de sera pas si long. Comme pour l’aider à faire passer l’examen plus facilement, je reprends la parole.

- Que comptes-tu faire, quand tu auras trouvé Marten ? Je dois t’avouer qu’il s’agit d’une personne que j’apprécie, j’ose espérer, pour ton bien, que tu ne prévois pas trop de me l’amocher, hmm ? Lui aussi peut encore m’être utile.



Je sourit un peu, continuant de jouer le jeu de la vilaine manipulatrice, jouant doucement avec elle sans pour autant me montrer particulièrement hautaine. En fait, derrière mon ton et mes mots semble demeurer une simple franchise, comme si une partie de moi cherchait malgré tout à la rassurer. Je suis consciente qu’elle vient de vivre une épreuve difficile après tout. Rien de plus normal que de lui en offrir au moins le minimum des égards. Après avoir fini le dit examen, je l’approfondis un peu plus, venant tester une bonne poignée de nerfs et de muscles, calmement. Bien sûr, le petit manège n’échappa pas à mon attention. Pas totalement en tout cas. Sans avoir nécessairement cerné le début, je remarque sa réaction, une sorte de réticence sur laquelle ne tarde en rien à m’éclairer. Sur le coup, je stoppe net mon examen, fronçant un peu les sourcils avant de venir doucement tapoter une de mes joues du bout de mes doigts, songeuse. Cette possibilité m’avait effleuré l’esprit, mais je dois avouer ne pas avoir, dans tout ça, eu le temps d’en établir la véracité. Elle semble avoir pris soin de le faire pour moi, pour le coup. Je l’écoute attentivement avant d’hocher lentement, signe évident qu’elle à réussi à capter mon attention. Un instant de silence passe, assez court, avant que je ne reprenne, bien plus concentrée, comme si elle venait de me jeter un os suffisamment gros pour que je daigne lui accorder mon attention, laissant un peu de côté la moi « irritable ».

-Et bien, je dois t’avouer que je n’ai effectivement pas eu trop le temps de me pencher sur cette question. Je dois aussi t’avouer que je serais malvenue de trop me pencher sur la question maintenant, j’ai cumulée beaucoup d’heures de sommeil contrairement à ce qu’il parait, et je ne suis sans doutes pas apte à répondre à ça directement. Il me faudra un peu de temps et j’aurais sans doute besoin de te faire passer quelques tests, afin d’optimiser mes données. Quoi qu’il en soit, pour l’instant, je peux essayer de te prescrire diverses solutions « détentes », j’en connais quelques unes assez efficaces, même pour les piles électriques dans mon genre. Donc je sais relativement de quoi je parle là-dessus. Mais… rien n’est parfait. Je n’ai aucune certitude à affirmer que ce sera aussi bon dans ton cas. Si jamais tu veux tenter quelque chose « d’immédiat », en tout cas…

Oui, je choisis aussi de jouer franc jeu. L’expérience fut rude. Très rude. Et même si je tiens particulièrement bien la fatigue, je reste humaine et il arrive un stade ou passé le mode « normal » je n’arrive plus forcément à me donner à 300%. Normal, direz vous.

-Si tu t’en fais pour la nourriture… Marten est un très bon cuistot, quand il veut. Et il à un régime spécial à base de viandes. Tu ne devrais pas trop te sentir dépaysée.

Oui, glissé ainsi, subtilement, je lui immisce l’idée d’en profiter. Pourquoi ? Allez savoir. Mon sourire finement malicieux finit par reprendre sa place une fois le sujet précédent temporairement reporté. Suivi d’un fin clin d’œil mystérieux, avant de m’éloigner quelques instants pour prendre des notes, mon examen vraisemblablement fini, pour le coup.
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Loup-Garou
Dim 11 Mar - 11:19
Comment peut-on en arriver là et l'accepter si aisément ensuite. Peut-être qu'elle ne réalisait pas encore réellement la situation, bien que pour cela il y ait peu de chance, un simple regard autour d'elle suffisait à comprendre que tout cela était bien réel. L'autre solution est finalement bien plus logique, simple et concevable. Lunia n'avait simplement pas d'autre choix que de l'accepter, le sourire de cette scientifique ne faisait que conforter et renforcer ce sentiment. Contrairement à la louve, celle-ci semblait réellement s'amuser, elle aimait cette situation qui lui donnait tout pouvoir sur elle et surtout, qui lui permettait d'en apprendre plus sur sa race. De plus, elle s'était servie d'elle pour concevoir et tester une nouvelle chose, cette chose qu'elle avait à présent en elle. Cette même chose qui venait de l'arracher à sa meute, qui venait de lui faire perdre le droit de communier avec la bête et qui à présent avait un moyen d'exiger ce qu'elle voulait d'elle. Cette dernière raison était le mot d'ordre, ce qui l'empêcherait de faire tout écart de conduite envers elle, du moins, autant que faire ce peu. Au fond, en vouloir à cette scientifique ne serait que du rejet de soi, une façon de se déculpabiliser pour son échec, car au final, c'était cela la vraie raison de son état. Lunia aurait même pu remonter plus loin, la vraie raison de cette situation était le fait qu'elle voulait se battre, elle voulait voir le monde et bien à présent c'était chose faite. Pire, ce monde ne la quitterait plus, il ne la laissera plus repartir dans le sien, car le sien lui a été arraché à cause de ses erreurs. Effectivement, dit ainsi, Lunia faisait un peu pitié à voir, mais elle ne cherchait pas à faire pitié, c'était bien pour cela qu'elle l'acceptait, il n'y avait pas d'autre choix, pas d'autre moyen pour elle de survivre à ce qui lui arrivait.

Finalement, la scientifique décida de l'écouter cette fois et vint à elle pour la détacher. Un fin soulagement s'échappa de ses lèvres à ce moment-là et elle put pour la première fois toucher son bras et sentir ce qui se trouvait en dessous. Bien sûr il fallait avoir des sens des plus aiguisés pour remarquer et même ainsi il était difficile de remarquer le changement rien qu'en touchant. Il fallait savoir ce qu'on cherchait et finalement une main se posa sur sa tête. Comme pour la ramener à la réalité ce geste l'avait stoppée net dans ce qu'elle faisait et les faibles caresses qu'elle ressentait ne manquèrent pas la calmer. Lunia relâcha sa main et regarda la jeune femme, celle-ci avait un de ces sourires dont elle avait le secret. Sa façon de s'adresser à elle faisait ressortir chez Lunia un curieux mélange d'émotion, colère, indignation et amusement. Pourtant, cette main fit éprouver bien plus de choses à la louve qu'elle ne l'aurait imaginée de base. Au fond, elle en réclamait même davantage et cela la bloqua nette. La belle nouvellement cyborg préféra ne rien montrer, enfin, c'est ce qu'elle croyait, même si en réalité cela se lisait sur son visage avec énormément de faciliter. Cependant, Lunia se remit à réfléchir et réagir lorsque cette femme posa sa main contre la sienne. Un curieux examen venait débuter, sur le moment elle préférait se laisser faire, elle venait d'être détaché après tout et la louve ne voulait pas lui faire regretter son geste. Après une paire de seconde à rester de marbre face à cet examen, Lunia commençait à rougir, effectivement, elle n'avait pas vraiment l'habitude d'être touchée et encore moins ainsi. La seule personne qui l'avait touché de manière si douce était l'actuel chef de son ancienne meute et cela avait terminé en relation des plus intimes.

