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Tiens, comme on s'retrouve ! [PV Amelya]

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Amelya
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Dim 21 Jan - 3:24
J'aurais pu avoir une crise cardiaque à pendant que j'attendais la réponse fatidique. Je vis alors sa main se poser à nouveau sur ma joue. Ça me rassurait et apaisait légèrement mes craintes. Il n'avait pas encore répondu certes, mais je me sentais déjà un peu mieux… J'écoutais ses paroles et mon cœur s'arrêta aux deux premiers mots. Mon visage se teintait d'un magnifique rouge. Moi qui avais peur de paraître égoïste… J'avais sans doute atteint un stade critique dans ma tête, un stade qui me laissait figée devant les écrans la bouche béante. Ce que je peux avoir envie de m'écraser la tête contre un mur parfois…

La seule chose qui pouvait me rassurer était qu'il souriait Puis j'écoutais la suite, attendant avec une certaine impatience la chute qu'il prenait un malin plaisir à faire durer. Puis j'entendis enfin la fin mon cœur s'arrêta d'un seul coup. Je le regardais comme choquée, la bouche entrouverte, rougissant à la taquinerie. C'était vrai ? C'était vraiment arrivé ? Je me sentis alors prise d'une sensation de bien-être, comme apaisée d'un seul coup. Je n'avais pas les mots… J'étais… heureuse. Cette petite étincelle brillait dans mes yeux avant de sourire comme une enfant à qui on avait dit oui.

Shizuka : À vrai dire, je n'étais pas très loin dans les couloirs, appuyée contre un des murs. Je n'avais jamais été très loin en fait. Si j'avais pu, je me serais retirée depuis longtemps… mais… j'avais peur que l'état d'Ame empire… Ce moment était à Ame, c'est pourquoi je n'avais pas non plus écouté toute leur conservation non plus. Je vis alors Amelya débouler un large sourire aux lèvres et des larmes aux yeux. Elle était vraiment à croquer cette petite… Elle était tellement prise d'émotion qu'elle galérait un peu à parler.

« Shizu !!! Il a dit oui ! Il est d'accord ! »

« J'ai entendus ça oui, tes émotions étaient tellement fortes que tu résonnais dans tous les coins. »

« Et toi ? »

« Franchement Ame, parfois je me dis que tu n'es pas très perspicace… »

Je ricanais avant de la laisser me tirer par le bras pour m'emmener aux commandes. La flamme de mon regard ravivait notre regard pendant quelques secondes. Je souris alors de mon sourire habituelle avant de chasser les quelques larmes qui restaient sur la joue libre. Je passais ensuite une main dans nos cheveux pour les remettre en place à ma façon.


-Eh bah, ça en fait du raffut par ici. Fais quand même attention, ça serait un peu con qu'elle clamse sous l''émotion quand même…

Je ricanais à la petite pique, Bah oui, fallait marquer le retour quand même ! Je craquais alors mes doigts, un large sourire au coin des lèvres. Je ne vois pas vraiment ce qu’il y avait à discuter. J’avais toujours dit que je la suivrais, j’avais même accepté l’idée d’être vendue en dehors de la corp. C’était un peu le cas non ?

-Bien autant aller droit au but. J’accepte le choix d’Ame qui est de t’avoir pour maître. Et puis entre nous, quand je la regarde, je me vois mal faire autre chose que d’accepter…

Je souris puis je viens me rapprocher de lui sans prévenir. Je déposais alors un léger baiser sur ses lèvres. Je me reculais ensuite avec mon magnifique sourire provocateur aux lèvres avant de surenchérir

-Par contre moi je sais faire quelque truc…


Je lui fis un rapide clin d’œil avant de ricaner. Bah oui fallait bien que je venge mon élève qu’il avait pris un malin plaisir à tourmenter tout à l’heure. Elle était tellement mal à l’aise que je n’avais pas besoin de tendre l’oreille pour entendre, mais la vraie raison était simplement ma façon de le remercier d’avoir pensé à moi avant de prendre une décision. Bien sûr, Ame avait rougi légèrement comme d’habitude d’ailleurs…

-Bon j’espère que t’as profiter parce que c’était le dernier et pour les conditions ça, ça reste à voir...

Je riais légèrement alors qu’Ame reprit les commandes pour sourire à Marten d’un sourire qui était surement le plus beau du monde en cet instant avant de prendre la parole.

-Nous serons ravis de vous servir.

Je constatais qu’elle avait bien appris ses cours de phrase d’accueil de nouveau maître par contre. Elle était vraiment à croquer… Nous avions enfin un maître, depuis le temps qu’elle attendait ça.
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Marten Baudier
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Dim 21 Jan - 3:53
Bon, je m’attendais d’avoir à en suivre une fois que ma réponse serait tombée dans ses oreilles et bien… je ne me trompais visiblement pas. Soulagement, joie… y’a pas à dire, c’est quand même plus plaisant  de la voir ainsi heureuse. Ses joues rougies, son sourire éclatant, cette étincelle dans ses yeux. Que de raisons me poussant à penser que je ne pouvais pas avoir à donner de réponse différentes. Avant même que je ne puisse réellement réagir, je sens que quelque chose change, elle vient visiblement de partir à la recherche de Shizuka comme toute réponse. Voilà qui me convient parfaitement, en soi. Effectivement, il ne faut pas longtemps pour comprendre quand cette chère Shizuka prend les commandes. C’est vrai que c’est parfois étrange et compliqué de pouvoir mesurer les changements de tons, mais je considère ça en soi comme un bon entrainement, ça ne peut que développer ma capacité à demeurer méfiant et observateur. Son commentaire, en soi m’arrache un fin ricanement, cela dit avant même que je puisse enchainer, elle reprend, me confirmant son propre accord. Sa remarque m’arrache un fin sourire. C’est dans ce genre de moments que quoi qu’elle puisse dire, notre petite dure de Shizu ne peut nier posséder un cœur d’artichaut. Son geste suivant prend cette fois une ampleur plus… personnelle alors qu’elle vient gratifier mes lèvres d’un fin baiser. Je souris tant au geste que ses mots suivants. Voilà qui devient intéressant. Cela dit, juste avant que Shizu ne puisse disparaitre, je prends soin de m’avancer, répondant à son geste d’un fin baiser sur sa joue, avant de lui glisser, comme dans un murmure au creux de son oreille :

-Comment aurais-je pu ne pas te considérer ? Après tout, tu n’as pas oubliée ce que je t’ai dit tout à l’heure, pas vrai ?

Suite à ces mots, je me recule, accueillant à nouveau Ame d’un fin clin d’œil, comme pour lui faire comprendre que certains sujets sont plus amusants à rester secrets mais bien entendu, je parle bien de ma déclaration visant à lui faire comprendre que je ne la laisserais pas disparaitre. Aucun doute qu’elle l’aura compris. Sa dernière tirade cela dit, m’arrache un fin ricanement alors que je pose ma main dans ses cheveux, amusé, jouant visiblement le jeu avant de rétorquer

-Bien, je vais profiter du fait que vous soyez toutes les deux présentes et à l’écoute pour vous avouer quelque chose. J’ai passé un coup de téléphone toute à l’heure, quand vous étiez à la salle de bain. Une amie qui bosse à la corp. Alors je tiens à vous rassurer tout de suite… elle est… spéciale, mais réellement digne de confiance. Je lui ai demandé de vous aider et elle à accepté. Disons qu’elle me doit quelques services. Elle est fiable. Pour le reste, il faudra faire les choses proprement, je vais donc mettre en place un plan d’action avec elle pour vous faire sortir et que l’achat se fasse dans les règles.


Je caresse doucement les cheveux d’Ame, sur le côté, comme pour la rassurer en accompagnant mes mots. Je me doute qu’elle doit ne pas aimer tout ce qui se rapporte à la corp, c’est bien pour ça que je tiens à les rassurer et à leur dire. Dans le cas présent, Alyssia représente mon arme la plus redoutable. Si y’a bien quelqu’un qui peux débarquer dans les locaux pour imposer quelque chose, c’est bien elle. Oui, elle n’as pas froid aux yeux et elle aura de bons arguments. Je compte faire un paiement en deux fois. Un pour qu’elle prenne la main sur leur dossier, l’autre pour la vente. Aucun type ne devrait résister à l’appât du gain et les choses devraient se faire proprement. Elle pourra aussi voir ce qu’elle peut faire pour le traitement et pour elles. Pour réellement les aider. Elle est peut être tarée, mais j’ai entièrement confiance en elle.

-Ne vous inquiétez pas, elle est un peu… spéciale, mais au moins vous ne devriez pas vous ennuyer quand elle sera là.

Je ricane sur le coup. Spéciale. C’est peu de le dire.

-On devrait pouvoir régler ça dans des temps acceptables. Pour le reste, nous aurons le temps de voir ensuite. Si vous avez des questions, n’hésitez pas.

Ma main continue de caresser les cheveux de la jeune femme, presque machinalement, même, quelque part, alors que je leur sourit calmement.
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Amelya
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Dim 21 Jan - 4:29
Avant que je ne laisse la place à Ame, avait déposé un baiser sur notre joue tout en disant qu'il n'avait pas oublié ses paroles concernant sa promesse. Je souris intérieurement, j’aurais le temps de le remercier un jour vu comment c’était parti. Ame quant à elle hochais simplement la tête pour confirmer qu'elle ne chercherait pas à comprendre le sens de cette phrase. Il déposait ensuite sa main sur notre tête pour la caresser et bien évidemment, Ame se remit à ronronner comme un petit chaton. Je ne pouvais pas vraiment lui en vouloir cette fois, elle était si contente que ce serait dommage de gâcher son petit moment. J'aurais tout le temps de le faire à l'avenir de toute façon.

Il avait alors toute notre attention pour nous faire passer son annonce. Je me contenais d'hausser un sourcil alors qu'une pointe de crainte passa sur notre visage. Ame avait toujours eu un peu peur des scientifiques de la corp… Mais bon si c'était une amie de Marten et qu'il nous certifiait qu'elle était louche même digne de confiance alors ça devrait aller. Dans le pire des cas je m'occuperais des contacts avec cette femme. Pour ma part je retiens qu'il avait déjà l'intention de nous aider avant même d'envisager la possibilité de nous prendre sous son aile… Je me détendis à nouveau, on pouvait lui faire confiance sur ce coup même si cela impliquait de rester encore un peu à la corp histoire que les affaires se fassent, ça en valait surement le coup. Quant à moi, je tapotais sur la tête de la petiote pour lui rappeler que j'étais là moi aussi et que je ne laisserais pas cette femme lui faire trop peur…

Il n'avait d'ailleurs pas arrêté de caresser notre tête, mais pour ça aussi je ne ferais aucune remarque, et puis ça semblait faire plaisir à Amelya. Je n'avais donc aucune raison de m'interposer là-dessus. Je repris ensuite les commandes pour les questions d'autre un peu plus importante en premier lieu. Je supposais qu'on ne pouvait pas agir n'importe comment non plus tant que notre créateur n'avait pas empoché tout l'argent.


