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Le sang de trop... ou juste ce qu'il fallait ? [feat Elisabeth]

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Audric Mac Allistair
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Jeu 22 Fév - 4:59
Une nuit, une affreuse nuit. La nouvelle Lune trônant dans le ciel me rendait tout chose, tout frêle. Elle me laissait comme un mauvais goût en bouche et des frissons dans le dos. Mon corps détestait la nouvelle Lune. Je m’y sentais tellement vulnérable. Peut être parce que je récupérais bien plus lentement.
Mais le monde ne cessait pas de tourner une fois la nouvelle Lune sortie. Aussi moi aussi je m’efforçais de vivre, continuer à vivre… Si un jour j’avais seulement commencé. Il fallait l’avouer, j’avais la cafard. Certaines nuit, le silence de mes balades me laissaient sombrer dans des bien tristes pensées… Pourquoi ces êtres étaient ils si fragiles ? Scrutant l’horizon du haut d’un immeuble, je tombais sur une jeune femme fumant à un balcon, ou sur un vieil homme regardant la télé,ou encore sur un mari battant sa femme… Ah ! Le sang me montait à la tête rien que de penser aux sévices qu’il lui avait déjà fait subir… MERDE ! La Lune déjà terne dans le ciel diffusa une légère lueur rougeâtre avant de se calmer. Me calmer… Je ne pouvais définitivement pas massacrer le moindre ivrogne violent qui me passait sous la main : je mettrais fin à leur espèce en un siècle en cas contraire… Tenant ma tête d’une main, je finis par la secouer avant de m’élancer dans le vide de nouveau.

Je cheminais ainsi sans toucher le sol, réfléchissant. Que faisais-je ici ? Parfois, espérer pouvoir éduquer cette espèce si éphémère me semblait relever du miracle. Mais je priais toujours. J’espérais… Je voulais que ça fonctionne. Ce monde me serait invivable autrement. Je devais agir, nuit après nuit, sous la pleine Lune ou la nouvelle.
Sur mon chemin, je tombais sur quelques tableaux plus agréables. Une mère qui lisait une histoire à son enfant encore au berceau. Je me suis même arrêté sur le rebord de leur fenêtre afin d’écouter un peu. La reine des neiges. Si seulement la moitié de ces singes savaient d’où cette histoire venait ! L’avaient vécu… enfin… Je m’efforçais de refouler ses idées de vieillard insolent afin de profiter du spectacle. C’était touchant la façon avec laquelle ces humains choyait leur progéniture. C’était loin de la violence avec laquelle nous faisons les nôtres… Parfois, je maudissais le ciel de ne pas être né comme eux… Mais à la fois, eux aussi portaient leur croix…
Songeur je repris ma route dès que la mère remarqua ma présence. Sur le chemin, je vis rapidement quelques couples en plein ébats nocturnes. Qu’ils profitent… je… Merde : cela me rappelait Aanor… La pauvre… Elle était si loin, et si proche de mon cœur à la fois. Cinq milles ans n’avaient pas suffis à effacer la douleur de sa perte…

********************************

J’en pleurais, encore. Des larmes brillantes perlaient sur mes joues sans que le moindre sanglot ne s’échappe de ma bouche… Aanor… Je filais dans le ciel, plus vite, plus loin. J’espérais que la vitesse et la hauteur me griserais assez pour oublier. L'humain noyait ses chagrins dans le vin, et moi, dans la nuit. Tant que ce n’était pas dans le sang comme certains de mes confrères… je ne m’en sortais pas trop mal.
Mais alors même que j‘avais décompressé, un hurlement strident attira mon regard vers le bas. Cela donnait sur l'entrée du parc. Une femme, des rustres. Ils la violaient ? Mon sang ne fit qu’un tour, et la vitesse que j’avais me grisa dans le mauvais sans du terme. Chutant rapidement, j’arrivais à leur hauteur.

"Laissez cette pauvre femme tranquille, immédiatement."

Ils se contentèrent de rires, et l'un s'approcha de moi.

"Et tu vas faire quoi ? Retourne dans ton petit bureau de fonctionnaire, pingouin. Ça vaut mieux pour toi..."

Il était vrai que j'étais vêtu d'un costume assez raffiné, comme à mon habitude depuis leur création. Mais cela ne faisait pas de moi un employer de bureau ordinaire. Il allait devoir le comprendre, ou il allait le regretter.

