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[Flashback] Dans une planque, isolée au bout de la nuit.. [Pv Amelya]

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Loup-Garou
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Marten Baudier
Loup-Garou
Mar 26 Déc - 1:23
Tiens, un contrat de protection ? Sérieux ? la nouvelle m’arrache un sifflement non dissimulé, avant de ricaner. Alors comme ça cette ville à besoin d’un sauveur, pour changer ?  ça tombe bien. Faire tomber des têtes, c’est amusant un temps, mais franchement, si je remplis pas mon quota de fesses sauvées, je finis toujours par m’en vouloir. Bah ouais, faut bien que quelqu’un se sacrifie pour sauver une poignée de larves, hein ? Cela dit, le fait que le client me demande expressément veut dire deux choses. Soit que c’est du putain de sérieux, soit qu’on l’a redirigé vers moi. Ce qui en soit ne s’écarte pas tant que ça de la première possibilité. Je soupire à cette pensée et finit irrémédiablement par reprendre mon sérieux, questionnant mon « informateur » au sujet de ce fameux client. C’est le genre « coincé ». il gêne certaines affaires fructueuses donc on cherche irrémédiablement à le faire tuer. Pas besoin d’en savoir beaucoup plus, typiquement le genre de profil que j’ai chassé à la pelle dans mon enfance. Le genre à cacher une poignée de documents que quelqu’un ne veut surtout pas voir apparaitre. Un type dangereux. Fort, mais pas dans son physique, dans ses idées et pensées. C’est con. Si un type comme ça était un peu plus débrouillard, y’aurait pas besoin de types comme moi pour faire le ménage et empêcher leur petite trogne de décoller bien haut au dessus de leur simples épaules. Après avoir rempli quelques détails, je demande à mon informateur de prévenir le client que j’accepte le job, je lui demande de le diriger vers un point précis de la ville en attendant mon arrivée d’ici une heure environ, le temps de passer me « préparer » à accueillir l’enfer. Putain, un sourire se dessine naturellement sur mes lèvres à cette pensée. J’espère que les larbins qu’on m’enverra seront forts. Ça serait con de me faire chier sur une de mes rares protections, pas vrai ?

Détour à la maison, j’active la porte dissimulée pour la cave, je me change, je m’arme, j’équipe mon barda et je sors. Au programme : Deux pompes à canon sciés, deux revolver à la puissance d’arrêt tout ce qu’il y à de plus respectable. Un petit colt bien plus équilibré, histoire de gérer les foules à distance et mon éternelle lame trônant dans le bas de mon dos. Le tout accompagné d’une tenue de combat parfaitement équilibrée et de qualité. On ne sait jamais ce qui m’attend, je préfère être bien équipé. En même temps, qui est assez con pour ne pas sortir couvert, hm ? Y’a bien assez de saloperies qui se baladent pour être méfiant.  Je rejoins donc mon client pour être dans les temps. L’appartement ou je l’ai dirigé est relativement isolé, assez pour représenter un endroit idéal pour accueillir un groupe armé. De plus, la vue est parfaitement dégagée. Pas moyen de me piéger avec un jeu d’odeur sur un tel terrain, alors encore moins quand on ignore ce que je suis. De plus, je met au défi quiconque de passer mon champ d’action, et mes munitions dans ces conditions. Aucun soutien, le contrat est en sous traitance, discrétion maximale. Il ne veut pas que l’ennemi soit au courant qu’il est accompagné. Rien d’anormal. Si on poutre ses assaillants, l’ennemi ne verra même pas arriver la contre attaque. C’est le but. Plus de danger, plus de paie, plus de plaisir.

Il prends donc place de façon « visible ». Bien entendu, il se met hors de champ de tout tireur d’élite potentiel. L’avantage des terrains découverts, comme on dit. L’endroit semble être un simple bâtiment désaffecté comme il en existe à la pelle. La guerre à l’avantage de réduire la population, hein. Le temps passe et tout semble pour l’instant être calme. Je me suis logé dans un coin, parfaitement dissimulé aux lueurs pendant que le client bouquine. Mes yeux sont clos, je me concentre sur tous mes autres sens, et j’attends. De temps en temps, j’m’enfile une lampée de bourbon, la sainte boisson des longues planques. Il s’avère que ma patience fini visiblement par être récompensée, une odeur, une présence entre dans mon champ d’action, je tire mon flingue, venant vérifier et charger le tout, avant d’afficher un sourire en coin. Que le jeu commence.
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Amelya
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Mar 26 Déc - 3:15
On devait encore tuer… Parfois je me demandais vraiment pourquoi on devait tuer autant. Mais bon, s’ils sont méchants alors est-ce vraiment mal ? Dans ce cas ça devient quelque chose de bien, non ? Je suis sûre que Shizuka me dirait que je suis stupide si elle pouvait m’entendre penser… D’ailleurs je lui avais laissé les commandes pour gérer le trajet, même si je regardais d’un œil. On avait eu plusieurs armes cette fois pour deux raisons : il faut tuer la cible le plus rapidement possible, et parce que nous avons été parfaites dernièrement. Une arme à feu et de nouvelles dagues. On ne savait pas grand-chose de la cible. C’était un homme faible qui ne savait pas se défendre. Donc une chasse facile et ce ne sera pas amusant.

Enfin chasse… Ce n’est pas que j’aime ça mais ça devient un peu addictif… Enfin je ne saurais pas vraiment comment le décrire… Une odeur me fit sortir de mes pensées et venir au côté de Shizuka. On approchait. Shizuka me remarqua et me fit un sourire pour m’inviter à venir. Elle avait besoin de moi pour gérer les sens. L’une se concentre sur un sens et l’autre sur un autre, nous devenons plus performantes. On avait traqué cet homme pendant un bon moment, nous étions sûrs qu’il était là. Il était inoffensif mais nous restions quand même vigilantes. On n’est jamais trop prudente. On s’éloignait de plus en plus de la ville. On arrivait dans un endroit plus calme éloigné de toute civilisation. C’était agréable… Plus de bruit envahissant, plus de monde, si parfait…

Il faisait nuit, c’était le moment de passer à l’action. On avait attendu ça longtemps… Nous avions en visuel le bâtiment, pas très haut, pas plus de trois étages, une faible lumière en haut. C’est une cachette idéale avec visibilité. Parfait. Des détails... il me faut plus de détails…

« Amelya, je sais que tu es en train d’analyser la situation alors je t’écoute pour bouger. Tu es les yeux et je suis le corps. Je t’écoute. »

« Oui… Pardon Shizu. Alors il y a plusieurs opportunités pour nous voir alors on la joue discrétion. Passe par la gauche pour entrer dans un angle mort. »


« Oui chef ! » Rit à sa remarque.

« Arrête de faire le clown et concentres-toi… J’ai un sentiment étrange… Il y a quelque chose qui cloche. »

Shizuka me regardait un peu surprise et hoche la tête pour ensuite se concentrer à sa tâche. Moi je m’occupais des sens, des odeurs et des bruits. J’avais une boule au ventre, quelque chose me gênait dans cette mission. Déjà elle paraissait trop simple… On ne nous donne pratiquement jamais de missions simples. Il faut garder la tête froide… Bon on arrive à la porte arrière. Entrée sans bruit, bien. Maintenant en formation. Nous étions habituées à ça. C’était là tout notre art, une danse, un ballet qui fait que nous ne faisons plus qu’une, notre partie préférée.

« Ame tu entends quelque chose ? »

« Non rien de spéciale… On inspecte le premier. Arme à feu… »

« Okay ça marche. Arme en place, j’y vais discrètement. Je ne vois rien devant moi, il y a les escaliers du deuxième étage alors je sug… »


« STOP ! Shizu ne bouge plus… Ils sont deux… Il y a une autre odeur… Heu… Forte, ouais vachement forte… C’est effrayant comme ce sentiment est étrange. »

Shizuka me regardait d’un air grave dans un premier temps, puis j’ai vu cette sorte de rictus se former sur ses lèvres… J’ai vu cette lumière briller dans ses yeux. Je compris ce que ça voulait dire… Il était temps de laisser nos instincts nous envahir. Il ne faut faire plus qu’un avec la panthère et chasser. On était sur nos gardes mais ce n’était que les instincts. Je sondais les alentours, cherchant le moindre bruit… la pression était présente l'adrénaline à son apogée.. c'est si excitant... mais il faut que je reste calme...Trouvé !

-Gauche, quatre-vingt-dix degrés sur la gauche, angle c.