-J'ai quelques questions effectivement. Si nous sommes à ton service, on t'accompagnera remplir des contrats aussi hein ? La chasse c'est devenu une partie de nous et je ne pense pas que nous pourrons nous en passer aussi facilement.

Je lançais un regard à Amelya qui hochait la tête. Je m'étais doutée qu'elle voudrait se rendre utile en l'accompagnant et nous n'étions pas des débutantes non plus. C'était tout à son avantage de nous avoir avec lui pour remplir des contrats. Nous n'avions pas peur du sang, ni de la douleur, n'était-ce pas la meilleure raison qu'il puisse exister ? Enfin bref, je repris ensuite avec la deuxième question qui concernait surtout le retour à la corp et les prochaines étapes à suivre.

-Pour ce qui est de la corp, on devra agir normalement jusqu'à l'apparition de ta pote qui devrait pouvoir nous aider c'est ça ? En tout cas j'espère qu'elle est douée en négociation pour amadouer celui qui nous a créés, c'est un vrai connard un peu trop proche de ses biens.

C'était vrai au fond non ? Ame confirmait qu'elle avait elle aussi envie d'avoir la réponse à ça. C'était compréhensible quand même, elle était innocente, pas conne. J'attrapais ensuite le bout de notre queue pour jouer un peu avec tout en attendant les réponses.

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Marten Baudier
Loup-Garou
Dim 21 Jan - 4:49
Question pleine de sens. Effectivement je comprends le sens de cette interrogation. Elles sont formées à ça. Elles sont éduquées pour ça. Je peut comprendre l’inquiétude liée à l’idée de perdre la seule occupations qu’elles sachent sans doutes finalement réellement accomplir. La question me pousse à réfléchir un instant. J’en cesse même mon geste venant masser le cuir de ma barbe doucement. Je n’ai aucune raison de les empêcher de continuer. Bien sûr, je ne parles pas de les laisser prendre des contrats seules, en soi pour l’instant cette perspective ne m’attire et intéresse que très peu. Ça n’aurait d’ailleurs pas beaucoup de sens et ce pour deux raisons. Premièrement, elle précise bien que l’idée est de m’accompagner. Ensuite, je préfère garder à l’œil la possible apparition et évolution de la fameuse « Ame dont je dois me méfier », celle qui semble menacer Shizuka. Je ne reviens jamais sur une parole donnée, même si elle est sous entendue. De fait, je ne compte pas laisser ça déraper sans pouvoir intervenir, de près ou de loin. C’était d’ailleurs pour ça que j’avais pris contact avec Alyssia à la base, faut dire. Cela dit, même si l’idée d’avoir un soutien pour changer pouvait s’avérer intéressante, il va sans dire qu’il faudra les préparer à suivre mon rythme et à s’imposer comme il faut. Je nécessite surtout le besoin d’un soutien. Mes dons m’offrent certes des capacités de tireur hors norme, je préfère encore broyer les os sous le poids de mes coups. L’idée de me placer en support ne m’attire donc en rien. Après un instant, donc, je finis par hocher calmement.

-Ce n’est pas impossible. Mais sachez que la majorité de mes contrats ne se limitent pas à la chasse et que mes besoins dans le domaine de partenaires potentiels sont assez… précis. Si vous êtes prêtes à passer en soutien et à suivre mes directives, je suis prêt à vous former. Je suis un militaire, mon but n’est pas de vous filer un couteau pour vous laisser vous débrouiller en vrac avec un entrainement incomplet.

Le message est clair, pas mal de choses risquent de changer dans leur façon d’appréhender les contrats et surtout, de les accomplir. Ce n’est en rien une critique, en soi, mais avant que je ne puisse être sûr de leur niveau, il faudra que je veille sur elles et que je les garde aussi à l’endroit le plus sûr.

-j’évaluerai personnellement vos points forts et faibles et on travaillera tout ça. Le fait que vous soyez deux et différentes devrait vous rendre assez complémentaires. C’est le sentiment que j’ai eu il y à un an. Je vous apprendrais aussi à gérer ça convenablement.

J’hoche doucement. Ça ne semble pas être une question. Une façon de leur montrer que je prends cette demande très au sérieux. Sa seconde tirade me pousse à hocher à nouveau, toujours calmement.

-Je vais essayer de vous l’envoyer demain. Après demain dans le pire des cas. Pour l’instant, ne laissez rien transparaître, tant qu’il n’as pas accepté les termes, vous restez calme. Cela dit, proche ou non, je ne me fais pas trop de soucis. Je connais certains arguments qui ont tendance à ne pas être facilement ignorés. Il devrait très rapidement prendre de la distance, ne vous en faites pas pour ça.

Ma tirade m’arrache un fin sourire sur le coup, que je chasse avec un fin signe de la main devant moi, le genre « passons ».
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Amelya
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Dim 21 Jan - 16:25
J'observais Shizuka qui semblait bien plus sérieuse pour le coup. Ses questions étaient perspicaces je ne pouvais le nier. Elle avait toujours cette façon d'aller droit au but. Je me demandais parfois ce que je ferais sans elle quand même… Après un petit moment de réflexion Marten prit enfin la parole. Nous l'écoutions avec attention. À vrai dire, ça ne m'étonnait pas vraiment qu'il dise ça. Lors de notre première rencontre, nous avions bien remarqué qu'il était plus entraîné que nous. Je ne cracherais pas sur un entrainement à but de nous rendre plus performantes et Shizuka non plus. Ça ne pouvait être que bénéfique.

Travailler les points forts et les points faibles. C'était effectivement une très bonne idée. Shizuka et moi tentions déjà de nous compléter ensemble. Nous avions chacune un domaine que nous maîtrisions mieux que l'autre. Je souriais alors intérieurement. Je tournais ensuite le regard vers Shizu qui semblait toujours autant concentrée malgré son sourire et se contentait d'hocher simplement la tête. Il prenait vraiment ce sujet au sérieux, comparé à la corp qui, comparé à lui, était plus du genre à nous envoyer au casse-pipe.

Pour la suite, je vis shizuka sourire à sa remarque sur ses arguments de taille… Je ne savais pas vraiment de quoi il s'agissait, mais Shizu semblait avoir compris. Elle s'étirait alors avant de s'appuyer sur le canapé prenant une pose plus décontractée que moi. Elle le regardait dans les yeux tout en venant poser notre tête sur le dossier du canapé. Elle prenait alors un air un peu plus… négligeant ? Enfin c'était l'impression que j'avais en la voyant faire. Elle jouait alors avec une mèche de nos cheveux tout en lui répondant.


-Bah, pour cette partie-là, on ne peut que s'en remettre à toi et te laisser gérer tout ce qui touche de l'ordre du détail et puis bon, tu sembles être sûr de tes arguments alors je ne m’inquiéterais pas plus pour ça. Quant à nous, on fera comme d'habitude. Ce n'est pas comme si nous faisions grand-chose non plus…

Elle ricanait à sa dernière phrase qui n'était pas totalement fausse je devais bien l'avouer. Elle balançait ensuite notre queue de gauche à droite, signe qu'elle était plus intéressée par ce qui allait suivre. Je savais qu'elle voulait lui parler des entraînements, je la connaissais quand même un minimum depuis le temps. Je lui souris tout en hochant la tête. Elle savait très bien ce que j'en pensais et que je ne serais pas contre. C'était la chose que je savais le mieux faire, je ne pouvais quand même pas refusée une offre aussi généreuse de sa part. Je remarquais d'ailleurs qu'il n'aura pas que la cuisine à m'apprendre finalement…

-Revenons à un sujet plus… technique. Ame et moi serions intéressées par ta proposition. Nous suivrons ton entraînement comme tu le souhaites jusqu'à ce que tu nous estimes prêtes à t'aider. Nous n'avons peut-être pas autant d'expérience que toi, mais nous ne sommes pas en sucre non plus alors pas de traitement de faveur, sinon tu risquerais de vexer la petite.


Elle ricanait à cette remarque en lui faisant un petit clin d'oeil alors qu'elle agitait la queue contente de son coup. Elle me jetait d'ailleurs un petit regard taquin derrière les commandes en me souriant. Je m'exprimais avec une légère moue à son égard avant de venir aux commandes et de prendre la parole à mon tour histoire de me défendre un petit peu quand même…

-Je ne voudrais juste pas que tu me sous-estimes parce que je parais fragile… D'où le fait que je ne souhaiterai pas recevoir de traitement de faveur… Je sais que j'en serais capable.

Ma volonté m'y aidera, car c'était elle qui m'avait fait tenir jusque-là.

« Je ne le décevrais pas. »

Shizu me sourit tout en tapotant doucement ma tête.

« Bien dis Ame »
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Marten Baudier
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Dim 21 Jan - 16:51
C’est agréable de pouvoir constater de la motivation de quelqu’un. Bien sûr, je comprends que la perspective de suivre de réels entrainements et formations ne pouvaient que les attirer. Elles aiment combattre. Elles ont prouvées via l’enseignement stupide de la Corp qu’elles avaient la volonté et l’instinct. Maintenant, il faut leur apprendre la technique et les valeurs. Etre un bon bagarreur est une chose. On ne devient ni combattant ni guerrier en se contentant de jouer à la bagarre. Elles ont beaucoup de travail devant elles. Même si je ne doute pas de leur amélioration en une longue année, je pense pouvoir rester certain que les choses ne seront pas si simples qu’on pourrait le penser. Je compte prendre ce rôle au sérieux. Je peux parfaitement sentir la motivation de Shizu et surtout sa curiosité quant aux entrainements, de fait, je ne vois aucun mal à développer.

-Je vais vous jauger et vous entrainer sur trois points. Le contact, la distance et la communication. Pour le contact, il s’agira de votre capacité à vous défendre au corps à corps, même contre des adversaires plus robustes que ça. L’idée comprend une formation au combat, ainsi qu’un entrainement régulier. La distance comprends les armes qui pour le coup me seront complémentaires. Fusil d’assaut, sniper dans un premier temps. Avant de songer à vous mettre dans autre chose, je veux être sûr que vous saurez couvrir mes arrières correctement, suivre mon rythme et pour ça la communication sera primordiale. Je vous apprendrai donc les différents signes et diminutifs à connaître.

Je m’arrête un instant, avant de sourire un peu à la remarque de Shizu. D’ailleurs, je ne m’amuse que plus de la réaction d’Ame, pour le coup.

