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L'escroc et le tueur [Feat Marten]

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Gargouille
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Adrian Wick
Gargouille
Jeu 11 Jan - 21:18
L'escroc et le tueur

“ Salut Franky, ça fait un bail qu’on s’est pas parlé, je sais. Tu me connais non? Oui, tout va bien, ne t’inquiète pas. J’ai appris la nouvelle, tes parents doivent être super contents pour toi! Tu m’étonnes, après tout tu vas réaliser ton rêve. Quoi? Ah, mais c’est rien, ne t’inquiète pas, c’est normal entre amis non? Tu vois, tu as même pas eu besoin de moi pour débuter dans le milieu, par contre je tiens toujours à avoir ton autographe, je suis sûr que ça vaudra des millions quand tu seras connu! Ah ah, crois-moi, tu le mérites. Allez, je dois te laisser, j’ai pas mal de choses à faire ce matin. Oh, rien de bien méchant. Tu passeras le bonjour de ma part à tes parents? Et mes compliments à ton paternel pour ses idées de cocktails, je suis sûr que ça va faire fureur! Allez, à la prochaine. ”

Le son de sa voix faisait revenir bien des souvenirs. Ah, qu’il était simple à cette époque de vivre sa vie. Il n’y avait pas tous ces tracas, cette pression et ces décisions à prendre. Malgré tout cela, ton sourire ne déserta à aucun moment tes lèvres. La vie que tu mènes actuellement est particulière, certes, mais pleine de surprises et de nouvelles rencontres.

Allons, bon, voici que je me parle à moi-même pour tenter d’installer un climat mélodramatique. Ca va pas fort, hein? Vous pensiez que j’étais en train de broyer du noir? A rejoindre lentement les bras de la mélancolie des jours à jamais passés, comme une douce maîtresse dont je ne peux plus que rêver? Si oui, alors vous me connaissez mal… Oui, comment voulez-vous que j’ai une maîtresse lorsque je commence à bégayer devant la moindre représentante de la gente féminine qui soit un tant soit peu mignonne?

Bon, certes, je m’enfonce un peu tout seul là.

Revenons à nos moutons Adrian. Je sais que tu peux facilement tomber dans le piège du délire théâtral, mais ce n'est pas le moment. Tu te souviens? Tu as dit que tu avais des choses de prévues aujourd’hui.



Bon, déjà je me souviens l’avoir dit. J’avais quoi de prévu déjà? Hmm… Une rencontre client? Clémence m’aurait fait un post it. Un déjeuner avec un contact? Non, Clémence serait déjà là à me taper sur le crâne avec un dossier roulé en tube, à pester contre moi pour aller me préparer. Je vois pas alors… Meh, au pire, Clémence me rappellera ce que je dois faire le moment venu, elle est formidable pour ça! Qu’est-ce que je disais déjà? Hum… Ca ne devait pas être si important, je vais plutôt aller me servir un petit quelque chose au mini bar, peut être que ça m’aidera à me rappeler.

* * * * *

C’est avec un verre de cognac à la main, debout devant la baie vitrée donnant sur la ville, que Clémence trouva son patron. Ce dernier avait ce fameux visage d’abruti devant l’éternel qu’il réservait généralement aux moments où la jeune femme devait lui tirer les oreilles pour lui rappeler les diverses urgences du jour.

Clémence soupira, son boulot avait beau payer plus que convenablement, elle rêvait quelques fois d’un boulot un peu plus reposant. Quoique, pour être tout à fait honnête, l’attitude de son patron la mettait toujours de bonne humeur, à faire mine de tout oublier pour la rendre indispensable. Elle s’approcha sans bruit du jeune homme et posa le dossier qu’elle avait en main sur le sommet de son crâne avec un air sévère.

“ Monsieur Wick, je vous surprends encore à prendre du bon temps alors que vos rendez-vous sont sur le point de commencer. Ce n’est pas très sérieux vous savez? Aller, pas d’alcool pour vous, votre rendez-vous de 11h sera bientôt là. ”

La jeune femme subtilisa le verre d’Adrian alors que celui-ci tentait faiblement de se justifier en tendant maladroitement la main vers le verre. Si cela avait été quelqu’un d’autre, jamais elle ne se serait permis une telle chose mais là on parlait d’Adrian.

* * * * *

J’avais été pris sur le fait, malheur à moi. Alors que je tendais, sans espoir, la main verre le verre que Clémence commençait à éloigner, je tentais de trouver des arguments convaincants autres que le classique “Désolé, j’avais oublié”.

“ Vous aviez oublié les rendez-vous, n’est-ce pas? ”

La question oratoire me coupa l’herbe sous les pieds. Bon, plus besoin de réfléchir à comment me défiler, je hochais douloureusement la tête d’un air mi penaud, mi repentant. Clémence soupira. Bon, j’avais effectivement des rendez-vous donc, je détournais la discussion vers ce sujet.

“ Clémence, pouvez-vous me rappeler rapidement qui je dois rencontrer ce matin? ”

“ A onze heure, vous avez un entretien avec un mercenaire du nom de Marten Baudier. C’est l’un des premiers à avoir répondu à votre demande d’embauche officieuse pour les missions délicates, je me suis permis de vous faire une copie de son CV et un rapide résumé de ce que nous savons de lui. ”

“ Vous êtes parfaite, Clémence, je vais relire ça avec attention! ”

Avec un peu de chance, peut être qu’un compliment réduirait ma peine…

“ La flatterie ne vous mènera nul part, Adrian. Je continue. ”

Bon, raté. Je continuais donc à l’écouter tout en jetant un œil aux infos qu’elle m’avait apporté. Marten Baudier, un ancien combattant des forces spéciales trentenaire qui loue ses services à ceux qui ont les moyens de se le payer. Peu d’informations officielles mais l’on suppose qu’il a beaucoup de meurtres à son actif. Hum, je vois le genre de type. Un gars qui se ferait pas à la vie civile hein?

“ Je vais le rencontrer ici. ”

“ Excusez-moi? ”

Clémence arrêta son monologue pour te fixer. Encore une fois, tu viens sans doute de faire une boulette, Ad’. Ses yeux inquisiteurs te fixent et te rendent mal à l’aise avant de rompre le contact par un soupir résigné.

“ Soit, voulez-vous que je décale les rendez-vous dans votre bureau? ”

“ Ça ne sera pas nécessaire pour les autres, merci Clémence. ”

Une sourire plus tard, la jeune femme prend le chemin de la porte en te demandant de te préparer pour la rencontre, c’est qu’il est presque onze heure moins dix! Tu vérifies rapidement ta tenue, que ton bureau est impeccable, ton haleine… Ah, non, le dernier c’est pas forcément le plus important. Bon, bureau, clean. Tenue? Costume trois pièce noir et blanc classique, c’est pas trop mal. Une fois derrière ton bureau, ton regard est attiré par le cadre qui trône sur ton bureau. Une famille heureuse en vacances. Un sourire doux se glisse sur ton visage.

* * * * *

Clémence retourna à son bureau, passage obligatoire pour pouvoir entrer dans celui de son patron. Bon, cela n’avait pas été si dur que ça, la jeune femme aurait presque pu croire que son déficit de l’attention allait un peu mieux. Elle déposa le verre de son patron sur son bureau et le fixa quelques instants, pensive. Qu’avait-il en tête avec cette recherche qui n’avait été passé par aucun canal officiel? Elle pouvait se dire qu’il ne fallait pas trop qu’elle s’en occupe, mais la jeune femme se connaissait: jusqu’au bout elle se ferait du soucis pour le jeune homme insouciant.

Le téléphone sonna une fois, la ramenant au monde réel, puis une seconde fois avant qu’elle ne décroche l’appareil. Son rendez-vous était arrivé à l’accueil. Elle demanda à la réceptionniste de lui faire passer les portiques de sécurité présent au rez-de-chaussée. Les deux vigiles s’assureront à ce moment qu’il ne portait pas d’armes. Alors que Clémence confirmait que la personne était attendue, Maximillien passait par son bureau en la saluant de la tête. Il entra dans le bureau d’Adrian alors que la jeune femme se levait pour aller accueillir le visiteur à la sortie de l’ascenseur.

Clémence affichait un sourire avenant pour accueillir le fameux mercenaire. Une fois l’ascenseur arrivée, elle se présenta à la manière occidentale, tendant une main la personne devant elle.

“ Bonjour, monsieur Baudier c’est bien ça? Clémence Maxwell, je suis l’assistante de monsieur Wick. Il vous attend dans son bureau, veuillez me suivre. ”

Son œil averti jaugeait l’homme devant elle pendant les présentations. Il était fort, nul doute là-dessus. S’il y avait un problème, même Max aurait du mal. La jeune femme conduisit donc l’invité au bureau de son patron après avoir fait un signe de tête aux deux vigiles postés de part et d’autre de l’ascenseur. Ils traversèrent un long couloir donnant sur des bureaux individuels avant d’ouvrir la porte de celui qui se trouvait à l’autre bout. Clémence passa rapidement à travers celui-ci, inoccupé car étant le sien avant de taper trois coups clairs à la porte en face de celle qu’ils venaient de passer. Une voix assez jeune se fit entendre.