« En tire. »

Shizu se mit en position de tir si rapidement, elle était si parfaite. Cette rapidité d’exécution et cette précision redoutable…

« Cible manquée. »

Je digérais alors Shizuka à découvert. Cet immeuble et vieux et nous nous cachions en hauteur. Il y avait une armoire et nous avions grimpé dessus. Il faisait sombre mais je pouvais voir, y distinguer des formes. Je restais aux aguets, il approchait…

« Tien… ça sent le chien… »
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Marten Baudier
Loup-Garou
Mar 26 Déc - 3:35
Mon instinct ne me trompe pas, je ne semble pas tomber sur une petite frappe de quartier envoyée pour une poignée de billets malodorants tuer un pauvre type. C’est quelqu’un d’entrainé et d’équipé. Sa gestion corporelle semble très fonctionnelle et son instinct aussi. Dès qu’elle m’a senti, sa méfiance est montée en flèche, mais aussi son excitation. Son odeur s’est rehaussée. Cela m’apprend deux choses, premièrement je vais devoir la prendre au sérieux, ensuite, elle manque d’expérience. Se laisser dominer par ses émotions en combat est le premier pas vers la fin. Surtout dans le métier d’assassin. Les sadiques, contrairement à ce qu’on pense, ne vivent pas bien vieux. Elle est hybride, je sens une odeur plus bestiale, j’en déduis que si elle à un bon odorat elle pourra remarquer ma présence, je décide donc d’opter pour un plan plus… musclé. Je fais signe au client d’aller s’allonger sous une couverture en kevlar, avant de me glisser dans un trou, non loin de ma position. Bien entendu, j’aurais peu rechigné à l’idée de laisser un petit « cadeau » à mon ancienne position, un dispositif simple, amplifiant mon odeur pour la diffuser. En réalité, j’avais déjà commencé à l’activer lorsqu’elle est arrivée au premier étage, ce qui explique qu’elle ai pu malgré mes attentions à me dissimuler, aussi facilement me remarquer. Quoi que, je ne critiquerait pas ses sens, que je ne connais point, après tout. En tout cas, la pièce reste faiblement éclairée pour l’instant, tandis que comme j’aurais pu m’y attendre, le manque d’expérience, et surtout la vanité parle, lorsqu’elle entammes de tirer dans la direction de mon ancienne position. Il ne me reste donc plus qu’à contourner sa position, ce qui représente en réalité arriver en bas des escaliers ou elle se trouve, pompes en mains, pour tirer deux salves distinctes vers le haut, dans sa directiion. L’avantage du fusil à pompe, c’est que ça part dans tous les sens, dans une large zone, c’est bigrement efficace. La blesser est suffisant, même superficiellement. Dès que l’odeur du sang s’en mèlera, je ne pourrais plus perdre sa trace, quoi qu’il arrive. Je me contente donc simplement de m’éclipser aussi rapidement que je suis arrivé, disparaissant à nouveau, me dirigeant vers… sous elle. Tirant mes flingues à la place des pompes, chargés de munitions perforantes, je prends le temps de laisser les choses se tasser, dès que je serais sur de sa position… j’allumerai. Si elle parvient à esquiver, j’espère qu’elle descendra, ainsi, je pourrais la forcer au contact et sécuriser le client. Son instinct devrait la pousser au contact, elle doit se sentir acculée.
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Amelya
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Mar 26 Déc - 4:08
Tout se passa si vite. Je n’ai pas eu le temps de m’en apercevoir mais il était déjà dans notre dos. Après notre tir le silence était revenu, aucun bruit. C’était étrange… À qui avions-nous réellement à faire ?… Je n’avais pas réalisé qu’il était aussi proche. Ce ne fut que lorsque j’ai entendu le bruit métallique de l’arme que j’ai compris. Je n’eus que trop tard le temps de prévenir Shizuka. Je l’ai appelée par son nom et elle avait commencé à bouger, mais pas assez vite. Une balle avait touché notre bras tandis qu’une autre avait éraflé le mollet, des blessures plutôt superficiel pour le moment.

Je posais alors la main sur mon bras pour observer le sang. C’était douloureux, Shizuka le ressentait aussi mais il y avait autre chose qui prenait place. Une sorte d’adrénaline. Celui qui se tenait en face d’elles était entrainé, surement très bon même, bien mieux qu’elles… ça devenait un peu excitant. Un peu beaucoup même. Je pouvais sentir la colère et l’envie de tuer de Shizuka… Elle voulait faire son carnage et j’allais l’accompagner. Cette sensation, cette ambiance nous donnait envie de l’avoir. Il était devenu la chasse et puis une fois qu’on l’aura tué, nous pourrons nous occuper de la cible. On pouvait y rester, on le savait, mais c’était ça qui rendait les choses plus palpitantes, c’était cette sensation…

« Je le veux ! »

« Alors qu’est-ce qu’on attend ? Il est en bas … »


Shizuka sourit avant de récupérer l’arme et de prendre la direction du premier étage. Elle avait envie de l’affronter, même si on ne savait rien de la personne, ce qui est un point faible. Arriver aux escaliers, elle saute tout en tirant en bas au hasard trois balle pour le faire reculer s’il était proche.et se réceptionne rapidement. Elle reprend son arme à la main et inspecte les lieux en humain l’air, ne voyant pas encore l’ennemi. Il devait surement savoir que nous arriverions ici alors il fallait rester sur ses gardes, prête à esquiver.
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Marten Baudier
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Mar 26 Déc - 4:19
L’odeur du sang arrive dans l’air. Deux impact, l’odeur est assez forte et au vu de l’espace entre les impacts, une cible semble se dessiner, juste pour mes bons soins, j’ai dorénavant une idée assez précise de sa position, et vu qu’elle perd son sang froid à tirer à tout va, elle m’aide bien assez. Maintenant il ne me reste plus qu’une chose à faire : la calmer. Si je peut éviter de tuer quelqu’un qui ne fait que remplir un contrat, au même titre que moi, c’est tout bénéf. Vous me direz, je suis probablement trop gentil. Peut être simplement qu’elle m’a tapée dans l’œil ? Je m’entends. Elle est jeune, inexpérimentée, mais elle à clairement du potentiel. Ce serait dommage d’achever maintenant quelqu’un qui pourrait sincèrement m’amuser plus tard. Et puis… Faut le dire comme c’est, ça rajoute du piment, ainsi. Une fois qu’elle arrive en bas des escalier, un tout petit peu avant qu’elle ne touche le sol, je me déloge de derrière l’escalier qui nous sépare pour tirer une balle, visant la main tenant son arme. Je la suit d’une seconde balle, légèrement déviée, prévoyant qu’elle se retourne, juste au cas ou elle me sente au dernier moment. Je range ensuite mes armes en approchant, courant dans sa direction, vif et rapide, pour la balayer, profitant d’une effet de surprise sans doutes présent. Si mon geste fonctionne et qu’elle tombe au sol, je viendrai prendre appui sur son dos, lui offrant une magnifique clef de bras, l’immobilisant.
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Amelya
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Mar 26 Déc - 4:49
Nous étions sur les marches depuis peu lorsque l’homme en question sortit de sous l’escalier pour tirer. Je lâchai l’arme juste à temps pour éviter une balle dans la main et Shizuka évita le coup de feu suivant avant de descendre au sol même. Et là en un éclair, l’homme nous fonça dessus pour nous attaquer. La surprise jouait en sa faveur et nous glissions. À ce moment-là il eut comme un déclic dans ma tête, une impulsion. Je me retournais alors légèrement pour toucher le sol de mes mains. Je me propulsais avec pour éviter ses mains deux peu, filant de justesse entre ses griffes.

Nous reculions agilement en flip flap avant de nous arrêter et de sortir les dagues. Shzuka passait en mode sens et moi attaque pour le prochain coup. Elle n’aimait pas que je me salisse les mains mais cette fois nous n’avions pas le choix. Nous maitrisons bien mieux le combat rapprocher, je n’aime pas les armes à feu. Je fixais celui qui se tenait en face de nous. Il était grand à la carrure musclée. L’affrontement serait plutôt compliqué, mais il y avait peut-être une chance. Notre queue se promenait de droite à gauche, d’un mouvement régulier. Je souris avant de tenir plus fermement mes dagues et de courir droit sur lui.

« Maintenant Ame ! »


Au signal je hochais la tête et pris brutalement la direction du mur le plus proche pour faire quelques pas dessus afin de gagner de la hauteur pour sauter en salto. C’était un point que nous maîtrisions d’utiliser l’environnement. À l’angle mort du saut, j’assignais un coup de dague en croix. Au moment de l’atterrissage je reculais de là mais façon qu’avant avec agilité. Je ne suis pas certaine de l’avoir vraiment touché, j’avais misé sur la surprise moi aussi. Nous sommes certainement moins expérimentées mais nous restions tout de même dangereuses.

-Tu nous sous-estimes au point d’en avoir jeté tes armes ?

« On va le lui faire regretter. Je prends le relais. »
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Marten Baudier
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Mar 26 Déc - 5:03
Je ne peux réprimer un fin sourire. Bien joué. Piment, piment… tu ne cesseras jamais de me faire plaisir. Cela dit, la fin n’est réellement pas loin. Je me redresse tranquillement, lui faisant face. Je la situais parfaitement dans la pénombre. Sa respiration, l’odeur du sang, l’envie de me faire la peau. Tout la poussait à me faire face. Quand on se prépare à charger, la respiration change. Même légèrement. Elle est vive, mais ses pas, le bruissement léger de ses vêtements. A cette distance, aucune difficulté à les entendre. Elle se sert du mur pour gagner en hauteur, tentant de m’attaquer de façon mortelle, cela dit, ce n’est pas une attaque difficile à esquiver, un bon pas sur le côté, je suis grand et habile, mais je ne contre attaque pas. Mes armes sont dans mes holster, rien d’anormal. Je suis moi-même expert en combat rapproché. Ce n’est pas pour rien que j’use de stratégie avec les armes à feu. Je viens d’ailleurs, après qu’elle se soit positionnée face à moi, tapoter mes holster doucement, comme pour lui faire comprendre que je n’ai rien lâché.

-Désolé, c’est une sale manie de sous estimer quelqu’un prenant plaisir à tuer pour le camp d’imbéciles.

Je lâche ma phrase dans une simple résonnance, mon ton est sûr et simple, relativement taquin, même en soi. Provocateur ? Allez savoir.

-Ce client là haut, peut faire tomber une boite bien plus sale que toi et tout le sang que t’as sur les mains. C’est pour ça qu’on cherche à le tuer. Cela dit, je ne t’ai en rien sous estimée techniquement.

Finis-je calmement. Alors que je prends une posture plus défensive, ma main gauche se relevant doucement vers mon adversaire, ma main droite viens se saisir de la longue lame dans le bas de mon dos. Une sorte de longue machette. Je ne la tire cela dit en rien de son rangement.

