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Prise de contact [feat Tyler Komiyada]






Invité
Invité
Mer 24 Jan - 20:54
Tyler Komiyada. Cela faisait un moment qu’elle le surveillait. Il prenait de l‘importance l’air de rien le petit. En un sens, cela l’agaçait un peu : il fallait admettre. Même si elle ne l’admettais pas…  Il avait agit pour de nombreux esclaves et autres subalternes. Une mère Theresa parmi tant d’autres. En soit, elle n’avait aucune envie de se la jouer bon samaritain avec lui. Rien que sa niaiserie la faisait vomir…
Il était riche, très riche. Ouè bon, ça se comprenait ce qu’il faisait alors. Même si Noctra trouvait ça débile : il fallait qu’il voit venir l’idiot. Alors de l‘argent, il n’en avait jamais assez. Mais quoi, le petit bourge, fils de bourge, s’ennuyait ? Du coup il se la jouait « justicier » ? Ça allait lui faire tout bizarre quand il se prendrait le retour de bâton. Oui bon : il savait se battre. Ça aussi elle était au courant. Et alors ? Ce n’était qu’un simple humain. Dans ce monde il y avait mille et une personne capables de l’abattre, dans la rue, comme un chien. Il était sur un petit nuage, et la descente allait être rude. Autant commencer au plus tôt alors. Elle s'en régouissait déjà de "l'aider".

Cette nuit là, Noctra avait décidé de « prendre contact ». Elle avait préparé ses cartes, son plan. Son but : faire comprendre à ce millionnaire qu’il avait mit un pied dans la cours des grands. Ainsi, elle était resté autour de son domaine, assez éloigné pour ne pas être vu par un domestique attentif toute la soirée durant.

« Eyes, tu me reçois ?
-Cinq sur cinq. J’ai un œil sur la grand-mère, je répète : j’ai un œil sur la grand-mère.
-Parfait, j’entre dans la maison de retraite. Je répète : j’entre dans la maison de retraite. Terminé. »


Bien sûr, elle n’y allait pas seul. Après tout, il faut toujours savoir garder ses arrières. Cette fois, elle était venue avec Eyes : une partisane très douée au fusil à précision. Elle était planquée sur un toit éloigné. Juste assez prêt pour avoir la cible en visu. Les deux étaient en contact radio.
Un regard rapide sur sa montre. Noctra fit le décompte : la cible allait entrer dans son bureau dans six minutes trente cinq.

« Code vert, je répète, code vert. »

Et elle s’élança vers la bâtisse. Et elle entra finalement par une fenêtre qu’un domestique était justement en train de fermer. Dans le mouvement, ce dernier détourna le regard, intrigué, juste assez tôt pour voir une crosse lui fracasser le front. Assommé. Cela suffira pour le moment. Sans perdre un moment -ni même installer l’inconscient d’ailleurs- elle s’élança dans le couloir. Invisible, elle ne pouvait être vue de loin. Et elle prenait soin de rendre le moindre de ses pas très discrets.
Assez vite, elle tomba sur la fameuse pièce. Elle était fermée. Elle regarda de nouveau sa montre. Il était en retard… Merde. Intriguée, elle jeta un regard à gauche, à droite, avant de s’enfoncer dans une alcôve et contacter Eyes dans un chuchotement à peine perceptible -les micros qu’elle utilisaient étaient très sensibles justement pour ce genre de cas.

« Eyes, tu me reçoit ?
-Cinq sur cinq. J’ai  un œil sur grand-mère. Je répète : j’ai un œil sur grand-mère. Elle sera en visu de l’entrée de infirmerie dans 10, 9, 8, 7, 6, 5, 4, 3, 2, 1, 0.
-Terminé. »


Elle coupa rapidement tandis que la cible apparut au détour du couloir. Calme, très calme. Noctra avança à pas de loup dès lors que Tyler fut en face de la porte. Elle se glissa dans son dos, juste derrière. Elle était tellement concentrée qu’elle en ralentissait son rythme respiratoire. Ses pas, déjà feutrés devinrent plus doux que le velours. Imperceptible. A peine une légère lueur dans le coin de son regard : Noctra était persuadée qu’il n’avait rien vu.
Entrant avec lui, à sa suite, elle se décala jusque comme il fallait pour le laisser fermer. Puis elle s’éloigna tout en restant dans son dos. Sur le chemin, elle avait laissé glisser une petite balise derrière un pot de fleur. Juste au cas où. Il fallait bien qu’elle garde un terrain d’avance. Elle le laissa s’asseoir, prit un temps, bien le temps pour qu’il s’affaire un peu, avant de lancer la conversation.

« Tyler Komiyada. Enchanté, enfin façon de parler. On peut parler ? »

Un léger rire raisonna. Elle se délectait déjà de sa surprise, sa détresse. Elle l’imaginait déjà sursauter et paniquer…
Quoi ? Rien ?!





Invité
Invité
Dim 18 Fév - 0:05
détails
Prise de contact.
Bonsoir.
ft. Noctra
Ʃkaemp はは ™️

Encore un soir des plus classique au manoir Komiyada, cela faisait maintenant quelques années que le fils prodige avait pris les rennes de la maison et de la compagnie textile de son père. Ce dernier avait su exploiter le potentiel de cette dernière et avait démultiplié les bénéfices tout en supprimant l'esclavage dans ses usines, un coup de maître parfaitement orchestré, il fallait bien l'avouer. Cela dit, il ne s'occupait désormais que peu de l'entreprise, hormis quelques dossiers qu'il tenait à traiter lui même, ne faisant pas entièrement confiance à la façon de faire des actionnaires et des co-dirigeants à qui il avait donné un peu de pouvoir contre des paies plus élevées qu'un employé lambda. La vie était donc assez monotone pour Tyler, malgré ses actions plus ou moins secrètes dans les mouvements de rébellions, il avait créé un véritable empire informatif, il fallait bien admettre que Tyler était doué pour ça, créer des empires, financiers ou informatif, les deux lui réussissaient à merveille. Certains échos du lointain commençaient à comparer sa "branche" d'informations aux ghosts, cet organisme secret dont Tyler n'avait qu'à peine pu entendre parler malgré de grands efforts. Il respectait leurs talents d'informateurs et d'espions, estimant qu'un organisme dont on sait si peu de choses était forcément un organisme bien ficelé.

Ce soir, Tyler devait traiter encore une affaire qui l'énervait, il avait eu un dossier d'observation de la part d'un des chef et informateur qu'il avait placé dans son usine de chaussures, ce dernier ayant signalé que quelques petits chefs essayaient de convaincre, dira-t-on, une de leur collègue à... aller faire un tour avec eux, après tout, bien que payée comme eux, elle n'était qu'une "putain d'esclave hybride". Tyler condamnait ces exactions avec fermeté et il devait rédiger le dossier administratif ce soir afin qu'ils ne reprennent pas le poste dès le lendemain. Il était hors de question de leur poser le moindre avertissement, un renvoi pur et simple allait être formulé, remis en main propres par Tyler d'ailleurs, qui n'allait pas manquer de leur rappeler qui dirigeait et posait les règles du jeu. Il avait d'ailleurs, dès réception du dossier, placé la jeune femme sous protection, afin qu'elle ne subisse pas de réprimandes de la part de ces abrutis congénitaux.