"Par tous les diables des enfers, les dieux que vous priez, peu importe lesquels, et votre simple bon sens déguerpissez d'ici sur le champs avant que je ne m'énerve réellement ! Vous n'êtes que des monstres qui ne méritent même pas une seconde de mon temps"

Pour toute réponse j'eux droit à un bon coup de couteau. Tant pis pour eux… Il pensait vraiment que je ne l'avais pas vu venir ? Je l'esquivais facilement pour désarmer le bougre d'un coup de pendule dans le mouvement. Mon sang ne fit qu’un tour plus et le leur se répandit rapidement au sol. La pauvre s’était enfuit depuis longtemps, me laissant seul, pendules ensanglantées, entouré de cadavres lacérés à mort, décapités, démembrés. L’un d’entre eux était même exsangue… Celui à qui j'avais parlé, pour peu que je puisse le reconnait dans cet état... J’avais craqué… Merde… C'était moi le monstre, et eux mes victimes. J'aurais du les arrêter autrement !
Hagard et sonné, j’étais à genou au milieu du massacre. Comment avais-je pus craquer si vite ? Comment ! Cette fois, mes pleures furent accompagnés de quelques rares sanglots sonores qui raisonnèrent tout autour. Au sol, le sang répandu reflétait mon visage tordu de regrets. Dans le ciel, la Lune pourpre qui accompagnait ma tuerie avait reprit son allure blême. L’espace d’un instant, on pouvait même percevoir un croissant de Lune en lieu et place de la nouvelle. Elle me consolait, à sa manière. Merci… merci…

Le silence était lourd tout court comme de conséquences. Il n’y avait personne, pas un chat dans un poubelle pour briser cette torture de calme après la tempête. Il me laissait seul avec mes démons, seul avec le sang que j‘avais sur le main comme dans le ventre. Il me laissait seul, comme toujours. Je parais meurtres par tueries, méfaits par massacres. Cela n’avait aucun sens. Et pourtant c’était plus fort que moi. Aanor, je ne suis qu’un moins que rien pour céder à si petite tentation. Désolé, désolé pour tout... Toi non plus je n'ai pas pus te sauver...


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Sam 24 Fév - 21:16
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Le sang de trop ... Ou juste ce qu'il fallait ?

Ce réapprovisionner en poche de sang m'aurais éviter d'être spéctatrice de ce triste spectacle. Mais m'aurais aussi empêcher de rencontrer Audric. Bonne ou mauvaise chose ?

“Le sang s’hérite et la vertu s’acquiert, et la vertu vaut par elle seule ce que le sang ne peut valoir.”
Elle était plutôt grande. Du haut de son mètre soixante-dix, la jeune femme était pâle. Sa peau diaphane lui donnait un teint malade. Ses longs cheveux violet foncés tombaient en cascade sur ses frêles épaules et son visage en forme de Coeur affichait un regard d’or. Elle était belle, en tout cas, c’est ce qu’on disait d’elle. Elle ne niait pas, mais elle n’était pas la mieux placée pour se juger. Ses deux pépites d’or ne reflètent rien, pas à ce moment-là en tout cas. Elle avait l’air presque fatigué, en tout cas, elle aurait des valises sous les yeux si elle n’avait pas été immortelle.

D’un geste désinvolte, elle se retourne dos au miroir et entre dans la baignoire. Elle était dans la mauvaise période. Bien entendu, non pas dans cette mauvaise période-là, mais bien dans la période “ il est temps que je me nourrisse, mais je suis une tête de mule et je vais encore devoir chercher un donneur à la dernière minute pour ne pas perdre la tête et tuer un innocent.” Si elle avait pu, elle ne, ce serait nourri que de poche de sang individuel, mais il était évidant que ça ne procurait pas les mêmes sensations et aussi étonnant que ça puisse paraître, boire le sang à la source lui donnait plus de goût et semblait la satisfaire bien plus.

Elle passe une main dans l’eau bouillante et prend un peu de mousse dans ses mains pour les regarder glisser le long de ses jambes fines. Eli soupire lasse et se laisse aller contre le bord de la baignoire. Chaque personne, chaque créature a ses propres démons, ses propres blessures qui forgent leur caractère dans le bon comme dans le mauvais sens. Bien qu’elle n’ai jamais rejetter sa race, Elisabeth c’était toujours répugnée à boire à la veine de quelqu’un. Déjà de une, elle trouvait ça bien trop intime, sans déconner lécher la peau de quelqu’un, y planter ses crocs et ressentir autant de plaisir, ça ne ce fait pas avec n’importe qui, un peu comme le sexe quoi. Ensuite ça voulait dire être redevable envers quelqu’un et ça, elle ne le supportait pas, tant qu’elle pouvait l’éviter, elle le faisait. Pour terminer, si elle ne parvenait pas à se contrôler, elle pouvait tuer la personne, comme ça lui était déjà arriver une fois.

Le point de vue des personnes diffère sur ce sujet, mais aux yeux de la jeune femme, chaque race était égale, aucune ne méritait plus de mourir qu’une autre et il était exclu qu’elle prenne un esclave pour ce repaitre de son sang dès qu’elle sentait la soif pointer le bout de son nez. Un petit coup d’œil son téléphone lui indiquait qu’il était vingt-deux heure trente. Elle avait passé plus d’une heure dans l’eau et la soif devenait de plus en plus difficile à supporter. Elle devait se bouger avant de perdre complètement la tête, et quelque chose lui disait que de là-haut, ses parents ne devaient pas du tout approuver sa sous-alimentation, du tout. Eli décide de sortir de l’eau et s’enroule dans une serviette, elle n’avait plus qu’à se sécher et passer un tee-shirt extra-large pour aller terminer sa nuit à se détendre sur son balcon.