-Au contraire, avec un peu d’entrainement, tu pourrais devenir réellement intéressante. Dommage que tu accepte de jouer le chien d’une bande de faibles.

Elle pourra sentir ma franchise, brutale et sonnante. Tout comme ma concentration. Je sourit, je parles, mais mon but est simple : je suis prêt à trancher la chair. Aucun sentiment à ce moment précis ne domine un autre. Je suis un professionnel entrainé. Elle pourrait remettre ma sincérité en doute a ce moment précis, ou elle pourrais se rendre compte que si je prends la peine de lui causer, c’est que je ne mens pas. Quel en serait mon intérêt ? Si vraiment j'aurais voulu la tuer, je n'aurais pas visé la main. j'aurais visé le coeur. Et en pleine chute, elle n'aurait pas pu l'esquiver. Quoi qu'elle puisse dire, je suis certain qu'au fond, elle doit en être consciente.
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Amelya
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Mar 26 Déc - 5:44
Je l’écoutais tout en l’observant bouger. Ses paroles me poussaient à la réflexion. C’est vrai… Qui était la cible ? Pourquoi devaient-elles là tuer ? Pourquoi avaient-elles tué toutes les autres ? Nous avions toujours obéi pour qu’ils arrêtent les séances de torture. Mais si c’était juste une échappatoire ? Mais après tout nous n’avions pas vraiment le choix… Qui était cet homme ? J’avais envie de lui poser des questions, je voulais comprendre la totalité du sens de ses mots. Mais je revins rapidement à la réalité.

« Amelya ! Qu’est-ce que tu fous ?! Il faut y aller là ! »


« Oui je sais mais s’il avait raison ?»


« Je te l’ai déjà dit ! Nous exécutons les ordres pour le moment, plus tard nous n’aurons plus à leur obéir ne t’en fais pas alors maintenant bouges-toi ! »

Je hochais la tête et l’observais bouger. Nous n’allions pas aussi vite que d’habitude, la plaie à la jambe commençait à nous lancer… Et le bras touché donnait l’impression que la dague était plus lourde… Il fallait se montrer précis et je n’étais pas totalement présente. Shizuka avait surement dû le sentir vu comment elle se concentrait. Elle courut alors sur lui tentant de maîtriser un peu la trajectoire. Elle vient alors se rapprocher de lui pour se baisser d’un coup pour donner un coup de dagues au niveau de ses jambes. Elle enchaine ensuite avec un deuxième coup de dague en remontant. Elle l’avait peut-être éraflé car les blessures l’empêchent d’être précise.

Elle se place alors en position de défense. Il fallait que l’on soigne nos blessures, ça devenait urgent. Shizuka était plutôt faible et n’arriverait surement pas à encaisser un de ses coups. Peut-être que cette soirée sera la dernière, mais je ne l’espère pas… Je levais les yeux pour les poser sur l’homme en question à l’odeur étrange. J’avais envie de savoir une chose… Je pris alors les commandes à la place de Shizuka qui commençait alors à me répéter de me la fermer, mais cette question me brulait les lèvres.

-Qui… est cette personne ?

Ce n'était une simple question mais jamais besoin d’en avoir la réponse.

« Ame tu joues-a quoi là ?! »

« Il ne me semble pas méchant… »

« Ce que tu es naïve… Tu vas nous faire tuer parce que si ce n’est pas lui ce sont eux. Tu crois vraiment qu’ils nous laisseront arriver comme des fleurs les mains vides ? »


« Non… »


Notre regard est de nouveau plus agressif, mais on voit qu’il y a de l’hésitation. Je ne sais pas comment tout cela va se terminer mais surement mal quoi qu’il arrive. Nous nous reconcentrions sur ce qu’on pouvait appeler une défense…
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Marten Baudier
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Mar 26 Déc - 6:02
Malgré ses blessures, elle reste vive et précise. Mais son corps autant que son esprit est en plein dilemme. Son cœur et sa tête ne suivent plus. Elle se divise et semble au bord de casser. C’est l’impression que l’observer m’offre. Tellement qu’elle attaque au niveau de mes jambes. A ce niveau là, je n’ai plus qu’à faire en sorte que sa lame vienne rencontrer mes chaussures, quitte à lever un peu le pied. Pourquoi ? je porte des chaussures de combat renforcées. Entailler le cuir ne lui permettra pas de passer le métal et son attaque montre bien qu’elle ne passera pas. Le tout après avoir effectué un simple fin pas sur le côté pour la laisser passer dans mon dos avant de me retourner et de simplement lâcher ma lame. En fait, je me contente de dévier sommairement son attaque. Je prends une posture plus droite, plus… naturelle. Comme pour lui montrer que je n’ai plus l’intention de me battre. Cela dit, si elle me force la main, je ne pourrais que continuer, quitte à finir le travail. Je l’observe, son débat fait rage, tellement qu’une question finit par s’échapper. Cette question, elle était simple, et je connaissais la réponse.

-Akuhiro moshi père de deux enfants et ancien Employé de l’entreprise ayant placé un contrat sur sa tête. Je présume que ceux qui te tiennent en laisse sont du genre à accepter de fournir le sale travail à des personnes dociles et mal renseignées. Je présume que tu as une dette quelconque envers eux. Tu est donc le bourreau parfait. Cet homme à fini par se rendre compte que son entreprise faisait souffrir des gens par grosses caisses. Et je ne choisis pas cette image pour rien. Il à donc voulu les dénoncer. Il à été affaibli par un coup de feu au niveau de l’épaule en s’échappant, et on t’a envoyée pour finir le travail. Il était sensé être seul. Tu l’aurais sans doute tué facilement. Son corps est faible. Mais pas son cœur. Je ne compte pas te laisser finir le travail.

Ma tirade, bien que longue, n’en est que plus franche. Je demeure calme, comme pour confirmer mes mots, je finis par ramener à nouveau ma main au niveau de la lame, que je tire cette fois de son fourreau, effectuant une simple mais bien sans appel passe d’arme en la regardant, surveillant, surtout, me tenant prêt à accueillir une attaque.

-Si tu laisse tomber maintenant, je suis prêt à t’aider. Si tu continue, je suis tout aussi prêt à trancher ta gorge. C’est que je t’aurais au contraire surestimée, et que tu sera à mon sens aussi faible que ceux qui t’emploient. Et avant que tu ne me sorte une quelconque connerie du genre « qui est tu pour savoir ce que c’est » ou n’importe quelle niaiserie du genre, sache que je le sais exactement. J’ai participé à un programme d’enfant-assassin, durant la grande guerre. Je n’étais pas si différent de ce que tu es aujourd’hui.

Je m’arrête cette fois, tendant la lame, comme pour lui faire comprendre que la décision lui appartient. Quoi qu’il en soit, la fin est proche. Je ne la laisserais même pas se soigner, si elle prends la mauvaise décision. Mais quitte à en être arrivé là, il va falloir qu’elle me prouve que je peux lui faire confiance. Ce sans quoi….
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Amelya
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Mar 26 Déc - 17:11
Il avait esquivé sans mal l’attaque de Shizuka ce qui ne m’étonnais pas plus que ça après tout. Nos blessures nous gênaient pour être précise. Nous l’écoutions parler. Voilà donc qui était cette personne qui voulait tant protéger. C’était une personne qui ne semblait pas mauvaise d’ailleurs. L’homme se tenait de façon plus à l’aise. Il ne voulait plus continuer le combat je pouvais le sentir. Il nous laissait aussi une chance de prolonger notre temps d’espérance de vie. Pas de beaucoup certes mais au moins assez pour en apprendre un peu plus, quoi que ce ne serait pas vraiment utile… Mes oreilles se redressait en entendant que lui aussi avait été élevé pour tuer.

« J’ai l’impression qu’on se ressemble… »

« Tu ne vas pas me dire que tu le crois ?! »

« J’ai envie de le croire… Il aurait pu nous tuer dès le début tu sais. »

« Tu es vraiment stupide à ce point ? Il va nous achever dès que nous aurons ranger nos armes. Franchement arrête de rêver Ame, alors maintenant tu te tais et tu me laisses gérer. »

Elle grondait alors en se replaçant en position d’attaque en le voyant ressortir une arme. Toute cette histoire allait mal tourner et je ne voulais pas mourir maintenant. Je regardais Shizuka et pris soudainement les reines pour ranger les armes. Bien évidemment ce ne plut pas à Shizu qui reposait alors les mains sur les dagues en grondant.

« Tu veux nous faire tuer ? »

« Fais-moi confiance, nous allons discuter tranquillement. »

« Eh bah ça c’est une idée ! J’aimerais bien te voir à l’œuvre. Rappelle-moi comment on entame une conversation que je rigole.
»

« Il suffit de parler ! »


« On n’est pas sortie de l’auberge… On est dans la merde jusqu’au cou… »


Je soupirais à sa remarque. C’est vrai quoi, une conversation ce ne doit pas être si compliqué à tenir… Nous n’avions jamais eu de réelle discussion pour tout dire. Ce n’était pas la première fois, mais à chaque fois c’était une étape plutôt compliquée. Je pris alors une grande respiration avant de me redresse. Nous n’étions plus en position d’attaque et nous semblions calmes. Shizuka me regardait alors d’un regard qui disait que j’allais me planter et ça me stressait. Je regardais alors l’homme en face de moi avant de réfléchir à ce que j’allais dire.


-Je… Nous renonçons à nous battre, de toute façon dans les deux cas l’issue sera la même… Protéger les personnes vous importe autant que ça ?