“ Entrez. ”

* * * * *

“ Entrez. ”

Adrian avait dit cela comme si de rien était. S’il y avait bien une chose que Maximillien pouvait donner au crédit du jeune homme, c’était d’avoir le cran de paraître détendu devant n’importe quel interlocuteur, si dangereux soit-il. En l'occurrence, l’homme qui allait passer le pas de cette porte faisait partie d’une catégorie de personne qui alarmait le garde du corps. On ne savait vraiment ce qui pouvait se passer dans la tête d’un mercenaire, à plus forte raison si celui-ci était un tueur. Quatorze mètres, c’était ce qui séparait la porte du bureau. Quatorze mètre qu’il fallait mettre à profit en cas d’attaque surprise, dans le cas bien sûr où il serait un imbécile. Dans le cas contraire, il avancerait, tel un loup déguisé en brebis, pour arriver à portée de sa proie.

Maximilien fixa le visiteur alors qu’il passait devant Clémence, évaluant ce qui pouvait être utilisé comme arme improvisée dans la pièce pour faire du mal à son employeur. Heureusement pour lui, Adrian n’était pas du genre à encombrer son bureau, pour le peu de temps qu’il y passait d’ordinaire. A part peut être les bouteilles du minibar, il n’y avait pas grand-chose à craindre.

* * * * *

“ Ah, monsieur Baudier. Enchanté de faire votre connaissance, je suis Adrian Wick. ”

A la vue de l’homme qui avait passé la porte, tu t’étais levé de ton bureau pour t’approcher à sa rencontre avec un calme souverain. Cet homme n’était pas méchant, tu ne te souviens plus des infos que t’avait compilé Clémence mais, s’il était si dangereux alors tu t’en serais souvenu! Avec un sourire naturel, tu lui serres la main comme si la différence de taille t’importait peu, après tout c’est toi le potentiel employeur.

“ Venez, prenez place. ”

Tu le mène rapidement dans un coin de la pièce où tu avais installé deux larges fauteuils autour d’une table basse avant de lui en désigner un. Chose à laquelle tu avais tenu : le minibar était littéralement à trois pas. Espèce d'alcoolique va!  

“ Puis je vous proposer quelque chose à boire? J’ai horreur des entretiens d’embauche classiques! ”

Ca y est, chassez le naturel et il revient au galop. Je risquai un coup d’oeil rempli d’appréhension vers Clémence après qu’elle m’ai chopé avec un verre un peu plus tôt. Etait-ce parce qu’il y avait un invité? Je n’eut droit qu’à un léger froncement de sourcils.

“ Merci Clémence, vous pouvez nous laisser. ”

Quoi, tenter d’éloigner une personne qui me fait actuellement peur? Vous n’y êtes pas du tout! Je souhaitais simplement commencer l’entretien, je vous le jure!


[HRP] Voici la bouille des deux PNJ pour plus d'info Wink
Clémence
Maximillien
©️ ASHLING POUR EPICODE



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Loup-Garou
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Marten Baudier
Loup-Garou
Ven 12 Jan - 4:32
Je finis par déposer le verre sur le comptoir. Huit heures du matin, facilement au remarquable assis à une table face à la devanture d’un petit pub relativement isolé. Le genre à posséder une clientèle assez diverse pour pouvoir refourguer des infos, ou filer des contrats. Un intermédiaire assez apprécié et en soi, le plus ancien que je vais voir. Je pense pouvoir qualifier le proprio de bon pote. Je me satisfais donc à boire mon café à l’œil, ainsi qu’un petit déjeuner aussi simple qu’efficace, un bon gros sandwich. Y’a pas à dire, le mélange jambon-beurre restera toujours un indétrônable. Vous me direz, vous avez déjà foutu du poulet teriyaki dans un sandwich ? Vous devriez essayer, ça vaux le détour. Bah c’est l’une des spécialités de la maison. De quoi calmer les petits creux les plus résistants. Cumulé à une poignée de pintes, rien ne peut plus vous résister. Enfin, je dis ça, mais dans le pire des cas, y’a toujours quelques calibres, pas vrai ? La patron ne tarde pas à me rejoindre après avoir servi sa poignée de poivrots du matin, puis laissé le comptoir à sa femme. Il sort avec quelques paperasse qu’il positionne simplement sous mon nez.

« Y’a bien quelques trucs sympas aujourd’hui, je te laisse regarder »

Je le remercie d’un fin hochement, avant de prendre soin de positionner les quelques documents côté à côté, observant les possibles contrats et offre d’emploi. Mon regard s’arrête sur une offre que je pousse légèrement vers lui. Il comprends le geste, me permettant donc de prendre une bonne bouchée de mon casse-dalle, alors qu’il éclaire ma lanterne

« Adrian Wick, dixit Gangster au grand cœur. Pas besoin de te faire un dessin quant à ses domaines d’activités. Cela dit, on m’as déjà dit pas mal de bien sur lui. Il semble pas du genre de ceux que tu aimes à dépecer, l’ami. Pas totalement. Peut être que vous pourrez trouver un terrain d’entente. Après tout, c’est parfois en bossant avec de la raclure qu’on racle le plus efficacement. Autant voir ce que tu peut tirer d’une « gentille raclure ».

Ce n’est pas méchant, comme commentaires. Il aime simplement donner son avis franchement. Et puis, il sait que ce qui est dit à cette table n’en sortira pas. Je n’ai pas de soucis à bosser avec des gens à la moralité douteuse ou à me salir les mains, mais il n’as pas tord. Un gangster reste un gangster, qu’il ai un grand cœur ou non. Quoi que de mieux qu’un gangster pour pointer du doigt la concurrence. Alors si il est si agréable qu’on le dit, il n’est pas injuste de penser que la concurrence en question ne pourrait pas faire de mal à disparaitre. Si tant est qu’il ai besoin des services d’un type comme moi pour ce genre d’activité. Ce qui à de bonnes chances. On ne passe pas un contrat de façon officieuse dans un monde ou les types dans son genre régissent le monde, si c’est pour faire du boulot de balayeur. Sauf si la finalité revient à faire tomber une tête que l’on pensait trop haute pour être atteinte autrement. Le contrat reste donc interessant, bien plus que les quelques crasseux qui ont réussi à attirer une prime sur leur tête dans les autres contrats du jour. Je finis donc par lâcher, entre deux bouchées

-Tu peux me dire quelque chose de plus sur ce « Wick » ?

Je reprends ensuite mon repas, que je ne tarde d’ailleurs en rien à terminer, avant d’enfiler le reste de mon café. Mon compagnon du moment aura fini par m’indiquer une adresse, un informateur que je connaissais bien. Le genre peu compliqué contre quelques billets. J’attrape alors mon téléphone pour contacter le numéro affilié au contrat, présente mon nom et prends rendez vous. Onze heures. Trois heures pour rassembler quelques infos ? Franchement, j’aurais connu pire, bien pire. C’est parti.

Je finis donc par passer la porte d’entrée, accueilli par une jeune femme des plus… Agréables. Bon, je n’entends pas son air sévère, bien qu’il ne soit pas dénué de charme, ça offre généralement un air assez mature plus qu’agréable. Ça contraste grandement avec les petites minettes qu’ont peut facilement détourner d’un coin de bar. J’ai beau apprécier la gente féminine, autant dans la perspective d’une bonne soirée que de plusieurs s’en suivant, je possède cela dit un certain respect pour la dite gent, sans avoir à préciser que je suis un amateur de qualité avant de quantité, n’est-ce pas ? Elle se présente donc à moi avant de m’affirmer que l’heure du rendez vous est de mise. En fait, j’ai bien poussé la porte avec une dizaine de minutes d’avance. Je n’aime pas particulièrement être en retard. Je me contente de lui répondre d’un fin hochement, prenant soin de bien analyser ce qui m’entoure. Présence de gardes armés et/ou embusqués, leur nombre, leur position. Ce genre de choses garde une certaine importance. Ça en à toujours eu. Même sans en avoir après la vie de la personne que l’on s’apprête à rencontrer, ça en dit long sur celui qui gère sa sécurité et ses compétences. En soi, ça en dit au moins tout aussi long sur le laxisme de la personne qui l’as embauchée, cette dite personne. Pour l’instant, je me contentais de laisser mon regard vaquer de façon imprécise, mes autres sens suffisant amplement à trouver ce qui m’intéresse. Vous vous doutez bien de ce qui pouvait donc attirer mon regard. La belle Clémence semblait me jauger. Je ne pouvais donc que lui rendre la politesse.

Une voix assez jeune finit par se faire entendre, nous invitant à entrer dans ce qui semble être le bureau privé du propriétaire des lieux. Il ne me faut pas longtemps pour sentir la tension monter en certains coins de la pièce, ce n’est pas comme si voir un type dans mon genre débarquer paisiblement était…. Rassurant. Après tout, je pense bien qu’ils ont du faire le tour de mes états de services, la réalité ayant été parfaitement dissimulée, on s’était contenté de me taper un joli petit pavé traçant une petite vie digne d’un combattant décoré. Le genre que l’on peut vouloir sous estimer. Ce qui quelque part, m’a toujours particulièrement arrangé. Maintenant, outre cette tension, quelque chose piquait mon intérêt à vif : la présence de son garde du corps. Si de l’autre côté de la porte je pouvais avoir un doute, il à fallu que celle-ci s’ouvre pour que j’en sois certain. Il était comme moi. Un fin sourire traverse mes lèvres alors que je salue ce qui s’apparente visiblement à un frère de sang d’un fin hochement, discret, sachant qu’il le capterait sans mal vu sa méfiance à mon égard. Je finis donc par tenter quelque chose, dès que j’en ai l’occasion. Oh, rien de bien grave en soi, rassurez vous. Alors que je me vois accueilli par le fameux Adrian, je salue celui-ci en lui rendant son geste avant de répondre, d’un fin sourire amusé aux lèvres.