Avant ça, Tyler prit son repas comme chaque soir, à 19h, un repas excellent bien que la solitude le pesait parfois. Il aimait la solitude, c'était un fait, mais il aimait tout de même avoir de la compagnie de temps à autres, ce soir, il était un peu dans cette configuration de pensée, il cogitait et cette affaire de tentative de viol lui rappelait un peu ses conditions de naissance, qu'il ne connaissait pas dans les détails mais qu'il avait tout de même un peu en travers de la gorge. Le fumet de la viande et des mets qui lui étaient portés savaient, en tout cas, réduire un peu sa peine et lui remettre l'entrain nécessaire à la réalisation de sa tâche, peu physique, certes, mais ennuyeuse et pesante de chef d'un empire commercial. Il préférait de loin sa vie "secrète", il fallait bien l'avouer.

Après ce repas frugal, il prit le temps de saluer et de remercier son personnel, il ne le faisait pas tous les soirs mais ce soir, il se sentait le cœur à le faire, puis il monta le grand escalier du hall, prenant ensuite le couloir de l'aile gauche afin de rejoindre son bureau, au fond du couloir. En passant la porte, il sentit comme un courant d'air derrière lui, pensant à une fenêtre pas encore refermée par son majordome, il n'en tint pas rigueur et lui rappellerait simplement à son passage, d'ici une heure ou deux, afin de lui apporter son habituel café, sachant que son employeur allait travailler jusqu'à tard dans la nuit, de refermer cette fenêtre, si elle n'a pas été refermée entre temps.

Tyler pris donc les éléments du dossier qu'il devait traiter puis s'installa à son bureau, s'activant pour que ce dossier long et fastidieux soit terminé au plus vite. Quelque chose vint cependant perturber son plan de travail de la soirée, une voix retentit dans le bureau, une voix de femme. Cette dernière était inconnue de Tyler et avait un accent un peu chantant, comme celui que l'on pouvait entendre chez les espagnols, bien que Tyler ne puisse en mettre sa main à couper, n'ayant pas eu l'occasion d'aller là bas, n'y ayant pas d'affaires à traiter. Malgré ses sens plus développés que la moyenne, Tyler ne parvint pas à localiser son invitée inattendue, il arrivait tout juste à sentir son odeur, très légèrement, maintenant qu'il avait pris conscience qu'il n'était plus seul. Qui était-elle ? Une mercenaire engagée par un connard viré par Tyler ? Ou encore par un maître a qui il a retiré son joujou ? Impossible à dire, il avait agi tellement de fois pour les esclaves, il ne comptait plus ses sauvetages et ses libérations. Pourtant, il n'était que très peu de cas où l'on pouvait lier Tyler aux affaires, la plupart ayant été réalisées dans la discrétion la plus totale. Tyler avait bien des ennemis, mais si cette femme avait été là pour le tuer, il serait déjà mort, cette hypothèse était donc d'ores et déjà écartée pour le jeune homme... mais la question demeurait, qui était-elle ?

Sans même sursauter ou montrer quelque signe d'inquiétude ou même de surprise, Tyler, le nez dans son dossier, continuant de ratifier mot à mot chaque terme de l'exclusion de ses deux employés écervelés, prit tout de même le temps de répondre à son invitée qui semblait très sûre d'elle quant à son effet dramatique, peut être un peu trop théâtral, que de gâchis de talent que d'arriver avec tant de fanfaronnade, c'était digne d'une fiction pour adolescent qu'on trouvait dans les journaux, ceux qui parlent de super-détectives ou encore de héros aux pouvoirs sur-humains. Bref, au moins, il savait que cette personne était pleine d’orgueil et que son manque de réaction allait au moins l'ébranler. Il répondit donc, sans détourner les yeux de son dossier.

-Bonsoir, prenez donc un siège, ne restez pas dans un coin comme une mendiante. Désirez vous quelque chose à boire ? Il serait dommage de s'assécher complètement le gosier à parler sans même une tasse de thé ou de café. Je ne me présente pas vu que vous semblez connaître mon nom, ce qui est un plus quand on s'invite chez la personne, il faut bien l'admettre. Me ferez vous l'honneur de décliner votre identité ?

Tyler ne leva pas le nez de son dossier tout le long de ses quelques mots, imperturbable et complètement impassible face à une situation qui devrait pourtant le glacer sur place. Il avait pour politique de rester calme, de toutes façons, paniquer ne le sauverait pas s'il était en danger de mort et serait futile s'il ne l'était pas, donc pourquoi donc y céder ? Il préférait d'autant plus jouer sur cet effet pour déstabiliser son invitée surprise, qui aurait voulu, à n'en point douter, que l'homme d'affaire en retourne son fauteuil, se retrouvant les quatre fers en l'air et le pantalon mouillé, suppliant de l'épargner, il n'en fut donc rien de tout cela et en prime, il n'en était pas même désolé, pas le moins du monde.

Hors-sujet.






Invité
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Dim 18 Fév - 7:51
Elle devait imposer le respect dans ses moindres paroles. Noctra cultivait la peur comme on choyait son image de marque. Pour elle, la théâtralité de ses entrés en scène était son fond de commerce. Toquer à la porte,c’était banal. Apparaître comme par magie dans le dos de sa cible, en un instant d’intimité totale pour lui, ça c’était mesuré et travaillé. En soit, elle jouissait aussi de ce sentiment de supériorité. Celui de se sentir glisser partout, sans que rien ne puisse la stopper. Elle n’était pas invincible. Mais c’était tout comme : elle était invisible.

-Bonsoir, prenez donc un siège, ne restez pas dans un coin comme une mendiante. Désirez vous quelque chose à boire ? Il serait dommage de s'assécher complètement le gosier à parler sans même une tasse de thé ou de café. Je ne me présente pas vu que vous semblez connaître mon nom, ce qui est un plus quand on s'invite chez la personne, il faut bien l'admettre. Me ferez vous l'honneur de décliner votre identité ? 