« Mais qu’est-ce que tu fous ? »

« Je crée une discussion… »

« C’est quoi cette question de merde? Non il ne fait que pourquoi il est payé comme nous. Tu me fatigues. Pousse-toi et laisse-moi faire. »

« Mais… »

Shizuka me poussait alors pour reprendre le contrôle. Notre regard redevient plus agressif, la queue battante… Je crois qu’elle est de mauvaise humeur… Elle fixait celui qui nous faisait face sans aucune once de crainte dans le regard. Je la trouvais quand même impressionnante, mais si je souhaitais qu’elle en reste là pour la suite… Elle passait alors une main dans notre chevelure rose pour prendre une inspiration afin de se calmer un peu.

-Pourquoi tu ne finis pas le travail tout de suite ? Tu nous gênes dans notre mission et les conséquences seront les mêmes que si on rentre les mains vide. Si tu as grandi comme nous tu devrais savoir mieux que quiconque ce qu’engendre de rentrer les mains vides.

« Il va nous tuer maintenant c’est sûr.. »

« Mais de quoi tu parles ? J’ai entamé une discussion non ? »


« Non tu emploies un ton agressif, il va prendre ça pour une attaque… »

« Mais t’es totalement perchée toi... Les bisounours ça n’existe pas ! »


-Ce n’est pas comme ça qu’on fait une conversation !


« … »

Je me mordais alors la lèvre… Je m’étais tellement emportée que j’avais parlé à voix haute. Je voyais Shizuka applaudir à côté de moi. J’avais fait une grosse bêtise… Je ne savais plus vraiment où me mettre. Mes oreilles se baissèrent instantanément. J’avais envie de devenir une souris et me cacher dans un trou. Je pris quand même mon courage à deux mains pour relever la tête et le regarder.

-Je pense qu’à ce stade il sera compliqué de faire comme si de rien était… Comment vous appelez-vous et qu’êtes-vous réellement ? Vous sentez fort…

« Idiote… »
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Marten Baudier
Loup-Garou
Mar 26 Déc - 18:20
Voilà donc que sembles avoir réussi à ferrer ma cible. Il ne me reste plus qu’à remonter le tout doucement et peut être qu’on arrivera à s’en tirer sans réelle effusion de sang. Je continue mon observation, elle semble plongée dans ses pensées, hésitante, Le fin spoil quand à mon passé semble l’avoir atteint, en même temps, il était là pour ça. Et si même si en observant ma façon de faire, on pouvait remarquer que j’étais un peu touche à tout, les bases de mes réflexions trahissaient bel et bien ce fait. Piéger et frapper pour tuer. Contourner l’adversaire, garder son calme en toutes circonstances, se servir des sentiments de l’adversaire. Ce sont clairement des bases que l’on apprend dans l’assassinat. Elle finit cela dit par se relever, portant ses mains au niveau de ses armes, grognant, comme si la bête en elle venait de reprendre conscience d’un coup là ou son corps semblait avoir accepté la fin du combat l’espace d’avant. Ce qui m’arrache une réaction assez comique, quelque part, haussant un sourcil, surpris, en l’observant, les yeux ronds. Quelque part, on peut facilement imaginer une pensée du genre « elle est tarée ? » se former dans mon esprit, mais d’un autre, il n’en est absolument rien. Au contraire, ma première pensée fut de me demandé si elle avait subi le prp et si oui, si il avait pu laisser quelques séquelles du genre, destruction et dédoublement de personnalité. La question trouva rapidement une réponse en me rappelant qu’elle tuait sans doute pour un organisme dans le genre, ce qui finit par m’arracher un fin soupir. Quelques instants passaient alors qu’elle semblait encore en conflit avec elle-même, pour finalement se redresser, abandonnant d’un coup, de nouveau, son hostilité. A ce constat, je finis par ranger ma lame. Pourquoi ? Car même si le tout changeait à nouveau, je savais que j’étais « en sécurité ». je n’aurais aucun mal à gérer les actions d’un esprit en contradiction avec lui-même. Il semble clair que je suis plus expérimenté et j’ai une confiance aveugle en mon instinct. Je ne suis pas faible. Elle finit donc par ouvrir la bouche, et je ne pus sommairement pas réprimer un fin sourire, qui s’agrandit bien assez vite. Ma réaction pouvait sembler moqueuse, mais en soi, ce n’était pas vraiment l’esprit. Quoi que franchement, on à connu mieux comme première accroche à un mercenaire.

-Je suis un mercenaire. La tendance aurait à dire que je protège qui me paie assez cher. Maintenant, je dépends quand même de quelques critères. J’ai fini de jouer les toutous obéissants.


Je n’en dis pas plus pour l’instant, je doute que cette question soit réellement l’une de celles qui lui brule réellement les lèvres actuellement. Ou devrais-je dire leur brule les lèvres ? Comme pour me donner raison, l’agressivité monte à nouveau en flèche, alors que le ton de sa voix change légèrement. Je comprends que je fais face à la seconde personnalité. Cette question est bien plus pertinente, pour le coup, et surtout, particulièrement rationnelle.

-Si je voulais finir le boulot, ce serait déjà fait. Il me semble avoir dit que j’étais d’accord à vous filer un coup de patte, non ? Si je dois charcuter un peu mon client pour ça, ça ne me pose aucun….

Je me vois coupé. L’œil d’autant plus rond, sur le coup, avant de rire franchement ensuite ensuite en comprenant la raison de cette « chamaillerie ». Ou en tout cas, en m’en faisant une idée solide. Vu que les questions étaient rationnelles, j’en déduis que c’est le ton employé pour les poser alors que la première tentait de parler calmement. En somme, elle reproche d’avoir fini de vendre ce qu’elles sont. Mon rire résonne sans doute un instant, avant que je ne finisse par m’excuser d’un geste simple et en soi assez amical. Je finis donc par reprendre la parole, en profitant pour répondre à sa dernière question, sortant l’un des dispositifs m’ayant servi à amplifier mon odeur pour lui montrer, de loin. Elle comprendra sans doute à quel point elles se sont fait avoir, sur le coup. Pour ce qui est de la tirade, elle fut lancée sur un ton taquin, avant de reprendre plus de sérieux ensuite

-Si ça peut vous rassurer, vous avez toutes les deux de bonnes lacunes, visiblement. Vous pouvez m’appeler Marten. Quand à ce que je suis précisément, tu peux considérer que je suis une version « différente » de ton hybridité.

Je porte calmement une main à ma nuque que je masse lentement, sur le coup, signe évident que je cherche à leur faire comprendre que je ne leur veux actuellement aucun mal.

-Cela dit, ça m’arrangerait grandement qu’on tombe tous d’accord sur l’arrêt du combat actuellement. Si vos posez vos armes, je pose les miennes. Ça devrait participer à détendre tout le monde, qu’en pensez vous ?

Je marque un silence, donc. Il ne me reste plus qu’à patienter à leur réponse, maintenant.
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Amelya
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Mer 27 Déc - 13:59
Nous avions entendu les réponses et elles nous étaient largement suffisantes pour se faire une petite idée sur la personne, enfin pas moi mais surtout Shizu qui avait légèrement souri en entendant la réponse à sa question. Pendant notre petite dispute, l’homme en face de nous avait lâché un rire visiblement amusé. Un rire qui ne plut que moyennement à Shizuka qui fouettait l’air de sa queue. Je ne pense pas qu’elle était vraiment énervée, peut-être juste agacée par la situation plutôt cocasse… Je la voyais feuler intérieur à côté de moi alors que l’assassin se reprenait tant bien que mal. Il ne me semblait pas méchant…

Il finit aussi par répondre à ma dernière question. Donc il avait un nom, Marten… Je trouvais que ça sonnait plutôt bien, c’est un joli nom. Il lui allait bien, enfin si on peut le dire ainsi. Mes oreilles se dressèrent en entendant la suite. Il est une version différente de notre hybridation ? Pour tant en sentant son odeur qu’il venait de nous dévoiler, je ne trouvais rien d’hybride dedans. Je ne saurais dire ce que c’était mais Shizu elle semblait en savoir un peu plus à vue de la tête qu’elle tira en sentant l’odeur de Marten. Il nous fit une proposition plus que raisonnable, je voulais répondre mais Shizuka m’emboita le pas en lâchant un rire plutôt sarcastique avant de répondre.

-Quelle blague !


« Shizu ! »

Elle ne répond pas et croche simplement la sécurité des dagues avant d’avancer vers l’assassin. Elle avait toujours eu cette démarche féline, mais là elle le cherchait un peu. Malgré l’air de défi et de provocation qui perlait dans ses yeux elle avait quand même fermé la sécurité des dagues… Je trouvais que c’était déjà un bon début… Elle s’arrêta juste en face de lui, à moins d’un mètre. Son regard était toujours planté dans le sien et elle se baissait lentement pour récupérer l’arme à feu qui était au sol, puis elle se relevait et le tout sans le lâcher du regard une seule fois. Shizu ne fit aucun geste vraiment agressif, mais d’un coup en l’espace de quelques secondes, toutes les balles tombèrent au sol, l’arme d’une main le chargeur vide de l’autre.


-Ce n’est pas parce que tu as réussi à t’en mettre une dans la poche que je te fais confiance. Alors c’est simple, j’ai vidé le chargeur de notre arme et pour même y mettre un minimum de bonne foi, j’ai fermé la sécurité des dagues. Puisque nous sommes dans les présentations autant faire de même. Je suis Shizuka.

Elle était toujours autant hautaine quand elle parle ou arrogante… Je soupirais avant de le regarder pour me présenter à mon tour alors que Shizu rangeait l’arme à sa place.

-Et je suis Amelya, enchanté.