En tout cas, c’est ce qui était prévu jusqu’à ce qu’un courant d’air entre dans la pièce par la fenêtre ouverte. Une odeur lui chatouille les narines, doux, sucré, c’était un délice. Si on pouvait comparer, on comparerait sans doute sa sensation avec celle d’entrer dans la maison de sa grand-mère alors qu’elle mijote un petit plat dont elle seule à le secret sur le feu. Rien qu’a humer l’air, votre ventre gargouille et vous vous sentez prêt à dévorer le plat entier. C’est notamment cette dernière pensée qui commença à inquiéter un peu la true blood. Elle aurait voulu fermer la fenêtre, et ce cloitrer chez elle pour faire taire la voix dans sa tête qui lui intimait d’aller chercher ce qui la tentait tant mais elle n’y parvenait pas. Elle sortit de sa salle de bain et alla se changer en moins de temps qu’il ne faut pour le penser. Elle passa une chemise blanche et un jean noir avec ses bottes qui remontent jusqu’aux genoux, sans prendre le temps de mettre une veste, un corset ou même de sécher ses cheveux dont des gouttes s’écoulaient le long de son dos pour venir humidifier la chemise. Il est évident qu’avec la vitesse et l’odorat qui caractérise sa race, Elisabeth n’avait pas mis longtemps avant d’arriver sur le lieu du festin. C’était tout près de chez elle, c’est aussi pourquoi elle avait réussir à sentir le parfum irrésistible du sang chaud.

Sur place, elle réussit à reprendre un peu le contrôle d’elle même. La scène était, sans équivoque. Plusieurs cadavres jonchaient le sol, tous vidés de leurs sang. Ils étaient.. eh bien, en fait, elle avait du mal à déterminer le nombre de victimes, mais ils avaient sacrément pris cher par leurs bourreaux. Celui-ci était agenouiller au milieu de ce massacre, il pleurait à chaudes larmes et un pincement dans ma poitrine me rappela à la réalité. Chaque personne à ses démons et cet être, qu’importe pourquoi il l’avait fait n’avait pas voulu ça, c’était flagrant. Elle peinait à ce retenir, elle faisait en sorte de ne plus humer l’odeur qui volait autour d'eux, forte, puissante, elle s’infiltrait en elle aussi sournoise que tentatrice. Elle jouait avec le feu à rester ici, mais ele ne se sentait pas le coeur à l’abandonner ici. Elle était surprise de ressentir de la compassion pour quelqu’un qui avait tuer autant de personnes mais étrangement, une impression lui disait qu’il n’avait pas fait cela sans raison, un meurtrier ne regrette jamais et ne traîne pas sur le lieu du meurtre.

Elle était bien rester plusieurs minutes à le regarder, impénétrable comme toujours. Elle finit par s’avancer vers lui avec douceur et à s’accroupir parmi les cadavres en prenant soin de ne pas trop les regarder. Elle pose sa main sur le sommet de son crâne et le regarde dans les yeux, sans rien démontrer de la peine qu’elle éprouvait pour lui et de la soif qui lui tiraillait le ventre.

“- “- Hey … “ “

Elle avait juste murmuré ce mot, attendant de voir sa réaction.
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Audric Mac Allistair
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Lun 26 Fév - 20:34
Le requiem de mes songes défilait dans ma tête à une vitesse telle que j’en crus qu’il grillait mes neurones un à un. C'était comme si le poids du temps m'écrasais la conscience, comme si je revivais tout tellement vite que j'en délirais. Si les mortels revoient leur vie défiler devant leurs yeux à leur mort, est ce que les immortels revoyaient leur éternité devant les leurs dès qu'ils tuaient ? Je n'en savais rien, je n'étais même pas sûr que cela m'arrivait à moi tellement ma mémoire me jouait des tours lors de ces étranges crises de panique. Si nos corps étaient faits pour vivre éternellement, je commençait à douter que l'âme soit taillée pour une telle épreuve... Mon corps à moi n'était même plus solide à ce point en plus...
J’étais comme bloqué, et ce fut à peine si j’entendis la jeune femme accroupi en face de moi.

“- “- Hey … “ “

Qu… quoi ? Déconfis et surpris, je levais vers elle un regard tremblant et hésitant pour finalement me relever d’un coup. Pour autant, mon mouvement n’était pas gauche, mais parfaitement mesuré et cadré. Retirant mes gants -plus si blanc que je ne l’aurait aimé- je les jetais négligemment et je détournais le regard. Il étaient tombés sur le rebord d'une benne à ordure, comme si on les y avait posés délicatement sur le coté, sans la moindre plissure qui aurait pus former une marque, assez visibles pour être récupérés par qui les voudraient.