Par chance ou parce que cette femme était des plus intelligentes, elle finit par prendre la parole brisant ainsi le silence et attirant l'attention de Lunia qui n'en demandait pas moins. La louve écoutait ce qu'elle avait à dire et ignorait ensuite comment elle devait les prendre. Elle espérait pour le bien de Lunia que celle-ci ne prévoyait pas d'amocher ce Marten. Ceci fit froncer les sourcils de la louve, toujours aussi impulsive du fait de sa nouvelle condition, elle tarda cependant à répondre, une autre chose venait de la troubler, une odeur, un corps appétissant. Elle avait à nouveau besoin de son aide, savoir les options qui lui étaient possibles pour gérer cela et la réponse ne tarda pas. Visiblement, elle parvint à saisir toute l'attention de la scientifique qui arrêta aussi son examen et cela au grand déplaisir de Lunia, bien que pour une fois, elle parvint à le garder pour elle. Bien que la réponse ne l'enchantât pas des masses, il avait le mérite d'être clair, Lunia souligna la franchise de cette Alyssia. Il était vrai qu'elle n'avait pas dû beaucoup dormir récemment avec tout le travail qui lui était tombé dessus. La louve n'allait pas la plaindre, mais comprenait qu'il y avait des limites qu'elle ne pouvait pas franchir, de plus, Lunia savait la question des plus compliqués et une réponse hasardeuse aurait pu causer beaucoup de tort.

Alyssia revint sur le sujet Marten tout en profitant pour tenter de rassurer la belle Lunia, lui parlant de nourriture adaptée à une loup-garou. Le clin d'oeil qui suivait son fin sourire malicieux finir par avoir raison de la mauvaise humeur de Lunia. Elle ne s'était jamais réveillée avec une gueule de bois pareil, pourtant, c'était celle qui était passée le plus vite. Finalement, elle se décida à lui répondre alors que celle-ci était en train de prendre des notes, probablement concernant sa demande et l'examen fait juste avant. Le ton en soi était assez calme, presque amical :

- T'en fais pas pour ton Marten, je risque de tester ce que tu m'as fait sur lui, mais je mettrais des gants. Il est un peu la seule famille qui me reste, un bout de mon ancienne meute. Je ne souhaite pas casser l'un de mes points de repère, tout comme toi tu l'es à présent, malgré ton côté flippant...

À son tour un fin sourire se dessina sur son visage et cela suivie d'un clin d’œil comme pour lui rappeler que si elle ne pouvait plus se passer d'elle, alors elle devrait l'avoir sur son dos tout comme Marten. Elle poursuivit, le ton demeurant amical, voire même amusé sans qu'elle ne la quitte des yeux :

- Pour ce qui est du fait qu'il soit bon cuistot, j'ai envie de dire que j'aurai tout le loisir d'y goutter et j'espère bientôt.

Elle soupira un coup, celui-ci fut plus long qu'elle ne l'aurait voulue et son sérieux lui revint à l'esprit alors que l'odeur d'une nourriture tout aussi appétissante la faisait saliver. Lunia se contenta de ravaler sa salive bien sagement et de revenir sur le sujet inquiétant :

- Tes médocs pour calmer les piles électriques comme tu dis, il ne fonctionnera pas, ce n'est pas de cet ordre-là et cela n'affectera ni les symptômes ni le problème et pourrait même donner au loup l'envie de lutter. C'est dans la tête, il me faut un moyen de...

Cette idée la fit grimacer, cela ne lui plaisait pas, mais alors pas du tout et même l'énervait. Elle serra ses poings aussi fort qu'il lui était possible de le faire et remarqua en passant qu'elle ne parvenait plus à faire craquer ses doigts. Un petit rappel de sa nouvelle réalité, mais cela ne fit que la conforter dans sa colère qu'elle tenta de calmer autant que faire ce peu et poursuivit sa phrase malgré un sang froid introuvable :

- Il me faut un moyen de le faire taire ou alors de le calmer, voit le comme une seconde personnalité, mais une entière, une consciente, une qui peut faire des choses et cela sans même que je le sache si je me fais avoir. Je doute qu'il soit besoin de se transformer pour agir sur mon corps maintenant qu'il n'en a plus.

Elle ignorait le terme technique pour qualifier les gens souffrant d'un tel problème de personnalité, mais la louve savait que cela existait et que n'importe quelle race pouvait en souffrir. D'un autre côté, elle ne parvenait elle-même pas à croire ce qu'elle venait de dire, cela ressemblait à une trahison de ses origines. Mais si elle ne le faisait pas, elle était fini et deviendrait probablement incontrôlable d'ici quelques mois.
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Humain
Lun 12 Mar - 2:01
Il existe des situations ou les choix ne se posent pas vraiment. Ou la réflexion est un luxe que  l’on ne peut pas toujours se permettre et c’est généralement dans ce genre de circonstances, quand on essaie malgré tout de réfléchir à une solution quelconque, que l’on finit par adopter un comportement autodestructeur. Il est des gens stupides incapables de prendre une bonne mesure de peur de commettre des erreurs et de fait, c’est généralement là que les erreurs sont commises. Cette jeune femme ne semble pas en faire partie. Présentée face à un exemple parfait de moteur à la folie, elle se contente d’inspirer un bon coup pour péter tous ses doutes, autant que faire ce peut, en tout cas. Actuellement, elle ne regarde plus le passé, mais l’avenir. Elle à accepté les faits de façon surprenante. Beaucoup de gens, arrivés ainsi sur le billot, n’ont cure de savoir comment leur gorge sera tranchée et encore moins de comprendre pourquoi. Elle, elle sourit au bourreau en lui demandant si la lame est assez affutée. Enfin, je calme un peu les images, je tourne en rond mais bon, vous avez compris l’idée, c’est une situation assez… plaisante. De tomber sur quelqu’un comme elle, j’entends. Je suis curieuse de l’observer, ensuite et ça, c’est plutôt bon signe, pas vrai ?  

En parlant d’observation, il faudrait vraiment être aveugle pour parvenir à ne pas prendre plaisir à la tâche. Telle une enfant incertaine et indécise, elle tranche avec sa maturité apparente dans des réactions non moins discrètes qu’intéressantes dont certaines finissent par offrir une image parfaite de Déni. Je prends cela dit parfaitement soin de noter ces aspects dans ma mémoire, certaine que je saurai user de ces informations. C’est en tout cas de voir la jeune femme rougir qui m’arracha un sourire bref. Pourquoi ? Une meute… Je vois curieusement ça comme un espace plus libéré qu’autre chose, sans doutes à cause de l’image que je porte du côté bestial de l’affaire. J’en comprends que des notions comme la  sexualité sont donc… communs, bien plus que chez nous, même. Cumuler cette pensée à la liberté de penser qui devrait s’y coller m’offre à penser qu’elle ne doit avoir aucune restriction particulière quant à considérer les gestes d’une femme comme… particulièrement intimes ? Bref, tout ça pour dire finalement que je ne peux que m’amuser à nouveau de cette situation et de la voir rougir ainsi. Tout comme je ne peux de ma position que déduire cela ainsi. Peut être tout ça lui rappelait de près ou de loin certains souvenirs qui l’étaient ? Après tout, quels enfants n’ont jamais joué au docteur ?