Aussitôt les présentations faite, Shizuka va aller s’appuyer contre un mur pur sortir un paquet de clopes de sa poche et de s’en allumer une. Je fus surprise. Je ne savais même pas qu’elle l’avait piqué à un gardien… Elle fumait tranquillement sur cigarette… Elle devait avoir oublié qu’elle risquait de bousier notre corps avec cette saleté… Je tentais alors de la raisonner.

« Shizu… c’est mauvais pour nous tu sais… »


-Roh tu ne vas pas me chier une pendule pour une clope et puis nous avons plus important à régler.

Son regard était toujours braqué sur Marten. On pouvait sentir une certaine méfiance cachée par la provocation dans elle faisait preuve au travers de nos yeux.

-Tu as dit que tu nous filerais un coup de patte non ? Cependant je doute qu’ils acceptent que nous laissions notre cible en vie. Donc là on a déjà un problème mais tu semblais avoir une idée en tête et je serais bien curieuse dans savoir un peu plus dessus. Et on monte à l’étage, il faut que je nous soigne avant que nous nous vidions de notre sang.

Elle se décollait du mur pour marcher en direction des escaliers. Sa démarche était toujours autant maîtrisée, mais cela se gâtait légèrement dans les escaliers qui devenaient un effort. Elle s’arrêtait après trois marcher pour regarder Marten du coin de l’œil histoire de s’assurer qu’il suivait. Enfin ce ne serait pas un problème pour lui… Je pense surtout qu’elle voulait se reposer un peu avant de monter les marches me je gardais tout commentaire pour moi… Encore une fois...
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Marten Baudier
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Mer 27 Déc - 16:30
Je ne vais pas mentir, je m’attendais salement à cette réaction. Beaucoup auraient considérés ça comme une blague. Mais qui tente rien n’a rien, pas vrai ? Elle en vient ensuite à faire son petit manège. Ouais, c’est qu’un manège, du flan. Elle cause, elle agit, mais elle me prend pour un con. Et ça, j’apprécie moyennement. Vous me direz, pas besoin de chercher bien loin pour comprendre qu’elle va dans ce sens. Des deux, elle semble être l’assassin. Mais je n’ai aucune raison de me méfier et de prendre au sérieux quelqu’un qui me prends à ce point pour un idiot. Je finis par soupirer, finissant par sortir une arme, vidant les balles pour la ranger. Vous pourrez noter que je sort aussi celle dans la chambre, je fais de même avec mes deux pompes. Mais je me contente de garder une arme chargée, entièrement. Je prends mon temps, je l’écoute et l’observe silencieusement, d’abord, prenant en considération leurs noms. Cet échange m’en apprend suffisamment. Seule une question persiste : Est-ce qu’elles sont deux à me prendre pour un con, ou bien seule cette shizuka me sous estime autant ? Lorsqu’elle sort un paquet de clopes, je tique un peu. Faut vraiment avoir des goûts de chiottes pour apprécier ces merdes. M’enfin, ça reste un détail.

-Tu devrais l’écouter, y’a plus de merde là dedans que dans la bouffe qu’on nous sert aujourd’hui. C’est dire.

Finis-je par lâcher suite à leur conflit intérieur. Je ne relève pour l’instant pas le détail m’ayant quelque peu agacé. Enfin, agacé est peut être un grand mot, dans la mesure où je n’en montre de toute façon pas grand-chose. L’avantage à rester secret et observer, c’est qu’on note. On note et agis. Je finis par noter donc les différences de ton dans leurs « voix ». Je finis de mettre au clair ce que je penses avoir remarqué et différencié des deux. Amelya semble encore jeune, dans son esprit. De plus elle à gardé une certaine « innocence » non négligeable au vu du métier. Ce qui explique la présence de cette « shizuka ». Elle n’avait pas l’esprit assez solide et je présume qu’elle à du subir le prp. Ce qui à du finir d’achever son esprit. Quoi que. Je suis bien placé pour savoir que le prp peut laisser place à quelque chose de bien plus… sombre. Dans cette mesure, je resterais méfiant et essaierai d’éviter d’éveiller ce qui ne doit pas l’être.  Elle reprit ensuite la parole, me cédant une tirade à laquelle je m’attendais encore. Je portais mon arme chargée entre les mains, faisant sauter une balle après l’autre paisiblement, mais les comptants, prenant mon temps. Elle pourra noter que pendant que je vidais les armes précédentes, je prenais soin de récupérer les munitions pour les ranger tranquillement dans des compartiment de ma tenue prévus à cet effet. On ne va pas gaspiller, pas vrai ? Personne ne me paie mes cartouches, à moi. Comme je pouvais m’y attendre, elle chercha donc rapidement à monter à l’étage. Précisément là ou se trouvait le client. Je soupire faiblement, ne répondant pas sur le coup. Mon visage pourra sans doute apparaitre comme plus sévère que précédemment.

-Négatif.

Finis-je simplement, en venant à tendre mon arme contenant encore trois balles dans sa direction.

-affaiblie ou pas, je ne te laisserais pas croiser mon client avec une balle dans la chambre de ton arme. Ne me prends pas pour un con, je ne suis pas né de la dernière pluie, petite. Et si tu monte ne serais-ce qu’une marche avec ton arme ainsi chargée, crois moi que dans ton état, je n’aurais aucun mal à t’achever. J’apprécie pas vraiment qu’on me prenne pour une bille.

Mon ton était sans appel. Je pourrais largement la toucher et/ou la rattraper. Elle était maligne. Elle avait sans doutes gardé assez d’energie pour atteindre le client. Mais je connaissais un moyen d’arriver en haut bien plus vite qu’elle. Comment suis-je descendu, après tout ? Le client étant toujours sous une couverture en kevlar, à l’étage –l’une des nombreuses ayant été disséminés, bien entendu- il lui faudrait déjà beaucoup de chance pour soulever la bonne du premier coup. L’odeur ? la pensée m’arrache un sourire fin. Dois-je rappeler avoir laissé un diffuseur en haut ? Mon odeur empeste la pièce, assez pour passer au dessus d’une odeur discrète isolée sous une couverture épaisse.
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Amelya
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Mer 27 Déc - 17:26
Son arme était braquée sur nous… Tout arrivait sans que je m’en aperçoive. Shizuka avait sans doute été trop provocante face à Marten et maintenant il était en colère… Il avait lui aussi laissé tomber ses armes après les avoir vidées… Enfin pas toutes… Il avait aussi récupéré les munitions de ses armes, ça doit coûter cher, il ne voulait surement pas les gaspillés inutilement. Je savais bien qu’un jour les sales manies de ma collègue allaient nous perdre… Je ne savais pas vraiment quoi faire. Je stressais et je sentais de plus en plus mes blessures me lancer. Shizuka vient alors vers moi et me serra dans ses bras. C’était chaleureux, si doux que je fermais les yeux pour prendre congé dans les couloirs.

Shizuka : J’avais vraiment chié dans la colle cette fois… Il fallait que je me rattrape. Bon déjà Ame était en train de dormir, son stresse est néfaste sur nous et je n’aime pas prendre de risque inutile. Je regardais Marten sans aucune hostilité cette fois avant d’écraser la cigarette et de sortir notre arme. Je la posais alors au sol ainsi que les dagues. Une fois désarmée, je les poussais en direction de l’assassin avec les pieds avant de le regarder à nouveau du regard totalement neutre.


-Pour le moment je me fiche pas mal du client. Ame est ma priorité. Elle est blessée et il faut que je la soigne avant que tout ça n’empire. Pour ce qui est de la balle dans le chargeur, elle est trop précieuse pour l’utiliser sur la cible.

Je restais calme pour une fois. Je n’avais pas envie de la blesser plus qu’elle ne l’était déjà. Je n’avais pas envie non plus de réveiller les instincts de survie de cette dernière par ce que là, soit on meurt soit… on meurt ? Ouais probablement. Je déchirais la partie de la manche où se trouvait la blessure pour y nettoyer un peu le sang qui avait coulé et ensuite j’appuyais le tissu dessus. Il ne nous avait pas raté le salaud. Cette pensée me fit sourire l’espace d’un instant avant de reposer le regarde sur mon interlocuteur.

-Tu peux baisser ton arme. Tu me prends très certainement pour une petite prétentieuse qui pète plus haut que son cul, mais je n’ai qu’une seule parole. Je ne toucherais pas un cheveu de ton client. Si ça peut me permettre de m’occuper d’elle alors je m’en tiendrais.

Je ne sais pas vraiment pourquoi je m’étais autant attachée à cette petite d’ailleurs. Peut-être son côté innocent et naïf… Au début je ne m’étais pas montrée à elle, jusqu’au jour où j’ai vu qu’elle perdait espoir. Le Prpfait des ravages et je le sais bien. Je l’ai prise sous mon aile depuis ce jour. Ce petit moment de nostalgie me rappelait que je devais la protéger et non la mettre en danger. Je sortis alors dans mes pensées m’appuyant sur la rambarde de l’escalier attendant de voir la réaction de Marten.
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Marten Baudier
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Mer 27 Déc - 18:02
L’arme tendue, le chien en place. J’étais déjà plus ou moins prêt à allumer ma cible. Cela dit, je pouvais sentir que la blessée n’était plus vraiment en état de grand-chose. Oui, peut être avais-je sur le coup surestimé un peu ses capacités. Mais la méfiance pousse toujours à envisager le pire des scénarios. Après quelques instants, quelque chose changea. C’est comme si toute l’agressivité et toutes les provocations venaient de s’éteindre d’un coup, pour ne représenter finalement plus qu’une réalité. Là, je pouvais sentir la franchise de cette dénommée Shizuka. Et ses gestes s’y prêtaient totalement. Lorsqu’elle envoya ses armes vers moi, je pris soin de simplement venir les loger dans des compartiments de mon harnais, écoutant ses mots. Je marque un instant, une hésitation. Manipulation ? Mah, vous me direz, j’ai déjà été bien trop sympa et compréhensif pour me remettre à douter intensivement maintenant. Je finis donc par ranger mon arme dans son holster, soupirant doucement.