-Ne vous en faites pas pour ça. Je ne compte pas vous ménager. On ne forme pas quelqu’un de compétent sans se montrer difficile. Je ne compte pas vous prendre sous mon aile pour vous voir vous faire tuer bêtement. J’ai été formé à la dure. Je ne connais que cette façon de faire.

Un sourire traverse mes lèvres. Ouais, je tiens à elles. Peut être que ça m’amènera à prendre des décisions que je n’aurais normalement pas à prendre. Qui sait ? L’un dans l’autre, finalement je ne me fais pas trop de soucis. Je n’aurais aucune honte à les blesser lors d’entrainement s’il le faut. Comme je l’ai dit juste avant : J’ai été formé à la dure, je ne connais que cette façon de faire.

-Nous verrons tout ça en détail plus tard. Je tiens à préciser autre chose, Je ne sais pas dans quelle mesure tout ça va finir par altérer ma vie solitaire. Mais je garde mes petites habitudes. Je suis le genre à apprécier vivre de mes envies. Si j’ai envie de cogner, je vais cogner et ainsi de suite dans pleins de domaines. Je préfère que les choses soient claires. Comme je l’ai mentionné plus tôt, je n’étais pas parti sur l’idée d’avoir un esclave initialement, je n’ai donc jamais réellement réfléchi à dans quelle mesure ça pourrait influer mon quotidien. Je présume cela dit qu’avoir quelqu’un dans mon coin quand j’irais m’enfermer dans la cage ne serais pas un mal.

Sur la fin je souris un peu. Comprenant qu’elles ne doivent pas comprendre de quoi je parle, j’enchaine

-Je traine souvent dans un bar offrant une forme de spectacle particulier. Des combats. Bien entendu, Le tout est étonnement réglo et le challenge peut être au rendez vous.


Voilà de quoi terminer convenablement ma série de tirades.
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Amelya
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Dim 21 Jan - 18:09
Nous écoutions ses paroles sur les entraînements futur. Le contact, la distance et la communication. Le corps à corps m'intéressait particulièrement… J'avais vraiment envie de commencer, mais je savais que je devrais me montrer patiente. Ensuite les armes à distance qu'il faudra apprendre à maîtriser et pour finir la communication afin de ne pas se faire tuer sur une incompréhension… J'avais vraiment hâte ! Je regardais alors Shizuka qui me rendait le même sourire que j'avais sur les lèvres. Elle aussi mourrait d'envie de commencer. Les choses avaient été présentées de façon à ouvrir notre appétit et cette envie de progresser, de devenir un jour plus forte et qui sait peut-être même redoutable.

Après ma petite tentative de défense, je le vis sourire. Je me doutais bien que ça devait l'amuser, mais j'étais sérieuse, très sérieuse en disant ça. Ses paroles me rassurèrent d'un côté. Bon nous savions que nous allions surement en baver plus d'une fois, mais au moins il y aura du challenge, un véritable défi et c'était ce qui nous motivait autant. Nous lui offrions alors un sourire tout en hochant la tête pour lui faire comprendre que nous avions toutes les deux bien saisit le message qu'il souhaitait nous faire passer. Un entraînement pur et dur où les bisounours n'auront pas leur place. C'était exactement ce dont nous avions besoin pour avancer.

Il nous souriait une fois qu'il eut finit. Je crois que nous n'aurions pas pu avoir mieux comme maître. Il avait beaucoup de connaissance et nous nous avions soif d'apprendre... Ça ne pouvait que fonctionner. Nos oreilles se redressèrent sur notre crâne lorsqu'il reprit. Il était vrai que notre arrivée dans sa vie pouvait lui compliquer un peu son quotidien… J'espérais que non, enfin en tout cas pas dans un mauvais sens… Je penchais légèrement la tête lorsqu'il parlait d'aller s'enfermer dans une cage… Pourquoi irait-il s'enfermer dans une cage ? Je ne comprenais pas vraiment le principe. Je regardais Shizuka qui semblait elle aussi en pleine réflexion. Ça me rassurait, au moins je n'étais pas la seule à ne pas avoir compris cette fois.

Il finit quand même par nous donner la réponse à notre question silencieuse qui avait surement pu être lue sur notre visage… la cage était donc un bar où l'on pouvait se battre ? c'était un principe intéressant, je n'en avais jamais entendu parler auparavant…

« Je ne sais pas si j'ai bien saisi le concept… »

« C'est très simple Ame, dis-toi que c'est un endroit où on pourra mater plein de beaux mâles avec de la testostérone à revendre tout en encourageant Marten pendant qu'il leurs cassera la gueule. C'est plutôt simple non ? »

« Vu sous cet angle… »

« Et arrêtes de rougir veux-tu ? »

« C'est de ta faute ça ! »

« Mouais, mais je suis sûr que tu n'hésiteras pas à te rincer l'œil. »

Je couchais alors nos oreilles en émettant un léger sifflement félin qui signifiait que concrètement, je l'envoyais se chercher des pralines ailleurs… Je soupirais ensuite avant de reposer notre regard sur Marten. Oui il avait très certainement remarqué nos joues rougies et entendu mon feulement à l'égard de ma colocataire, ça avait été plus fort que moi… Shizuka elle ricanait avant de reprendre les commandes tout en passant une main dans nos cheveux pour les remettre en place.

-Ton programme d'entrainement est très complet, ça donne vraiment envie de s'y mettre nous devons bien l'avouer, mais ne t'en fait pas, nous serons nous montrer patiente. Pour ce qui est de ta vie de loup solitaire, en soit tu cognes qui tu veux et quand tu veux. C'est toi le bosse donc c'est toi qui décide, nous on suit. Si tu as besoin de ton après-midi tranquille, on peut très bien s'occuper ailleurs ou faire des courses pour remplir le frigo. Enfin c'est à toi de décider.

Parfois Shizuka m'ôtait les mots de la bouche. Enfin pas pour tout, mais dans l'idée générale. Il ne devait pas nous voir comme une gêne. S'il avait besoin de calme ou d'intimité, il n'aurait qu'à nous le dire et nous ferions en sorte de lui laisser ses moments rien qu'à lui. C'est vrai que notre arrivée sera un gros changement, autant pour lui que pour nous, mais je savais que nous finirions par trouver un rythme qui conviendrait à tout le monde, il fallait simplement prendre le temps de s'y habituer. Shizuka reprit ensuite la parole avant son sourire habituel aux lèvres.

-Si tu as besoin d'encouragement nous serons là hein, mais bon tu ne m'en voudras pas trop, j'ai tendance à avoir un regard quelques peu baladeur…

Elle fit un clin d'œil pour accompagner sa sortie avant de me regarder avec un large sourire et ses lèvres remuais discrètement à mon attention et je peux y lire un petit « et je sais que toi aussi ». Un autre sifflement fuyait mes lèvres alors que mes oreilles se couchèrent en arrière. Elle adorait me taquiner de cette façon parce qu'elle savait que ça fonctionnait à tous les coups… Je soupirais avant de reporter mon attention sur Marten et de lui sourire.

-Nous serions contentes de venir t'encourager quand tu le voudras. Je ne connais pas vraiment ce concept mais il semble plutôt intéressant, je me demande à quoi doit ressembler cet endroit…

Cela avait éveillé ma curiosité… Puis je pensais ensuite à une autre envie… Quelque chose que j'avais toujours eu envie de faire un jour…


-J’ai une question… Tu nous laisserais sortir en ville ?... Il y a quelque chose que j'aimerais bien faire…

Shizuka me regardais surprise et me questionnait du regard. Je n'avais pas besoin de le lui dire, elle finira par le savoir vu que nous partagions le même corps. J’attendais donc sa réponse avec une certaine impatience et j’espérais qu’elle serait positive…
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Marten Baudier
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Dim 21 Jan - 19:43
Bien entendu, ses joues rosies et fin son ayant trahi ses pensées n’avaient que bien peu de chance d’être ignorés Un fin sourire amusé se dessine sur mes lèvres tandis que je l’observe, relativement curieux. Bah ouais, j’ai nombre de qualités, mais je ne suis pas capable de lire dans les pensées, de fait, je ne risque pas de pouvoir deviner ce qui à provoqué cet échange. De fait, je peux facilement deviner qu’il s’agit sans doutes d’une taquinerie de Shizuka, mais de là, ça devient rapidement compliqué de pouvoir en déduire plus. Enfin, je dis ça, mais la petite Ame semblant facile à taquiner quant aux hommes, elle à du se servir de l’image d’un combat entre deux types pour la charrier. Qui sait, peut être que j’étais dans le lot, allez savoir ? Avant même que je ne puisse cela dit envoyer un petit commentaire, Shizuka finit par reprendre la main pour me répondre. J’hoche un peu. De fait, un programme complet et de bonne qualité aura toujours tendance se montrer attirant pour quiconque veux se développer dans le domaine. En fait, si on y réfléchit un peu plus, je pense même pouvoir me lancer un certain nombre de fleurs. Faut dire que mon expérience m’offre des capacités et connaissances assez… conséquentes et donc, sans doutes, beaucoup de facilité pour transmettre ce que je sais. Maintenant je sais une chose. On peut être un bon praticien mais un mauvais formateur. Ça, finalement, on ne pourra que le voir avec le temps. Pour le reste, je savais qu’elle avait du lire entre les lignes, pourtant, elle n’a visiblement pas rebondi dessus, ce qui en soi n’est pas forcément un mal. Bien, on verra bien. La tirade suivante me pousse à un léger ricanement alors que je prends cette fois soin de répondre directement.

-Si c’est une façon détournée de me faire comprendre que vous souhaitez venir me voir combattre, tu peux le dire clairement tu sais, ça ne me pose aucun problème particulier. Quant au regard baladeur, ma foi, je garde un très bon souvenir de cette soirée, il y à un an. Vous vous souvenez ?

Je ricane à nouveau, doucement. Taquin, oui. Ame finit par revenir, confirmant les mots de Shizu et donc ce souhait sans doute quelque part de m’accompagner. S’en suit cela dit une question bien plus intrigante à mon sens. A sa tournure je comprends que le dit-souhait ne me concerne en rien et que la question est simplement de savoir si oui ou non, je pourrais lui laisser ce moment de solitude. Je réponds donc sérieusement.

-Quand l’histoire de l’adoption sera officielle, je pourrais avoir mon mot à dire et de fait, je ne vois aucune raison de t’en empêcher.

Quelle raison aurais-je de l’en empêcher ? A moins qu’elle aille égorger quelqu’un à la vue de tous, concrètement… ça devrait aller. Pour le reste… ma foi, si ça peux lui faire plaisir, devoir être franc n’empêche en rien d’avoir ses petits secrets. Tout le monde à besoin d’avoir un jardin secret. Mon accord, à ce moment là lui sera donc acquis. Si elle veux m’en parler, je l’écouterais mais je n’ai aucune raison ou envie de la forcée à me dire de quoi il s’agit. Je reprends donc.