« Je ! Je suis navré de vous offrir un si triste spectacle… je… Vous n’auriez pas du être là… C’est... »

Cette odeur… Non : pas celle de sang qui gangrenait l’intégralité d’endroit. C’est… Je ne crois pas qu’elle était humaine… C’était succinct, très fin, trop pour que je ne pousse le raisonnement. A peine m’étais-je trop concentré que l’odeur infecte de leur fumée me revint en mémoire : merde ! Baissant la tête, écœuré, je m’essuyais le nez du revers de la main pour nettoyer ma bouche ensanglanter sur ma manche. Ce faisant, un coup de vent accompagna mon mouvement pour repousser un peu l’odeur de sang. Emportée, un peu de poussière balaya l’endroit en se mêlant à cette brume dorée que je libérais derrière moi. L'or de ces vapeurs caressa arrogamment la jeune femme sur son passage, avant de s'évanouir dans l'horizon derrière elle. Cela m’offrait à peine assez d’air pour me calmer. Cela en fit aussi délicatement danser mes cheveux d’abord décoiffés pour les faire retomber parfaitement en place.
Faisant rapidement dos à mon interlocutrice, un nouveau courant d’air en balaya les larmes sur mes joues, laissant seuls mes yeux rouges témoigner de ma détresse bien plus proche que je ne l’aurais aimé. Encore du rouge…

« C’est… c’est une affaire bien compliquée je vous le concède… Je dirais… je dirais bien que ces histoires sont bien trop complexes pour se dévoiler à un être aussi fragile et simple que vous, humaine… Mais je craindrais de me tromper voyez vous… »

Qu’était-elle ? Ce n’était vraiment pas le moment pour me voir assaillie par les mystères encore insoupçonnés de ce monde… Méfiant, je gardais mes distances avec cette… être. Derrière moi, la nouvelle Lune se faisait aussi discrète que moi, pour changer. Mais elle se contentait de dessiner comme une silhouette argentée autour de moi, là où elle semblait lentement gommer les arbres du parc en fond, dans mon dos. L’argent de sa lueur se mêlait au dorée de ma poussière infini dans un étrange tableau presque trop vide. Je semblais plus… digne… Comme si une retenue ou une pudeur me retenais de sombrer en face d’elle. Après tout, elle n'avait pas à subir les affres de mes doutes... Mais mes yeux, rouges de larmes, reflétait un croissant de lune absent dans le ciel…
Elle… J’avais comme une étrange sensation au fond des tripes… C’était une très… très mauvaise nuit.
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Mar 27 Fév - 16:57
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Le sang de trop ... Ou juste ce qu'il fallait ?  

Ce réapprovisionner en poche de sang m'aurais éviter d'être spéctatrice de ce triste spectacle. Mais m'aurais aussi empêcher de rencontrer Audric. Bonne ou mauvaise chose ?

“Le sang s’hérite et la vertu s’acquiert, et la vertu vaut par elle seule ce que le sang ne peut valoir.”
La soirée était calme, un peu trop calme pour être paisible. Elle restait interdite devant la scène qui se présentait devant ses yeux. Elle avait l’habitude de côtoyer le sang, mais cette scène n’était pas juste sanglante, elle était effroyable et violence, un haut-le-cœur soulèverait l’estomac de n’importe quel humain qui se perdrait par ici. Elle faisait un effort surhumain pour ne pas regarder la scène en détail, malgré ses instincts qui lui hurlaient d’aller chercher de quoi se nourrir, avant qu’il ne soit trop tard et qu’elle ne fasse une boucherie au moins égale sinon pire à celle que l’homme en face d’elle venait de provoquer, apparemment malgré lui.

Il n’avait pas l’air d’avoir voulu ça, il avait l’air abattu, au bout du rouleau, comme si le poids du monde pesait sur ses épaules. Elle avait bien connu ce sentiment, se sentir horrible, coupable, mais soulagée à la fois, et ce dire que le seul moyen qui pourrait apaiser notre souffrance ne nous est pas accordé, devoir vivre avec cette culpabilité pour l’éternité. Devoir recommencer sa vie encore et encore en abandonnant les gens que l’on aime parce qu’ils ne sont pas immortels, ou choisir, comme elle de vivre seul pour ne plus avoir à souffrir de la perte, mais de subir la solitude au contraire. Être immortel n’est pas aussi cool que ce que l’on croit, ce n’est pas simplement une partie de plaisir, pouvoir faire ce que l’on veut quand on veut pour toujours et profiter des joies de la vie éternellement, il y a un prix à payer, et il faut avoir les épaules pour porter le fardeau de ce prix.

Lorsque son regard s'est posé dans le sien, elle a senti son cœur se serrer. Elle aurait aimé ne pas pouvoir se mettre aussi facilement à la place des autres, mais se félicitait de parvenir à cacher ses émotions si facilement. Il tremblait, il n’avait pas l’air sûr de lui, et elle se retenait de le consoler. Oui, ce n’était pas son genre de consoler des inconnus, mais en quelque sorte, ce n’était pas qu’un inconnu, elle n’était pas idiote et qu’il soit vampire ou true blood, il faisait parti de sa race. Elle retire sa main lorsqu’il se relève d’un coup et le regarde en se redressant à son tour. Il été pourvu d’une grâce naturelle, il n’avait pas besoin d’en faire des caisses parce que même dans un moment pareil, il pouvait jeter ses gants dans une poubelle avec plus de classe que personne n’en aurait jamais. Lorsqu’il lui répond, elle croise les bras sur sa poitrine, analysant les options qui s’offraient à eux à l’instant T. Dans son état, elle ne le laisserait pas se débrouiller seul.