Quoi ? Comment osait-il ?! Ce ton supérieur, ce crachin de conneries ? Comment osait-il la traité de mendiante ? Une mendiante c’était dan la rue, seule, dans le froid. Elle… c’était différent. Elle était une ombre : partout et nulle part à la fois. Elle…

« L’enfoirée ! Laisse moi le tuer !
-On est là pour parler… Rappelles-toi…
-Putain… Ma patience à des limites… »


Elle bouillonnais de rage. Mais je parvenais à rester calme. Il le fallait. Cette homme pouvait nous être d’une utilité importante. Il le fallait. Noctra pris finalement une grande inspiration -silencieuse par réflexe- avant de contourner le bureau. Elle passait ainsi de ses arrières à son champ de vision. Pour autant, elle n’avait pas désactivé ses nanomachines de furtivité. Et si en se concentrant, Tyler pouvait percevoir une légère silhouette, elle avait prit le soin de faire claquer ses talons tout le long de son trajet qu’elle fit juste un peu durer en lenteur. Elle alla même jusqu’à s’asseoir sur le bureau même, en face de Tyler, tordant à demi son dos pour regarder ce dernier droit dans les yeux

« Allons bon, mon cher. Verrais-tu vraiment une personne que tu viens te traiter de mendiante ainsi décliner poliment son identité ? Laisse moi rire, tu ne me donnes même pas envie de me décarcasser pour toi là. De la politesse vient le respect et la considération,de ses interlocuteurs. Pas l'inverse. Cesse de m'insulter, et je te respecterais en déclinant mon identité, comme tu dis. »

Plus elle se rapprochait, plus la silhouette était nette. Sur ses mots, elle s’offrit même le luxe de poser son doigt sur le nez de Tyler. Le touché était bien sensible pour elle comme pour lui. Disons, qu’elle voulait le chatouiller un peu, piquer sa curiosité.

« Et m’offrir le café est une intention louable, mais pas suffisante pour palier à ton insulte Tyler. Après tout pourquoi une espionne de mon calibre irait jusqu’à risquer l’empoisonnement, le tout en acceptant gracieusement l’offre d’un homme possédant un domaine dans lequel elle vient d’entrer par effraction ? »

Sur ces mots, elle fit glisser une balise à la droite de Tyler avant d’activer la première. Elle se retrouvais ainsi bien plus loin de l’individu, derrière le pot de fleur. La brisure spatio-temporel avait du le déstabiliser pendant quelques secondes. Et c’est ce qu’elle voulait. Il pouvait toujours la voir, bien plus faiblement cependant. Et il fallait la repérer.

« Je ne suis qu’un humble fantôme cher ami, mais pas né de la dernière pluie ! D’ailleurs, désolé pour le valet qui fermait les volets, humaniste.
-Tu… mais tu l’a pas tué ?
-Bien sûr que non… Il suffit de lui faire croire.
-Tu… enfin merde. Il est en face de toi et prêt à t’écouter. Pourquoi ne pas juste lui parler ?!
-Ah la fermes ! Rien n’est aussi simple. »


Rien n‘était aussi simple. En définitive, Noctra voulait garder un coup d’avance. Le gruger pour dominer l’échange. Elle était méfiante… et elle avait sûrement raison. J’étais juste trop naïve de penser pouvoir baisser ma garde face à lui…
Méfiance est mère de sûreté, et nous étions ses filles. Deux belles jumelles. Deux...





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Lun 26 Fév - 17:01
détails
Prise de contact
Comédie.
ft. Noctra
Ʃkaemp はは ™️

Théâtralité, comédie, arrogance, trois mots qui allaient bien pour la situation actuelle. L'invité surprise de notre homme d'affaire ne manquait pas d'air et semblait bien motivée à inspirer la crainte avant d'imposer le respect. Pas de chance, elle n'était pas tombée sur le petit gratte-papier qu'elle s'attendait sûrement à trouver. Tyler s'attendait, pour ne pas dire qu'il espérait un peu, à mourir à chaque minute. Devant un étalage tel de comédie pour faire une introduction aussi ridicule, Tyler n'avait pu que présenter une réponse prosaïque qui, visiblement, ne plaisait pas énormément à cette dame de l'ombre. Des dames de l'ombre, il en avait vu beaucoup dans certains quartiers, mais elles ne s'introduisaient pas dans les manoirs comme ça, elles attendaient plutôt d'y être invitées par l’appât du gain. Mais l'heure n'était pas aux paroles démesurées et aux insultes faciles, il y avait un jeu de pouvoir qui s'installait et Tyler ne perdait jamais à ces petits jeux, c'était son petit secret. Il n'était pas le plus fort, une balle dans le crâne rendait tout le monde égal, ça, il le savait et il s'en fichait éperdument, la seule chose qui avait de l'importance, c'était son combat et il comptait bien le mener jusqu'à son dernier soupir, qu'il soit ce soir ou dans deux siècles.

Se sentant sûrement insultée par le peu d'entrain éprouvé par Tyler face à sa démonstration pitoyable, l'intruse à l'accent hispanique prit plaisir à faire sonner ses talons à chaque pas qu'elle faisait, pour bien marquer sa courbe et accentuer le fait qu'elle était pseudo invisible... enfin, plutôt bien camouflée. Elle ignorait tout de même, comme tout le monde, de toutes façons, que Tyler avait des sens plus développés qu'un humain lambda, donc là où quelqu'un n'aurait rien vu d'autre qu'une très légère silhouette, lui pouvait parfaitement discerner la forme de cette femme, bien qu'elle restait translucide et quasiment invisible. Impossible d'établir le procédé utilisé pour un tel camouflage mais c'était plutôt efficace, un bon point, dommage qu'on ait donné ces capacités à quelqu'un d'aussi... extravagante, pour ne pas entrer dans un débat houleux sur ses capacités.

La voilà qui s'offusquait ouvertement d'une pique lancée par Tyler, quel culot. Ce dernier avait à ce moment la sensation de faire face à un chat empreint d'arrogance ou d'une adolescente en colère parce que son père, son petit ami ou tout ce que vous préférez n'a pas cédé à son caprice. Malheureusement, bouder ne fera pas craquer Tyler et faire la moue ne suffira pas à lui faire passer un petit caprice de princesse. Le jeu était ouvert et il n'y avait qu'une option : vaincre.

Elle exposait ses arguments et ses intentions en essayant de se voiler d'un mystère pitoyable, si seulement elle pouvait assister à la scène du point de vue du Lycan, elle se trouverait elle même ridicule... à moins que son ego refuse de le voir. Cependant, certaines de ses paroles ne purent pas passer inaperçu aux oreilles de Tyler. Déjà elle savait se méfier, c'était déjà pas mal... mais se méfier du café d'un homme qui ne s'attend pas à avoir de visite, autant dire que c'est de la paranoïa, pas de la méfiance... quant à ces dernières paroles, il fallait bien espérer que ce soit du bluff, sans quoi Tyler aurait une nouvelle cible à abattre sous peu, cependant cet entretient resterait sous le joug d'un sang froid infaillible, quoi qu'il advienne. Un homme de son statut se devait de rester de marbre, peu importe la situation et les enjeux, montrer quelque forme de faiblesse lui donnerait de la marge de manœuvre et c'était à éviter absolument. Elle avait donc peut-être abattu un de ses domestique juste pour entrer... Tyler pariait grandement sur le bluff, il y avait sûrement bien eu effraction devant un domestique, ce dernier était très certainement assommé et endolori dans un coin du manoir, désolé pour lui... mais aucun espion doté de quelques intentions autres que de tuer le maître des lieux ne prendrait autant de risques pour les affaires et toute forme de négociation, ce n'était là encore qu'une tentative futile et immature d'intimidation. Tyler ne savait pas à qui il avait affaire mais il avait l'impression de faire face à un petit caïd de gang débutant à qui on aurait donné des équipements de pointe, c'était d'un pitoyable sans précédent.