-Je ne vais pas vous enfermer. Mon but n’est pas de ne vous accorder aucune confiance. Si c’était le cas, je n’aurais jamais accepté de vous recueillir. Ce sera à vous de me montrer que je fais bien de vous offrir cette confiance, bien entendu. Si vous commettez quelque chose d’impardonnable et que vous me décevez, vous ne pourrez que vous blâmer. Ce n’est pas pour rien que j’ai demandé à ce que vous soyez franches avec moi. On commet tous des erreurs. Mais je veux pouvoir être sûr que si à un moment je dois prendre votre parti, ce ne soit pas pour couvrir un mensonge. De là, vos instructions vous seront de toute façon transmises le moment voulu mais oui, de fait, je n’aurais aucune raison de te refuser ta virée, Amelya.

Je suis conscient, quelque part, de n’avoir de maître que le nom et la forme. Ce qu’elle cherches au travers de moi et de ce lien, c’est de pouvoir apprendre à vivre pour obtenir une autre finalité. Je n’attends donc rien de tout ça. Enfin, le dire ainsi serait probablement un mensonge, le mieux serait de dire que je me pousse à ne rien attendre. Je ne compte ni la maltraiter, ni la forcer à quoi que ce soit. Je vais lui apprendre ce que je pourrais pour qu’elle puisse vivre heureuse et de là, elle devra prendre ses propres décisions. Sans doutes vous demandez vous pourquoi je me pousse et me cloitre à cette extrémité ? C’est en réalité très simple. Que vaux un homme qui n’as su protéger ce qui lui était cher ? Je n’ai toujours pas trouvé de réponse à cette question. Pourtant, lorsque je suis devenu une gargouille, j’ai prouvé que je n’étais pas encore assez détruit pour souhaiter la mort. Je continuerai donc le combat, je continuerai à défendre mes idées et mes valeurs et ce, quoi qu’il arrive. Alors si je peut aider ces deux là à ne pas commettre les mêmes erreurs que moi… A rester dans un chemin bien plus clair… Je n’ai rien de plus à souhaiter. Si je peut éviter de les voir finir comme ils ont tous finis… Alors oui, je pourrais me dire que j’aurais finalement accompli quelque chose de ma vie. Alors que je me perds dans ces pensées, mon visage s’assombrit sans doutes un peu. M’en rendant compte, je finis par soupirer avant de me redresser, me dirigeant vers le bar pour me remplir un verre avec quelque chose d’un peu plus costaud. Une fois ceci fait, je le vide simplement avant de le remplir à nouveau. Je finis par garder le silence, pour le coup. Oui, j’ai bien plus de moments de faiblesses qu’on ne pourrait le penser. Ridicule, n’est-ce pas ?



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Amelya
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Dim 21 Jan - 20:46
Nous l'entendions ricaner à la petite pique que lui avait lancé Shizuka un peu plutôt. Ça ne m'étonnait pas vraiment. Lorsqu'ils se charriaient, ils ricanaient toujours de cette façon… c'était sans doute plus amusant avec elle qu'avec moi, enfin c'était plus différent surtout. N'étais-ce pas normal tout compte fait ? Nous avions beau partager le même corps, nous étions différentes l'une de l'autre. De toute façon je ne comprendrais pas la moitié des sous-entendus. Certaines étaient moins subtiles que d'autres mais quand même… Je laissais donc Shizu lui répondre. Je pouvais lire sur son visage que ça lui brûlait les lèvres et qu'elle ne pourrait pas laisser passer ça, aussi infime que soit sa remarque, elle le fera toujours.

-Bien évidemment que je m'en souviens, t'avais effectivement pu te rincer l'œil. Bon faut dire que ce n'était pas très compliqué hein, mais pour les combats, bien sûr que je vais venir te voir leur mettre une branlée, mais j'en profiterais aussi pour satisfaire le plaisir des yeux.

Elle gloussait un peu à la fin de ses mots. Je commençais à m'habituer à ce genre de vannes. Je redevenais attentive au moment où il reprit pour répondre à ma question. Je le regardais droit dans les yeux. Je souris lorsqu'il me faisait comprendre qu'il n'y aurait pas d'inconvénient à ça. Je ne voulais pas faire quelque chose de si exceptionnel que ça, mais ça restera nouveau pour moi. J'écoutais la suite de ses paroles. Je l'écoutais attentivement et Shizu tendait simplement une oreille pour entendre ce qui se disait.

Je pouvais comprendre son point de vue. Le marché pour qu'il nous prenne était en premier lieu de toujours être franches. Je ne lui mentirais donc jamais, s'il me pose une question, je m'étais engagée à lui répondre honnêtement. S'il venait à me demander ce que je voulais faire je lui aurais répondu mais il ne l'a pas fait. Je ne prendrais aucun risque inutile non plus et puis Shizuka était toujours avec moi, si j'étais sur le point de faire une bêtise, elle s'interposait sans aucune hésitation donc il n'y avait en soit pas de soucis à faire de ce côté-là. J’hochais donc la tête pour lui montrer que j'avais bien saisit l'idée avant de le regarder se lever et se diriger en direction du bar.


-Je ne remettrais pas en doute la confiance que tu nous as accordé.

C'était des paroles sincères. Je ne comptais pas faire une telle chose. Nous le regardions ensuite se servir un verre et le vider d'une traite, puis s'en servir un autre. J'entendais shizuka renifler à côté de moi. Le silence était de nouveau roi pendant quelques petites minutes avant que cette dernière ne soupire et se lève pour attraper notre lame encore pleine de sang et commencer à la nettoyer pour enlever le gros du sang qui était dessus. Tout en s'exécutant à sa tâche, elle jetait un petit regard à Marten avant de se permettre un commentaire.

-Heureusement que tu tiens bien l'alcool., contrairement à Ame…

Elle me sourit et me fit un petit clin d'œil. Je sentais que ce fameux soir allait me poursuivre outre ma vie… Je soupirais tout en regardant Shizuka faire avec attention, puis mon regarde déviait en direction de l'heure. Nous n'avions pas de soucis à nous faire pour ça, nous étions largement dans les temps. Je préférerais ne pas avoir besoin de nous presser pour rentrer et puis d'une certaine façon je n'avais pas envie de retourner à la corp. Je devais me montrer patiente… Bientôt nous n'aurons plus besoin d'y retourner



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Marten Baudier
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Dim 21 Jan - 21:17
Je ne relevais pas son mot, cette fois. Après tout, nous avions déjà échangés sur ce sujet plusieurs fois, les meilleures choses ont parfois une fin, et puis à trop en parler, l’envie de les dénuder pour me rincer l’œil pourrait me prendre et franchement, ça irait quand même drôlement à l’encontre de mes idées de base, pas vrai ? Je n’avais donc, de fait, aucune raison de vouloir relancer un quelconque sujet. Mon sourire pouvant sonner comme un mélange subtil entre amusement et invitation, il n’y à pas besoin de plus. Amelya finit donc par reprendre la parole à son tour, sa tirade m’arracha un fin sourire, bref. Voilà, brave fille. C’est ça que je voulais entendre, rien de plus. Après avoir tombé mon second verre, je finis par attraper la bouteille pour l’amener avec moi jusqu’au canapé pour me laisser retomber dessus tandis que j’observe Shizu nettoyer la lame. Il était temps. Je l’avais relevé à Ame avant, mais elle ne semblait pas avoir compris ce que je voulais dire. Bien. Que cette lame reste propre. Un fin ricanement s’égare à nouveau après sa dernière tirade, tandis que mes pensées semblent s’égarer peu à peu. C’est dans ce genre de moments que j’ai tendance à me rendre compte que finalement, je ne suis pas moins cabossé que les autres. J’ai toujours eu tendance à penser que je suis fort et particulièrement solide. Mais je doute, j’ai des peurs et je me questionne régulièrement. Comme tout le monde. Là, tout ça venait finalement d’une suite de question simple m’amenant à une simple finalité : Serais-je finalement capable de les aider ? De faire en sorte qu’elles soient entières et heureuses ? C’est une bonne question. Seul le fait d’essayer pourra finalement répondre à cette question, pas vrai ? Lentement, j’en viens à siroter le contenu de la bouteille à même celle-ci, d’abord silencieux, observant la jeune femme présente, calmement. En fait, je prends soin de les dissimuler de la vue des possibles invités, mais il suffit de jeter un œil sous le comptoir. Là-dessous se trouve une caisse remplies de bouteilles vides. Ces six bouteilles-ci sont seulement celles qui me sont passées par les mains depuis hier soir. Ouais, ce n’est pas rien. Je finis par me rendre compte que mine de rien, je garde maintenant le silence depuis quelques temps. De Fait, j’en viens à doucement me masser la nuque avant de prendre la parole.

-Faut dire qu’à force de boire, je vais finir par me demander si je n’ai pas plus de sang dans l’alcool que l’inverse.

Je prends un ton volontairement amusé, comme pour appuyer une boutade, cédant un fin sourire pour accompagner le tout avant d’ajouter.

-Et puis ne t’en fais pas Amelya. Je sais. Et je t’en remercie.

Simplement, oui. Je ne vois pas pourquoi je ne devrais pas la remercier de me rendre cette même confiance finalement. Oui, c’est ce qu’elle semble être en train de faire depuis quelques temps maintenant. Elle m’accorde la confiance que je lui offre en retour. Sa demande me le démontre.

-Et vous pouvez être sûres toutes les deux que ça en ira de même pour moi.

J’allais ajouter quelque chose, mais je me rends compte que ce n’est pas utile. Leur dire que leur confiance m’importe me semble rationnel, je n’ai donc sans doutes en rien besoin de le préciser. Je continue donc de les observer, prenant ci et là une gorgée d’alcool.

-Pour le coup, d’ailleurs, je ne peux qu’espérer qu’Amelya n’atteindra pas une aussi bonne descente que moi. Je m’en voudrais de me dire que je l’aurais maltraitée au point de la rendre alcoolique.


Je ricane, finement. C’est pas faux, en soi. Même si ça reste taquin. Façon détournée de dire qu’elle est de toute façon très bien telle qu’elle est.

-Si je devais m’amuser à tenir la descente de deux grandes buveuses, je crains que mes humbles compétences ne fassent pas le poids.