“- Ce spectacle, je le connais. Je l’ai déjà provoqué, j’y ai déjà assisté, ne vous en faites pas, si je n’avais pas voulu être là, j’aurais déjà fait demi-tour. Avant même que vous ne me voyez en fait “

C’était intenable, resté ici, entourée de ce qui lui manquait le plus… Imaginez un alcoolique, qui n’a pas bu depuis disons un mois et mettez le dans une pièce avec un verre de Whisky. Agitez lui sous le nez, buvez-en devant lui et laissez la bouteille à proximité, vous aurez un bref résumé de ce qu’il se passe dans la tête de notre true blood, c’est pourquoi elle ne ce contrôlait pas autant que d’habitude. Elle affichait un air compatissant, sans être de la pitié pour autant, c’est tellement énervant ce genre de réactions.
Même le vent était contre elle, habituellement elle aurait apprécier cette bourrasque de vent qui balaye ses cheveux encore humides, qui passa sur son dos dont la chemise était humide également et qui fit remonter un frisson le long de son corps tout entier, elle avait un peu froid, pas étonnant, elle était partie bien trop vite.

Étrangement, il était beau dans sa détresse. Sa silhouette se découpait magnifiquement devant la lune et ses cheveux volaient au grès du vent, ce n’était pas le moment, mais elle ne pouvait que reconnaître sa beauté insolente et complètement déplacé étant donné le moment. Elle s’approche de lui à son tour, restant à une distance raisonnable pour ne pas empiéter sur son espace personnel mais assez proche pour qu’il sente sa présence et sûrement son odeur. Elle sourit un peu en coin et arque un sourcil en mettant ses mains sur ses hanches.

“- En effet, ça aurait peut-être été trop compliqué pour une humaine, d’ailleurs, elle aurait sûrement défaillis devant un tel spectacle. Une chance que je sois true blood et non-humaine, je peux donc comprendre pleinement ce que vous avez fait, pourquoi et ce que vous ressentez. N’ayez pas honte devant moi, si ma présence ne vous importune pas, je resterais pour vous aider du mieux que je le pourrais. “


Elisabeth n’ajoute rien, se contentant de le regarder silencieusement, il savait, elle savait, ils n’avaient à présent plus de secrets, ou en tout cas, les principaux étaient tombés.
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Audric Mac Allistair
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Jeu 1 Mar - 13:27
ft. Elisabeth Tremblay
Le sang de trop... ou juste ce qu'il fallait ?
Humaine ou pas, ce triste spectacle sied très mal à sa douceur. Je songeais à quitter l'endroit, et elle semblait bien décidée à discuter. La rue ne m’appartenait pas pas après tout. Je... merde ! La pression redescendais trop lentement à mon gout. Je me forçais à être calme. Paniquer m'épuisais. C'était passé. Je devais oublier. Laisser lentement le ruisseau de sang se jeter dans un lac plus clair et limpide. Après tout il en était ainsi depuis un moment, et il en sera ainsi pendant longtemps encore. J'avais perdu jusqu'à l'envie même de me battre contre cet ordre des choses : le subir était déjà assez fatiguant.

“- Ce spectacle, je le connais. Je l’ai déjà provoqué, j’y ai déjà assisté, ne vous en faites pas, si je n’avais pas voulu être là, j’aurais déjà fait demi-tour. Avant même que vous ne me voyez en fait “

Je ne pouvais nier qu'elle avait raison... J'étais trop nerveux, paniqué, chaotique et désordonné quand ce genre de crise me prenait... Elle aurait put faire demi tour bien vite. Mais elle n'en avait rien fait. Elle avait fait preuve de... bonté ? Altruisme. Je devais l'avouer : cela me touchait. Cette jeune femme était habitée par une gentillesse agréable. Mieux, son allure, entre le doucement désinvolte et la tendrement reluisant lui donnait un air de mère attentionnée lorsqu'elle s'approcha de moi pour reprendre.
S'en devenait impossible de la voir capable d'un tel massacre... J'étais dubitatif sur ce point, je l'admet.

“- En effet, ça aurait peut-être été trop compliqué pour une humaine, d’ailleurs, elle aurait sûrement défaillis devant un tel spectacle. Une chance que je sois true blood et non-humaine, je peux donc comprendre pleinement ce que vous avez fait, pourquoi et ce que vous ressentez. N’ayez pas honte devant moi, si ma présence ne vous importune pas, je resterais pour vous aider du mieux que je le pourrais. “

Voilà qui confirmait mes soupçons comme mes doutes. Et en soit, elle ne m'était pas désagréable, sa compagnie, quand bien même sa nature la rendait, tout compte fait, capable de ce genre de tuerie. Quant à celle "honte" qu'elle pointait du doigt. ce devait être un peu de ça... Elle l'avait subi ?
Mais à la fois je voyais ça comme tellement plus compliqué. Tout l'était... compliqué.
Perplexe, je la jaugeais un peu du regard. Alors c'était une de mes semblables. J'aurais pus être surpris, et étonné. Mais à la fois, les bêtes qui marchaient sur cette terre étaient bien nombreuses. Finalement, je lui adressais un léger sourire, presque un peu trop léger et joyeux au vu du contexte. Sur mes lèvres, une fine pellicule de sang encore présente brilla légèrement à la lueur de la nuit, donnant un éclat particulier à mon visage.