Sa première réponse, après tout le jeu de réaction particulièrement amusant, eut l’avantage de m’arracher un nouveau sourire bref. Le choix de ses mots demeure actuellement aussi intéressant que ses réactions. Elle cache bien son jeu, mais elle demeure plus troublée qu’on puisse le penser. Qu’elle doit le penser aussi, dans doutes. Parmis tout, je relève surtout l’utilisation de l’expression « point de repère ». Tel comme un navire perdu en plein milieu de l’océan, dans des ténèbres farouches demeure comme seul point de repère la lumière lointaine et dansante d’un phare. Tel le simple navire chavirant au gré des vagues pour retrouver cette douce lumière, elle s’y attache ardemment et tente d’atteindre la terre sans avoir à trop laisser de débris dans son sillage. Une réponse de ma part ne se fait en rien attendre, suivi d’un sourire clairement malicieux

-Flippante, moi ? Si tu continue de me complimenter ainsi, je vais devoir approfondir mes examens. Tu es sûre que c’est une bonne idée ?

Oui, c’est ce genre de pique qui, tombées dans une mauvaise oreilles peuvent nous amener dans un tribunal pour harcèlement sexuel. Une chance que je sois certaine qu’elle n’en fera rien, n’est-ce pas ? Dans le pire des cas elle essaiera de me gêner en avouant que l’idée lui sied. Auquel cas, je pourrais la surprendre. Serait-elle simplement capable d’accepter un tel risque ? Voilà une question intéressante. Relever le défi pourrait lui valoir une récompense. Sa tirade suivante, cela dit, chasse l’amusement dans mon ton, me rappellant à la réalité quant au fait que moi aussi, tiens, je mangerai bien un morceau. Me tournant rapidement vers la sortie, j’appelles Tsubaki d’un ton amical avant de lui demander de nous apporter deux sandwichs végétariens. Bien sûr, un fin sourire toujours malicieux au lèvres alors qu’elle hoche simplement pour s’éloigner. Aucun doute que je charrie la jeune femme, mais qui sait, la chose n’est peut être pas assez claire, surtout pour qui ne me connait pas. Je sais que Tsubaki à compris, mais je demeure curieuse de tester la jeune louve. Connaître ses limites et faiblesses et ce même si ça doit passer par des détails si…. Invisibles.

-En somme, je dois te traiter comme quelqu’un possédant un dédoublement de personnalité dangereux. Une chance que ce genre d’expériences ratées courent les rues, ici bas. Je me suis permise de te prendre un peu de sang, je ferais des analyses toute à l’heure afin d’essayer de trouver lequel à le plus de chances de t’apaiser. Une fois fait, nous pourrons essayer. Cela dit, à nouveau, je ne peux rien promettre à l’avance. Ils n’ont… jamais, que je sache, été testés sur des loups-garous. Et je doute que les lycans soient viables quant à obtenir des résultats similaires.  C’est en tout cas le plus proche… Je m’en servirai comme référence.

J’ai volontairement mis de côté une partie de son explication, car à mon sens elle semble logique. J’ai vu et référencé quelques cas assez particuliers pour que l’on puisse douter de la simple présence d’un dédoublement de personnalité impersonnel. Beaucoup de cas restent sans réponses et à nouveau, avoir la chance de pouvoir tester tout ça, ces compatibilités et effets, demeure une chance que je n’éviterai pour rien au monde. C’est pas quelques examens fatiguée qui vont m’en empêcher. Après un instant, je finis par attraper mon fauteuil pour venir, enfin, m’y vautrer doucement. Elle est sans doutes assez observatrice pour remarquer que malgré mes propres luttes pour tenir et faire semblant, je commençais peu à peu à démontrer des difficultés, m’asseoir finit donc par me faire le plus grand bien, c’est d’ailleurs dans un discret mais bien présent soupir que je le témoigne, comme allégée d’un fardeau immense. Ce qui d’une certaine façon, avec tout ça, fut peut être le cas.

-Quoi qu’il en soit ma jolie, je ne pourrais pas te laisser partir avant que l’on ai pu voir quant à ta rééducation. En tout cas, jusqu’à ce que tu maîtrise suffisement ta force pour être sûre de ne pas briser tout ce qui pourra te finir dans les mains. Tu vas devoir apprendre et t’adapter. Si tu veux faire l’essai, tu peut essayer de saisir la fiole sur la petite table près de ton lit. Elle est vide.

Conclus-je, doucement, douce, en soi et parfaitement certaine qu’elle ne parviendrait pas à l’attraper sans la briser comme un simple résidu imparfait.
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Loup-Garou
Lun 12 Mar - 20:55
Lunia observa le petit manège de la scientifique et remarqua rapidement que certaine de ces réactions n'étaient pas aussi discrète qu'elle l'aurait voulu. À cette idée, surtout lorsque celle-ci était en train d'être manipulée, ne fit que renforcer la légère gêne qu'elle devait déjà supporter. De plus, la louve avait eu le loisir de remarquer que la jeune femme avait un certain répondant et craignait déjà un commentaire bien placé là où il fallait. Comme si elle était douée d'une faculté de prémonition, ses craintes devinrent fondé lorsque la scientifique reprit la parole et rebondit sur l'un des commentaires de Lunia. Les mots étaient comme d'habitude très bien choisi et la tournure mêlée à son sourire malicieux rendit la scène encore plus gênante qu'elle ne l'était déjà. Sur le coup, Lunia fut des plus tentées pour lui répondre une chose très lourde de sens, mais se retint, la délicieuse odeur de la scientifique mit un coup de frein aux idées légèrement salaces du loup-garou.

Alors que la discussion commençait à parler de nourriture, ce qui en passant n'aidait pas vraiment Lunia à contenir sa nouvelle faim, la scientifique eut la brillante idée de faire venir une sorte d'assistante, la louve préférait ne pas statuer sur le statut de cette femme. Mais ce qui attirait l'attention de la patiente ne fut pas ce qu'Alycia lui demanda, mais une curieuse impression que cette jeune femme dégageait. Lunia ne savait pas en quoi, ni pourquoi, mais une chose l'intrigua un instant et cela jusqu'au moment où une chose importante fut révélée. Cette révélation fut si soudaine que Lunia s'exprima sur un pur coup de tête et d'une voix légèrement plus forte que voulu :

- Quoi deux sandwichs végétariens ? Bordel de merde je crève la dalle depuis que je me suis réveillée et tu commandes de la merde pareille !