Nouveau ricanement. Je pourrais dégager l’impression d’en faire un peu trop. Sans doutes est-ce finalement soutenu par l’air un peu plus grave et sérieux que je porte depuis que je me suis servi les deux premiers verres. Je crains que dans ce genre de moments, je sois de toute façon bien trop franc pour faire entièrement comme si tout allait bien. Je n’ai pas l’habitude d’être avec quelqu’un dans ce genre de moments. Elles auraient été n’importe qui d’autre, sans doutes qu’en sentant ces sentiments monter, je les aurais mises dehors, comme je le fais à chaque fois.
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Amelya
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Dim 21 Jan - 22:13
Marten revenait vers nous sur le canapé avec sa fameuse bouteille. Il s'installait et commençait à la siroter tranquillement. Je ne savais pas comment il faisait pour boire autant et ne pas avoir d'effet secondaire dû à l'alcool. Je me doute qu'il avait surement plus l'habitude de boire que nous qui ne buvions jamais mais quand même, c'était assez impressionnant pour le coup... Il brisait à son tour le nouveau silence qui s'était installé depuis un petit moment. Cette sortie arracha un ricanement à ma colocataire. Effectivement s'était tourné de façon plutôt amusante je devais bien le reconnaître…

Puis il reprit ensuite me dire qu'il savait que je ne ferais rien qui mettrais en péril cette confiance qui s'était installée et qu'il m'en remerciait. Je souris en l'entendant. C'est vrai que Marten avait été la première personne à me remercier et je trouvais toujours ce sentiment autant agréable. Il reprit ensuite pour nous dire qu'il en sera de même de son côté à son égard. Je me doutais bien qu'il ne fera sans doute jamais une telle chose, mais c'était quand même rassurant de l'entendre de sa bouche. Je regardais à nouveau ce que faisait Shizuka qui semblait avoir terminé. Il n'y avait plus de sang sur la lame. C'est vrai qu'elle était bien plus jolie à regarder comme ça.

Cette dernière la rangeait avant de s'étirer et de s'adosser comme il faut pour regarder ensuite le plafond avant de fermer les yeux. Il rajoutait une petite anecdote qui fit cette fois rire Shizuka. En tout cas c'était surement une chose qui n'arriverait jamais et puis je ne pense pas qu'il pourrait être pire que les scientifiques de la corp honnêtement, donc de ce côté-là nous étions plus tôt tranquilles. La chute fit ricaner encore une fois Shizuka alors que je souriais en tentant d'imaginer ça. Ce serais définitivement impossible, même avec beaucoup d'entraînement et puis je n'aimais pas particulièrement le goût de l'alcool donc ça n'arriverait sans doute jamais, par contre Pour Shizuka ça c'était une autre histoire…

-Si après quelques gorgées d'une flasque elle a réussit à se déshabiller je ne veux même pas imaginer ce qu'elle pourrait faire en ayant bu une bouteille entière, mais qui sait, y a peut-être plus de potentiel que l'on pourrait le croire.

Elle ricanait à sa propre réponse, faut dire qu'elle n'avait pas totalement tort pour le coup… Elle fermait à nouveau les yeux avec un léger sourire au coin des lèvres. Pour ma part, je viens m'installer près d'elle derrière les commandes et je fermais ensuite les yeux pour poser ma tête contre son épaule. Comme souvent, elle venait gratter ma tête tout en continuant d'être aux commandes. Ce petit moment de calme était vraiment agréable. Il n'y avait pas besoin d'avoir peur que quelqu'un débarque à tout moment pour je ne sais qu'elle raison. Nous avions aussi compris que Marten avait peut-être besoin de ses petits moments à lui, ce qui était normal. La soirée avait été chargée en émotions pour tout le monde, C'était donc un petit moment où nous profitions de nous reposer un peu.

Finalement, ce silence n'était pas pesant, mais plutôt agréable, enfin je le restais comme ça pour ma part. Je parlais de silence, mais il y avait un léger ronron en bruit de fond. Il n'était pas fort et restait plutôt discret. Nous pouvions rester des heures ainsi avec Shizuka, ce calme était vraiment agréable et Marten avait un petit moment pour lui. Il s'était emporté un peu plutôt. J'avais découvert qu'il était une gargouille, qu'il avait lui aussi suivi le prp. Il avait aussi accepté de nous acheter alors qu'il ne souhaitait pas avoir d'esclave à la base. Ça devait aussi faire beaucoup pour lui, ce silence devait sans doute lui faire un peu de bien aussi.
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Marten Baudier
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Lun 22 Jan - 1:03
Finalement, nous en sommes là. Assis dans le canapé dans un silence de plomb. Cela dit, l’avantage de ce plomb là, c’est que quoi que je vienne à en dire, il n’est pas du genre à arracher des viscères sur son passage, bien au contraire. D’un certain côté, il offre un certain calme, un apaisement. Que demander de plus ? Le silence est après quelques instants rompu par Shizu qui bien sûr ne pouvait en rien s’empêcher de surenchérir à mes bêtises. Finalement, je tourne la tête vers elle, observant un peu leurs courbes, avant de ricaner. Ça serait un coup à essayer ça, tiens. Qui sait, peut être que j’aurais droit à un spectacle des plus prometteurs. Respectueux ou non, à partir du moment ou elle accepte de boire, tout est bon. Quoi, qui à dit que je n’étais pas un peu vicieux sur les bords ? Je suis mercenaire. Mettre en place des plans vicieux pour parvenir à mes fins, c’est mon quotidien. Dans le cas présent, le but serait d’assouvir une curiosité réelle. Enfin, ça attendra. Je doute que ceux qui la gèrent actuellement prennent particulièrement bien de la voir rentrée bourrée. En soi, je tiens quand même assez au peu de meubles que je peux posséder aussi. Il faudra faire ça… hm. Dans un coin que j’aurais moins de gêne à voir Sali. Faudra que je réfléchisse à l’idée. Ouais, il semble que je me sois mis en tête de faire l’essai. Shizu pourrait sans doute le remarquer d’ailleurs, assez facilement même. Si elle tournerait la tête vers moi pour constater de ma tête qui dit clairement « oh ça, ce n’est pas tombé dans l’oreille d’un putain de sourd ».

Finalement, je finis moi-même par relever un peu le nez, reprenant ci et là quelques fines lampées, vraisemblablement songeur. Ce n’est pas la première fois que j’accepte quelqu’un en colocation. C’est arrivé quelques fois, pour dépanner. Des anciens compagnons d’armes, des êtres que j’ai trouvé et qui étaient dans un sacré pétrin. Mais en soi, je n’avais jusque là jamais été jusqu’à prendre une esclave. Enfin, pour le coup je me demande quand même. Est-il juste de dire qu’elles vont devenir mes esclaves ? Il faut bien faire la différence après tout. Si elles étaient mes esclaves, j’aurais soin de pouvoir les traiter comme il me semble, que ce soit bien ou non, que ce soit juste ou non. Il faut le dire comme c’est, un esclave, c’est un objet. Elles ne seront pas utilisées de là sorte, ici. Bien entendu j’aurais des directives précises sur certains points, et je serais bien entendu intransigeant là-dessus. Mais finalement, elles ne sont pas des esclaves pour autant. Sauf si je considère que ma façon de le voir et de les traiter dépend de mes choix envers ces « objets » que finalement JE considère comme des humains.

Je pourrais pousser le débat bien plus loin. Je pense pouvoir affirmer que je suis en grande partie responsable de cette évolution chez Ame. Si elle ne m’avait pas rencontré, aurait-elle voulu faire un premier pas vers sa libération et donc de fait, ne serait-elle pas aujourd’hui, un an après un esclave bien plus docile ? J’aime à penser que j’ai peut être pu l’aider, il y à un an de ça. Bien entendu, j’ai épargné leur vie et je les ai sauvées, je le sais, mais je ne parle pas de ces faits. Je parle d’une question bien plus… psychologique et personnelle. Tout ceci soulève une nouvelle question. Comment est-ce que je les considère exactement, finalement ? Face à cette question, je reprends une lampée, avant de soupirer doucement, je me redresse et ouvre un œil pour pouvoir observer l’heure. Bien, voilà une bonne excuse pour que je puisse m’éviter cette interrogation. Je me redresse finalement, venant déposer la bouteille sur le comptoir avant de me diriger vers le côté « salle de sport ». Je fais signe au passage aux filles de ne pas s’inquiéter.

-Vous bilez pas, je vais pas loin. Comme je l’ai dit plus tôt, je comptais entrainer un peu à la base. Profitez en pour vous détendre un peu. Je suis juste en face.

Je finis donc par envoyer mon débardeur vers le canapé, là ou j’étais assis, tandis que je récupère une serviette sur le trajet, la déposant non loin, j’enfile aussi des gants, avant d’entreprendre le début de mon entrainement. Bien entendu, je ne vais pas me jeter dans un exercice à froid et je commence par des séries d’échauffement, puis je fais face au sac de frappe, envoyant des séries de coups de poings méthodiques et précis, mesurant d’abord ma force pour pouvoir en enchainer plus par la vitesse que par la force. Histoire que le sac n’a pas trop à bouger. Après plusieurs minutes, je change ensuite de méthode, envoyant des coups plus puissants tandis que le sac commence à produire des allées et venues face auquelles je me permets quelques esquives toutes aussi vives, comme dansant dans la trajectoire du sac, gardant une certaine proximité avec celui-ci. On pourrait sembler que je bouge beaucoup, mais mes mouvements sont vif et en réalité très léger. Quelques rotations, un pas ci et là. Je prends le rythme du sac en continuant de bouger et d’enchainer. Là encore, ça continue ainsi quelques minutes. Il a falloir qu’elles s’habituent à me voir m’entrainer de la sorte, je passe une majorité de mon temps lorsque je suis ici à m’entrainer. J’en déduis donc qu’il n’y à aucune gêne à avoir à mon geste. Finalement, nous n’avons même pas encore abordés certains sujets sans doute plus troublants qui viendront quand le moment sera venu. Au fil du temps qui passe, la sueur vient prendre logiquement sa place alors que je maintiens un rythme assez rapide et fluide, brutal. Mes coups résonnent contre le sac dans un rythme imprécis mais effréné. J’ai tellement pris l’habitude de m’entrainer seul que j’ai fini par en avoir mes habitudes. En soi, pas besoin de sortir de loin pour le constater : Ma technique demeure irréprochable.
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Amelya
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Mar 23 Jan - 20:57
Je restais contre Shizuka les yeux fermés, lui laissant les commandes sans craint. De toute façon je ne voyais pas ce qu'elle pouvait bien faire de mal… Pendant que je ne la regardais pas, elle observait Marten. J'entendis alors un petit gloussement qui me fit rouvrir les yeux, mais très certainement quelques secondes trop tard… Je ne saurais sans doute jamais ce qui avait bien bu provoquer se gloussement… Quand je la regardais avec un regard qui montrait bien mon incompréhension, elle me caressait derrière les oreilles et me disait de ne pas m'inquiéter comme souvent d'ailleurs. Je ne m'en faisais pas, j'avais confiance en elle comme personne, elle était comme ma moitié.