-Il est fort regrettable de vous arrêter au caractère offensant de mes propos, très chère dame, cependant... veuillez prendre en considération qu'il n'est pas très aisé de prendre en patience une personne s'introduisant dans votre domaine, fanfaronnant en prétendant avoir tuer un loyal employé qui officiait depuis plusieurs années dans ces lieux et, qui plus est, en plaçant un tireur d'élite à sa fenêtre.

En disant ces dernières paroles, Tyler releva une fois le nez du dossier qu'il continuait de traiter avec une désinvolture sans précédent. Il fit pivoter son fauteuil, adressant un salut de la main vers le seul toit où un tireur aurait pu s'embusquer. Il n'avait aucune certitude quant à ce qu'il avançait, mais le bluff était un de ses grand talent et il savait bien que l'angle visé était la seule option possible pour un sniper, il n'était pas bête au point de n'avoir pas vérifié ça avant de reprendre le bureau de son père pour de bon... l'invitée chantante n'était pas la seule paranoïaque du pays.

Ce tour de fauteuil fut court, vu qu'il s'en retourna aussitôt à son dossier, qu'il voulait clôturer rapidement, entretient spécial ou pas.

Voilà qu'elle s'était téléportée derrière un pot de fleur, très bien, impressionnant tour de passe-passe, il fallait bien l'avouer, cependant il en faudrait toujours plus pour déstabiliser Tyler qui en avait déjà vécu, des attaques chez lui et des tentatives d'assassinat, après tout, il était un notable politique qui manifestait pour mettre un terme à l'esclavage et il détenait une entreprise énorme qui le rendait riche à millions... il avait bien plus d'ennemis que d'amis et même ces derniers en étaient rarement vraiment.

-Restez donc prostrée dans un coin, derrière mes fleurs, si cela vous chante, mes fauteuil devant le bureau restent à votre disposition, je ne suis pas là pour vous apprendre à vous tenir en société. Si vous êtes venue ici ce soir, c'est soit pour me parler, soit pour me tuer. Cela dit, à moins d'aimer le théâtre plus que je peux l'aimer, il serait idiot de perdre autant de temps en parlotte avant d'abattre une cible, j'en déduis donc, étant encore en vie, que vous voulez me parler. Je vais donc vous laisser parler, j'ai encore fort à faire cette nuit. Quant à votre identité, si vous ne voulez pas vous présenter, libre à vous.

Bien évidement, tout ceci était encore prononcé par un Tyler bien plus concentré sur ses paperasses que sur son hôte. Face à l'impulsivité de son invitée, il savait bien que cette désinvolture et cette provocation non dissimulée lui faisait prendre d'énormes risques, cependant il n'allait pas calmer son jeu pour autant. Après tout, le calme, c'est lui qui l'imposait actuellement, avec son ton serein mais ferme, son attitude absolument détendue et... son nez plongé dans son dossier. La seule personne nerveuse ici, c'était bien cette femme à l'accent étrange que Tyler ne pouvait qu'identifier comme Latin... cette femme avait le sang chaud, au moins, ça collait au clichés véhiculés sur les hispaniques. Il n'avait cependant pour le moment que peu d'éléments sur cette femme hormis le fait, il l'avouerait volontiers si on venait le lui demander, que sa voix lui plaisait beaucoup... Il n'avait pas souvent l'occasion d'avoir autre chose qu'un japonais parfait ou un américain gras et peu ragoûtant, d'autant plus que le monde des affaires, surtout internationales, restaient tout de même principalement tenues par des hommes et souvent des hommes gras et imbus d'eux même... un peu de voix chantante et féminine, ça ne faisait pas de mal... même si cette dernière venait avec une promesse de souffrance, si ce n'était pas de mort.

Hors-sujet.






Invité
Invité
Jeu 1 Mar - 9:52
Prise de contactft. Tyler Komiyada

Ce type l'agaçait. Et pas qu'un peu. Son calme chronique lui donnait des allures de pantin désarticulé. Son phrasé plus ampoulé qu'un œuf dans le cul d'une poule, un ton de répondeur téléphonique. Il avait une leçon à recevoir, et elle voulait lui donner dans les règles de l'art. Pour autant, je me sentais comme...
mal. Quelque chose n'allait pas. C'était différent avec lui. La loi de la peur semblait lui être totalement étrangère... pourtant c'était sa seule arme... Merde ! On était désarmée.

"Mais non, t'inquiètes. tout le monde finit par implorer poliment pour sa vie. C'est comme la torture : chacun à son point de rupture.
-Et si le sien et trop loin ?
-Tant pis : c'est qu'il ne vaut pas vraiment le coup auquel cas. Comment un suicidaire saurait nous êtres utile ?
-Évite de lui faire du mal s'il te plait... quand même...
-Ahh ça va, on verras de toute façon."


On verra. Et j'avais peur de voir. Noctra voulait aller jusqu'au bout -elle n'était pas du genre à avoir froid au yeux pour toute affaire de violence ou de cruauté. Mais moi... si... Cela comptait-il ? Enfin, je n'étais pas un ange pour autant mais merde, elle était pire. Même si elle faisait cela pour notre bien commun ? Après tout il y a finalité et procédés... Et si pour elle la fin justifie les moyens, elle avait atteint mes limites depuis bien longtemps, sauf exceptions que je ne voulais pas imaginer...

"Il est fort regrettable de vous arrêter au caractère offensant de mes propos, très chère dame, cependant... veuillez prendre en considération qu'il n'est pas très aisé de prendre en patience une personne s'introduisant dans votre domaine, fanfaronnant en prétendant avoir tuer un loyal employé qui officiait depuis plusieurs années dans ces lieux et, qui plus est, en plaçant un tireur d'élite à sa fenêtre."

Putain ! La il le cherchait. Si ses propos -surtout les derniers- me provoquèrent un haut le cœur, ils firent rire Noctra. Il savait ? Il savait ! Il savait... J'en frissonnais de doute... Moi qui pensais que nous avions un coup d'avance. Noctra pensait toujours l'avoir elle. Après tout, le savoir ne suffisait pas à le neutraliser. Et si imaginer Eyes se faire repérait lui faisait hausser un sourcil, la songer un seul instant neutralisée était hors de question. Elle valait mieux que ça. Elle ne l'avait pas recruté au hasard après tout.
Alors qu'il fanfaronne avec ses petits mouvements de main et son air suffisant. Il savait qu'il avait un canon sur la tempe ? Il ne pouvait pas le retirer pour autant. La panique n'en était que plus douce si la cible voyait sa mort arriver.

D'un pas toujours mesurée et sonore, elle sortit alors de son recoin en riant légèrement. Ses petits soubresaut de diaphragme nappèrent la scène d'un léger fond sonore aussi chantant que doux. C'était presque angoissant de voir un tel prédateur faire preuve d'autant de délicatesse...
Sur le chemin, un petit bout de métal glissa le long de sa jambe. Il ne fallait pas non plus abuser hein : prudence était... ah oui ça on l'avait déjà dit.