-Bien. J’accepte de te croire, tu me sembles franche, cette fois.

Je finis donc par approcher une fois ci fait, passant un bras sous l’un des siens pour l’aider à avancer. Devrais-je dire pratiquement la porter tant je soutenais son propre poids ? Une façon indirecte de lui faire comprendre que je ne mentais pas en parlant de les aider, mais aussi qu’il serait vraiment stupide de se risquer à un corps à corps. L’avantage de ne jamais cracher sur les entrainements, pas vrai ? Une fois en haut, j’ouvre la porte de la pièce avant de lâcher un simple « trousse de secours » à voix haute. Le client finit par sortir de sa cache, accompagné de la dite trousse qu’il gardait avec lui, avant de la pousser dans ma direction, refusant visiblement d’approcher trop près de l’assassin. On pouvait d’ailleurs facilement lire la confusion dans son regard à sa vue. Rien d’anormal.

- Elle ne vous fera pas de mal. Dans le cas contraire, vous pouvez être sûr que ses souffrances seront sans fin. Et ça, elle l’as sans doute déjà compris. L’un dans l’autre, elle n’est pas en état de toute façon. si vous voulez bien Eclater le diffuseur, tant que vous y êtes.

Conclus-je à son attention, ouvrant simplement la trousse avant d’analyser correctement les plaies. Je finis par soupirer à nouveau doucement

-Le bras, c’est rien. Le plomb est ressorti, les dégâts sont largement gérables. Cautériser et bander. La jambe va être plus compliquée, va falloir extraire du plomb avant ça. T’es pas en état. Je prends sur moi de m’en occuper.


Encore une fois, je faisais un pas dans sa direction. Espérons qu’elle le comprenne de la sorte. Le client, lui, observait la scène, incertain. J’avais bien pris soin de retirer mon harnais pour le poser non loin de mon barda, ne gardant que la longue lame dans le bas de mon dos. Sans réellement demander son avis à la jeune femme, je finis par passer à l’action. Encore une fois, trahissant mon professionnalisme autant que mon habitude à gérer des blessures avec les moyens du bord, plongeant le bout d’une lame dans la plaie avec mes doigts pour venir écarter la plaie et en sortir les plombs. On n’était pas là pour une opération, et ouais, ça allait piquer un peu. Au préalable, j’avais bien pris soin de lui tendre ma flasque, celle-ci contenant du bourbon. L’affaire aura été rapide et relativement précise. Une fois certain de l’absence de flasque, et en cohésion avec ma demande, je pointais la lame vers le feu allumé par mon client grâce à un réchaud que j’avais ramené dans mon barda. Pendant que la lame chauffait, j’observais une dernière fois. Par chance, la cartouche n’avais rien percé de réellement vital ou dangereux. Rien que ne puisse créer une réelle hémorragie interne suite à mes soins. Il ne me restait plus qu’à refermer le tout. D’un regard, je lui conseillai de reprendre une lampée. L’avantage de l’isolement, c’est que personne ne l’entendrait gueuler. Je finis donc par venir placer la lame brulante contre la plaie, cautérisant ainsi le tout. Je déposai ensuite la lame, demandant au client de sortir une gamelle du dit sac pour la poser sur le réchaud. J’entrepris ensuite de finir le travail en m’occupant de la plaie au niveau de son bras. Rien de bien difficile et je vous passerai tous les détails. Elle à quand même du douiller. Le lot des blessures, me direz-vous. C’est les risques du métier. Si je devais le refaire, je le referais. Peut être même que je viserais mieux que ça. Une fois l’affaire terminée, je me redresse, attrapant ma gourde pour laisser couler de l’eau sur mes mains, prenant soin de les nettoyer sommairement, bien que suffisamment, avant d’attraper mon habituel couvert multi-usage, doux souvenir de mes années dans l’armée, avant de plonger celui-ci dans la gamelle. Dans celle-ci, un peu de viande, une poignée de petites tomates, ce genre de conneries. Ouais. Je mange. Mine de rien, avant qu’elle n’arrive, ça faisait déjà quelques heures qu’on attendait. Et je n’avais pas mangé depuis un moment maintenant. Vu que l’affaire semblait tassée et qu’elle ne prévoyait visiblement plus d’attaquer mon client –au pire, la lame est vite tirée, lâcher la gamelle me fera pas pleurer-, on peut parler paisiblement. Le client me regardait donc, choqué. Sans doute en train de se demander comment on pouvait bouffer après avoir vu autant de sang et d’intérieur d’une personne. Il semblait avoir du mal avec tout ça. C’est vrai que je ne traitais pas les plaies avec douceur… mais quand on apprends à les traiter en plein champ de bataille, il me semble clair que la douceur passe au second plan. Elle est hors de danger, c’est bien le seul détail important dans tous ces détails. Pour l’instant, il me restait plus qu’à lui laisser le temps de reprendre correctement ses esprits et pour ça bah… c’était le moment idéal pour bouffer un morceau.
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Amelya
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Mer 27 Déc - 19:58
Merde… En arriver à se faire aider par d'autres… On est vraiment tombé bien cette fois. Bon déjà il avait accepté de me croire… Je me demandais vraiment qui ce Marten était. À sa place j’aurais sans doute déjà vidé le chargeur… Il m’aidait pour monter les marches, enfin on pouvait presque dire qu’il nous portait. Notre corps est affaibli et puis ce n’est pas comme si on pesait plus de soixante kilos… Je pus enfin voir le visage du client. Je le fixais alors que lui me dévisageait comme une montre. Je devrais lui arracher les yeux, ce con, cependant, j’ai promis…

Mes oreilles se couchèrent en voyant Marten arriver avec la trousse de secoure et inspecter les dégâts. Un léger feulement échappait dès mes lèvres en entendant les mots par en état et m’en occuper. À contre cœur, j’hochais la tête et pris la boule de tissu que je tenais avec force. Je pris une grande inspiration et là je sentis la dague et ses doigts écartant la plaie. Je me crispais comme jamais, me mordant la lèvre pour ne laisser aucun son s’échapper de ses lèvres, juste des gémissements de douleur. La douleur était instante. Ce petit bout de métal qui charcutait la chair pour en ressortir le plomb qui s’y logeait. Une sacrée merde quoi…

Il finit par se reculer et je soufflais enfin, sentant la douleur remonter le long de ma jambe. J’ouvris alors un œil le souffle court. Je pris alors la flasque qu’il m’avait donnée. Avec le petit corps frêle d’Amelya ça devrait faire son effet. Je pris une bonne gorgée comme on les aime et je serrai les dents me préparent au pire. La douleur par brulure sur une blessure est une chose atroce. Et je ne dois pas réveiller Ame, je dois la garder endormie jusqu’à la fin…


-Allez Shizu, c’est comment aux séances du Prp…

Je m’encourageais pour ce qui allait suivre. Je finis par sentir la chaleur de la lame approcher la jambe. Au moment du contact je vins me mordre la main pour contenir le cri, l’étouffante de toute même force. La douleur était vive. Ça n’avait pas duré longtemps, pourtant j’avais l’impression que des heures s'étaient écoulées. Il finit par retirer la lame et je pus souffler un peu. J’étais en sueur, des larmes réflexes avaient coulé et on pouvait voir la trace de nos canines sur notre main ainsi que certaines dents plus pointues que les autres. Le pire était la jambe, mais c’était rebelotte pour le bras… Je pris une autre bonne gorgée dans la flasque avant de remordre notre main pour éviter de réveiller Ame.

Tout pris enfin fin. Je soupirais de soulagement avant de me laisser aller sur le côté. Je souriais légèrement tout en fermant les yeux et en reprenant mon souffle. Je pris un petit moment pour reprendre mes esprits. Un temps assez rapide quand même, faut dire que les torture m’ont bien entraînées. Je finis par ouvrir le veut et regarder l’état de notre jambe. Ça m’attristait de voir encore une future cicatrice sur son corps.


-Désolé Ame, on a encore abimé ton corps…

Je me redressais alors restante adossée au mur et observais Marten. Qui était ce gars sérieusement ?... Je souris d’un sourire crispé avant de parler.

-À ce qui paraît c’est meilleur dans ses moments hein ?

Je faisais un peu d’humour à ma façon… C’était mieux que rien non ? Puis mon regard devait sembler vide l’espace d’un instant, juste le temps que je vérifie que Ame aille bien ce qui était le cas. J’observais à nouveau Marten qui devait surement tenter de nous analyser. Si c’est le cas a-t-il comprit pour quoi je ne devais pas faire de bruit ? Oui très certainement. Je passais une main dans nos cheveux pour les remettre en place, dégageant notre visage.