Elle s'arrêta net alors qu'elle était prête à continuer, rentrant très légèrement la tête entre les épaules comme si elle venait d'être prise en faute en train de manger un gâteau alors qu'elle devait suivre un régime. C'était en tout cas, l'image qu'elle donnait d'elle un instant après avoir réalisé avec quelle ferveur elle venait de plaider la cause des vrais sandwichs ! Elle resta un moment ainsi à subir le juste retour de sa petite crise avant de reprendre son sérieux. Il était visible que même si sa réaction était un peu exagérée, elle semblait réellement troublé par son exclamation. Lunia remarqua que depuis peu la frontière entre ce qu'elle pensait et faisait était de plus en plus mince. Elle n'eut pas vraiment le temps de se poser plus de questions, elle écouta ce que la scientifique avait à répondre concernant ses précédentes questions. En soi, ce qu'elle lui expliquait était plus ou moins ce dont lle s'était attendue. Sans recherche au préalable, surtout qu'il n'y avait pas à sa connaissance des précédents, Lunia n'avait d'autres choix que d'attendre et de serrer les fesses le temps qu'il faut.

La loup-garou avait encore mainte et mainte question, mais lorsqu'elle vit la jeune femme s'asseoir elle comprit qu'elle ne pourrait pas lui en demander beaucoup plus. Elle ignorait combien de temps elle avait passé à la soigner, mais visiblement, elle en avait bavé, malgré ses piques et ses taquineries, celle-ci semblait arriver au bout. Puis, comme si elle voulait tenter de détourner l'attention de sur sa propre faiblesse, elle recommença à parler de Lunia et de cette fameuse rééducation. Bien que le sujet l'intéressait, elle esquisse tout d'abord un large sourire à sa façon de l'appeler. Mais elle ne tarda pas à se recentrer sur le principal et donc le défi qu'elle venait de lui lancer. Sur le coup, elle ne comprit pas en quoi cela devait être dur, mais savait que si elle lui demandait de le faire, s'était sans doute pour une bonne raison... Normalement.

C'est donc ce qu'elle fit et comme Alyssia devait s'en douter, la fiole se brisa nette entre les doigts de Lunia. Celle-ci c'était simplement penché sur le côté et avant tendu la main pour s'en saisir. La surprise se lisait clairement sur son visage et elle se retourna immédiatement vers la scientifique pour lui annoncer sur un taquin :

- Eh bien, je crois que j'ai bien fait de ne pas t'avoir complimentée plutôt, l'examen approfondit se serait sûrement soldés par de la casse.  

Elle conclut le tout par un sourire et un clin d'oeil. Effectivement, elle voyait ou était le problème, sa force était totalement déréglée et à part faire plus attention, elle ne voyait pas vraiment quoi faire pour arranger ça. Lunia se tourna et se retrouva rapidement en position assise. Elle hésitait, la tentation d'essayer de marcher était bien présente et avant que la scientifique ne tente quoi que ce soit pour l'en empêcher, si toutefois elle en avait l'attention, elle tenta sa chance et posa les pieds à terre pour se lever. D'une simple poussée de ses mains elle se retrouva sur ses pieds, l'équilibre semblait aller, encore qu'elle avait un peu le tournis, mais cela était encore gérable. Cependant, elle sentait à présent clairement la différence de poids, pourtant, elle n'avait pas l'impression d'avoir plus de difficulté à bouger. Par chance, les sens de loup-garou l'aidèrent à rapidement maintenir un équilibre stable. Après tout, elle avait l'habitude de se changer en loup-garou bien plus lourd et imposant, cette transformation déplaçait son centre de gravité comme il venait de le faire cette fois. En soi, son cerveau assimila plutôt bien le changement, par contre les habitudes risqueront d'être une source de problèmes quelque temps.

Sur le coup, elle fit l'erreur de croire que cela serait facile à gérer, enfin sur la base, mais une vive douleur lui traversa la colonne vertébrale et la fit lourdement chuter sur le sol. Elle tomba sur le côté droit, cette douleur fit son effet et parvint à énerver la louve à présent bien misérable. Sa colère était si libre, les nerfs à vif, elle ne parvint à retenir la violence qui traversait son corps. En fait, c'était bien plus que cela, ce n'était pas uniquement de la violence, non, elle sentait réellement l'adrénaline parcourir son corps, le réchauffant totalement, lui donnant l'impression de redécouvrir son corps dans les moindres détails tant elle en ressentait la moindre particule. Une ivresse, son cœur s'accéléra rapidement, très rapidement, dépassant les limites humaines pour permettre une chose qu'elle n'était plus capable de faire. L'ivresse laissa la place à une grave douleur, celle-ci pourtant ne suffit pas à la faire couiner comme la première fois, en fait, elle s'en fichait, Lunia frappa durement le sol, en fait, aussi fort qu'elle le pouvait et cela avec le loup qui se déchaînait en elle. Son regard se porta ensuite sur Alyssia, ce n'était pas un regard chaleureux, pas du tout, s'était de la rage, un fin grognement qu'il était difficile d'imaginer sortir d'une si belle femme fit pourtant son apparition. Celui-ci n'était pas tendre, mais clairement agressif et alors qu'elle voulait se redresser pour charger la scientifique. Lunia orienta sa colère envers la première chose lourde et à porté de main qu'elle trouva et s'en saisie pour le jeter à travers la pièce avant de s'écrouler à nouveau.

La louve se calma, sa respiration était rapide et ses battements de coeur tout autant. La blouse était trempée, complètement rempli de sueur, mais sa rage avait disparu et malgré une pointe de surprise et de stress, Lunia était bien à nouveau là. Elle n'avait jamais été une surdoué en matière de maîtrise de son loup, mais celui-ci avait toujours été très fort et agressif. Sur le moment, malgré les larmes aux yeux à cause de la douleur et la violence qui venait de s'emparer d'elle, elle parvint à articuler quelques mots :

- Excuse-moi, je sais pas ce qui m'a pris...