"Restez donc prostrée dans un coin, derrière mes fleurs, si cela vous chante, mes fauteuil devant le bureau restent à votre disposition, je ne suis pas là pour vous apprendre à vous tenir en société. Si vous êtes venue ici ce soir, c'est soit pour me parler, soit pour me tuer. Cela dit, à moins d'aimer le théâtre plus que je peux l'aimer, il serait idiot de perdre autant de temps en parlotte avant d'abattre une cible, j'en déduis donc, étant encore en vie, que vous voulez me parler. Je vais donc vous laisser parler, j'ai encore fort à faire cette nuit. Quant à votre identité, si vous ne voulez pas vous présenter, libre à vous."

Mais elle l'était, sortie. Elle avait même abaissé ses nanomachines de furtivité. Et elle avait commencé sa marche environ au début des propos de la jeune vict... du jeune homme. Il avait raison, oui et non. Noctra voulait vraiment le tuer. Ça la démangeait comme une vieille plaie béante. C'était presque épidermique, comme si appuyer sur la gâchette lui procurait un plaisir à la limite de l'orgasmique... Et là, cette gâchette, c'était un signe. Un simple signe balancé à l'encontre d'Eyes suffisait à le tuer...
Mais non ! Enfin oui et non. Merde, je n'étais pas un ange non plus. Il se prenait pour qui le petit gosse pété de thunes ? "Se tenir en société". J'allais lui apprendre à pas être un connard alors ! Et moi j'étais partageuse : je voulais bien lui donne cette leçon.

Aussi, la main de Noctra se leva, juste à coté de sa tête. De levés se trouvaient le majeur et... et c'était tout. Noctra voulait lever l'annulaire aussi. Mais non. Son signe aurait été net : une balle dans la tête. Mais le mien allait mieux à la situation : une balle dans la main. La main droite. Et outre le plaisir non dissimulé de pointer un jolie bras d'honneur en face de ce gosse né avec une cuillère d'argent dans la bouche, je me satisfaisait déjà de son sang qui allait couler à flot sur ce si beau dossier qui semblait valoir plus que sa vie même. Déjà, ce n'était pas des bouts de cervelle, qu'il s'estime heureux. Cela dura à peine une seconde, une seconde presque épidermiquement bonne. Je tenais une balise dans ma main, prête. C'était bon putain !
Et PAF ! Le coup partie. Comme un éclair, un léger sourire sur mon visage devint franc tandis que ma main balança la balise en avant. Je me retrouvais donc en quelques secondes devant l'estropié. La balle était belle, très belle. Eyes était toujours aussi propre dans ses tirs. Elle avait traversé la main en son centre pour briser le stylo à pompe en dessous. Ainsi, un étrange tourbillon en rouge et noire se dessina avant que je plaque le tout sur le bureau. J'étais devant lui, les deux mains sur la sienne avec tout mon poids qui pesait dessus. Cela aurait put être apaisant, si mon auriculaire n'était pas passé dans le trou béant et sanguinolent de sa main. Comble : se tournais un peu la main comme pour frotter, riper, et attiser la douleur lentement. Enfin... Nous le faisons... Enfin merde !

"Laisse moi mettre quelques choses au clair mon petit. Je ne suis ni là pour me faire toiser de haut, là pour apprendre à manger avec 35 petites cuillères en argents différentes pour un goûté, ni là pour me faire casser les couilles ou traiter de moins que rien par un mec qui mérite pas de dire la moitié de ses mots impunément. Je ne suis pas là non plus pour te tuer, gagner champion ! Mais attention, je pourrais changer d'avis : ne me cherche pas trop. Tu joue avec le feu, et ça brûle. Tu te montres comme un mec calme, froid. Ça se prend pour un dur ? Moi je vois juste un connard de suicidaire qui se cache derrière une soit disant acceptation de la mort, juste parce qu'il ne se sent pas les couilles pour survivre dans un mort de brute ! Même ton domestique était plus accroché à la vie que toi, c'est lamentable."

Je décrochais très rapidement mon regard du sien, pour la première fois depuis le début de mes paroles. Avant de reprendre, à simple titre indicatif, sans regret ou remord. Pas même avec le ton d'un supplicier qui avoue.

"Il l'est toujours d'ailleurs, en vie je veux dire. Ne me prend pas pour la première meurtrière voulue : j'ai des cibles et non des passes temps."

Je reposais finalement sur lui un regard désinvolte, sans agressivité aucune, mais juste avec un grand sourire narquois. Au contraire, la colère semblait totalement m'avoir quitté. J'avais donné de ça... Maintenant, je jouais. Je me jouais de lui, je jouais avec lui. Tout de mêlait après tout.

"En sera-t-il de même pour toi ? Après tout, je suis très colère. Aller, tu as 3 secondes de parie."

Et je finis par faire le décompte en levant lentement une main. La seconde torturait toujours la sienne. Ce trou si était chaleureux, doux et confortable non ? S'en était à la limite de l'orgasme de joie. Il gagnait ? Peut être. Mais il souffrait putain.
J'allais un peu lentement, mais pas trop. Juste assez pour qu'il ressente la montée d'adrénaline, le sentiment d'impuissance, que la panique monte un peu en lui, pour peu que ça soit putain de possible dans une tête de bigorneau pareil. Non, en définitive je m'en foutais. C'était juste pour que je prenne mon pied. Et finalement, le signe tomba. Pouce et index levés.
Et PAF. Tout partit... dans la cheville droite. Les articulations : mes préférés. C'est comme craquer les os d'un poulet... en plus grand. Eyes n'aimait pas ces genres de shoots : difficile visiblement. Mais bon, elle était douée non ? Moi je ne perdais pas mon temps. A peine le coup était il parti que je m'assis sur le bureau -pile sur la main meurtrie- pour faire basculer mes jambes vers Tyler. Je poussais délicatement son fauteuil des deux pieds  -mais pas trop- pour enfin planter mon talon dans la cheville en morceaux. Dans le mouvement, peut être que le poignet avait subi une petite torsion. Mais bon, je n'étais pas totalement en face de lui non plus alors ça allait. Et puis une petite foulure n'était-elle pas le cadet de ses soucis ? Ah oui, peu de gens sauraient dire quand et comment, mais j'avais aussi attrapé son encirer d'une main. Pratique ces réflexes accrus non ?

"Noctra, dirigeante des Ghosts. Enchanté."

Je ponctuais ma phrase en posant nonchalamment mon doigt recouvert de son sang sur son nez. Ainsi, l'extrémité de ce dernier soutenait à présent une goutte entre le vermeil et le noir. Je portais finalement ce doigt à la bouche pour le lécher un coup. Un peu d'encre, mais surtout du sang. En parlant d'encre, je versais l'encrier devant moi de l'autre main. Un peu sur ses genoux, un peu au sol. A vrai dire je ne faisais même pas attention.