-Je ne sais pas qui tu es, mais on t’en devra surement une…
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Marten Baudier
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Mer 27 Déc - 20:26
Bien sûr, la demoiselle restait silencieuse, dans la mesure du possible. Je préférais que ça se passe ainsi, mais pas tout le monde n’en avait le cran. Elle, oui. Sa main en souffrit suffisamment, mais ça, ce sera à elle de décider. Que son amie le voit, ou qu’elle le soigne. Je lui laisse son temps, je prends le mien, pour une fois que je peux me le permettre. Le client à décidé de jouer les hermétiques et est reparti s’isoler derrière son bouquin. C’est bien comme ça, j’ai envie de dire. Pour l’instant, je ne me pose pas plus de question, je bouffe, et j’attends. J’analyse les environs, je ne remarque aucune autre présence pour l’instant, personne n’approche. Ils prévoyaient donc bel et bien un boulot facile. Le fait qu’ils n’aient pas encore envoyés quelqu’un pour vérifier le travail signifie qu’ils lui laissent probablement le temps de faire mumuse avec ce qu’elle veut. Elle n’est pas mauvaise, elle à du bien faire son travail, jusque là. Surtout si on considère des baudruches dans le genre de mon client. Y’a plus grand monde pour protéger ceux qui veulent faire le bien, vu que tout ceux qui pourraient en avoir les couilles sont déjà morts, ou en tout cas, vite manipulés. La famille, c’est le pire chantage de la pire espèce, mais c’est malheureusement devenu monnaie courante. Même les flics sont gérés pour des mafiosi. Fin bon, j’dis ça, j’dis rien, dans un sens, ça m’arrange pas mal, tout s’foutoir. Demain je bosserai pour l’un d’eux et personne jugera mon acte d’aujourd’hui, peu importe comment il se termine. Je bosse dans le coin depuis un moment, certains on plus de dettes envers moi que l’inverse. Et j’ai quelques bons amis, si je peux dire. Et ce sans parler du côté militaire et de mes anciens supérieurs. Je finis par capter sa blague, dans le sens ou après un long silence, je prends un instant à tiquer que c’est à moi qu’elle cause. Je surveillais les environs, en même temps. Ces mots précédents, pendant l’opération, me reviennent aussi en mémoire. Elle avait confirmé une de mes pensées. Le prp, hmm. Quelle saloperie.

-J’te le fais pas dire. Douce récompense après travail bien fait.


Calmement, d’un fin sourire. Je ne pouvais pas contredire. Sauf que ma franchise à compensé la nécessité humoristique initiale. Pour le coup, ça pourrait ressembler à de la vantardise, mais ce n’est pas ce que je dégage. J’ai rempli mes deux objectifs jusque là, je suis simplement satisfait. Mais le travail n’est pas fini, et elle en est consciente, comme sa dernière phrase le témoigne. Je finis par approcher la gamelle, et je la lui tends. Elle doit retrouver assez de force pour lever la main, la douleur commençant sans doutes peu à peu à lui laisser de la marge. Pas assez pour combattre, mais se nourrir, elle doit pouvoir. Si elle veux reprendre des forces, il faudra de toute façon passer par là. J’ai pioché dans la dite gamelle juste avant elle, aucun doute qu’elle n’y craint rien. Ensuite, je retourne à ma place.

-Vous prenez quoi généralement, comme « preuve » de votre tâche ?

Y’en à pas toujours, mais c’est toujours un plus. On à du leur apprendre ça. Un œil, une oreille, un doigt, une main. Un bras… J’en ai même vu couper les couilles des mecs. Y’en à qui ont plus d’une araignée au plafond, hein. Mais ça reste rationnel. Qui ira renier la mort d’un mec sans couilles ? La plupart des mecs préféreraient crever que vivre comme ça. Les femmes et leurs attraits ayant bien plus d’importance que bien d’autres choses. En y pensant, la pensée me traverse un instant. Elle est pas mal, la petite. Mais aucune autre pensée ne s’en dégage. Je suis pas là pour le plaisir.

-Quand à savoir qui je suis… Je l’ai déjà dit. Je suis Marten, mercenaire de mon état. Avant ça, j’ai été pas mal de choses, et j’ai effectivement commencé comme vous. Pendant la grande guerre. On m’a trouvé, formé et envoyé pour toutes sortes de missions. Récupérer des documents, tuer des traitres… bah, dans tous les cas y’avait des types à tuer.

Je m’arrête là pour l’instant, soupirant un peu avant d’apporter une main à ma ceinture pour détacher la gourde d’eau, venant prendre une bonne lampée pour arroser le repas.

-t’as qu’à considérer que ma façon de faire est liée à un caprice personnel et en tirer une leçon. La vie de chien, c’est chiant à mourir. Y’a d’autres façon de faire et de procéder. Vous avez du potentiel, et contrairement à bien d’autres que j’ai vu dans le métier, vous avez l’air d’avoir une tête plus ou moins remplie. J’ai donc considéré que c’était du gaspillage d’éparpiller tout ça aux quatre vents. Le fait que tu sois là en face de moi en est une preuve suffisante, non ? La question est plutôt : Qu’est-ce que tu veux et compte faire ? Même si en soi, je présume que tu préféreras attendre que ton amie revienne avant de prendre ce genre de décisions.

Je m’arrête là pour l’instant donc. Nous verrons bien.
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Amelya
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Mer 27 Déc - 21:16
Il avait répondu à ma blague, c’était un bon départ et puis la réponse m’arrachait un léger ricanement. C’était assez comique d’entendre ça à vue de la situation actuelle. Je fus surprise qu’il me donne son repas. Je ne perdis pas vraiment de temps pour commencer à manger avec les mains. Même si je mangeais rapidement, je ne faisais pas non plus ça comme un rustre, je gardais une certaine élégance, utilisant juste le bout de mes doigts en ronronnant légèrement. Je ne finis pas tout par réflexe et lui retend la gamelle après l’avoir remercié. Elle ferme les yeux et sourit un peu avant de regarder le client.

-Son œil gauche. Il a un grain de beauté dedans. C’est la preuve que nous devons ramener.

Oui ils voulaient être sûr qu’il soit bel et bien mort, c’est pour ça l’œil. Notre réputation joue aussi là-dessus, d’où l’œil gauche en particulier… Il n’allait quand même pas lui retirer un œil pour nous, ça diminuera surement la somme finale. Je l’observais alors qu’il me réexpliquait qui il était, mais ça je le savais déjà. Ce que je voulais savoir, c’était ce qui animait les actions de cette personne, ce qui s’y trouvait à l’intérieur. Je me contentais de hocher simplement la tête avant de fermer à nouveau les yeux. Je léchais le bout de mes doigts pour y enlever les aliments qui restait dessus tout en l’écoutant attentivement.

Oui la vie de chien s’était ennuyant. Je le savais que trop bien. Obéir aux ordres, exécuter les ordres sans réfléchir. Je ne souhaitais pas une telle vie à Amelya mais pour l’instant on n'avait pas le choix. Je comprenais mieux maintenant pourquoi il avait tenté d’éviter de nous tuer. Moi, j’étais déjà dedans, mais Amelya a vraiment du talent. Elle pourra faire une bonne tueuse à gages un jour, mais pour l’instant elle est encore trop faible. Je soupirais à la dernière question avant d’ouvrir les yeux et de regarder le plafond. Je passais un coup de langue sur la main blessée avant de lui répondre.

-Je prendrais ce genre de décision qu’une fois qu’elle se sera réveillée. J’ai préféré l’écarter de tout ça, pour le bien de tout le monde. Pour ce qui est de la suite on n'a pas autant de solution que ça. On pourrait se faire passe pour morte et se faire la malle et vivre à l’état sauvage, mais elle ne supporterait pas la vie de vagabond. Elle ne connaît rien du monde qui l’entoure, elle est née en centre.

J’attrapais une mèche de ses cheveux roses avec laquelle je jouais un peu avant de regarder Marten en souriant en coin.

-À ton avis ils font quoi des hybrides ratés qui ont un léger grain ? Je pense que tu le sais aussi bien que moi. Elle ne supporterait pas de passer de quatre murs à seul à l’extérieur. Normalement nous sommes déjà mises en vente ou ça ne saurait tarder. Amelya souhaite une nouvelle vie ailleurs que le centre, mais les maîtres c’est à double tranchant, ça passe ou ça casse.

Ça résumait assez bien la situation. Je savais très bien que nous allions devoir rentrer, ce sera surement le choix d’Amelya qui espère pas mal de cette vente. Je lui avais déjà donné mon avis sur la chose et elle m’avait répondu une seule phrase :

-L’espoir fait vivre… La naïveté de cette petite bombe à retardement finira par la perdre.
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Marten Baudier
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Mer 27 Déc - 21:48
Je l’écoutais donc patiemment. L’œil gauche. A ma façon de regarder le client, celui-ci qui avait déjà sans doute entendu toutes sortes d’histoires sur moi doit commencer à se poser des questions. Il m’observait, soutenant mon regard, parfaitement interrogatif. Mais je ne disais rien pour l’instant, me massant paisiblement la barbe, avant qu’un fin sourire ne se dessine sur mes lèvres. Je réfléchis, écoutant la jeune femme qui semble s’ouvrir peu à peu à moi. Comme quoi, se prendre une raclée, ça délie les langues, hein ? Le fil de ma réflexion ? Mah, je présume que je peux partager ça avec vous, mais c’est un secret, alors évitez de le balancer sur tous les toits. C’est exceptionnel, retenez bien ça ! Je suis simplement en train de me demander dans quel mesure un homme doit assumer ses propres conneries. Avec du recul, je comprends pourquoi les bons gars vivent pas très longtemps. J’ai toujours limité mes caprices, et j’en ai écrasés pas mal, finalement, je m’éclate bien à faire les choses de façon droites et simples. Mais je dois dire que cette situation ne me déplait pas pour autant. Ça ne fait donc pas nécessairement de moi un bon gars. Ce dont je me fous totalement, pour être franc, la question est donc simplement, par pure curiosité : que ferais un bon gars ? Là, la réponse me semble simple. Il l’adopterait ? Voyons, vous l’avez vue comme moi, elles ne semblent pas du genre à se faire mettre en laisse. Bon, ça tombe bien, je ne suis pas du genre à mettre en laisse. Ce que je veux dire, c’est que j’en ai pas grand-chose à carrer. Je peux donc écarter cette possibilité. Leur trouver quelqu’un qui voudra bien d’elles ? Ouais, la formulation de ma question suffit à me faire comprendre que c’est mal barré pour le « quelqu’un de bien ». Sa psychologie trahit ce pour quoi elle à été formée et il faudrait énormément de patience et de temps pour cadrer tout ça. Exactement comme l’as fait le vioque avec moi. Je soupire, j’ai déjà écarté cette idée. Je me suis juré de ne plus avoir ce genre d’idées. Mon visage semble sans doute s’assombrir alors que quelques souvenirs semblent m’envahir, mais je les chasse rapidement, portant une main à ma lame en revenant à la réalité tandis que j’analyse les environs. Bien. Je lâche la lame et me déconcentre sur mon interlocutrice, puis mon client, avant de voir naître un faible mais quelque part peut être cruel et sadique sourire au coin de mes lèvres.