"Pourquoi diable n’importuneriez vous ? Je m'estime déjà chanceux -enfin si j'ose dire- que vos yeux dorés ne me juge pas d'un regard trop inquisiteur suite à ma faute... Et que votre nature soit -pour changer- une qualité vous permettant de subir un si triste spectacle sans trop de mal. Bien que cela doit rester pénible à vos sens, enfin j'imagine."

Oui... moi aussi avant j'aurais peiné à rester ici... Mais après tout j'étais repus. Et puis... je n'étais plus aussi précis qu'avant au niveau de mon odorat comme de mon gout.
Je finis par lever délicatement les mains vers elle, semblant soulever un peu de poussière dans le mouvement. La première vint reculer une mèche derrière son oreille. Ciel : elle était trempée. Pire, l'eau piégée dans ses cheveux était aussi froide qu'une tombe. La pauvre... La seconde main se plaça devant elle, attendant qu'elle la saisisse, alors que la première retomba lentement le long de mon corps. Sur le geste, un coup de vent s’écrasa au sol, esquivant la petite gelée.

"Aussi permettez moi de vous proposer de quitter cet affreux endroit, théâtre bien fortuit et malheureux de sombres penchants que nous aimerions briser -tout les deux semblerait il ? N'ayez crainte pour ces pauvres erres, leurs restes peu harmonieux à l’œil ne peuvent permettre de me causer du tord : je suis une bête trop volatile pour le commun des gens de cette terre. Quand à leur âme, qui saurait dire... Mais nous avons fait au mieux au vu de notre condition. Aussi pourrions nous discuter de tout cela dans un lieu plus approprié et... plus au chaud ? True Blood ou humaine, vous m'en verrez navré de vous voir attraper, de surcroît, froid par ma faute."

Il était vrai : l'imaginer payer mon erreur par excès de gentillesse m'aurais attristé. Elle, peut importe d'où et de quand elle venait, elle n'était qu'une enfant à mes côtés, comme tous... Le monde entier était ma jeune sœur partant de là... Ce faisant, je refusais de lui porter préjudice pas excès de stupidité. Cela aurait été égoïste.
Pour autant... l'idée de parler avec elle m'était agréable. Je ne pouvais garder tout ce temps de solitude pour moi seul : j'en suffoquais de folie comme d'ennui. Et elle demeurait une oreille, et parfois j'en avais besoin de plus que des miennes. La sienne semblait douce et compréhensive. Je ne savais pas pourquoi, mais je le sentais. Mieux : je le savais. C'était une femme bien. J'espérais juste ne pas trop abuser de son temps, ni même de sa patience.

Seul on s'en sort toujours mieux, factuellement. On évite de parasiter le monde, de bloquer les gens, de les détruire. Mais la solitude ne retire-t-elle pas à la vie sa saveur ? J'en avais ses arômes en bouche depuis trop longtemps peut être... alors seul ou pas, je peinais à en recevoir le gout sur mes papilles ce soir là...

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Jeu 1 Mar - 15:20
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Le sang de trop ... Ou juste ce qu'il fallait ?  

Ce réapprovisionner en poche de sang m'aurais éviter d'être spéctatrice de ce triste spectacle. Mais m'aurais aussi empêcher de rencontrer Audric. Bonne ou mauvaise chose ?

“Le sang s’hérite et la vertu s’acquiert, et la vertu vaut par elle seule ce que le sang ne peut valoir.”
Elle pouvait presque imaginer les hurlements des monstres qui jonchaient le sol. Leurs cris, le bruit du sang qui gicle puis le silence pesant de la mort. Elle pouvait presque sentir la folie qui l’avait habité, la soif de .. De quoi au juste ? Sang, Vengeance, Meurtre ? Elle ignorait ce qui lui était passer par la tête au moment où il avait commis ses actes, personne ne le pouvait. Elle ne pouvait que supposer et imaginer mais certainement pas le juger. Pourquoi ? La question ne ce posait pas, on ne fait pas la morale à quelqu’un lorsque l’on est pas mieux, et la ce n’était pas le cas.

C’était un homme difficile à cerner, elle ne réussissait pas à savoir s'il était déprimé ? Mal ? Ou bien si c’était juste un contre coup de la folie qui l’avait habiter ? Elle n’avait pas pour habitude de faire confiance aux gens aussi facilement, habituellement elle, ce serait sans aucun doute sentie triste pour lui, mais elle aurait rapidement passer son chemin. Sauf qu’avec lui, c’était différent, sans qu’elle ne sache réellement pourquoi. Sans doute parce que lorsque ça lui était arrivé pour la première fois, elle aurait aimé avoir une présence rassurante pour lui dire que ça irait, qu’elle allait s’y faire et que ce n’était pas de sa faute, même si c’était faux. Elle, avait dû supporter ça seule. Elle n’en avait parlé à personne, ni parents adoptifs, ni amis. Les adolescents sont contradictoires, ils veulent leurs libertés, mais ils veulent l’attention des autres, la tranquilité, mais une compagnie qui ne les importunes pas, de l’aide, mais sans vouloir la demander. En sors fort intérieur, Eli’ avait espérer que ses parents s’en rendraient compte d’eux même, qu’ils auraient ce sixième sens que seuls ont les parents pour détecter un bon d’un mauvais jour, elle ne pouvait cependant pas leurs en vouloir. Comment aurait-elle pu ? Ils n’étaient pas, ces vrais parents, ils n’avaient aucun sixième sens, malgré tout leurs efforts.