"Vous êtes en vie Tyler. Agréable non ? Ais-je toute votre attention à présent ?"

Je lui adressais un clin d’œil sur ses paroles avant de jeter l'encrier et lécher un autre doigt. Oui : non, le sang était vraiment dégueulasse. Mais ce n'était pas ça l'important. J'étais en train de lui rire au nez et de me repaître de sa douleur. Sa main était toujours pressée par mes fesses, là où mon talon était encore encré dans sa cheville. Chacun à son point de rupture, en domination comme en torture. La sienne est ailleurs. Laisse moi faire. Je maîtrise pas, mais je m'amuse.






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Sam 3 Mar - 19:21
détails
Prise de contact
Bouquet final
ft. Noctra
Ʃkaemp はは ™️

Cette femme semblait bien décidée à obtenir ce qu'elle désirait... si elle était moins stupide elle aurait d'ailleurs peut-être commencé par ça, au lieu de fanfaronner pour obtenir une dominance infondée sans même se présenter. C'était incroyable de voir si peu de professionnalisme dans un enchaînement d'actions. Tous les gestes étaient régis uniquement par un instinct animal, sans jamais chercher une cohérence réelle et une organisation méticuleuse, pourtant généralement comme étant la base d'un espion digne de ce nom. Malgré tout, elle semblait expérimentée et ne pouvait pas être véritablement prise à la légère, elle dégageait quelque chose de bestial, sa démarche avait beau être celle d'une femme dans ses belles années, son physique était flatteur et elle aurait pu être sans mal une icône de beauté si on enlevait son teint halé bien caractéristique des pays hispaniques qui, il fallait bien l'avouait, n'était pas dans les critères de beauté généraux dans ce pays. Quoi que pour Tyler, cet aspect donnait bien plus de saveur à la vision de la personne que la peau abusivement blanche que voulaient avoir d'autres femmes. Malgré tout, malgré cette grâce et cette légèreté étrange qu'elle dégageait, elle transpirait d'une aura bestiale, comme si elle était atteinte du même mal que Tyler mais qu'il contrôlait son corps même sans être transformée.

Les sens de Tyler étaient tous en alerte, il était entré dans un jeu de provocation, certes et il se donnait l'air d'ignorer l'intruse mais il écoutait, sentait et restait attentif au moindre geste fait par l'intruse qui s'approchait de lui. Le moment attendu était arrivé, le bluff de Tyler allait être vérifié et il s'attendait à avoir mal, il savait bien que la bestialité qui transparaissait aller s'abattre sur loin d'un instant à l'autre. Il appréhendait mais n'avait aucunement peur, il attendait simplement le sort s'abattre sur lui. Il vit la jeune femme lever la main et faire des signes, clairement dirigés à la fenêtre, il ne fallut pas attendre bien longtemps avant que la main de Tyler ne se retrouve musculairement choquée, transpercée par une balle de fusil, la fenêtre derrière Tyler ayant explosé à grand fracas au même moment où le sang put commencer à se répandre sur le bureau, mêlé à l'encre du stylo à pompe qu'il utilisait toujours, le stylo de son grand père. La perte de cet objet était bien plus douloureuse que la balle qui venait de traverser sa main, cependant la douleur était vive et l'homme d'affaire ne put retenir une très brève et très légère grimace qu'il cacha immédiatement derrière un voile totalement impassible, comme s'il ne sentait rien. Pourtant, il souffrait, c'était un fait inéluctable mais il ne céderait rien à cette femme, absolument rien.

A peine avait-il eu le temps de cacher sa douleur que la femme se téléporta littéralement face à Tyler, appuyant son poids et ses deux mains sur la plaie béante dans la main de Tyler, en profitant au passage pour assouvir ses pulsions malsaines en tentant d'amplifier la souffrance de l'homme d'affaire en laissant son doigt passer dans la plaie, ça aurait pu paraître insupportable à bien des hommes et aurait suffit à faire craquer n'importe quel gratte papier, seulement, cette douleur semblait si douce face à l'horreur que lui faisait vivre sa transformation chaque mois. Elle ne gagnerait pas cette guerre malgré cette provocation, Tyler ne le permettrait pas, peu importait la douleur ou même la mort, il était digne et rien ne lui enlèverait sa fierté, mal placée ou non.

Enfin la voix chantante repris à nouveau, bien que son élocution fut étrange, comme teintée d'une folie nouvelle et laissant donc paraître un discours plein de banalités pour bien signifier à Tyler qu'il était si horrible d'être un homme riche, culpabilisation stupide de base, technique usée jusqu'à la moelle, encore. La menace de mort ne tarda pas, toujours rien d'impressionnant, s'en suivaient les sempiternelles tentatives d'intimidation. A ce moment là, malgré la douleur de sa main, Tyler était plus pris par une envie de rire que d'une quelconque envie de supplier pour sa vie, une attaque clichée, ridicule et empreinte d'un vide incroyable, c'était bien la peine d'en faire tout un cinéma...

Au moins, elle enchaîna, sans avoir une voix complètement incohérente cette fois, sur le fait que le majordome était en vie, très bien, il ne restait donc aucun grief à régler, tout allait bien dans le meilleur des mondes, oui, tout allait bien, le reste n'était que de l'ordre du détail dans l'esprit du jeune homme d'affaire.

Elle semblait s'être assainie mais sa folie voilait toujours sa voix, une nouvelle menace arrivait et il savait bien qu'une nouvelle balle allait le frapper, il ne savait pas où, le code utilisé par l'intruse lui étant tout à fait inconnu, cela dit, il savait que le coup serait pour le faire craquer, encore. Il ne fallut que peu de temps avant qu'une sensation de froid s'empare de la jambe de l'homme, la balle avait frappé sa cheville droite, en plein dans l'articulation. Le tireur était définitivement doué et Tyler put instantanément savoir qu'il garderait des séquelles de ce tir, une articulation brisée était toujours un mauvais signe. Il ne donna à l'intruse qu'un léger soupir que rien ne pouvait retenir, cependant son visage était toujours aussi impassible, comme s'il ne sentait rien. Pourtant sa douleur était intense et il sentait son sang se répandre sur le sol de la pièce.

Pendant ce temps, la femme continuait son petit numéro, s’asseyant sur le bureau, sur la main de Tyler, elle poussa le jeune homme pour le mettre dans un angle inconfortable, mettant son bras dans une extension assez désagréable, n'oubliant bien sûr pas d'écraser de son talon le pied de Tyler, toute tentative d'amplifier la douleur étant bonne à prendre. Elle daigna donc enfin donner son nom, Noctra... ainsi se présentait donc enfin la dirigeante des Ghosts, autant crainte qu'adulée sans que personne ne la connaisse vraiment. Elle ne payait finalement pas de mine. D'aucun l'aurait pensé plus subtile dans ses méthodes, c'était à se demander comment elle avait pu obtenir son grade actuel. Elle s'amusait de la situation, n'hésitant pas à avaler du sang et de l'encre ou d'en déposer nonchalamment sur le nez du lycan.