-Marten suffira amplement. J’ai toujours trouvé qu’en faire des caisses était bien peu utile. Je suis un mercenaire, pas une danseuse que le but est de séduire pour finir la soirée en compagnie particulièrement souple. Tout le plaisir est pour moi, cela dit.

Comment ça mon humour est douteux ? en fait, c’est le but. Le gérant des lieux est assez jeune, mais l’univers ne fait aucun cadeau, ce genre de choses ne devrait en rien le choquer. Le genre de boutade qu’on se lance assez facilement au sein d’un régiment, au passage. Si j’entends quelqu’un ricaner ou soupirer avec une lassitude bien trop présente, je pourrais au moins spéculer efficacement sur la présence passée de l’un d’eux sous un drapeau. Ma tenue est simple : Débardeur, tout ce qu’il y à de plus classique, sombre. Pour le bas, un pantalon de type cargo, militaire ainsi que mon éternelle paire de rangers, parfaitement nettoyées et cirées.. Je semble désarmé. Après tout, il me semble normal de penser qu’on ne vient pas à un entretien d’embauche entièrement appareillé. Enfin, ce n’est pas comme si le combat rapproché demeurait ma spécialité dans le pire des cas. Ah, ça me rappelles le bon vieux temps. Le vieux, mon formateur, donc, disait toujours la même chose. « En cas de combat, Si j’ai besoin d’une arme, il me suffira de me baisser pour en ramasser une, ou de frapper assez fort l’abruti d’en face pour le pousser à lâcher la sienne. » j’ai toujours franchement aimé cette façon de voir les choses. Enfin, revenons en à nos moutons, mon choix vestimentaire pourrait être discutable, après tout, je dois faire un peu tâche dans l’environnement ou je me trouve, actuellement. Pourquoi ? C’est en réalité très simple. Justement car je suis un mercenaire. Ma présence ici démontre que je sélectionne moi-même mes contrats, ma tenue tente à prouver que je ne suis pas venu pomper de dard pour un boulot. Je convient, ou je conviens pas. Le bon sens tente à pousser que bien entendu, si une tenue est exigée ensuite, ma foi, je la porterai. Je serais sous contrat, après tout. Reste que je doute d’être ici pour être une quelconque façade, la question de ma tenue pourra donc rester en suspens. Ainsi, je peux aussi paraitre bien moins louche. Présente-toi tel que tu es à ton interlocuteur, et tu pourras t’attendre à la même chose en retour. C’est là une façon naturelle de traiter pour des gentlemen, non ? Malgré la simplicité de ma tenue, il ne pourra sans doutes que relever l’aspect « propre » que j’en affiche. Ma tenue est présentée de façon droite, bien enfilée, bien entretenue. Au même titre que moi et ma coupe, ma posture. Typiquement ce que l’on pourrait attendre d’un type avec un bon parcours militaire. J’en viens donc suite à la proposition à m’installer sur le fauteuil présenté à mon intention.

-Dans ce cas nous allons nous entendre ! Aucunement besoin de vous embêter en formalités bidon. J’aime à parler franchement, sans détour ni maladresses inutiles. Pour ce qui est de la boisson, je vous laisse le soin de me surprendre.

J’adresse ensuite un clin d’œil à la demoiselle, qu’il vient gentiment d’inviter à sortir, avant d’adresser un regard vers le garde du corps du jeune homme.

-Te bile pas l’ami. T’as pas grand-chose à craindre de moi. Tu vois bien que je suis nu comme un vers.

On trouve beaucoup de choses en trois heures, tout comme on en apprend beaucoup. Dans toutes entreprises, un type est toujours réceptif à une petite poignée de billets pour faire entrer des armes, ou encore… pour ouvrir une porte secondaire moins bien gardée. Il doit savoir ce que je suis, vu qu’il m’est partiellement semblable. Il doit donc savoir que passer outre les gardes n’aurait pas posé de soucis pour moi. Le fait que je sois venu ainsi désarmé et surtout, habillé de façon à ne laisser planer aucun doute, en prenant même soin de prendre un rendez vous… en soi, vous l’avez compris, je vise à faire taire les tentions qui ont pu naître à mon arrivée. Je ne soulève pas l’idée des sens pour rien. Aussi petite que soit l’arme que j’aurais pu porter, il l’aurait probablement sentie. Le métal, la poudre… Ce genre de choses est facile à remarquer et distinguer pour nous. Une façon subtile de montrer que j’aime à rester quelqu’un de franc, comme toujours.

- Si je peux me permettre d’entrer dans le vif du sujet, Je me doute que vous ne devez en rien manquer d’hommes de mains pour accomplir toutes vos tâches. Je présume que je peux donc m’attendre à des situations délicates, le genre ou découvrir que  l’un de vos hommes est impliqué pourrait vous coûter cher. Ce qui inclut donc un facteur de risque et donc, un facteur de paiement conséquent. On fait rarement appel d’offre pour des gars dans mon genre en dehors de situations particulièrement dérangeantes. Jamais pour un premier contrat, tout du moins.

Je marque une pause, prenant soin de prendre subtilement la main sur la conversation. Rien d’insultant, l’une de mes forces, en dehors de ma capacité de survie bien souvent contraignante pour ceux qui m’ont en face, est ma capacité à réfléchir et à déduire les choses. Je suis assez confiant en ma vision et façon d’appliquer mes idées, ce qui dans ma franchise, ne peut donc que transparaitre. Pourtant, je n’apparais pas comme particulièrement imbu de ma personne. Je demeure quelqu’un de parfaitement simple et franc. Le temps qu’on descende ce verre, je saurais si ce type me trouve trop malin pour m’embaucher, ou si au contraire il à suffisamment la tête sur les épaules pour savoir jauger un allié de qualité. Et non, ce n’est pas de la vantardise.

-La question du paiement ne m’intéresse pas. Si il y à bien une chose que je n’ai jamais eu à redire dans votre milieu, c’est que vous savez ajouter le nombre de zéros qui mérite la tâche. Ce qui m’intéresse, c’est plus ce que vous cherchez comme « employé ». Disons que je tiens à ma liberté et que l’idée de me réveiller une nuit avec un type ayant une arme pointée sur moi dans ma propre demeure ne m’attire pas particulièrement. Confiance et respect, vous connaissez la chanson ?

Encore une fois, rien d’insultant. Bien au contraire. Je finis simplement par m’installer un peu plus confortablement dans mon fauteuil, observant mon interlocuteur dans les yeux. Je suis mercenaire. Mes états de service suffisent à montrer que la carrosserie et le moteur sont efficace. Reste plus qu’à ouvrir le capot. Il en va de même de ma position. J’ai bien entendu noté sa décision de me recevoir dans son bureau. Généralement, ce n’est pas anodin. En tout cas, du début à la fin, je me serais montré ouvert, amical et respectueux. Simplement curieux et franc. Quoi que peut être un poil provocateur tout de même. Mais rien de bien folichon. Je reste un combattant.

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Gargouille
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Adrian Wick
Gargouille
Jeu 18 Jan - 10:38
L'escroc et le tueur

Bon, faisons un point sur la situation telle qu’elle est actuellement. Ce Marten Baudier est loin d’être un mercenaire ordinaire, ça je pouvais le reconnaitre bien avant d’avoir « ouvert » les yeux. Une présence imposante, certes, mais qui savait bien dissimuler ses intentions. L’image même d’un loup, présent mais impossible à discerner tant qu’il ne vous avait pas sauté dessus. C’était sans doute pour cela que Max était si crispé depuis quelques minutes, il avait dut sentir le type de lascar qui arrivait de loin. Clémence était, elle aussi, sur ses gardes, bien qu’il faille mon potentiel de vision pour pouvoir le percevoir. C’était aussi pour cela qu’elle avait un rôle si important, elle pouvait très facilement passer pour une simple secrétaire…

Faisons le point, oui, car il y avait beaucoup à déduire de ce que je pouvais voir à travers mes lentilles couleur ambre. Sa tenue déjà. Casual, mais propre sur lui, il montrait ainsi qu’il n’était pas du genre à vouloir impressionner les autres avec de fausses apparences. Bon point pour lui, bien que, de mon point de vue, j’espérais sérieusement qu’il ne s’habille pas de même dans des missions où il doit se faire passer pour un civil. Bien sûr, je ne parle pas du fait que la tenue soit très orientée militaire, certains aimaient tout simplement s’habiller dans ce style.  Un œil non avertit n’y aurait d’ailleurs vu que du feu, mais quelqu’un d’assez perspicace pouvait très facilement voir qu’il faisait bien trop propre sur lui. Sa rigueur militaire transparaissait à travers cela. Après tout, qui mieux qu’un militaire connait l’importance de garder son équipement –dans le cas qui nous concerne, sa tenue- impeccable ?

Sa manière de présenter et de se tenir ensuite ? Bien plus simple, cela allait en accord avec son discours. Oui, il était venu sans armes et sans aucune intention de me la faire à l’envers, avec pour seules défenses l’honneur du milieu et la confiance. Bien joué, culotté mais bien joué. Pour tout dire, j’étais partit sur le même principe. Mon sourire prit une teinte plus amicale, plus « vraie », c’est surement ce qui avait rassuré Clémence d’ailleurs. Après avoir roulé des yeux aux mots de notre invité, elle s’était inclinée avant de refermer la porte derrière elle.