Elle savait bien ce qu'il lui était arrivé, mais ce qu'elle ignorait surtout c'était pourquoi maintenant et si brutalement. Une curieuse chose venait de lui passer par la tête, elle avait vraiment très faim et l'idée de prendre Alyssia comme quatre heures n'était d'un coup plus aussi dégoûtant et elle imaginait le repas plutôt sanglant.
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Humain
Mar 13 Mar - 1:31
Comme je pouvais l’attendre, la réaction de Lunia ne se fit en rien attendre, trop à vif pour pouvoir comprendre que la perche était préméditée, et c’est après m’être quelques instants délectée de sa réaction que je finis par lui répondre d’un fin rire non retenu, parfaitement garce pour le pour le coup. Aucun doute qu’elle comprendrait parfaitement lorsqu’elle verra la nourriture arriver, mais en attendant… autant la faire marcher un peu, n’est-ce pas ? Sexe et bouffe. Deux sujets ne pouvant laisser de marbre la jeune femme, vous vous en doutez. Ai-je l’air si crédule que je demeurai là, posément à la narguer et à la provoquer de diverses façons sans que je ne m’attendes au revers de la médaille ? Tsubaki à t-elle l’air si sotte pour parvenir à prendre tant de temps à chercher deux sandwichs ? Franchement, vous me sous estimez encore à ce point ? Personne ne peut avancer sans prendre de risques et si l’on ne se met pas soi même en danger pour parvenir à ses fins, dites moi, qui peut y parvenir ? Jouer de la vie d’un étranger amené à notre contrôle pour remplir notre but malsain, c’est déjà ce que font la grande majorité des gens du coin, j’ai clamé et affirmé que j’étais différente. Je suis plus forte, plus intelligente et autrement plus digne de confiance. Je suis franche et je ne cherche pas à faire souffrir l’autre pour une vanité mal placée. C’est l’Humanité que je veux parfaire. Pour cela, je sais que je devrais me salir les mains. Mes mains. Ce que j’ai commencé à faire en jouant avec la vie et la mort. Je sais que je devrais risquer de voir mon propre sang couler sur ces mains car sinon, finalement, qui serait prêt à embrasser ma cause et à suivre mes idées ? Croyez vous vraiment que je compte me limiter à quelques expériences stupides et sans ambition, comme ceux d’ici qui se contentent de faire pousser une queue de chat à des putains d’SDF simplement pour assouvir leurs fantasmes minables ? Non. Je viens de créer un exosquelette complet et cette prouesse viendra sous peu embrasser la longue liste de mes créations et révolutions. Je compte laisser une trace bien plus importante que tout ça. Je compte être celle qui anéantira la faiblesse de l’humanité. Cette humanité minable qui crée des choses minables qu’elle regarde, impuissante comme un simple enfant face à un jeu trop compliqué pour lui. Je suis même surprise que certains trouvent intérêt à rejoindre les rangs des esclaves. Finalement… ils pourraient nous retourner si facilement que c’en est pitoyable. Chaque vie, à la même mesure que chaque objet, possède une valeur propre et le plus ironique demeure qu’à mon sens, au jour d’aujourd’hui, les « objets » ont bien plus de valeurs que ceux qui s’amusent à les marchander. Ironique, pas vrai ? Cette pensée accable mes traits d'une moue bien triste, que je ne suis que peu capable de contenir. Me lancer sur ce sujet demeure et demeurera sans doutes très... complexe.

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Mon rire narquois se termine en sourire malicieux, à nouveau, lorsqu’elle m’offre sa seconde tirade. Comme prévu, le verre s’était brisé sans demander son reste et la provocation restait attendue. Une façon simple de détourner sa nervosité en tentant de la dissimuler. Elle est maligne et connait ses faiblesses. Une fois sous son nez, elle n’as aucun mal à les cacher sous le lit, quitte à user d’humour ou de provocations bien dissimulées. Le mélange des deux demeurera sans doutes toujours une arme à la perfection aiguisée. Mon sourire s’agrandit tout de même en reprenant en considération la totalité de ses mots, de la casse, hmm ? Ce n’est peut être pas faux, je dois l’admettre.

- Me crois-tu sotte au point de te laisser la main en ayant connaissance des risques, hmm ?

Oui, cette pique demeure encore moins dissimulée et peut être l’aurez vous compris, elle porte elle-même un but très simple. Finir d’enflammer l’élan de sentiments l’envahissant. Une fois sortie, comme provocatrice, je finis par fermer les yeux, sans perdre ce fin sourire à mi chemin entre mystère et même, peut être aguicheur. Désirant éprouver ses limites, sans doutes, elle fait mine de se lever. Peut être dans l’esprit de suivre mes provocations, qui sait ? Mais là encore, je ne peux que me douter de la finalité. Le travail n’est pas fini et il manque quelques… réglages rationnels. Cependant, je ne l’interromps pas. Je serais bien sotte de l’empêcher de se lever. Sans connaitre les effets, aucune chance de connaitre les réglages à effectuer. C’est par là que doit commencer la rééducation. Comme je m’y attends, à nouveau, elle perds pied, prise du dernier facteur à la question désormais capitale. Sera-t-elle capable de se contenir ? Peut-elle seulement envisager sortir rapidement ou devra t-elle demeurer ici le temps que je sois sûre de ne pas relâcher un être simplement dangereux dans la nature ? Le danger, nous en représentons tous un, bien entendu, mais je ne voit pas l’intérêt à lâcher quelque chose d’instable et d’autodestructeur. Faim, douleur, désir, choc, surprise… tant de choses doivent, contre son gré ou non, l’envahir et je sais parfaitement que c’est là, l’un des moments les plus excitants de ce boulot. Le moment ou sa « création » nous démontre que nous n’avons pas œuvrés pour rien. La plus belle récompense possible. Tout va se jouer en cet instant précis. Sa hargne monte, et semble l’envahir. L’espace d’un instant, elle parvient même à m’offrir un doute, pourtant, je reste là, yeux mi-clos, à l’observer silencieusement. Parfaitement à sa merci.

Pensez-vous seulement que j’ai choisi cette salle pour rien ? Ces locaux sont prévus pour résister à la présence de nombre de créatures dangereuses et elle à beau être puissante, son coup aura beau laisser une trace au sol, il ne suffira pas à percer celui-ci. Je ne peut malheureusement pas en dire autant du charriot qui se trouvait non loin de son lit, près de là ou elle est tombée car celui-ci ne tarda en rien à voler laisser une nouvelle trace sur le mur de l’autre côté de le pièce. Une puissance déjà purement respectable rien que dans ce geste. Face à sa rage, je reste cela dit parfaitement calme, sûre de moi. J’ai misé sur elle et ses capacités et elle à su me surprendre là ou je pensais très peu de personnes en être capables. Croyez vous que j’aurais sauvé sa vie si je doutais d’elle ? Tout comme je vois dorénavant Tsuby comme ma propre sœur, je ne peut que la voir elle aussi comme quelqu’un de très proche et cela même si elle n’est pas humaine. Je cherche à parfaire l’humanité, oui. Est-ce une raison pour mépriser les autres races et surtout ceux qui semblent fouler la terre tout aussi naturellement que nous et non de simples sujets ratés ? Je ne peut qu’avoir confiance en elle et le fait que ce chariot ait heurté le mur plutôt que mon corps n’en est qu’une preuve supplémentaire. Même si elle n’as pas conscience, peu ou non, elle sait encore ce qui lui serait néfaste ou non. Ce qui suffit déjà à se définir une bonne idée du danger qu’elle représente. Si là, dans une situation extrême, elle parvient à ne représenter aucun danger pour moi, je sait déjà que la suite ne pourra qu’aller. Après un instant, donc, après n’en avoir perdue aucune miette, je fais simplement signe à Tsubaki d’entrer. Oui, elle était visiblement en train de patienter, à l’affut, que la crise se calme. Elle-même n’as pas toujours été facile, et je sais qu’elle aurait parfaitement sû gérer une petite colère. Une fois sur place, elle prends soin de tendre un sandwich spécial « carnivore » particulièrement bien garni à notre jeune invitée, avant de m’en tendre un similaire, bien que sans doutes moins gros. Après tout, je ne suis pas du genre à faire de gros repas. Surprenant ? Oh, ne vous en faites pas, je suis parfaitement bourrée de petits défauts, moi aussi. Comme je pouvais m’y attendre, elle dévora son dû le temps que j’ai à peine à en entamer une petite moitié. Peu surprise, je prends un soin particulier à me redresser pour m’approcher d’elle, venant m’abaisser alors que je me penche en avant sur son côté avant de lui tendre gentiment le reste de mon propre sandwich. Un sourire particulièrement doux en venant à orner mon visage. Je m’offre comme sincèrement soucieuse de son état, aucun doute là-dessus et ma sincérité ne doit en rien être entachée à ses yeux, bien au contraire. D’une main, je viens simplement apposer celle-ci sur sa tête avant de venir rabattre quelques mèches derrière ses oreilles, comme pour lui libérer le champ tandis qu’elle continue son repas. Mon cadeau ne fait aucun doute et ne laisse aucun doute à la question. Quelque part, on pourrait se demander si je n’apparais pas à son côté comme une petite sœur soucieuse et attentive ou encore comme une mère particulièrement protectrice, sur le coup. Ce qui est sûr, c'est qu'en plus de trancher avec ce que l'on pourrait attendre de moi, il semble que je l'ai déjà totalement adoptée, même si il ne s’agit là en rien d’un esclave. Moi, excentrique ? Voyons, je croyais que vous le saviez déjà depuis très longtemps.