Pendant qu'elle me caressait derrière les oreilles, je réfléchissais à tout ce qui venait de se passer ce soir. J'avais surement perdu le contrôle un peu plus tôt et je nous avais blessées… Je n'en avais pas encore discuté avec elle de ça, mais je m'en voulais déjà. Si je m'excusais, elle me dirait que ce n'était pas de ma faute et que je ne devais pas culpabiliser. C'était déjà arrivé plusieurs fois dans la semaine… Je ne comprenais pas ce qui n'allait pas chez moi… En tout cas je ne savais vraiment pas comment elle avait fait pour atterrir chez Marten… Étais-ce le hasard ? Oui très certainement, je ne voyais pas ce que ça pourrait être d'autre. Que ce soit le hasard ou non, cette soirée allait changer nos vies à tous les trois. Nous partions à l'inconnu et ça me faisait un peu peur je devais bien l'avouer… Cependant, j'étais rassurée que nous quittions le centre pour servir Marten. Nous n'aurions plus de torture pure et dure. Tant d'année dans ce centre nous avait marquées dans tous les sens du terme je pense. Mais maintenant le centre allait être qu’un mauvais souvenir. Demain, l'amie de Marten nous aidera et ensuite nous devrons attendre encore un peu avant d'enfin pouvoir sortir de cet endroit… J'attendais ça depuis tant d'année que j'avais fini par arrêter de compter. J'avais autant peur que j'avais impatience de commencer ma nouvelle vie.

« Oh, il est vraiment pas mal… J'ai hâte d'aller à la cage pour le coup… »


Cette remarque me fit rouvrir les yeux pour observer ce que Shizu regardait. Marten semblait commencer à s'entrainer… Il avait aussi retiré son débardeur, sans doute pour être plus à l'aise ce qui pouvait se comprendre après tout. Étonnement, je n'étais pas gênée, il était musclé certes, mais j'observais plus ce qu'il faisait que son corps pour le coup. Ça m'intriguait vraiment.

« Tu veux regarder comment il travaille ? »

« Je veux bien oui. »

Shizuka s'allongeait sur le canapé à la fin de mes mots. Elle s'était placée de façon à ce que je puisse regarder comment il s'entraînait. Il avait en premier lieu commencer par un échauffement, une chose très importante si l'on ne veut pas se blesser pendant un entrainement. Il mit ensuite des gants avant de commencer à s'occuper du sac de frapper. Ses mouvements étaient rapides sans forcément viser sur la force dans un premier temps, il restait simplement rapide tapant à un rythme régulier. Puis il changeait de méthode, frappant plus fort, bougeant légèrement pour être en parfait accord avec le sac afin de ne pas casser la lancée qu'il avait créé. Il avait vraiment une technique et une synchro impeccable entre ses mouvements et ceux du sac. Ça m'impressionnait d'une certaine façon. Moi serais-je moi aussi capable de ça un jour ? Je l'espère en tout cas…

Shizuka : Ame semblait vachement concentrée dans son observation. Bon d'accord j'avoue il n'y a pas à dire, il faisait ça vraiment bien… N'allez non plus pas croire que je ne fais que regarder ses muscles saillant sous l'effort hein. J'ai beau aimé me rincer l'œil, je savais quand même admirer un entraînement de qualité. Nous l'observions donc faire jusqu'à ce qu'Ame décide de se redresser et de regarder en direction de la cuisine. C'est vrai nous avions juste déposé les assiettes près de l'évier… je n'eus nullement besoin de demander que la petite s'était déjà levée pour aller faire un peu d'ordre. Elle n'aimait pas le désordre, même dans notre chambre chaque objet avait sa place et lorsqu'un nouveau arrivait, hé bien elle lui trouvait aussi une nouvelle place…

Je me reculais donc pour lui laisser la maitrise totale de ce qu'elle faisait, ce n'était pas le moment de casser une assiette tout de même… Elle attaquait donc la vaisselle pendant que le loup lui frappait avec frénésie sur son sac. Je n'avais pas grand-chose à faire pour le coup et ça me convenait très bien. Je n'étais pas du genre à me plaindre pour ça loin de là. Enfin bref, pendant que les deux étaient occupés, moi j'en profitais pour faire un résumé de la situation en bref parce que je n'avais pas non plus envie de réfléchir au détail tout de suite.

Déjà Marten nous avait « adoptée » si je peux dire ainsi, Ce qui voulait dire que nous allions emménager dans cette maison d'ici quelques semaines. À part pour prendre une douche, je ne m'étais pas beaucoup promenée dans la maison, je ne pouvais donc pas dire s'il y avait beaucoup de pièce et si nous allions avoir un endroit rien qu'à nous ou non. C'était plutôt secondaire vous me direz et puis dans le pire des cas, le canapé n'était pas si inconfortable que ça. Pour ce qui s'était passé un peu plus tôt je n'aurais sans doute plus trop de soucis à me faire. Si la pote de Marten nous aidait, nous n'aurons sans doute plus à prendre ces saloperies de pilules à deux balles, bien. La question qui me tracassait le plus était ; comment allait le prendre notre créateur.

Pourquoi cette question vous me direz ? Pour la simple est bonne raison que je doutais du fait qu'il nous avait réellement mises en vente, peut-être juste autour de connaissance, mais surement pas à la vue de tous. Ce n'était que des suppositions, mais honnêtement, qui ne voudrait pas d'une hybride de type félin de vingt-quatre ans vierges qui fait un bon bonnet D comme on les aime ? Moi je n'en connais pas beaucoup. Enfin bref, si c'était vraiment le cas, j'espérais simplement que la pote en question était plutôt compétente que nous pouvions vraiment lui faire confiance, parce que les coups de bâton et être enfermée dans une chambre froide s'était pas le top du top…

Je soupirais doucement. Oui je m'inquiétais surement trop pour rien, je devrais faire un peu plus confiance en Marten et son plan, mais je ne pouvais m'empêcher de m'inquiéter quand même. Pour regard se posait à nouveau sur Ame qui avait fini la vaisselle. Elle était maintenant en train de ranger les affaires à leurs places avec une concentration redoutable. C'était toujours quelque chose de la voir faire ça… Tout était placé au millimètre près. Une fois qu'elle eut fini dans la cuisine, elle se dirigeait vers le bar pour renifler la bouteille. Je riais à la tête qu'elle avait tirée. Sûrement trop fort pour elle. Elle retournait ensuite sur le canapé et s'y installait ne sachant pas ce qu'elle avait le droit de toucher ou non. Dans un sens, elle n'avait pas tort. Autant attendre que Marten lui donne le feu vert pour ranger tout ce qui lui passait sous la main. Elle finit d'ailleurs par trouver une autre occupation qui était de démêler nos cheveux… Quelle bonne idée Ame… Au moins ça l'occupera le temps que Marten termine sa session muscu et la petite arrêtera de tourner en rond le temps qu'il finisse.
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Marten Baudier
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Mer 24 Jan - 2:46
Bien sûr, j’ai tout de suite remarqué l’occupation des jeunes femmes. Cela dit, je n’avais pas grand-chose à y redire, de fait je ne pouvais que les laisser faire. En soi, ça me rendait même service, je ne leur aurais pas demandé, en soi, et l’aurait fait. C’est sans doute une façon de me montrer qu’elles comptent vraiment prendre le dit-rôle au sérieux. Ce qui me convient parfaitement. En soi, je serais idiot de m’en plaindre. J’aime moi-même tout ranger, tout préparer. Que tout soit carré et droit. L’armée, me direz-vous. Je pense que je vais devoir me faire à la répartition des tâches. Je n’y suis pas vraiment habitué. Plus depuis des années. Bien. Ça me convient parfaitement. Si elles veulent me montrer qu’elles sont sérieuses, il ne me reste plus qu’à leur rendre la pareille. Après qu’elles aient fini la vaisselle, et commencées à gérer leurs cheveux, je prends soin de me tourner à mi vers elle.

-Mettez vous à l’aise et Approchez, je vais vous montrer deux ou trois trucs.

Ça aussi va falloir que je m’y fasse. Le vouvoiement à une personne seule. Je pourrais passer pour un taré à parler comme ça à mon esclave. J’en ai pas grand-chose à carrer en soi, vous m’direz, mais reste qu’il va falloir qu’on fixe quelques notions, que ce soit clair. Histoire de dire « si je tutoie, ça veux pas dire que je parle qu’à une seule d’entre vous, selon circonstances ». Encore une histoire qui risque de devenir salement compliquée, pas vrai ? Une fois qu’elle s’est exécutée et qu’elle est en soi assez proche, je viens prendre ses mains, venant tranquillement fermer ses poings comme pour la préparer à taper, avant de venir doucement taper du plat de ma main sur l’une des siennes, au niveau des deux premières phalanges, l’index et le majeur, avant d’ajouter.

-ça, c’est ce avec quoi tu tape. Le poignet doit toujours rester bien droit. La position solide. Si tu tapes avec les deux autres phalanges ou que tu tords ton poignet, c’est toi qui te vas blesser.

J’aurais bien sûr retiré mes gants pour lui montrer, avant de prendre ses mains. Après un silence, je finis donc par taper contre le sac à nouveau, comme je venais de lui montrer, le poignet solide et avec les bonnes phalanges. Je ne pense pas qu’on ai eu à leur apprendre une connaissance du combat déjà aussi évoluée. L’information peut sembler dérisoire pour quiconque ayant subit une réelle formation, mais je doute que ce soit réellement leur cas. En soi, pour la suite, je lui fais simplement signe de cogner à son tour. Je prends soin de tenir le sac solidement, comme pour être sûr qu’elle ne se blesse pas bêtement avec un retour incontrôlé. Puis je reprends la parole.

- Donnez-moi toutes les deux trois coups par main contre ce sac. L’une après l’autre.