* * * * *

L’homme avait eu les couilles de venir ici sans armes. Clémence avait bien entendu remarqué le petit manège du mercenaire alors qu’elle le conduisait jusqu’au bureau d’Adrian, son estime pour lui était remontée. Juste un peu, il ne fallait pas se faire des idées.

Stoïque, elle attendait devant la porte, dans le dos de l’homme. C’était toujours ainsi lorsqu’Adrian rencontrait quelqu’un qu’elle ne devait pas prendre à la légère, son but était de couper toute retraite. La secrétaire était l’enclume, Maximillien le marteau. Droite donc, elle attendait avec une expression minutieusement travaillée pour être neutre, mais avec ce petit froncement de sourcil caractéristique, cette petite imperfection dans son masque qui rendait la chose bien plus « vrai » comme le disait Adrian. Pour autant, la jeune femme laissa transparaître une émotion qui n’était pas prévue, un très léger mouvement de regard, signe d’exaspération à l’humour très « régiment-macho » qui pouvait régner dans une armée.

Elle ne se compromettrait pourtant pas à soupirer, pas dans une situation pareille où toute info donnée par un camp pouvait servir à l’autre. L’information était une arme, sans doute la seule dont Adrian pouvait maîtriser à son niveau, il incombait donc à la secrétaire de ne pas mettre des bâtons dans les roues à son patron. Alors qu’il l’autorisait à partir, Clémence fit un léger signe de tête au garde du corps avant de tourner les talons et de fermer la porte derrière elle. Soupirant doucement une fois à l’abri des oreilles indiscrètes, elle retourna à son bureau et caressa machinalement le holster dissimulé sous le meuble. Si jamais il prenait l’envie à cet homme de faire du grabuge, elle serait là en un rien de temps.

* * * * *

Maximillian avait remarqué, bien entendu, les caractéristiques de l’invité. Une carrure impressionnante, des mains faites pour le corps à corps, cette odeur si particulière qui n’admettait aucun doute… L’homme le reconnut lui aussi dès qu’il eu tourné les yeux dans sa direction, voir peut être avant ? Qui sait quel loup a le museau le plus fin lorsqu’on parle de sens développés à un tel niveau ?

* Bon sang, je déteste les loups garous…*

Il tentait de ne pas le montrer, mais Max ne voyait pas ses confrères d’un bon œil. Si bien qu’il se retint de répondre à l’invité de son boss pour ne pas compliquer le rendez-vous qui devait se dérouler sans accroc. Le gardien d’Adrian préféra rester dans son rôle pour éviter tout problème et, c’est avec un air assez neutre qu’il répondit avec la petite provocation de l’homme.

“ Je suis un garde du corps, il est naturel de voir tout élément connu ou inconnu comme une potentiel menace, tout comme il est naturel pour quelqu’un de votre trempe de trouver une arme n’importe où. Mais j’imagine qu’il n’y a pas forcément besoin d’arme pour faire pencher un potentiel conflit en votre faveur dans la plupart des cas, n’est ce pas ? ”

Il n’y avait bien sûr aucune menace dans ses paroles, mais le garde du corps n’allait surement pas relâcher sa vigilance sous prétexte que le mercenaire était venu sans armes.

* * * * *

La situation avait prit une tournure bien dérangeant d’un coup, c’est moi où il faisait plus froid, d’un coup ? Un peu excentré, mais toujours entre les deux armoires à glace, je sens la pression monter. Ah, non, excusez moi, c’est juste que la tension m’a incité à retenir ma respiration un peu trop longtemps. Le temps d’apprendre à nouveau à mon corps que, respirer ça aide généralement à vivre, je fis mine d’ouvrir la bouche pour demander le calme. Bon, tentative ratée. La cause de l’échec ? Le regard sérieux de Max qui ressemblait un peu trop à celui qu’il avait quand j’oubliais de lui dire que je sortais et, qu’inconsciemment donc, je lui faussais compagnie.

“ Hum, revenons à la raison de votre présence ici si vous le voulez bien. Tenez, dites moi si c’est à votre goût! ”

Le verre que je lui tendais était une coupe à cocktail, pas forcément le genre de boisson que l’on proposait d’habitude, mais je n’avais jamais dit que je faisais les choses comme les autres. En détail, ce cocktail s’appelait un South Side, une boisson que j’avais l’habitude de proposer à mes collaborateurs lorsque les contrats étaient signés. Gin, citron vert et menthe, un cocktail qui avait le don de rafraichir même quand ça chauffait pour moi.

Rafraîchir, Chauffer, vous avez compris? Bon, j’arrête, pas la peine de s’énerver…

Un second verre à la main, je m’installais en face de Marten avec un sourire avenant, trinquant avec lui avant d’écouter ses déductions. C’est qu’il en avait sous les cheveux, le gars! En quelques minutes, il avait résumé une bonne partie de mes raisons de l’inviter ici. Sirotant mon cocktail, j’attendais patiemment qu’il puisse conclure, plus parce que cet homme était monté dans mon estime que par politesse. Je ponctuai sa conclusion en levant légèrement mon verre.

“ Je vois que vous avez bien résumé les choses, je suis impressionné. Après un tel exposé, je pense que m’expliquer comme je l’avais répondu serait un peu redondant. Tant mieux, je trouvais mes tournures de phrases bien trop protocolaires pour ce que j’avais prévu! ”

Je résistais au rire qui pouvait silencieusement transparaître par mon sourire. Il avait raison pour la plupart de son raisonnement. Pas entièrement, certes, mais il tenait quelque chose et je me ferais un plaisir de lui détailler la situation dans son ensemble. Il jouais carte sur table en invoquant le joker de bien de mes compatriotes : la confiance mutuelle.

“ Si je peux vous corriger sur un point, Marten, je vous avouerai que nous somme encore jeune sur le marché de Nishiko. Certes, nous ne sommes qu’une succursale d’un groupe bien plus influent, mais j’ai fais le choix de partir de peu ici, pour le challenge vous voyez? Qui dit partir de zéro, dit étude de marché, prise de risque et bonnes surprises. Cela veut aussi sous-entendre que l’on ne nous prend pas encore tout à fait au sérieux et que l’on peut se permettre quelques écarts sur notre dos. En outre, malgré la sécurité que vous avez pu, je n’en doute pas, apercevoir et étudier, nous manquons encore d’agents de terrain et je dois avouer répugner à envoyer Maximillien ou Clémence à des rendez-vous que je ne considère pas être décisif pour l’avenir de Wick & Co. ”

Oui, jouons carte sur table, j’avais en tête de recruter pas mal de gens. Ratisser large n’était peut être pas une sage décision au premier abord, mais j’étais de ceux qui pensaient que l’ivraie pouvait être aussi utile que le bon grain, pour des tâches particulière il allait de soit. Le mercenaire assit devant moi faisait bien sûr partie de la seconde catégorie, je le voyais dans son comportement et dans son raisonnement.

“ En soit, c’est comme vous l’avez dit, je cherche quelqu’un pour agir sous couvert de l’anonymat, une personne compétente et indépendante que l’on ne pourrait relier à moi. Il va sans dire que je vous considère comme parfait pour ce rôle. Votre rémunération n’est pas un problème, il est vrai, je ne suis pas du genre pingre au grand dam de mon comptable et je sais reconnaître une situation permettant aux deux parties de tirer des bénéfices. ”

Je terminais mon verre assez rapidement tout en scrutant les réactions de l’homme assit devant moi. Il paraissait totalement détendu. Même mes yeux ne pouvaient discerner si c’était une façade. Soit il était extrêmement bon acteur, soit il était très « nature ».

“ Pour la question de voter liberté, ne vous inquiétez pas. A moins de me donner une très bonne raison, en trahissant ma confiance par exemple, je ne pense pas risquer mes hommes à une tentative d’assassinat à votre encontre. Ce serait malvenu n’est ce pas ? Comme indiqué, je cherche un électron libre qui pourrait agir sous le couvert de l’anonymat pour plusieurs missions de terrain délicate. Il va sans dire que je ne pourrais malheureusement vous déclarer en tant que salarié de l’entreprise, j’espère que vous pardonnerez l’absence de carte de vœux du nouvel an et d’invitation au repas de noël des employés. ”

Un peu d’humour n’avait jamais fait de mal, surtout lorsque l’on s’apprêtait à entrer dans le vif du sujet. Le verre déposé sur la table basse, je le penchais de quelques centimètres en avant avec un air affable.

“ Si vous me le permettez, j’aimerai passer au vif du sujet. Pour ce premier emploi, je souhaiterai que vous communiquiez un message à une certaine personne. Comme dit plus tôt, on se permet souvent quelques écarts lorsque l’on a affaires à un groupe encore peu implanté sur le territoire, quelques écarts comme le non règlement de certains services, le détournement de marchandises ou bien tout simplement une langue un peu trop bien pendue. J’aimerais que vous rappeliez à cette fameuse personne qu’il est de bon ton de rester en bon terme avec mon groupe. Maximillien ? ”

A ma demande, le garde du corps me tendit un dossier que je déposais sur la table basse, comme pour indiquer à Marten d’en ouvrir le contenu. Dans ce dossier, plusieurs feuilles et la photo d’une personne sortant d’une voiture banalisée. Si le mercenaire n’était peut être pas familier avec ce visage, la première page du dossier allait très rapidement l’éclairer sur l’identité de la personne. Lorenzo Valentini, ambassadeur d’Italie à Nishiko. Le reste du dossier racontait comment Valentini avait détourné des marchandises importées par mon groupe pour son usage personnel et les diverses menaces voilées qu’il avait proféré à mon encontre à quelques soirées mondaines. La barre était placée haut, certes, mais je souriais toujours à Marten avant de demander.