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Loup-Garou
Mar 13 Mar - 11:19
Lunia ne comprit pas vraiment pourquoi, mais la scientifique afficha une moue triste et cela l'embêtait quelque peu. S'il y avait bien une personne qui devait garder du punch ici, c'était bien elle, après tout, c'était l'un de ses points de repère. Finalement, lorsqu'elle s'exclama il y eut du bon, elle semblait à nouveau radieuse, si on pouvait l’interpréter ainsi. Radieuse ? Sadique ? Enfin, avec elle la différence n'était pas facile à faire.

Puis elle tenta de prendre la fiole et son commentaire ne fit que pousser la jeune scientifique à lui balancer une autre provocation, ou idée de jeu à l'aspect amusant. Sur le coup, difficile à dire, elle n'avait jamais essayé de jeu sexuel, tel qu'être attaché, ce qui était visiblement suggéré par la jeune femme afin de contenir la force non contrôlée de la louve. Eh bien, voilà une idée à tester un jour, Lunia n'était pas vraiment experte dans le domaine des jeux de plaisir, elle n'était certes plus vierge, mais loin d'être expérimenté pour autant. Tout comme l'idée de s'amuser avec une femme ne la rebutait pas, elle avait déjà pu remarquer que contrairement à d'autre femmes, elle n'était pas aussi dérangée à l'idée de s'amuser l'une du même sexe. Pourtant, elle n'avait jamais essayé, jusque-là les hommes lui avaient été suffisants, de plus, elle se voyait mal tester une telle chose alors qu'elle sortait avec l'alpha. Cela aurait pu générer des tensions et son homme se serait certainement pas gêné pour pulvériser toute personne qui l'aurait touché. Effectivement, pour l'instant la question ne s'était jamais réellement posé, trop risquée, mais à présent, avec son corps en ébullition recherchant les moindres stimuli pouvant la combler, cette option devenait aussi appétissante que l'était un bon steak.

Cependant, pour l'instant, elle voulait déjà voir si elle était capable de se lever et la conclusion fut plutôt chaotique...

Lunia prit du temps pour tenter de comprendre ce qui venait de se produire et cela ne lui plaisait pas. Elle regarda le sol, puis sa main, curieusement, elle n'avait pas du tout mal au poignet, en fait, c'était juste la surface qui avait pris un coup, mais rien de bien méchant en soi la trace laissée sur ce sol. Son regard se dirigea rapidement sur l'objet qu'elle avait valsé et cela avec une facilitée encore plus étonnante. L'espace d'un instant, les images de ce qu'elle avait l'intention de faire à Alyssia lui parvenu et sa première réaction fut de capturer ses mains entre ses cuisses. Après tout, elle avait eu envie de la dévorer vivante, si elle en était capable sous sa forme bestiale, elle n'avait cru possible cela sous sa forme actuelle. Son ventre la tiraillait et l'arracha à se souvenir sanglant. Par chance, la jeune humaine bizarre revint et une délicieuse odeur de viande avec elle. Un regard lourd de sens en direction d'Alyssia, parfaite représentation de la capacité des yeux à exprimer des insultes tel que ''sale garce'' et bien d'autre encore. Mais son attention ne put s'éloigner plus longtemps de l'appel de la bouffe ! À peine fut elle a porté qu'elle lui arracha des mains le plus gros des deux sandwichs et elle le dévora avec un appétit qui n'était plus un mythe. Lunia ne serait même pas capable de dire ce qu'il y avait dedans, elle l'avait simplement dévoré, plus proche d'un animal que d'un humain en l'état actuel des choses. Lorsqu'elle la vit s'approcher, elle ne put s'empêcher de remettre ses mains entre ses cuisses, voulant la protéger d'elle, autant que faire ce peu.

En fait, la louve n'aimait pas voir Alyssia s'approcher comme ça, elle était trop confiante, déjà lorsqu'elle avait perdu le contrôle, elle était resté anormalement calme et le fait que cette humaine bizarre n'était pas loin n'aurait pas du être une raison suffisante pour qu'elle reste. Lunia hésitait entre l'engueuler pour être resté ou être heureuse de voir qu'elle avait tant confiance en elle, ce qui en passant, la gênait. En réalité il était très probable, non, en fait il était certain qu'elle avait bien plus confiance en Lunia que la concerné à son propos. Le simple fait qu'elle resserrait autant que possible ses cuisses sur ses bras en était le parfait exemple. Pourtant, la scientifique s'approchait tout de même d'elle et se baissa pour se mettre à sa hauteur. Son sandwich encore en main, elle n'arrivait même pas à quitter des yeux le repas de son amie et lorsqu'elle lui tendit, ses mains y allèrent toutes seules. Cela ne fit que renforcer sa propre crainte, elle ne parvenait pas vraiment à retenir son corps d'agir, elle n'avait su qu'éviter le pire. Lunia était pourtant certaine que la scientifique en était consciente, elle n'était pas idiote et sa façon soucieuse de la regarder n'en était qu'une preuve de plus. La belle louve dévora le reste de son repas, cette fois, elle parvint tout de même à en retenir le goût, elle fit son possible pour retenir son appétit afin de manger normalement. Mais ce qui l'aida réellement sur le coup, ce fut cette main sur sa tête, déplaçant ses mèches de cheveux, ce contact, cette chaleur corporelle, tout cela était des rappels qu'elle n'était pas seule, même sans meute, elle était là. Ce n'était pas pour rien qu'elle la voyait comme un point de repère, une sorte de sœur éloigné qui prenait à présent soin d'elle alors qu'elle était dangereuse. Malgré sa retenue, elle termina le sandwiche assez rapidement, mais sa prochaine réaction la surprise elle-même.