Toujours aussi impassible, Tyler ne pouvait qu'apprécier la tentative de Noctra de faire une entrée fracassante. Il avait donc à ce point attiré l'attention des ghosts pour que sa dirigeante en personne se déplace et vienne le saluer à sa manière, intéressant.

-Eh bien Noctra, vous avez mon attention depuis le début je crois. Il est regrettable d'avoir abîmé un dossier presque complet cela dit... pas grave, je le referai demain.

Tyler savait qu'il ne pourrait plus tenir un stylo dans les prochains temps mais il était toujours l'heure de l’esbroufe, à n'en point douter.

-Votre comédie est-elle terminée et vous allez enfin dire ce que vous voulez ou vous étiez simplement à la recherche d'un homme à torturer ce soir ? Dommage, je ne semble pas vous donner ce que vous recherchez. J'ai attiré votre attention, en tout cas, je vous écoute.

Le lycan semblait ignorer complètement sa douleur, l'adrénaline et son habitude de la souffrance, couplé à une fierté très mal placée, il fallait bien l'avouer, aidaient sûrement à cette impassibilité incroyable. Personne n'aurait osé, à n'en point douter, résister ainsi face à ce nom... mais un simple nom ne changeait pas l'enjeu de la rencontre et le résultat serait celui qu'il devait être, la vie ou la mort, simplement.

-Quant à votre entrée en scène... j'ai vu moins salissant, dois-je vous faire parvenir les notes de pressings où puis-je vous faire l'honneur de vous les offrir ? Disons qu'ils seront mon paiement pour le petit spectacle, j'ai toujours aimé le théâtre.

Laissant une petite pause, pas assez longue pour laisser une phrase commencer, il enchaîna enfin

-J'espère que vous ne m'avez pas dérangé pour rien, je suis un homme occupé.

Oui, c'était une ultime provocation, elle n'était pas utile et n'apporterait rien a l'histoire mais Tyler comptait bien tenir la cadence, la seule chose qui l'arrêterait serait la mort ou le coma... qui ne tarderait peut-être pas, aux vues de l'hémorragie causée par les deux balles encaissées. L'entretient ne pourrait pas durer très longtemps, le sang s'écoulait à grand flot et il ne faudrait pas longtemps avant que l'homme ne tombe inconscient par manque de sang dans son corps.

Hors-sujet.






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Mer 7 Mar - 15:52
Prise de contactft. Tyler Komiyada

C'était plus doux que tout, et rien à la fois. Plus poétique que tout art pétant plus haut que son cul. Plus raffiné que tout sport de petit bourgeois. La violence. La violence pour la violence, et sans autre but que de dévoiler sa propre violence brute. Bien sûr, je n'étais pas bête au point d'imaginer qu'il n'y aurait pas de conséquence -il y en a toujours et pour tout. Mais pour le moment il n'y avait rien d'autre dans ma tête que du kiffe, du kiffe à l'état le plus pur qu'il soit. Sans même comprendre pourquoi, je me sentais à ma place, flottant dans une mer dont je connaissais la moindre goutte d'eau. J'étais chez moi... Ironique pour une apatride. Mais la violence était mon toit. Pas un moyen, mais une fin en soit. C'ETAIT MOI !

"Putain mais à quoi tu joues ?
-C'est pas toi qui voulais lui apprendre le respect ?
-Lui apprendre le respect oui...
-Et ?
-Blesser autant quelqu'un ça fait saigner... Là on a de la chance si on a encore dix minutes devant nous avant qu'il tombe dans les vapes... Débile.
-Tu chipotes...
-Non alors fais vite, ou laisses moi faire...
-Mais...


Elle semblait pester, s'énerver... J'avais fait quelque chose de mal ? Au fond, un grand froid me prit subitement... Comme un mal aise, un ressentiment presque maladif que tout ce que je venais de faire était la meilleure, et la pire chose de ma vie... J'étais mal, et je ne comprenais même pas comment trancher. Lui faire du mal m'avait fait tellement de bien. Mais cela restait lui faire du mal. Et cela restait compromettre les intérêts qu'on avait en cette rencontre. Noctra semblait presque vexée, nerveusement boudeuse. J'avais vraiment fait quelque chose de mal ?

-Eh bien Noctra, vous avez mon attention depuis le début je crois. Il est regrettable d'avoir abîmé un dossier presque complet cela dit... pas grave, je le referai demain.

Un mot, ce simple mot suffit à me glacer le sang. Noctra. Mon... Mon nom ? J'étais soudainement hésitante, comme une camée en pleine redescende... La colère m’était montée à la tête... Là où le sang avait finalement prit le relais. La confusion m'en fit relâcher la pression posée sur sa cheville. Mon talon était encore plantée dedans, mais appuyais un peu moins... Le pire était peut être que derrière, ma colère envers cet enfoiré hurlait toujours dans ma tête... Nous avions son attention depuis le début ? Ba ! Il me dégouttait de mesquinerie et de faux semblants.
Noctra, elle, était plus perplexe. Refaire le dossier le lendemain ? Il y croyait vraiment ? Qu'est ce qu'il cherchait à faire à la fin ? Me laisser la main semblait lui faisait prendre du recule, à ma plus grande surprise. Pour elle, nous perdions la main...  Merde !

-Votre comédie est-elle terminée et vous allez enfin dire ce que vous voulez ou vous étiez simplement à la recherche d'un homme à torturer ce soir ? Dommage, je ne semble pas vous donner ce que vous recherchez. J'ai attiré votre attention, en tout cas, je vous écoute.

Comédie. Comédie ? Comédie ! Mais merde ce type cherchait à mourir ? Si c'était le cas alors il gagnait. Merde ! Ça me démangeait... A moi cette fois... Putain ! Alors pour le coup si on était d'accord, autant en finir non ? Tout serait beaucoup, beaucoup plus simple.

"Je crois qu'être d'accord c'est pas dans nos veines, chérie. Énervant ou pas, ce type peut être utile. Il est doué, assez pour nous foutre dans la merde, ou te foutre hors de toi, petite gentille que tu es. Si on le tue il a gagné, et nous on a perdu notre temps.
-Quant à votre entrée en scène... j'ai vu moins salissant, dois-je vous faire parvenir les notes de pressings où puis-je vous faire l'honneur de vous les offrir ? Disons qu'ils seront mon paiement pour le petit spectacle, j'ai toujours aimé le théâtre.
-l'Enfoi...
-Mais tu vois ? Il prend même pas la peine de la jouer subtile !
-Faut dire que ton entrée l'était pas beaucoup plus...
-Ton entrée ? C'est moi qui me la suis joué princesse de sang et de désolation dans l'affaire ? T'as du culot..."


Et merde ! Qu'ils aillent au diable, tous ! Tout ça me montait à la tête et commençait à me gaver. Noctra calme... Pour changer ? Il fallait qu'elle me fasse constamment chier l'autre. Mais merde ! Le pire c'est qu'elle avait raison. Et ça me déplaisait beaucoup de l'admettre.