“ Alors ? Intéressé ? ”
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Marten Baudier
Loup-Garou
Jeu 18 Jan - 19:03

Tout ce petit manège me laisse de marbre, Mais je parviens tout de même à noter quelques détails intéressants. Je sais que je l’ai déjà dit, je radote comme un vieillard, mais vous savez, même après un entrainement très intense, même si on contrôle parfaitement son corps et son esprit, il y aura toujours des détails qui laisseront transparaitre certains sentiments un peu trop puissants pour être parfaitement domptés, bien que parfaitement naturels. L’inquiétude, la peur, la crainte, le stress, la nervosité, l’agacement. Tant de fluctuations que l’ont peut capter si l’on est apte. Crispation, légère ou non, soupirs, bien entendu mais aussi odeurs. Je soupçonne le dénommé Maximilian de se méfier de moi pour cette raison principalement. Malgré ma position actuelle et l’absence d’armes, ce qu’il peut effectivement sentir, je ne porte volontairement pratiquement pas de métal sur moi, si ce n’est celui qui rembourre mes rangers et bien entendu mes plaques d’identification sous mon haut. Aucune odeur de poudre, rien qui puisse m’incriminer mais surtout, aucune odeur de peur, d’inquiétude ou de stress. Au contraire, je parviens à rester parfaitement détendu et observateur. J’analyse chacune des personnes présentes avec grand intérêt, patientant calmement que mon interlocuteur reprenne la parole. Personne ne semble s’agacer devant ma boutade, si ce n’est la jeune femme, sur laquelle j’ai calibré une minute une partie de mes sens, histoire d’être sûr qu’elle n’échappe pas à mes « radars ». Elle est trop droite. Ils comptent vraiment me faire croire qu’elle ne sait pas refermer un étau ? Cette pensée m’arrache un sourire bref. Stupide. Et si je venais en tant qu’assassin ? Bonne question. Bien entendu, ce n’est pas vraiment le cas. Je dirais cependant que la sécurité semble… Intéressante. Assez peut être pour me pousser à revoir mes plans. Je ne sais pas ce que peut valoir le louploup de mon interlocuteur, j’en déduis cependant que c’est lui son véritable garde du corps. L’assistante m’as inspirée la possibilité de sortir deux lames de sous sa manche. Un assassin ? Ça me semble coller parfaitement. Mêler ces deux expériences dans une même défense est idéal et je pense pouvoir affirmer que j’en suis la preuve vivante.

Ma force, c’est de ne pas avoir eu à me coltiner une expérience militaire aussi classique qu’ennuyante. Je penses que j’aurais rapidement fini par m’ennuyer à surveiller les rues d’une ville étrangère. Mine de rien j’ai quand même commencé comme assassin, lors de la première guerre. Vous pensez vraiment que j’allais passer à côté d’une poignée de petits groupes fortement spécialisés aux airs franchement mili-armés ? Je suis et reste assez confiant en mes capacités. Sauf s’il se transforme, je pense allier suffisamment d’expérience et de technique pour pouvoir me démerder. Le hic, au delà de la jeune assistante, c’est le nombre de types que j’ai pu sentir en venant. L’échappée resterait compliquée. Le grand dadet sentirait sans mal si j’en venais à posséder ou déposer un explosif. En soi, le moment serait bien peu idéal. Cela représenterait un bon défi, mais je n’aurais aucune raison de le relever. J’aime jouer, mais j’aime connaitre mes chances exactes de m’en tirer. Vous me direz, il y aurait toujours quelque chose que je pourrais faire, en fait. Qui dit que je n’ai pas demandé à Alyssia de me remplir un récipient ou deux d’un gaz quelconque ? Depuis que je fais affaire avec elle, mes possibilités ont finit par bel et bien doubler au moins. Et oui, tant que le récipient est bien fermé, aucune crainte, et il faut dire que le verre reste inodore. Cela dit, je n’en ai actuellement pas sur moi non plus. Une fouille un peu trop virile et ça pourrait se corser. Là, on peut me fouiller. Bien qu’au choix, je préfère passer sous les mains de la demoiselle.

Finalement, le garde du corps finit par me répondre. Voilà qui est digne de me faire chaud à mon petit cœur. Je l’observe donc durant la totalité de sa tirade. Sa neutralité et son air me troublaient. Aurait-il pris mes mots pour une attaque ou se montre t-il simplement parfaitement professionnel ? C’est une question intéressante. Dans le premier cas, c’est que ma gueule ne doit pas lui revenir ? Je me contente de lui sourire brièvement avant de répondre, toujours aussi calmement.

-J’ai suffisamment pris de contrats en tant que garde du corps pour ne pas pouvoir te contredire. Toujours se méfier de tout et de tout le monde, d’autant plus quand la personne d’en face est entrée dans l’armée. C’est con, mais on nous y apprend beaucoup de choses, et on à tendance à souvent et facilement générer un taux de menace assez élevé. En cas de chaos, j’ose même pas imaginer le nombre d’idiots qui viendraient essayer de buter les types dans mon genre. Je ne peux donc que comprendre ta vision. Sache cela dit qu’il ne faut pas confondre méfiance et animosité. Il y à tellement de tension dans cette pièce depuis mon arrivée que je pourrais croire que c’est sur ma tête qu’un contrat à été placé. Bien que je puisse d’une certaine façon m’en montrer honoré, c’est un peu too much, non ?

Sourire bref, à nouveau. En soi, je ne présente aucun manque de respect, aucune agressivité. Une pique taquine parfaitement lancée et sans aucune dissimulation. Je me montre même amical sur le coup, amusé, surtout. Je comprends parfaitement ce sentiment. Mais si la tension reste palpable pour un humain, imaginez à mon propre nez. Après tout, ce n’est pas comme si je ramenais les clients à protéger dans une demeure assez haute en prenant soin d’établir un certain périmètre pour pouvoir sentir ce genre de choses. Je vous l’ai dit plus tôt, beaucoup de sentiments sont palpables. Il faut juste savoir les saisir. Peu de temps après, c’est mon hôte qui finit par prendre la parole, je tourne donc mon regard dans sa direction, prêt à l’écouter. Je prends bien entendu soin de récupérer le verre tendu, l’apportant doucement à mes narines un instant. Un geste bien innocent que l’on peut voir chez nombres d’archétypes de gens différents. Dans mon cas, ce n’est qu’une… déformation professionnelle, disons. Une fois sûr de l’absence totale d’argument dissuader, ce qui en soi ce montre assez rapide, je suis son geste pour venir trinquer.

Pour le moment, tout se présente de façon calme, et je peut voir à la mimique usée par mon interlocuteur que mes déductions visent visiblement assez juste. Bien entendu, si j’avais été parfait dans mon scénario, les choses ne seraient pas idéales. C’est généralement assez mauvais de pouvoir tout déduire à la perfection, bien trop mauvais. Il faut faire bonne impression, mais pas assez pour représenter une réelle menace. Protocolaires, hm ? Voilà qui en dit déjà long, mais qui demeure pourtant tout aussi rationnel. Après tout, nous ne sommes pas là pour nous limiter à boire un simple verre entre amis, pas vrai ? Si c’était le cas, je présume que les tentions auraient été… différentes, pas vrai ? Je peux cela dit facilement déduire que mon interlocuteur à parfaitement pris mon message, décidant lui aussi de jouer carte sur table, abattant celles-ci de façon précise et minutieuse. Le challenge, hm ? je m’y connais en challenge. Les lois du marché sont intéressantes, c’est dans ce genre de circonstances que nos deux places prennent tout leur potentiel. Le mot challenge ne tarde pas à me faire prendre conscience d’à quel point ce job à un potentiel palpitant et en soi, ça ne me pousse qu’à plus de curiosité quant au premier travail qu’il pourrait vouloir me proposer. Ah, oui, vous vous demandez sans doute pourquoi je parle de potentiel dans cette situation ? Lui, situe les offres d’emploi et moi, j’y réponds. De ce que j’ai compris, il aime le challenge et risque de placer la barre assez haut, c’est donc une occasion parfaite pour moi non seulement d’affirmer une place dans le panthéon des mercenaires du pays, car bon, faut le dire, même si on ne court pas les rues, le niveau reste assez élevé et ensuite, de répondre à une certaine demande. Protéger une poignée d’imbéciles d’une tentative d’assassinat, ou encore, aller achever un connard qui frise déjà la mort à cause des injections qu’il s’envoie, c’est amusant un temps, et même si un travail parfait permet d’avoir un bon ratio, et donc, d’avoir beaucoup de boulot, je dois dire que je n’ai jamais réellement rencontré de grande difficulté à remplir les contrats qui rôdent habituellement en ville.

Je prends soin d’écouter sans couper, prenant ci et là une fine gorgée de l’alcool offert par mon interlocuteur. Vous noterez un certain temps entre la première gorgée et la suivante, non pas par manque de respect, mais car je sais que certains produits sont inodores, justement. Une autre déformation professionnelle. Tant qu’il parlait, je semble concentré sur lui. Je suis assis là depuis assez longtemps pour avoir déjà pu m’établir un certain périmètre. Je peux donc me permettre de me détendre un peu plus, parfaitement confiant en mes reflexes. Ma position empêchant en soi une réelle possible attaque par l’arrière. Sauf avec une arme plus lourde, peut être. Dans cette mesure, j’entendrais la machinerie avant l’assaut et ce serait risqué pour le petit protégé. Nah, je pense que tout le monde à compris que je suis là pour causer. Je ne peux cela dit dissimuler un léger sourire à la mention du nom de la jeune femme dans sa tirade quant aux rendez vous décisifs pour l’entreprise. Voilà qui conforte ma pensée précédente. Elle n’est pas qu’une simple assistante. Ce n’est pas une réelle bourde de la part du jeune homme. Cette transparence est aussi louable que la mienne et je sais l’apprécier. Oui, tous les sujets pouvant avoir un réel impact sont toujours risqués, et on n’envoie pas ses meilleurs éléments sans la certitude qu’ils sauraient s’y défendre en cas de besoin. Et même pour un loup garou, protéger un non initié dans un rendez vous pouvant inspirer toutes sortes de dangers différents… ce n’est pas facile. Pas du tout.