Je ne donne pas d’instruction supplémentaire. En soi, le but est simple : je veux les observer. Voir leur posture réelle, leurs capacités et potentiel. En soi, essayer de remarquer laquelle sembles la plus à l’aise dans le domaine. Pour ça, faut les éprouver. Si j’arrive à glaner quelques informations maintenant, je parviendrais sans doute à créer les meilleurs programmes d’entrainements possibles entre temps. Je sais qu’elles ne vont pas débarquer les mains dans les poches d’ici un ou deux jours. Ça me laisse donc le temps d’y réfléchir et d’y penser. Donc autant glaner des informations. Vous savez, concrètement, je suis en soi assez curieux de voir ce qu’il en est. La curiosité, déjà. Mais aussi et tout simplement par pure fierté. Qui sait, j’aurais peut être pu finir comme elles, jouet de la corp si quelqu’un d’autre m’avait trouvé et ramassé. Par chance, il n’en est rien. Et de là je ne peux tirer qu’une immense satisfaction. A son âge, je savais déjà me débrouiller et survivre seul et désarmé en terrain hostile face à des adversaires entrainés. Je doute qu’elle passe les entrainements que j’ai eu à subir en ce temps. J’étais ou déjà à son âge ? Mah, ce n’est pas bien compliqué, corps de l’armée. Si je ne dis pas de bêtise j’étais membre du projet « Cimeterre » à cette époque. Ou quelque chose du genre. Je ne les compte même plus, finalement. Je prends donc en tout cas un certain soin à les observer, elles et leurs gestes. Un certain intérêt, même.
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Amelya
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Jeu 25 Jan - 12:08
Ame continuait de démêler nos cheveux avec une certaine concentration avant de redresser les oreilles et de tourner la tête en direction de Marten qui semblait communiquez avec nous. Je n'avais même pas remarqué qu'il avait arrêté de frapper sur le sac… Faut dire que j'étais quelques peu en veille… Bah oui, ce n'était pas que regarder Ame se tripoter les cheveux ne m'intéressait pas, mais c'était un petit peu tout comme… Enfin bref… Elle se levait rapidement et s'approchait de lui avec une certaine incompréhension dans le regarde. Effectivement elle ne comprenait pas encore pourquoi Il lui avait demandé de venir, enfin je pense qu'elle s'en doutait un peu mais qu'elle attendait d'avoir une confirmation précise.

Pour se mettre à l'aise, Ame se contentait d'attacher nous cheveux en une langue queue de cheval. Bah oui, s'est pas très agréable les cheveux dans les yeux mine de rien… Pendant ce temps, Marten retirait ses gants. Nous arrivions en face de lui et il prit notre main pour fermer un de nos poings tout en nous donnant quelques explications. Ame semblait alors très concentrée… un peu comme pour la vaisselle d'ailleurs. Enfin bref, elle hochait la tête en écoutant les conseils de Marten et l'observais avec attention faire.

Un mouvement qui était plutôt simple d'ailleurs, enfin simple à regarder en tout cas. Puis il nous demanda de frapper chacune notre tour trois coups par main sur le sac de frappe qu'il tenait afin d'éviter de se blesser inutilement. Bien, très bon réflexe… Je disais toujours qu'il faut mieux prévenir que guérir. Ce serai quand même vachement con de se casser un poignet maintenant... Je souriais à cette pensée alors qu’Ame prenait les choses bien plus au sérieux, un peu comme d'habitude lorsqu'il s'agissait d'entraînement. Si elle avait eu une vie normale, elle aurait étée du genre intellotte première de classe, je pense que vous voyez le genre…

Elle se mit en position, fermant son deuxième poing. Elle basculait ensuite son poids sur l'une de nos jambes pour avoir une meilleure appuie au moment de frapper. Elle enchaînait alors un, gauche, droite gauche, puis une droite, gauche, droite. Elle frappait juste sur le sac. C'était les bonnes phalanges et le poignet bien droit pour éviter de se blesser. Le seul défaut était sa position qui était un peu trop ouverte. Ame frappait bien, cependant niveau défense ce n'était pas encore ça… Après elle avait bien imité le mouvement mais Marten allait surement trouver quelques choses à améliorer.

Puis ce fut mon tour… Misère… Je pris la place de la miss aux commandes pour moi aussi frapper dans le sac de frappe, mais pas de la même façon qu'elle. Je pris d'ailleurs soin de corriger la position, la rendant un peu plus défensive avant de frapper trois coups d'affilée avec la gauche puis avec la droite. Je devais bien avouer que j'avais un peu plus de soucis avec le poing gauche. J'étais droitière et Ame ambidextre. J'avais fait au mieux en tout cas… Je me demandais si ça suffirait pour qu'il puisse se faire une idée de notre niveau ou si nous devions faire autre chose… Je le regardais un peu avant de laisser Ame revenir aux commandes. Elle resserrait notre queue de cheval, un petit toc qui perdurait depuis le temps.


-Il faut frapper encore où c'est bon comme ça ou il faut frapper encore ? D'ailleurs j'ai une autre question aussi… On doit te tutoyer ou te vouvoyer ?

J'haussais un sourcil en entendant la deuxième question… Une chose est sûre, c'était que je ne le vouvoierais pas, même s'il avait « changé » de statu pour nous, mais ça, il devait très certainement s'en douter, il était loin d'être con.

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Marten Baudier
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Dim 28 Jan - 0:49
Elles ne prirent pas très longtemps à s’exécuter. Rien de bien compliqué pour ce qui est de la tâche. Amelya entreprit d’ouvrir le bal ce à quoi je répondis rapidement, Après les coups d’Ame, Je m’approche calmement pour venir ajuster sa position, ne me gênant pas à poser mes mains sur elle. Rien de mal vu ou de vicieux, rien d’anormal non plus au vu des circonstances. Faut dire que c’est pas celle qui va devenir mon esclave qui risque de me coller un procès pour ça, surtout que c’est rien, hm. Je ramène donc ses jambes convenablement, revoyant ses appuis, ajustant sa posture, relevant bien ses mains devant elle. Je la maintiens ensuite dans cette position quelques secondes, avant de relâcher pour laisser Shizuka faire. De là, je pris soin de répéter exactement la même action, venant revoir et ajuster sa posture et position. Pour les deux, pas de défense ou d’attaque. Une posture neutre classique, semblable à celle que l’on apprend aux combattants. Avant de vouloir partir sur quelque chose de plus développé, autant commencer par leur apprendre des bases solides. Quelque chose ne pouvait cela dit que me troubler. Une façon de faire différente, sérieux ? C’est surprenant sans l’être. Au vu de ce que leur à filé la corp… ou devrais-je dire l’incapable de superviseur, je connais de très bons formateurs à la corp. Enfin, je pensais qu’il leur aurait filé quelques leçons basiques et similaires. Le fait de vouloir apporter de fines corrections et de boxer de façon différente est une bonne initiative de Shizuka. Cela dit… il n’en reste pas moins qu’elle est loin d’être idéale, sa façon de faire. Mais ça, ce n’est pas surprenant pour le coup, de constater qu’elles ont du essayer d’aviser avec les moyens du bord. Bah mon vieux, on à du boulot. Leurs défauts sautent aux yeux. Donc… oui, je leur ai presque offert la même position. La seule différence, c’est le sens. J’ai placé Shizuka dans une posture droitière et Ame en fausse patte. Pourquoi ? C’est simple. Quelqu’un d’habile de ses deux mains saura aviser, peu importe le sens. L’adversaire aura tendance à être troublé plus facilement par une personne inversant sa position, c’est donc un avantage et Shizuka est clairement plus à l’aise dans sa main dominante, de fait je n’ai aucune raison de l’inverser.

-Imprimez les positions que je vous ai montrées. Si je vous vois en prendre une autre à l’avenir, je m’occuperais personnellement de choisir vos… sanctions.

Un fin sourire espiègle traverse mon visage.

-Et que je n’en entende pas une me provoquer de là. Je suis à prendre on ne peut plus au sérieux. Je vais exiger de votre part au niveau des entrainements une rigueur encore plus droite que ce que l’on peut trouver dans l’armée.

Mon ton ne laisse aucun appel. Elles y étaient préparées. De fait, je laisse une fine pause avant de reprendre.

-Première règle en situation d’affrontement et d’entrainement : Toujours rester en mouvement. Si vous cessez de bouger, vous perdez.


Je leur intime donc l’ordre de commencer dans un geste simple, sautillant doucement devant elles, comme pour leur donner l’exemple.

-La seconde règle est évidente, bien que souvent sous-estimée. Respirer correctement. Souffler au bon moment, inspirer au bon moment… c’est se fatiguer beaucoup moins vite.

Continuant, j’accompagne ma propre respiration de gestes, comme pour les aider à comprendre et s’y calquer. C’est possible qu’elles aient déjà entendu ces informations. Mais vu qu’elles ne savent pas avoir une position correcte –ce qui n’est en rien une insulte envers elles- je doute qu’on leur ai appris ces simples bases. Dans le pire des cas, ça leur fera une révision.

-De là, quand vous êtes prêtes, Amelya, tu enchaines le sac. Gauche-droite. Jusqu’à ce que je te dise d’arrêter. Tu n’arrête pas de bouger.

Là, le test commence.
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Amelya
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Dim 4 Fév - 14:27
Il nous observait avec attention. Quand Amelya s'exécutait, il s'occupait de la repositionner correctement, il avait fait pareil avec moi d'ailleurs. Cette position me semblait plutôt perplexe à vrai dire. Ce n'était pas dérangeant loin de là mais je n’avais pas vraiment l'habitude. Une fois que nous eûmes finie toutes les deux, nous le regardions, attendons un quelconque verdict. En tout cas à vue de son expression actuelle il semblait plutôt perplexe et ça ne m'étonnait pas plus que ça... Il nous demanda de bien retenir les positions sous peine de sanction si nous nous tenions mal… Hé bien, voilà qui devenait intéressant. Je me demandais ce qu'il pouvait bien appeler une sanction. J'étais curieuse, mais pas folle pour autant et puis mon petit doigt me disait qu'il serait peut-être mieux de ne pas trop le titiller pour le moment…

Comme il l'avait bien dit, nous devions nous taire et exécuter. Une chose que nous savions plus que bien faire d'ailleurs, mais venant de Marten c'était bien moins dérangeant. Je laissais à nouveau la place à Ame en lui souhaitant bonne chance tout en écoutant la suite de ses paroles. Une première règle plutôt simple dite comme ça, rester en mouvent. Nous le regardions alors faire avec attention. La deuxième était de respirer correctement. Bien nous devrions pouvoir y arriver. J'avais confiance en nous. Nous avions été entraînées d'une autre façon que la sienne certes, mais exécuter ces mouvements devaient être largement faisable. Nous avions déjà vu ça au début de notre entrainement, nous y arriverons.

C'était à Amelya de commencer, bien. Moi je continuais de l'observer fixement et surtout son sourire. Elle se mit alors en position, une position qui était exactement la même que celle que Marten lui avait montré. À partir de là, elle se mit à sautiller en faisant attention à sa respiration. Elle attendit alors un peu ainsi avant de commencer à enchainer le sac de coups réguliers. Des enchaînements de gauche et de droite. Petit à petit, je pouvais sentir une sorte d'excitation envahir son corps petit à petit. Elle frappait alors plus fort et légèrement plus vite toute en restant mobile et en surveillant sa respiration. Je pouvais ressentir cette vague plus bestiale nous envahir, enfin l'envahir elle et le reste de notre corps. Il y avait aussi ce petit éclat dans son regard…

« Ame, ça suffit… »


Je posais alors ma main sur son épaule et j'eus le droit à un grognement en retour ainsi qu'à une jolie vue sur ses crocs. Je me reculais instinctivement alors qu'elle continuait d'enchaîner le sac avec cet élan bestial en souriant. Elle maintenait sa position, restait en mouvement et contrôlait sa respiration. Je n'aimais pas la voir ainsi, je n'aimais pas son sourire ni son regard. Je me reculais un peu plus et restait dans l'ombre. Je laisserais Marten s'occuper de la situation… Moi je me contenterais d'observer de loin cette fois.