Au final, chaque réaction qu'elle avait depuis son réveil était une surprise, mais celle-ci fut pour une fois de meilleurs goûts. Lunia renversa la scientifique sur le sol, se retrouvant sur elle, la louve approchait son visage de celui d'Alyssia, la renifla comme le ferait un animal et donna un petit coup de langue sur le coin de ses lèvres. Il restait un bout du sandwich spécial carnivore, celui-ci parvint à caler pour l'instant le loup-garou, mais à présent que la faim n'était plus présente, d'autre tentations émergèrent. Curieusement, son instinct commençait à considérer son nouveau corps comme celui qu'elle avait sous sa forme de loup et alors qu'elle était sur la scientifique, elle ne reposa pas pour autant son poids sur elle et faisait en sorte de simplement maintenir le contact de leur corps. Une main tremblante alla jusqu'à celle de la scientifique, ce n'était pas la peur qui la faisait trembler, mais la retenue, elle retenait son envie, son désir ardent de s'en saisir sans ménagement. Elle attrapa le poignet, doucement, avec une tendresse littéralement exagérée, on aurait dit qu'elle tenait une fleur qui en un souffle aurait pu se briser. Un coup d'oeil fut envoyé par réflexe à Tsubaki, une sorte d'avertissement, elle n'avait pas intérêt à s'approcher et il était préférable de ne pas faire faire de geste brusque à Lunia en ce moment. La prédatrice gardait sa proie pour elle, la main enfin saisie fut dirigée vers le visage de la louve et elle s'offrit une caresse sur la joue, elle relâcha la main ensuite. Il était clair qu'elle attendait que la scientifique continue, elle voulait sentir, elle aimait sentir sa main la caresser, comme lorsqu'elle avait posé sa main sur sa tête. L'animal s'apaisait à ce moment-là. Cependant, très peu de temps ensuite, un peu comme si la caresse ne suffisait pas, Lunia approcha son visage de celui de l'humaine à sa merci et caressa son visage à l'aide du sien. Ses agissements étaient clairement ceux d'une bête, mais elle semblait elle-même, différente, mais encore elle et elle semblait garder cette retenue.

Si par malheur quelque chose venait à tomber, à bouger, n'importe quoi dans cette pièce, cela suffirait à faire relever le visage de Lunia, une agressivité prête à exploser à la moindre contrariété. Pourtant, rien, elle n'exploserait pas et elle rebaissera le visage une fois le problème repéré, elle était comme un animal à l’affût du moindre bruit. Mais à présent son intérêt n'était plus au visage de l'humaine, non, son odorat en pleine effervescence, elle passa sur le cou, mais continua son chemin et s'attarda au niveau de la poitrine. Tout le corps de Lunia se mouva, glissant de sur le ventre d'Alyssia vers les cuisses afin de s'y reposer, mais qu'une infime parti de son poids le fit. La louve renifla à nouveau et reposa sa tête sur les deux belles montagnes à sa merci. Un curieux mélange était en action, elle semblait très calme, très douce et même heureuse en cet instant. Pourtant, on la sentait presque plus dangereuse que lorsqu'elle avait perdu le contrôle, il n'y avait pas un détail dans la pièce qui n'échappait à l'attention du loup-garou et un rien semblait pouvoir la faire bouger. Nul doute qu'elle se montra agressive envers n'importe qui d'autre que la jeune scientifique qu'elle venait visiblement d'adopter.
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Humain
Mer 14 Mar - 1:50
L’observation et l’analyse sont des clés essentielles pour parvenir à atteindre et comprendre ce qui nous entoure. L’air perplexe suivant sa hargne était amplement suffisant à s’en faire une bonne idée déjà. Outre l’air perplexe, une sorte de crainte, d’inquiétude, semblait prendre le pas, tant et tellement qu’elle ne pouvait pas laisser ses mains agir librement, tentant de les enfermer comme on emprisonnerait un criminel. Comme si le débat entre ce qui est bien et mal était en train de la ravager. Cette image et perspective, en soi, ne put que m’arracher un fin sourire satisfait. Pour sûr que je n’allais pas m’ennuyer avec elle, bien au contraire. Un sujet d’étude parfait. Difficile et complexe. Cela dit, jusque là, je continue simplement mon observation calmement, jusqu’au moment ou les sandwichs arrivent et sa réaction m’arrache cette fois un nouveau rire, fin et narquois, tandis qu’elle comprend à quel point elle s’est faite avoir comme une bleue. Rien de surprenant avec son esprit à vif, c’est bien pour cela d’ailleurs que je saurais me montrer gentille et lui tenir que bien peu gré du regard qu’elle vient de me lancer. C’est lorsque je me suis approché de la sorte que j’ai bien pu mettre un mot clair sur ses sentiments. De la crainte. Elle avait peur qu’une partie d’elle tente de me faire du mal. Pourtant, outre la confiance, je peut parler avec logique. L’envie n’est pas le fait. Si elle aurait du me faire du mal, qui que soit le sujet de cette interrogation. Je sais, qu’elle l’aurait déjà fait. Mon geste n’as rien de provocateur, au contraire. En fait, je tente de m’adresser tant à la louve qu’à la personne. Comme pour leur témoigner que je ne leur veux aucun mal, que je viens en ami. Qu’elles peuvent me faire confiance. Toutes ces belles paroles sur le fait de devoir se salir les mains et prendre les risques n’auraient sans ça bien aucun sens. J’assume parfaitement mes choix. J’étais consciente des risques, lorsque je l’ai ramenée, elle, une louve, afin de la transformer de la sorte. Je ne savais pas quel genre de créature en naitrai et c’est maintenant que je dois le découvrir. Quitte à y laisser des plumes. Je suis consciente des sens de la bête, de ce qu’elle est et de la facilité avec laquelle elle pourrait me tordre. Tsubaki n’en est pas moins consciente et c’est bien pour ça que malgré le fait qu’elle se fasse parfaitement discrète, un art dont elle possède les secrets, elle demeure simplement un peu plus loin, attentive. Pour ma part, mon cœur ne peut réfréner une quelconque accélération. Excitation face aux circonstances et au danger ? Intérêt pour elle et/ou ce qu’elle est ? Allez savoir, quoi qu’il en soit, je ne témoigne d’aucune peur ou inquiétude, bien au contraire, permettant à mes doigts de caresser sa chair doucement, jusqu’à ce que…

Je me retrouve au sol. Sans avoir vraisemblablement eu mon mot à dire, sur le dos, les yeux ronds, sur le coup. Perplexe, j’oscille naturellement entre l’envie de la gronder et d’exploser de rire. Je n’ai ressenti aucune animosité dans son geste cela dit, et ça finit par jouer grandement dans ma décision, cédant un fin ricanement à mi-étouffé, sans doutes pour ne pas gêner la jeune femme dans son geste, bien trop curieuse pour tenter de l’effrayer ou de l’inquiéter. Instinctivement, elle semble peu à peu adapter sa posture à son poids, ses gestes n’en venant en rien à me provoquer une quelconque douleur ou blessure. C’est dans ce genre de moment que la curiosité m’aurait poussée à prévoir d’ajouter un petit appareil supplémentaire à son cerveau, tenter de parvenir à capter parfaitement ses émotions… mais ce serait pousser le vice un peu loin que d’affliger ceci à une femme destinée à la liberté. Il me semble cela dit évident, sur l’instant, qu’il me faudrait lui inculquer correctement de ne pas envoyer ainsi les gens au…. Mes yeux s’écarquillent doucement alors que sa langue vient doucement ripper contre mes lèvres, y chipant malicieusement un morceau de la moitié de sandwich que je venais de m’avaler. Bien peu soucieuse des apparences et de ce genre de détails, ça ne me surprends pas vraiment d’en avoir eu à dérober, mais je ne peux que rester Koi sur l’instant, en sentant le geste aussi prémédité que tapageur.