Je ne peux non plus retenir un fin ricanement à sa tirade suivante, concernant son comptable. Effectivement, voir de grosses sommes d’argent aller et venir est à la fois un rassurement et une crainte pour tout comptable. Si les affaires marchent bien, on parle rationnellement toujours de grosses sommes, même pour sa propre poche, en soi. Mais on parle aussi parfois d’affaires pouvant causer des frayeurs réelles. Tout pari est risqué, mais savoir danser entre ces paris pour pouvoir avancer les choses plus rapidement est un art, en soi. Et pour ça, on à besoin des bonnes cartes, hm ? Je pense comprendre comment fonctionne mon interlocuteur. Finalement, je pense être l’un des types les plus compétents qui vont passer cette porte pour répondre à cette embauche, si ce n’est le plus compétent. Mais je sais qu’il saura leur trouver un travail approprié, et suffisemment risqué pour pouvoir les éliminer en cas de pépin. Certains sont vraiment cons, ce n’est pas moi qui vais blâmer ça.

On en arrive finalement à la dernière tirade sur la liberté et la sécurité. Rationnel et simple, tout me convient jusque là. Je fais un métier dangereux, je ne vois nulle menace à ses mots, bien au contraire, ce n’est que justice. Assez pour savoir que si un jour ça vient à arriver, je prendrais soin de mener l’assaut avant qu’il n’ait réellement le temps de l’apprendre. On ne survit pas dans le milieu très longtemps en se voyant envahi par les scrupules, mais l’honneur, ça, ça n’as pas de prix. Il lui suffirait de sortir interroger n’importe quel type du milieu pour qu’il lui réponde la même chose : J’ai toujours été droit dans mes décisions et mes gestes. Et je n’ai jamais trahi un contractant sans une bonne raison. Enfin arrive donc le moment de mettre les pieds dans le plat. Il m’expose alors rapidement la situation avant de me présenter le dossier de ma « cible ». Je tique assez rapidement, j’ai déjà vu cette trogne, ou tout du moins, j’ai déjà entendu ce nom. Pour les informations que j’en ai, il semble gérer un service personnel que j’ai du mal à apprécier. Enfin, je parle plus de forme que de fond, en soi, mais le fait reste présent et parfait. Je vais pouvoir faire d’une pierre deux coups ? Je sais déjà exactement à quoi m’attaquer pour faire passer le message que l’on me demande de délivrer. Il ne me reste plus qu’à exposer l’idée à mon interlocuteur. Bien entendu, je prends soin de feuilleter convenablement le dossier, avant d’hocher lentement, signe d’attention autant que de réponse.

-J’ai entendu parler d’un « service à la personne » particulier mis en place par ce type et quelques collaborateurs. Le genre à fournir quelques européennes aux plus vicieux d’entre nous. Je ne condamne en rien ce genre d’activité, mais je n’aime pas trop ses méthodes, je pense en soi pouvoir passer par cette activité pour l’atteindre et lui faire passer le mot. S’en prendre au portefeuille d’un type est souvent bien assez efficace pour le calmer.

Je marque une pause, observant à nouveau le jeune homme, comme pour y chercher une réponse convenable. Je ne m’attends de toute façon pas à un refus, s’il fait appel à quelqu’un comme moi, il sait qu’il faut souvent frapper dur pour garder le troupeau dans le droit chemin. Ma méthode est invasive, sans être réellement dangereuse pour lui. Finalement, n’importe qui pourrait vouloir mettre fin à ce « service ». Ironiquement, ça semble trancher assez nettement avec l’image macho-militaire que j’ai offerte en entrant, quitte à ce qu’il ai joué carte sur table, autant que j’en fasse de même, pas vrai ? Qu’ils comprennent que c’était une ruse pour les jauger ou qu’ils ne remarquent rien, je n’en ai finalement pas grand-chose à carrer, le genre de situation qui de toute manière ne pourra que pousser au sourire.

-Pour le reste, tant que vous ne trahissez pas ma confiance, je n’aurais aucune raison de le faire. Je suis un professionnel. Sachez que je peux cela dit rester assez… regardant sur les contrats que j’accepte. Vous n’aurez pas à me menacer pour que je ferme ma gueule si quelque chose ne me plait pas, mais j’espère que vous n’aurez pas dans l’idée de me forcer à faire quelque chose qui ne me convient en rien. Enfin, si on reste dans ce ton là, je sens que je vais me plaire ici. Il n’y à pas à s’en faire non plus pour les cartes de vœu, je penses pouvoir vous considérer comme assez imaginatif pour savoir que vous saurez trouver des choses bien plus amusantes que ça à m’envoyer, sans avoir à attendre nouvel an.

Encore une fois, ni agressivité ni menace. Simple franchise, calme et assumée bien entendu suivi de près par une petite boutade. Celle-ci à bien entendu pour but de lui faire comprendre que je ne m’inquiète pas quant au fait de l’impressionner en dehors de mes déductions, mais bel et bien sur le terrain aussi. Je lui cède un sourire fin, en coin, mais pas moins franc. Le verre, si aucun effet indésirable ne s’est fait sentir, finit par tomber dans la conversation.

-Pour ce qui est du verre, c’est parfait. Continuez comme ça et je pourrais sortir en titubant tant ça se boit comme du petit lait.

Je lui cède un nouveau sourire. J’apprécie ce genre de rafraichissement tout autant que des activités plus brulantes. Mélanger les deux peut d’ailleurs se montrer assez… amusant. Aucun doute la dessus, pour l’instant, je n’ai aucune raison de me montrer agressif ou méfiant envers mon interlocuteur. En fait, jusque là, je l’aime bien. Je ne fais donc que me montrer agréable et amical. Sans avoir à jouer un rôle, j’aime à rester parfaitement naturel, je pense que ça s’est suffisement fait sentir. D’ailleurs, je pense que les tatouages sur mes bras, parfaitement visibles dans ma tenue en sont une preuve suffisante, non ?

-Je n'ai qu'un seule question, quelles sont mes mesures de retenue, disons ? dois-je me montrer brutal ou subtil ? J'ai déjà compris qu'il ne s'agissait pas d'un assassinat, donc sur ce point, tout est bon. Cela dit, voulez vous que je cause un sacré foutoir sans l'atteindre directement et que je laisse la peur faire le reste, ou que je lui laisse quelques mots doux au creux de la poitrine d'une poignée de ses filles pour qu'il comprennes directement qu'il doit arrêter de vous entuber ?

Mon ton reste calme, en soi. J'expose ma question comme on proposerait le choix entre deux thés. j'ai commencé ma carrière en m'attaquant à des types de son acabit, je n'ai en rien peur de ce qu'il représente. Beaucoup de choses protègent les types sous contrats dans mon genre, dans le milieu. Tant que je sais rester discret et efficace, je ne crains tout simplement rien.
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Gargouille
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Adrian Wick
Gargouille
Ven 26 Jan - 15:44
L'escroc et le tueur

Si le dossier que j’avais déposé nonchalamment sur la table pouvait me faire condamner par de multiples personnes hautement placées à des supplices que j’imaginais bien pire que la mort, –et croyez moi, je n’ose pas penser à ce genre de choses- je fus assez impressionné par l’attitude du mercenaire. Loin de la surprise que l’on pourrait voir sur tout personne à peu près normalement constituée, lorsqu’elles comprennent à quel point le « poisson » est gros, je ne vis ni joie, ni peur dans son regard. Peut être une certaine surprise ? Pas assez pour que cela soit flagrant ou digne d’intérêt à commenter. Non, je le voyais plus traiter les informations et élaborer un plan de bataille. Bon sens pratique et peu influençable par des éléments surprenant, décidément j’appréciais de plus en plus l’homme derrière le masque de mercenaire.

Son intervention suivante avait de quoi être tout aussi appréciable. Ainsi Marten avait lui aussi des informations sur la cible, informations que j’avais aussi de par le statut et les liens que je pouvais avoir avec l’homme. Normal dans un sens, autant avoir assez d’informations sur les personnes d’importances pour agir. Je reconnaissais bien là la rigueur d’un ancien militaire quant à la recherche d’informations. La proposition qui tenait lieu de réaction à la lecture du contrat était intéressante, bien que prévisible en un sens. Pour quelqu’un qui faisait du profit sur mon dos, il était clair que s’attaquer à son fonds de commerce était un juste retour des choses. Je hochais doucement la tête à son idée, j’en étais plus ou moins arrivé à la même conclusion.