Ses pensées l’avaient submergé, elle, c’était replongée dans le passé quelques instants, son regard perdu dans le vide. Lorsqu’elle revint sur terre, elle se rendit compte qu’il lui souriait, un sourire de façade sans aucun doute, il était impossible de changer d’humeur aussi rapidement en vue de ce qu’il venait de se passer. Son regard la détaillait un peu, comme s'il essayait de comprendre quelque chose, doutait-il de sa nature ? Peu probable, et si c’était le cas, il ne lui faudrait pas grand chose pour le lui prouver. Elle se perdit à son tour dans la contemplation de son visage. Ses yeux, écarlates, sa peau qui semblait aussi voir plus délicate que la sienne et ses lèvres, qui brillaient d’un éclat pourpre. Ce n’était pas une beauté commune, il n’était pas ténébreux et musclé comme le mannequin d’une couverture de magazines ou blondinet fragile d’une beauté pure. Lui, était d’un tout autre niveau, d’une beauté insolente, ses cheveux et ses yeux d’un rubis profond apportaient une touche de mystère à son élégance naturelle. Il cachait quelque chose, un passé douloureux ? Quoi que ca puisse être, ça rajoutait à son charme.

“- Comment pourrais-je vous juger ? Je ne suis pas là pour ça et je serais bien mal placée. Je ne suis pas sûr que ce soit une faute, je doute que vous puissiez faire ça à des innocents n’est-ce pas ? Les rubis que je vois en face de moi ont bien trop de bonté pour ça, j’en suis convaincu. Quant à moi, disons simplement que ce n’est pas la vue qui m’importune le plus “

La main qu’il levait vers elle la surpris un peu, mais elle ne bougea pas, le laissant replacer une mèche rebelle derrière son oreille d’un geste doux. S'il pensait quelque chose, elle ne parvint pas à en déterminer de quoi il pouvait sagir, il restait terriblement secret. Elle n’avait pas immédiatement saisi la main qu’il lui avait tendue, elle avait mis quelques secondes à réagir, hésitant légèrement. Elle finit par déposer sa main dans la sienne, une main bien plus petite et froide, encore plus qu’à l’accoutumé. L’herbe crissa sous ses pas alors qu’elle s’approchait un peu, comme pour signifier qu’elle le suivrait. Un silence qui ne dura que quelques secondes lui laissa le temps d’entendre le vent passer dans les branches, les bruits de la circulations non loin de là, à quelques rues seulement et les mammifères nocturnes qui, sortis de leurs cachettes brisaient le calme nocturne.

“- Je vous suis, avec plaisir. À vrai dire, ça semble terrible à dire, mais je n’ai que faire de leurs sorts, il feront moins de mal mort que vivant, je suppose. Il me semble plus important de nous occuper de nous, qui avons l’éternité à supporter plutôt qu’eux qui gâchent leurs courtes vies. J’avoue avoir un peu froid, mais ce n’est pas de votre fait, je vous assure. j’habite non loin d’ici si vous voulez.“

Partir était une bonne idée. Non, ça devenait indispensable avant qu’elle ne ce maîtrise plus. Elle n’était pas tout à fait certaine qu’inviter un inconnu à se rendre chez elle était une bonne idée, mais il lui inspirait confiance et s’éloignait de cette odeur métallique et délicieusement attirante devenait sa priorité, maintenant qu’elle était certaine qu’il allait bien. Elisabeth lui sourit avec douceur, l’invitant à la suivre d’un air avenant, elle savait être douce quand elle le voulait, elle parvenait même à se surprendre elle-même.
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Justicier invisible ou terreur sanglante
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Audric Mac Allistair
Justicier invisible ou terreur sanglante
Dim 4 Mar - 16:41
ft. Elisabeth Tremblay
Le sang de trop... ou juste ce qu'il fallait ?
J'avais vécu bien trop de ces folies, bien trop de ces massacres. Mais... celui ci était différent. Cette femme. Elle semblait comme perdue dans un océan vermeil. Son regard hagard semblait comme demander où elle se trouvait. Son air, enfantin ? Après tout bien trop de choses me semblaient enfantines... C'était l'âge ça. Mais elle, c'était différent. Petit bout de femme trempée d'eau dans une mer de sang. Était-elle réellement à sa place ? J'en doutais. Mais à la fois, qui avait sa place dans un tel enfer ? Je ne souhaitais cette torture de l'éternité à personne... pas même à mon pire ennemi. Et pourtant ce dernier y était soumis au même titre que moi... Arhiman...