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Marten Baudier
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Sam 10 Fév - 14:27
Imbécile. C’est le premier adjectif qui finit par me traverser l’esprit en la voyant si vite perdre le contrôle et ce surtout face à un si stupide sac de frappe. Imbécile et ridicule. Dommage et décevant. Même moi, dans mon enfance aussi brutale que difficilement contrôlable pour cause de mes transformations beaucoup plus régulières, je n’ai pas souvenir d’être tombé si bas. Quelque part, voilà qui devait de toute façon arriver. Ce n’est qu’en constatant de la chute d’une mauvaise farce qu’on peut se rendre réellement compte d’à quel point il reste du travail à accomplir. Je soupire doucement avant, dans un rappel direct à la réalité, de lui sommer simplement de s’arrêter.  Je prends soin de l’observer, comme pour définir si son cas est réellement désespéré ou non. Elle semble prendre du temps à réagir, mais elle y parvient, peu satisfaite. Je comprends vite qu’elle prend ma sommation pour un ordre, et que c’est sans doute pour cette raison qu’elle s’est arrêtée. Cette fois encore, je soupire doucement.

-Tu ne m’as même pas laissé le temps de te donner la consigne la plus importante. Tu ne dois jamais, jamais… en arriver à perdre le contrôle sans une bonne raison. Si tu perds le contrôle face à un vulgaire sac de frappe, je ne te donne même pas deux mois face à des adversaires entrainés. Veut-tu savoir pourquoi je te donnerais deux mois ?

Je marque une pause, avant de reprendre, sans réellement lui donner le temps de répondre.

-Car si tu pourrais être capable de surprendre le premier et de le blesser assez pour finir le combat, rien n’est dit que tu parviennes à t’en tirer à si bon compte. Regarde dans quel état tu es après quelques minables. Je compte deux mois pour la récupération avant le prochain contrat, donc.

Mes mots sont durs, mais ils visent à la faire réaliser et comprendre. Je sais qu’elles sont là et qu’elles m’écoutent. Et c’est mon rôle autant en tant que « futur maître » qu’en tant que formateur de leur apprendre la réelle… réalité.

-On ne vit pas dans un monde ou jouer des épaules et les sauvages mènent à la victoire. Tu trouveras toujours plus sauvage, bestial et brutal que toi. Est-ce que c’est ça que tu veux laisser derrière toi ?

Je conclus ma tirade en lui montrant le sac de frappe, comme pour lui mettre à nouveau le nez dans sa connerie. J’ai dit que j’allais pas les ménager, et je compte bien le montrer dès maintenant. Pourtant, je ne me montre pas injustement cruel, mes mots sont durs et veulent faire l’effet d’un coup sans que je n’ai à lever la main, oui. Mais ils sont avisés. Mon ton ressemble certes à des remontrances, mais c’est là surtout pour dissimuler ma déception. Je ne l’engueule pas vraiment. En réalité, je semble plus la gronder, comme un père le ferait à sa fille, ou encore, comme un ami à une autre. La différence prêt que si elle réagit mal et qu’elle perds le contrôle, je n’hésiterait pas à riposter. Je lui fais signe d’enlever les gants.

-C’est fini pour aujourd’hui. Prends le temps de méditer là-dessus, Amelya.

Je retourne donc vers mon canapé, allant me tirer une bière. Bien sûr, je reste attentif, la mise en garde de Shizuka à bien été entendue et si elle tente quoi que ce soit, je la calmerai. Mais elle n’est pas si conne, hm ?
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Amelya
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Sam 10 Fév - 22:24
Je gardais mes distances et écoutait simplement Marten lui parler. Il lui demanda de s'arrêter et de se calmer un peu. Sans grande surprise elle s'arrêta, mais avec une certaine difficulté. Les ordres sont sa pus grande faiblesse. Peu importe le moment, si le maître donne un ordre, elle y obéira… Je l'observais attentivement. Ça me peinait de la voir comme ça… J'avais l'impression de voir un chien à qui en tirait la laisse et grondais pour qu'il arrête d'aboyer. Je déteste les scientifiques et ce qu'ils ont fait de ma petite Ame. Je ne leur pardonnerais sans doute jamais, car s'ils ne l'avaient pas élevée de cette façon, cette part d'elle n'aurait jamais existée non plus.

Je ne saurais dire ce qui se passait dans sa tête à l'instant présent, mais même si je ne la voyais plus, je savais qu'elle était présente. Quand Marten prit la parole, je pus sentir les émotions d'Amelya parcourir notre corps. Ces paroles étaient dures, j'avais l'impression que l'espace d'un instant elles avaient transpercé son cœur de part en part. Je n'aimais pas cette impression, mais cette fois, je ne ferais rien pour l'aider à encaisser ça. Elle avait merdé et la vérité lui éclatait au visage aussi douloureuse qu'elle puisse l'être.

Celle qui se faisait appeler Amelya avait son regard plongé dans celui du loup, les oreilles en arrière ? Si elle était un animal, je pense que l'on pourrait voir ses crocs. Enfin pour moi elle n'en était pas si loin que ça à vrai dire… Elle avait beau se tenir tranquille devant Marten, je pouvais la sentir bouillonner de l'intérieur, elle était furieuse, pourtant elle ne bougeait pas une oreille. Elle n'en avait certainement rien à faire de ses paroles, mais Ame était là et l'entendait. Elle devait certainement s'en vouloir de s'être laissée emportée.

En vrai ce n'était pas totalement sa faute, les médocs n'arrangeait en rien ses instants de folie. Marten finit par clore la conversation en lui demandant d'enlever les gants. Elle ne discutait pas et s'exécutait sans un mot. Je reconnus Ame au soin qu'elle avait pris pour les enlever et les poser délicatement à côté, mais son regard n'était toujours pas le sien. Elle amenait sa main à nos cheveux pour les détacher d'un geste bref. J'hésitais un moment avant de me lever. J'avais l'impression qu'elle était là sans l'être et je voulais en avoir le cœur net. Je m'approchai alors d'elle et posai ma main sur son épaule.

« Ame ?.. »


-Ne me touche pas parasite.

Elle se mit à me grogner et je soupirais avant de plisser les yeux. J'avais eu mon lot de merde pour ce soir et là j'avais plus envie de plaisanter. Je lui repris les commandes et pris la direction du salon. Ça ne lui avait vraiment pas plus. Je m'arrêtais avant de soupirer.

« Maintenant tu fermes ta grande gueule et tu vas voir ailleurs si j'y suis. T'as assez foutu la merde comme ça. Retourne dormir et laisse Ame tranquille. »

Bien sûr qu'elle essayait de reprendre le contrôle, mais je faisais de mon mieux à lui tenir tête. Elle finit par m'insulter une dernière fois avant de partir à nouveau. Je soupirais longuement, puis je m'approchais à nouveau de Marten. Je lui souris légèrement, remettant de l'ordre dans nos cheveux.


-Je suis désole pour ce soir… ça ira mieux quand elle aura arrêté le traitement et…


Je sentais des larmes couler sur nos joues, elle était vraiment irrécupérable cette petite. Je souris un peu plus avant de hausser les épaules.


-Elle s'en remettra, au moins on sait qu'elle a compris le message et qu'elle t'a écoutée.


Je regardais l'heure avant de prendre l'arme et de saisir la mallette ou reposait un cœur et une tête… C'était d'un charmant quand on y pensait… Je regardais à nouveau Marten.


-Je crois que nous ferions mieux d'y aller… Ta pote elle a un nom ou on ne risque pas de la rater ?

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Marten Baudier
Loup-Garou
Dim 18 Fév - 1:19
Vous savez comment vérifier les dires de quelqu’un qui juge une autre personne comme totalement intenable, irrationnelle, dangereuse et instable ? C’est simple, l’énerver. Oui, bon, cette solution n’est pas à la portée de tout le monde et bien que je n’ai pas eu à chercher bien loin pour y parvenir, je pouvais ressentir sans réelle difficulté une agressivité assez colossale pour ne me laisser aucun doute, cette chose n’est pas Amelya. Il va vraiment falloir qu’on parvienne à faire quelque chose pour ça. Je fais de toute façon entièrement confiance à Alyssia pour parvenir à en faire quelque chose, aucuns doutes là-dessus. En tout cas, lorsque son regard se posai dans le mien, c’est avec grand plaisir que je pris soin de lui rendre, du haut de ma propre volonté. Celle-ci pourrait sans doutes paraître écrasant, brutal. Mon regard ne témoignait d’aucune compassion, d’aucun amour, d’aucune envie particulièrement douce. Elle se permettait de me jeter un regard noir dans ma propre demeure ? Elle me défiait ? Elle aura à se tenir prête d’en subir les conséquences. Je ne suis pas l’un des enfants qu’on lui à offert comme petit déjeuner.

Finalement, son air changea, lorsque je m’en rendis compte, j’étais déjà installé au niveau de mon canapé, l’échange de regard n’aura donc en soi pas vraiment été très long. J’avais attrapé ma bière et je prenais soin de la siroter paisiblement. Shizu finit donc par revenir, m’offrant des excuses on ne peut plus sincères. J’hoche à sa tirade. Je ne pouvais que me douter qu’Ame entendrait ce que j’avais à dire. Ce n’est pas pour rien que j’avais parlé de garder le contrôle finalement. Après un fin soupir, je finis par me redresser, approchant u peu pour venir apposer ma main sur sa tête doucement, avant de lui répondre.

-Tu n’as pas à me présenter d’excuses. Ce n’est pas ce que j’attends de vous deux. Si vous vous en voulez d’une façon ou d’une autre pour une quelconque erreur, faites simplement en sorte que je n’ai pas à me répéter et tout ira pour le mieux. D’accord ?

Je souris faiblement. J’avais peu à peu repris moi-même mon propre calme. Une bonne bière, ça aide toujours, pas vrai ?

-Vous ne pourrez pas la rater, sois en sûre. Tellement que vous finirez sans doutes par vous demander l’heure de son départ.

Un fin ricanement traverse mes lèvres à ces mots, avant que je n’hoche pour lui confirmer ce qu’elle sait déjà.

-Rentrez, oui, et méditez sur tout ce qui s’est passé. J’espère que tout ira bien, Shizu, Ame.

Sur ces mots, je leur sourit une ultime fois avant de me diriger vers la porte pour leur ouvrir, les laissant ainsi retourner à ce qui sera bientôt leur ancienne vie.





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