« C’est effectivement une possibilité d’action, si ce n’est la meilleure que l’on puisse trouver avec les informations que nous semblons avoir tout deux. J’ai cru d’ailleurs comprendre que, récemment, l’un de ses collaborateurs a commencé à se faire lentement, et subtilement je dois dire, évincer du reste des preneurs de décisions. Cela pourrait aussi être une bonne couverture. Comprenez bien que, s’il y a possibilité, j’aimerai ne pas avoir de liens avec les futurs désagréments qu’il pourrait avoir. Il est toujours bon de lancer un avertissement qui a une portée générale, surtout lorsque l’on peut se cacher derrière l’anonymat et le doute. Plus qu’une vendetta, c’est un service que nous lui rendons en lui montrant qu’il ne faut pas se moquer des collaborateurs que l’on peut avoir, quels qu’ils soient. Ce qu’il s’est approprié n’a pas tant de valeur en soit, je trouverais bien un moyen de faire de cette perte un profit. C’est plus une question de principes, vous voyez ? »

Sa proposition pouvait sembler « brute de décoffrage », mais elle était plus fine et avisée qu’elle n’y paraissait, autant jouer franc jeu et montrer que je pensais de la même manière sous mes airs de jeunot catapulté au pouvoir. Je n’en avais peut être pas l’air au premier abord, mais mes méthodes, que je pouvais cacher derrière une certaine diplomatie et un air véritablement gauche, n’avaient rien à envier à l’armée. En affaires, il ne fallait pas laisser passer le moindre affront. Le résoudre de manière brutale ou faire croire que l’on laisse l’affaire passer tout en y retirant des avantages, voici les deux choix que je tentais d’alterner pour camoufler cette douce emprise que j’étendais peu à peu sur la ville.

« Pour en revenir aux modalités du contrat en lui-même, je comprends parfaitement votre point de vue et, je l’espère, arriverais à vous présenter sans fautes des tâches dignes de votre expertise. »

Ce genre de réponse me faisait passer pour quelqu’un qui caressait ses associés dans le sens du poil, si je pouvais me permettre cette expression quand on parle d’un associé Loup-Garou, mais ce dernier ne devait surement pas tomber dans le panneau. Je traitais simplement un associé de valeur avec respect. Bon, il y avait eu assez de protocolaire et de sérieux dans cet entretien, n’est ce pas ? Je me levais lentement tout en me dirigeant vers le mini bar. Avec une dextérité qui prouvait une certaine pratique, je commençais à préparer une deuxième tournée.

« Pour le verre, je suis content que cela vous plaise, c’est un cocktail originaire de chez moi. C’est le père d’un ami très cher qui l’a inventé et son bar est assez connu dans le milieu. On dit que, pendant la grande époque, il pouvait faire disparaitre l’intégralité de ses bouteilles en quelques instants en cas de visite surprise des autorités. Bien sûr, c’était un gaspillage sans nom d’alcool de qualité, mais ça valait toujours mieux que de devoir fermer boutique ! Je vous en ressers un ? »

J’étais revenu pendant ma tirade avec le shaker et refis le niveau à mon interlocuteur avant de faire de même pour mon verre. Il avait raison, ce cocktail pouvait être trompeur, mais pas avant le troisième verre, quatrième peut être pour quelqu’un de sa stature. Je n’en proposais bien sûr pas à Max, il se faisait un devoir de ne rien boire pendant le service. Professionnel jusqu’au bout, mais c’était aussi pour cela que je l’avais embauché. Ce dernier semblait si droit, si je ne le connaissais pas aussi bien, j’aurais pensé qu’il se focalisait sur sa stature afin de faire bonne figure. En vérité, il était simplement occupé à analyser la posture el les moindres faits et gestes, même minimes, du mercenaire.


* * * * *


Maximillien avait fait la part des choses entre son aversion envers ses congénères et son devoir. Après tout, il fallait bien laisser à son patron toutes les armes qu’il pouvait utiliser. Nul doute que l’homme qui lui faisait face pouvait être une addition de choix à l’équipe et le garde du corps savait Adrian tout à fait capable de s’en faire un allié de poids. Il ne trouva rien à redire à la réponse de l’invité, bien sûr qu’il en faisait des tonnes, il était parfaitement conscient des capacités d’un loup-garou. Un air calme et professionnel serait la seul réponse à la tirade de Marten, signe d’assentiment de sa part quant à la collaboration du mercenaire.

Bien sûr, Max le gardera toujours à l’œil malgré ça, on ne se refait pas.


* * * * *


L’entretien allait bientôt se conclure, nous en étions aux derniers détails pratiques. Marten avait mon point de vue, mes attentes générales quant à la conduite à envisager pour ce contrat. Peut être étais je trop demandant pour la manière de diriger les opérations, après tout je n’étais pas agent de terrain et, même si je me souvenais de deux-trois choses sur le mercenaire, je ne voulais en rien le bloquer sur la manière d’agir. Je revins donc sur les attentes que j’avais formulé sur la manière le résultat.

« Je vous laisse carte blanche sur la manière d’agir, voyez ça comme une preuve de confiance sur vos capacités. Si possibles, essayez de ne faire du tort qu’à la personne en question. Je pense que cela ne sera pas trop difficile, vu la pression qu’il doit avoir actuellement. Il se doute que certaines personnes lui en veulent, moi inclus. Je n’aimerai pas effrayer et donner une mauvaise image de la maison à des personnes qui ne font, finalement, que suivre des ordres pour vivre. »

Une idée me vint pendant mon explication, me faisant sourire.

« Quoique, s’il faut vraiment leur faire peur, j’imagine qu’ils se tourneront vers d’autres employeurs plus… stables et sûrs. Je ne parle pas, bien sûr, de reprendre le même genre de services, bien entendu, mais ne soyez pas étonné de voir prochainement de nouvelles offres d’emploi chez Wick & Co. »

Diviser pour mieux intégrer, voici une règle élémentaire lorsque l’on est dans mon milieu. J’avais pris soin de parler sans détour, de lui laisser entrevoir les possibilités que j’avais pour la suite. Après tout, n’est on pas en mesure d’agir plus convenablement lorsque l’on a une vision d’ensemble du projet dans laquelle s’inscrit l’opération en cours ?  

« Agissez comme il vous plait, tant que cela vous permet de réussir le travail. Je ne souhaite pas de mal à monsieur Valentini, du moins pas personnellement. Disons que, dans son intérêt et dans le mien, il serait bon qu’il se contente de ses activités d’ambassadeur. Vous me suivez ? »

Je levais mon verre, comme pour appuyer ma vision des choses. J’espérais ne pas être trop brouillon dans mon raisonnement, il y avait tant à dire sur ce sujet. J’attendis son retour lorsque l’on toqua doucement à la porte.

« Entrez »


* * * * *


« Entrez »

Clémence actionna la poignée de la porte avec son air professionnel qu’elle affichait naturellement. L’entretien devait plus ou moins toucher à sa fin et elle avait été prévenue que le prochain rendez-vous n’allait pas tarder à arriver. Elle retrouvait ainsi Adrian et le mercenaire assis autour d’un verre, qu’elle devinait alcoolisé un minimum, et annonça de manière neutre.

« Monsieur Wick, votre prochain rendez-vous ne va pas tarder, dois-je le faire patienter ? »


* * * * *


Le prochain rendez-vous ? Aucune idée de qui il s’agissait mais je ne montrais, bien entendu, aucune trace d’interrogation quant à la nature de ce prochain événement. C’était devenu naturel de faire comme si je ne l’avais pas oublié et, pendant quelques mois, la jeune femme avait eu un doute, un espoir. Elle avait bien vite déchanté avant d’accepter cette part indissociable de ma personne, comme une certaine fatalité finalement. Je hochais lentement la tête avant de retourner mon attention vers Marten.

« Et bien, je crois ne pas me tromper en disant que nous étions sur le point de terminer. N’hésitez pas à me dire si vous avez encore des questions, je suis à votre disposition. »
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Marten Baudier
Loup-Garou
Dim 28 Jan - 2:06
Quelque chose en vient donc à me sembler on ne peut plus clair et ce on ne peut plus rapidement. Ce jeune homme est avisé, malin et plus droit qu’on ne pourrait le penser. Sa façon de voir et de présenter les choses me semblent bien assez construites pour que je puisse le considérer bien plus au sérieux que nombre des idiots qui pullulent dans son milieu. Je ne doute donc en rien de son expansion rapide prochaine. Autant au moins que de l’expansion de mon porte feuille. J’analyse sa réponse. En somme, l’idée avancée serait de faire porter le chapeau de mes actions au dit collaborateur, hm ? Je doute qu’il s’agisse de tenter d’en devenir un, le coup doit rester rapide et douloureux, intraçable. Ce serait donc illogique de m’exposer. Cette utilisation de la notion de principes m’amuse assez, je dois l’admettre. En somme, mon client est un gangster portant un point d’honneur à veiller à ce que ses collaborateurs restent dans le droit chemin. L’on pourrait penser qu’il s’agit là d’un principe rationnel, mais le fait d’avoir à le mentionner comme tel démontre bien la douce ironie que cette idée représente. Effectivement, c’est un principe primordial que d’éviter de trahir celui avec qui l’accord est signé. Pourtant, le milieu n’est pas si craint pour rien. Personne, ou presque, n’est viable. Tous aiment commettre des erreurs stupides et doubler leur prochain. Le nombre ahurissant de « contretemps » et de sang versé le démontre bien.