“- Comment pourrais-je vous juger ? Je ne suis pas là pour ça et je serais bien mal placée. Je ne suis pas sûr que ce soit une faute, je doute que vous puissiez faire ça à des innocents n’est-ce pas ? Les rubis que je vois en face de moi ont bien trop de bonté pour ça, j’en suis convaincu. Quant à moi, disons simplement que ce n’est pas la vue qui m’importune le plus “

Innocent... Malheureusement ce simple réconfort d'idée en était pire d’hypocrisie. Cette "innocence", c'est tout ce qu'on perdait en punissant ceux qui ne l'avaient pas. Ou qui l'avaient perdus. Partant de là, une fois qu'on avait puni une première fois, notre futur bourreau pouvait il vraiment se dédouaner de notre meurtre par cette simple pensée ? Et définitive, je le méritais, et je comprendrais qu'un jour le sort me réserve telle fin... Ce n'était que justice, et je ne pouvais faire appel à elle que lorsque cela m'arrangeait. J'en avais déjà trop abusé, d'hypocrisie.

“- Je vous suis, avec plaisir. À vrai dire, ça semble terrible à dire, mais je n’ai que faire de leurs sorts, il feront moins de mal mort que vivant, je suppose. Il me semble plus important de nous occuper de nous, qui avons l’éternité à supporter plutôt qu’eux qui gâchent leurs courtes vies. J’avoue avoir un peu froid, mais ce n’est pas de votre fait, je vous assure. j’habite non loin d’ici si vous voulez.“

Je lui répondis par un léger sourire. Après tout, ce n'était pas de sa faute. Et elle même ne se rendait probablement pas compte de l'horreur d'hypocrisie et de lâcheté qu'elle venait de développer. Après tout, elle était jeune. Même si tout était relatif. Elle pensait bien faire, et rien que voir cette pensée était réconfortant. Elle voulait que j'aille mieux, et ça me suffisait pour aller mieux. Ma fois, nous aurions tout loisir de philosopher sur la faute, l'erreur et la justice plus tard. Dans quelques heures ou quelque siècles d'ailleurs.
Ainsi, je me contentais de lui offrir mon bras pour le trajet, et ce par simple réflexe je l'admet volontiers. Pour cette fois, nous allions nous contenter de la voie terrestre : comme elle préférait. Pour autant, je semblais attentif à elle. Après tout, je ne connaissais pas son adresse. Pas encore du moins.

"En ce cas je vous laisse nous guider ma chère. Loin de moi l'idée de vous commander, ou même de vous forcer à quoi que ce soit. Mais je dois admettre que nous rendre chez moi serait un peu plus... compliqué ?

Je laissais alors un léger silence s’installer, comme pour chercher mes mots.

"Mais quoi qu'il en soit, je ne peux que vous remercier. Une compagnie autant fortuite qu’agréable qu'est la votre rend le souffre de cette nuit plus respirable, l'encens de la lune plus agréable, et le fer de leur sang plus supportable...

Je semblais un peu accablé... comme plongé dans une tristesse digne et fière. Pouvais-je vraiment demeurer dans ce mensonge sans revenir sur cette vérité qui martelait ma conscience ? Je ne voulais pas répondre, mais balayer de doute me devenait indospensable.

"Pour autant, nul crime ne pardonne un crime semblable, voir pire, afin de mettre un terme au premier. Ou même pour le punir d'ailleurs. Voyez, si vos propos auraient pus apaiser des jeunes âmes telles que vous, la mienne à trop d'âge, et peut être de désespoir, pour y croire. Mon seul espoir que mon bourreau futur pansera son âme de telles pensées hypocrites afin de rendre mon meurtre plus supportable à son esprit. Après tout, je ne suis qu'un assassin de plus. Je ne relève là qu'une considération factuelle et réelle. Hanter une pauvre âme jusqu'à sa mort, et post mortem, serait le pire des échecs à mes yeux.

Ma voix était posée, calme, presque résignée. Pour autant, elle n'en restait pas dépourvue d'une mélancolie douce, lancinante, à la limite du vicieux. Tout autour de moi, la petite brume dorée s'enroula sur mes bras. Et on aurait pus les prendre pour des chaines l'espaces d'un instant. J'étais ainsi : un prisonnier. Prisonnier de mi même et de ce que j'avais toujours été. La Lune dans le ciel, tombée en croissant, pleurait pour moi de petite perles d'étoiles par ses extrémités. Louable pleureuse qui cherchait à faire percer mon âme par delà du firmament. Certains humains font cela avec leurs morts... Mais je n'ai jamais vraiment comprit pourquoi.
Et eux ne comprenaient pas le danger qu'ils vivaient avec nous. Ni même celui que nous étions pour nous même. Qui tache ses mains de sang accepte qu'un autre tache les siennes de son sang. Je l'avais accepté tant bien que mal. Et peut être qu'à ce moment là, je comprendrais à quel point il est doux d'être pleuré, et j'en remerciais ces pleureurs attentionnés. Moi, je ne me pleurais même pas. Triste vérité où une vieille âme en vient à détester sa propre essence...
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Louange Strauss
Ange déchu ou usurpateur
Sam 10 Mar - 14:07

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