"J'espère que vous ne m'avez pas dérangé pour rien, je suis un homme occupé.
-Puis merde...
-Rappelles toi... Caaaalme. On a pas le temps de s'engueuler face à ce type, vraiment. S'il existe un moment où j'ai besoin de toi et toi de moi, c'est maintenant.


Elle avait raison. Raison sur toute la ligne. Ce type voulait jouer, nous allions jouer. Et sans lui faire mal cette fois. Deux contre un ? J'en avais rien à foutre. Ce que j'avais fait, je ne le reniais pas. Ça m'avait fait plaisir, très plaisir. Et si c'était à refaire, je le referais. Pour autant, il fallait passer à l'étape supérieure, ou du moins suivante. Et pour cela j'avais besoin d'elle. Et elle avait besoin de moi. Enfin bref, on commence à comprendre l'idée non ?
Premièrement. Il semblait que son temps soit précieux. Entendu, ce fut une parfaite raison pour prendre notre temps. Je commençais par refaire basculer mes jambes de l'autre coté du bureau, libérant la cheville détruite au passage. Ce faisant, Noctra lui adressa un léger clin d’œil, un peu racoleur, mais surtout moqueur. Je posais les pieds sur un des fameux fauteuils qu'il m'indiquait depuis le début, mais pas pour m’asseoir, oh non. Je finis par me tenir debout dessus dans un mouvement parfaitement fluide et doux. Noctra avait commencé à ouvrir sa veste d'une main et sans difficulté. Oui oui, vous voyez où nous voulons en venir. Elle retira totalement la veste tandis que j'enlevais mon pantalon tout ensanglanté par dessus mes bottes noires. Enfin, le T-shirt suivit et nous nous retrouvâmes en sous vêtements en à peines quelques secondes. Chaque mouvement était fluide, mesurée, et efficace. Pas particulièrement sensuel -voyons cela aurait été vulgaire- mais étrangement doux. Au passage, cela mettait en relief une ceinture métallique collée, voir même incrustée, à notre peau d'où sortaient des petits complexes informatiques : le générateur de balise. Aussi, notre coiffe semblait habitée par des cavités collées au crane. C'était très visible ainsi. Une cyborg ? Nous. Oui et ? Fatalement, toute personne admirant la spectacle ne pouvait ignorer l'aspect bestial de la scène. Mais Noctra comme moi nous en foutions, cette fureur était notre étincelle.
Enfin, Noctra jeta tous les vêtements en sang sur l'épaule du gentil gratte papier, tandis que je lui adressais un sourire suffisant de moqueur. Nous nous retrouvions là, en sous vêtements, sans la moindre gène. Devions-nous en avoir une ?

"Vous êtes vraiment adorable Tyler, je vous remercie de l'attention et accepte avec grand plaisir. Ne vous embêtez pas à faire livrer le résultat chez moi, je passerais les prendre. Pas la peine de prévenir un domestique non plus de me les rendre : aucun ne me verra à ce moment là."

Là dessus, Noctra se mit à genoux sur le fauteuil tandis que je m’étalais allègrement sur le bureau. En appuis sur... deux coussins efficaces dirons nous - je finis par reposer ma tête sur mes mains en appuyant mes coudes de part et d'autre de la grosse marre de sang, et ce s'en m'en mettre la moindre goutte sur moi même. En ramassant finalement un peu du doigt, Noctra finit par le goutter.

"Trop métallique, juste dégelasse. Vous pensez pas ? Si nous étions venus juste pour ça, nous serions bien connes.
-Ah, n'en rajoute pas non plus.
-Ça va, je taquine...
-Ouè... ba vient en faut faire : on a dix minutes, tout ça tout ça...
-C'est vrai..."


Remuant un peu les fesses en rythme, je semblais tourner quelque chose dans ma tête. Tout observateur aurait put jurer voir un chaton remuer la queue, tout fier de sa bêtise. Mais nous n'étions que de simples humaines, non ? Enfin, nous nous moquions de ce que nous étions. Nous étions et cela nous suffisait. Finalement, j'arborais une moue presque enfantine, détachée et mollassonne. Je lui crachait à la gueule, et putain c'était beau.

"Après, j'adorerais réorienter les Ghosts en compagnie de théâtre. Mais les gens racontent qu'on fait de l'espionnage et autres trucs de méchants du genre. Et pour ça vous voyez, il faut les bons contacts, au bon endroits. Des contacts dans votre genre. Enfin, si ça vous plait pas on peut toujours retourner au plan A. Si vous n'êtes pas dans mes alliés, vous savoir vivants ou mort, je m'en branle royalement. Ça nous fait un point commun non ?"

Et oui, la vie, le désir de vivre, c'était dur e la conserver de nos jours... S'en était tellement visible que c'était triste chez lui. Ce type se foutait de mourir.
Finalement, Noctra prit un appui sur le rebord du fauteuil avec un talon. Elle finit par se propulser en l'air tant avec une poussée des jambes que des bras. Elle finit par tourner en l'air avant d'atterrir sur ses deux pieds, debout sur le bureau. Pas totalement face à Tyler. Disons qu'il pouvait admirer mon fessier droit. Cependant, j'avais le regard dans le vague, comme artificiellement pensive.

"Voyez vous, j'ai aussi pensé à un cirque. Mais c'est comme le théâtre : ça manque de sang à son gout. Et au mien aussi je dois admettre humblement. Une affaire de gout, l'espionnage est le meilleur comprit entre tout ça je pense.

Je finis par poser un regard haut, très haut sur Tyler. Un de ceux qui vous juge, qui se moque, et qui pétille plus que nul autre. Si j'avais son attention, il avait aussi la mienne, et plus que jamais. Tout jeu qui se respect demande au moins cela après tout.

"Voilà, j'ai ajouté provocation idiote sur provocation idiote. En espérant que cela vous suffise et vous rende le spectacle agréable. Pouvons nous en venir au vif du sujet à présent ? Je n'ai pas de temps à perdre : je suis une femme occupée.

Il voulait jouer ? Il m'avait trop tenté il fallait admettre. Noctra riait intérieurement et de bon cœur. Et moi je me retenais. Ce type était profondément suicidaire ! Mais merde, s'en était drôle. Limite affligeant à la fois... Au fond, je commençait presque à trouver sa présence agréable, sa nonchalance, sa moquerie. C'était une blague ambulante. Une fois que plus rien ne me touchait, s'en était hilarant. On pouvait toujours dire, c'était moi qui gagnait, et lui qui pouvait mourir en un éternuement. J'adore les jeux, et qu'ils durent. Tant que je gagne, j'y trouve mon compte.
J'avais vraiment envie de gagner ? Le tuer ? Non, pour le moment cela durait. Il serait toujours temps de le violenter plus tard aussi. Se moquer était tout autant agréable en attendant. Pour une fois, je refusais d'en finir. De profiter de la doux extase qui sonne la victoire définitive. Là, une victoire qui dur était comme un orgasme sans fin. Le plus kiffant plaisir de ma courte vie.






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