Il n’en reste pas moins que ce n’est pas une mauvaise idée. Après tout, se servir de quelqu’un possédant un mobile suffisant pour venir mettre un bon coup de pied dans la fourmilière n’est pas une mauvaise idée. Je ne relève en rien sa demande de ne pas apparaitre. Je pourrais m’offusquer d’une telle maladresse, mais par chance, je demeure un professionnel. Quel imbécile irait revendiquer le nom de son client face à sa cible ? C’est comme venir tirer une balle dans la tête d’un type pour prendre une pose ridicule et gueule « Hey bande de cons ! C’est –insert name here- qui m’envoie ! Allez-vous faire enculer ! Ahah ! » Ouais. Franchement, on à quand même connu sacrément plus subtil, pas vrai ? Cette pensée m’arrache cela dit un fin sourire. Rien que pour le ridicule de la scène, je suis certain qu’il est possible de trouver des clients possédant ce genre de « recommandation ». Fin, ça reste généralement plus subtil. « Sache que c’est –name again- qui m’envoie pour te tuer » ou autre fantaisie de ce genre. Subtilement, avec douceur. Faudrait pas brusquer le macchabée, après tout. Fin bon, je dis ça, mais c’est quand même sacrément plus efficace quand on le glisse avant qu’il ne passe l’arme à gauche. Accessoirement. Pour en revenir à nos moutons, pour l’instant, je garde le silence. Songeur. Il semble que je sois déjà en train de chercher l’option la plus viable. Ne possédant aucune contrainte particulière pour l’instant, il s’avère que ça me fait beaucoup de marge de manœuvre. Il faudra commencer par trouver les plans de l’endroit ou il garde ses filles et sans doute une partie de son matériel. Rien de bien difficile à trouver en soi. Sa tirade suivante me ramène, alors que je lui souris finement.

-Et bien le père de votre ami possède un donc non négligeable dans son domaine, en plus d’être visiblement malin. Après tout, si il aurait du placer la clef sous la porte, ça aurait sans doutes été… dommage de ne pas avoir l’occasion d’en goûter.


J’aurais bien entendu répondu à sa question d’un fin hochement accompagné d’un sourire bref. Deux verres, peu importe le cocktail qu’on peut m’envoyer, il me faudra beaucoup plus que ça pour me faire tituber. Aucun doute sur mon côté bon vivant. A l’armée, il m’arrivait déjà de boire comme un sac, alors depuis que je suis rentré… Je dois boire plus d’alcool que d’eau, au cours de mes soirées. Le garde du corps semblant pour sa part peu enclin à continuer la conversation, ne m’arrachera rien d’autre non plus. Un peu de professionnalisme malgré son agressivité claire. Il semble qu’il essaie de compenser un peu. En soi, ce n’est pas nécessairement un mauvais point. Le jeune homme reprend donc la parole, m’offrant cette fois un peu plus de matière. Ne pas causer de tord à des innocents, gardant la possibilité de pouvoir obtenir de nouveaux collaborateurs prochainement. Un choix aussi simple que compréhensible. En soi, rien de surprenant. Je prends une minute pour réfléchir, avant de résumer suite à sa dernière tirade.

-Bien, il me suffit donc de lui causer assez de pertes pour le pousser à refuser de mettre sa vie en danger, le tout en prenant soin de traiter ses collaborateurs comme les vôtres. Je prends bonne note.

C’est l’une des raisons pour laquelle je demeure bien moins bavard lorsque l’heure de parler réellement affaire arrive. Je n’ai pas à me perdre en fausses analyses. Même si l’interlocuteur est malin et qu’il sait ce qu’il souhaite, le choix des méthodes demeure souvent assez maladroit. C’est tout à fait normal, en soi. Je n’ai moi-même aucun plan aussi précis qu’efficace pour l’instant. Il me faudra du temps et des plans, pour ça. Mon rôle maintenant est donc d’écouter et d’analyser les souhaites de mon client. De trier ce qui me semble le plus important des indécisions pour éviter de commettre une bourde bêtement. Dans le cas présent, je pense avoir assez bien résumé l’affaire. Son souhaite de me lâcher la bride en me laissant libre chef de mes décisions est à la fois rationnel et maladroit. Je suis un mercenaire, un soldat qui vends ses talents pour de l’argent. Je suis regardant sur mes contrats, certes. Mais si je n’étais pas prêt à me salir les mains, je ne serais pas là. Il en va sans dire que son geste est réellement maladroit, donc. A nouveau cela dit, je me contente de continue à lui offrir un sourire bref, patient. S’en suit le retour de la jeune assistante, ceci s’accompagnant d’un échange bref mais suffisant pour me faire comprendre qu’il est temps que je me mette au travail. Il ne me faut donc pas très longtemps pour prendre soin de finir mon verre, laissant ensuite rapidement celui-ci glisser entre mes doigts pour finir sa descente sur la petite table prévue à cet effet tandis que j’hoche brièvement aux mots de mon interlocuteur.

-Aucune question, Monsieur Wick. Je ne tarderai pas à vous recontacter lorsque la tâche sera accomplie.

Suite à un nouveau sourire, bref, je prends soin de me redresser, prêt à débarrasser le plancher alors que je salue respectueusement mon interlocuteur avant de me laisser raccompagner vers la sortie. Après tout, je doute qu’on me laisse librement me balader dans la bâtisse. Pour le moment, tout du moins. Plus tard… qui sait ? Une fois en bas, je prends grand soin de ne pas perdre mon temps et de me diriger vers le coin de l’un de mes meilleurs informateurs. Le genre à pouvoir vous dégotter les plans d’un bâtiment gardé secret comme si il se trouvait en plein centre-ville. Le temps qu’il me trouve ça, je rentre chez moi pour préparer mon matériel. Je prévois quelque chose de relativement discret. Après tout, mon but n’est pas de déclencher une guerre, au contraire, quelque part. Je dois entrer, saboter et repartir. Bien entendu, je compte bien faire les choses à ma façon. Il me faudra donc bien me préparer. Tiens. Et si je choisissais la voie la plus ironique ? Ouais… ça me va. Il me faudra donc quelques explosifs.

En soi, il ne me reste plus qu'à prendre connaissances de quelques informations simples. Garde t-il de la marchandise près de ses filles ? Si oui, sous quel format. Un club, par exemple ? Si ce n'est pas le cas, il me faudra une carte détaillée de l'endroit ou il stocke ses marchandises. En soi, je ne doutes pas du fait qu'il doives tenir un club quelque part. Si c'est bien le cas, l'endroit est-il suffisamment important pour que je puisse y faire mon affaire sans avoir à parler de ses marchandise ? Bien sûr, il me faudra aussi savoir quel type de marchandises il possèdes, histoire de maximiser mon taux de... réussite, disons. Bref, que de questions auxquelles mon informateur saura sans doutes répondre. Ensuite, j'irai faire du repérage et enfin, je passerai à l'action.
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Gargouille
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Adrian Wick
Gargouille
Lun 5 Fév - 10:25
L'escroc et le tueur

En un autre lieu, mais non pas un autre temps, Lawrence tentait de réprimer un bâillement. Il avait été de service de nuit la dernière fois et avait demandé à changer car le décalage de sommeil le rendait mou mais… Bon sang, il y avait toujours autant de bruit en journée? Finalement, le pote de nuit était pas si mal… et bien mieux payé en fait. Il lui fallait préparer ses excuses pour aller voir son boss et lui demander sa réaffectation au service de nuit. Lawrence en connaissait un qui allait gueuler, et d’autres qui allaient se marrer.

Enfin, pour l’instant, il était assigné à la surveillance du complexe. Mine de rien, il fallait être assez alerte pour veiller à ce que rien ne puisse passer sans qu’il le voit. Il y avait tant de pièces et de couloirs, en surface comme souterrain, qu’il s’était vite rendu indispensable avec son don d’attention et son esprit alerte, même avec une certaine mesure de fatigue. Son café encore fumant à porté de main, il se résolut à faire une énième fois le tour des caméras qu’il ne pouvait pas toute afficher avant de noter l’heure et un simple et répétitif “RAS”.

Après tout, il était logique qu’il n’y ai rien: le bâtiment était très bien gardé par une trentaine de gardes qui se relayaient toutes les huit heures et la notoriété sous-jacente de l’ambassadeur Valentini les mettais à l’abris de toute tentative d’infiltration un tant soit peu logique. Il fallait vraiment être un imbécile, ou un fou, pour tenter de passer le système de sécurité dernier cri et esquiver les gardes. Non, plus que ça, il fallait vraiment que les gars soient confiants pour tenter de déjouer sa surveillance…

Lawrence se remémora les divers points qui faisaient de cet endroit l’une des places les mieux gardés du pays. Un système de passe avec demande de carte d’identité, une demie douzaine d’hybrides loups prêts à être libérés pour pourchasser la trace d’un éventuel rat infiltré, des dizaines de gardes armés et entraînés selon un régime quasi militaire. Non, il ne voyait vraiment pas comment quelqu’un aurait la folle idée de s’en prendre à ce bâtiment.

L’observateur ne savait pas ce qu’il se tramait en réalité dans ce bâtiment, il y avait une zone, une seule et unique, qui était hors de son champ de vision. De ce qu’il avait pu voir des trajets qui se faisaient entre l’extérieur et cette zone au milieu du complexe, l’endroit devait être une zone de stockage de marchandises diverses. Palettes de cartons, semis conteneurs opaques à sa vue, malettes diverses… Lawrence de doutait qu’il y avait un trafic, et pas que d’objets, par là, mais il était payé pour repérer les intrus, ce qui entrait avec une autorisation n’était pas de son ressort. D’ailleurs il n’était pas curieux, moins il en savait et mieux sa conscience se portait.

Vraiment, personne n’aurait les couilles de s’attaquer à cet endroit...
©️ ASHLING POUR EPICODE



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