Bien sûr, Tsubaki avance d’un pas malgré le grognement fin de la louve, mais je finis par la couper d’un geste simple et discret, avant de lui montrer la sortie, dans un message clair. Après avoir finement hochée, elle s’exécute simplement, cédant à me laisser seule avec elle et vraisemblablement, en l’instant, à sa merci. L’intéressée semble particulièrement occupée à me saisir le poignet, délicate, comme pour être certaine de ne pas me blesser, avant de guider ma main jusqu’à sa joue doucement. C’est… avec une certaine fascination, quelque part, que je lui accorde doucement le geste désiré, sans qu’elle n’ai besoin de m’en quémander plus, apposant doucement la main sur la dite joue pour venir la caresser doucement. Rapidement, cependant, je finis coupée dans mon geste tandis qu’elle réduit encore la proximité pour venir me gratifier à mon tour d’une sorte de… remerciement ? Ou peut être est-ce que je cherche simplement une logique absente au dit geste. Une preuve d’affection câline, tout simplement, sans doute. Pour le moment, je me contente de continuer de l’observer calmement, un fin sourire trahissant un mélange farouche d’amusement et d’attendrissement. Là ou beaucoup pourraient prendre peur, je ne me sens pas si fébrile. Quel genre de mère aurait peur de son propre enfant ? Celle qui n’as pas su en prendre soin, aucun doute sur ce point. Je la voit d’une certaine façon comme ma propre création et elle m’as déjà montrée qu’elle saurait me remercier pour ça. Même si c’est de façon indirecte et subtile, ai-je besoin de plus pour l’instant ? De fait, je vois cet… échange comme un signe annonciateur de bonnes choses. Si elle m’accorde ce genre d’attention, c’est qu’elle comme sa bête m’ont forcément adoptée, tout comme j’ai mentionné plus tôt la possibilité inverse. Pourquoi devrais-je avoir peur ? je ne suis ni sotte ni aveugle, elle prends toutes les précautions pour que je n’ai pas à m’inquiéter. Je peux bien lui accorder son instant, et la gronder plus tard si je le dois.

Ça, cela dit, c’est les faits. Ce que je sais, ce à quoi mes réflexions constantes m’ont menée. Il y à cependant un revers de médaille à prendre en compte. Je suis humaine, et aussi spéciale que je puisse être, mon corps et cette proximité dont on témoigne, ne peut pas mentir. Mon cœur, qui s’était accélère plus tôt, n’as là aucune raison de ralentir, bien au contraire. Cela dit, je ne témoigne tout de même ni d’inquiétude ni de peur. C’est dans ce genre de moment que je me différencie de nombre de mes confrères. Mon esprit est réellement aussi dérangé qu’il semble l’être. Je ne demeure cela dit en rien habituée à de tels contacts. C’est donc… un curieux mélange entre sensibilité et curiosité qui m’envahit, cela sur une pointe d’excitation presque parfaitement contenue. Je ne semble en soi pas m’intéresser à  ce qu’un quelconque désir plus charnel l’emporte, mais je demeure humaine et ces sentiments demeurent bien là, présents. Ainsi, lorsqu’elle arrange sa position pour venir apposer doucement sa tête contre mes seins, mes lèvres ne parviennent en rien à retenir un discret, mais bien présent petit son surpris. Mes joues rosissent, surprise moi-même d’une telle réaction, je me promet intérieurement de l’analyser et d’y réfléchir plus tard. Pour l’instant, je me contente de me satisfaire moi-même de cette situation alors que les mains remontent doucement pour venir doucement d’une part, se glisser dans les cheveux de la louve et d’autre part, lui rendre une sorte d’étreinte, délicate mais bien présente. Tranquillement, la main dans ses cheveux finit par y céder quelques caresses tandis que dans un murmure, je cède doucement

-Là.. Tu vois que tu n’as pas à t’inquiéter. Tout ira bien.


C’est ainsi que j’accepte donc visiblement mon sort du moment, finissant par fermer un peu les yeux, demeurant toujours… fatiguée.
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Loup-Garou
Sam 17 Mar - 10:09
La surprise n'était rien d'étonnant, pourtant elle gardait son calme, c'tait une chose vraiment bienvenue, la dernière chose que Lunia désirait, était qu'elle ait peur d'elle. Son petit rire semi-étouffé fut d'autant apprécié, bien que la gêne était présente, elle semblait aimer, en tout cas d'une certaine façon ce qui se produisait. La louve s'amusait à voir les réactions de l'humaine, celle-ci tantôt surprise, tantôt calme, tantôt gênée et bien d'autres encore.

Cependant, la réaction de Tsubaki plus loin rendit Lunia un peu plus agressive, par chance, pour chacune ici présent, elle finit par s'éloigner, son départ ne fit que rassurer davantage encore la louve. Lorsque la jeune scientifique commença à caresser le visage de la fauve, celle-ci semblait réellement apprécier, son visage mettait même naturellement un peu pression sur la main pour en sentir davantage. La bête était calme, d'humeur câline et ne se gêna pas pour le faire remarquer.

Pourtant, rien n'échappait à la louve, le cœur de l'humaine battait la chamade, mais ne trahissait aucune peur, pour une humaine, elle parvenait à se maintenir sereine et cela malgré une excitation grandissante.

Elle parvint à rester calme et cela tout du long. Pourtant, lorsque Lunia changea de position pour reposer son visage contre la belle poitrine de la scientifique, elle ne put retenir un petit son surpris et cela arracha un sourire à la louve. Du coin des yeux, elle pouvait voir les joues de cette dernière qui rosirent. Mais elle ne se laissa pas intimider pour autant, la belle fauve put sentir les bras de la scientifique l'enlacer avec tendresse et attention. Ses longs doigts fins glissèrent dans ses cheveux et accordèrent de délicates caresses. Lunia ferma les yeux, attendrit bien plus qu'elle ne le reconnaîtrait et se laissant aller aux attentions d'Alyssia. Cette dernière finit par briser le silence qui avait élu domicile depuis plusieurs longues minutes déjà et c'est dans une grande douceur que ses mots parvinrent à la louve.

Les mots rassurants de la scientifique en plus de ses yeux qui se fermèrent sous la fatigue, Lunia semblait accepter que la pauvre scientifique n'en puisse plus. Elle ferma alors à son tour les yeux et se laissa perdre dans les limbes. Pourtant, malgré le fait que le sommeil l'est emporté, personne ne rentrera dans la pièce sans réveiller la bête, celle-ci veille sur la dame et comme tout animal qui ce respect, son sommeil ne dissipa en rien sa faculté à sentir une présence. Malgré sa position subjective, Lunia protégeait la belle Alyssia et elle la veillera tout le reste de la journée s'il le fallait. Cependant, l'excitation de Lunia ne se dissipa pas et lorsque la scientifique se réveillera, elle sera toujours encore prisonnière de l'étreinte de la louve.





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