-J’ai une extension à apposer au contrat, si vous le voulez. Vous m’offrez un œil et le dossier que vous gardez, et je vous ramène le crâne de celui qui à placé une mise sur votre tête.

Je sais qu’il l’as. Aussi bien que je sais qu’il possède une copie de ses documents. Il me regarde avec de grands yeux ronds. Il en vient à me questionner simplement. Un « pourquoi ? » simple et sans appel. Je ne prends pas longtemps à répondre.

-Car vous pouvez vivre sans un œil, mais qu’il aura grandement du mal à vivre sans sa tête.

Je lâche ma vanne. Celle-ci sous entendant que mes raisons m’appartiennent. Le client réfléchit un instant avant de me fixer, calmement, pour lâcher « je n’ai qu’une condition ». Après quelques instants, je l’interroge à mon tour « Je veux placer une seconde cible. » Il m’explique alors rapidement qui est la dite cible, un voleur, violeur et manipulateur. Quelqu’un l’ayant presque directement amené dans sa situation actuelle. Celui qui lui à offert les dossiers pour qu’il soit pris en chasse. Enfin, c’est plus une enquête mêlée à la possibilité de prendre sa vie au besoin, mais après tout, ce geste à probablement condamné sa famille, et je lui demande un œil, après tout. Pour un caprice de ma part, je peux bien prendre une demi-journée à surveiller un pauvre type, et à enquêter sur lui. J’hoche, je me lève et je m’approche. Ouais, maintenant. Pas trop le choix, en même temps. Sans client pour payer la note, il pourra faire son œuvre tranquillement sans risquer qu’on lui envoie quelqu’un d’autre. La petite rentre avec son œil, ainsi elle sera moussée et sa vie ne sera plus en danger actuellement. Elles pourront prendre le temps de réfléchir et on peut considérer que j’aurais fait deux BA dans cette histoire. Tout le monde est content, en somme. Enfin, ça, c’est dans un monde parfait, pas vrai ? Ça n’éclaircit pas la suite pour elles. Mais on verra bien. Je présume que seul l’avenir pourra nous dire de quoi il sera fait. C’est donc ainsi que j’en viens à arracher l’œil de mon propre client. Attiser le désir de vengeance d’une personne est toujours efficace. Cette affaire n’en sera pas bien différente. Je me tourne vers la jeune femme et lui apporte l’œil en question avant de m’occuper des soins du client, se tordant de douleur, avant de perdre connaissance. Je me suis donc occupé de mettre sa vie hors de danger, avant de soupirer.

-Bien. T’as ton affaire et même un bonus. J’ai mon client vivant et prêt à se mettre à l’abri pour dénoncer celui qui à payé pour que tu sois là, après que je lui ai arraché le crâne. J’en déduis que c’est une affaire qui roule. Là, tu m’en dois une. Heureusement pour toi, j’en ai pas grand-chose à carrer.

Conclus-je dans un fin ricanement. Finalement, peut être que je ne fais qu’ajouter un peu plus de piment à cet ennui constant ?
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Amelya
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Mer 27 Déc - 22:49
Il semblait réfléchir, à quoi j’en savais rien. Je fermais à nouveau les yeux, le laissant se perdre dans sa tête. Je faisais pareil dans la mienne d’ailleurs. Je regardais Amelya dormir. Elle avait vraiment les capacités pour être une tueuse redoutable, mais ce n’était pas vraiment bon de la réveiller. J’espère que ça n’arrivera pas. Puis les mots de l’assassin me firent revenir à la salle de contrôle pour observer son visage. Il était sombre et ne disait rien de bon pour son client J’haussais alors un sourcil en l’observant. Ça devenait intéressant… Allait-il accepter de perdre son œil si facilement ?

Le choix semblait simple mais important quand même. L’accord fut posé et Marten se mettait au travail. Je n’aurais pas pensé qu’il irait jusqu’à retirer l’œil de son client pour nous aider. Mais comme il nous l’avait bien dit, il ne vit plus la même vie de chien que nous, il pouvait se permettre ce genre de proposition. Je tendais la main pour récupérer l’œil et l’’observer. Le grain de beauté était bel et bien là. Voilà un problème en moins ! Il avait réussi à tenir ses affaires même en retirant un œil à son client c’était quand même fou ça-

Je souris à ses paroles avant de sortir de notre poche une pochette pour mettre l’œil dedans et la poser à côté de moi. Je retirais ensuite la veste qui était sur nos épaules. Elle était déchirée et ne servait plus à rien. Les épaules d’Amelya étaient marquées. Une vie en suivant le Prp ça laisse des séquelles. Nous étions donc en top noir comme le reste de la tenue.


-On nous traite de folle, mais tu n’es pas mal dans ton genre monsieur le loup. Un grand malade !

Je lui fis un clin d’œil en ricanant. Oui j’ai reconnu l’origine de cette odeur, mais je n’avais rien dit. Amelya n’avait jamais rencontré de loup-garou, elle ne savait pas ce qu’il était. Je lui tendais la gamelle, il restait de la nourriture dedans. Je n’avais pas tout mangé, je veux bien reprendre quelques forces mais il ne faut pas pousser non plus, il nous a beaucoup aider, mais un jour nous lui rendrons la pareille, je suis sûr que Ame sera d’accord avec moi pour cette fois.

-Effectivement en t’en dois vraiment une bonne dette. Nous trouverons un moyen de la régler en temps voulu. Je n’aime pas compter sur les autres mais cette fois nous n’avions pas vraiment le choix. Je te pose la question avant Amelya car elle le fera. Tu n’as pas idée précise pour rembourser notre dette ? Si tu n’en as pas pour le moment ce n’est pas très grave, nous trouverons bien par nous-mêmes.


Je remuais doucement la jambe et le bras. La douleur était encore bien présente. Quelle saloperie quand même… Mon souffle commençait à devenir un peu plus régulier. Je regardais alors la flasque qui était toujours à côté de moi et je la prends pour me servir encore une petite gorgée avant de la rendre à son propriétaire, la lui lançant d’un geste net et précis.


-On va devoir rester encore un moment ici je pense. Tu comptes repartir quand il sera revenu à lui ?

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Marten Baudier
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Mer 27 Déc - 23:07
Un fin soupir traversa mon nez au moment ou elle avança ce que j’étais. Alors comme ça, elle avait rencontré un semblable ? Une chance, nous ne courons pas les rues. Je ne le relève ceci dit pas. Pour le reste, je me contente de répondre d’un fin sourire, quelle folie hein ? Ouais, j’me disais aussi. Les bonnes actions sont parfois folles. Enfin, j’dis ça, mais ma notion du bien doit sacrément être massacrée. Arracher un œil, quelqu’un de « bon » ne ferait sans doutes jamais ça. Enfin, je présume que mes nombreuses années sur le terrain ont fini par m’apprendre la valeur et la force d’un sacrifice. Un œil pour deux vies. Je trouve que mon client ne s’en sort pas trop mal. Qui sait, peut être que j’aurais même une prime une fois la tâche accomplie. L’un dans l’autre, vous devez surtout vous dire qu’il aurait normalement du accepter la tâche après le travail effectué. Sans doutes as t-il comprit qu’il n’aurait pas de meilleure chance, et que celle-ci est quelque part plus viable que de prendre un bateau pour s’en aller. Il devait déjà se penser condamné. Ce qui ne serait pas si surprenant. Pour ma part, ce n’est pas mon œil, donc je n’ai pas à m’estimer perdant de quoi que ce soit. Je vais devoir prendre des risques, mais ça, ça fait partie du boulot, tout simplement. Un grand malade hmm ? Peut être bien. Pour ce qui est de la gamelle, je me contente sobrement de la déposer près du barda, refermant le tout pour l’instant. En ce temps, elle finit par reprendre la parole.

-On ne vit pas longtemps en ne comptant que sur soi même. Sauf si on est prêt à se salir les mains dans cette mesure. Ceux qui disent vivre entièrement à leur dépends ne sont souvent qu’une funeste blague. On se nourrit en achetant le labeur des autres. En soi, même le voleur repose sur le travail d’une autre personne.


Je marquais une pause, réfléchissant un instant, avant de ricaner faiblement. Voilà que je me mettais à parler comme le vioque.

« Le tout est de savoir trouver un équilibre entre ce que l’on donne et ce que l’on reçoit. »

Conclus-je, quitte à y être. Prenant cet air qu’on à souvent quand on cite quelque chose qui n’est pas de nous, qu’on fouille dans nos mémoires. Je soupire faiblement, encore. Si on lui aurait dit que je me mettrais à le citer, je pense qu’il serait mort de rire, littéralement. J’espère que l’épreuve n’est pas trop rude, là ou il est actuellement. Ensuite, je me retourne vers elle.

-Le contrat stipule que je dois rester avec lui jusqu’à son bateau. Pour le coup, va-t-il le prendre ? Je n’en sais rien. Je verrais bien. Mon contrat vient d’avoir une extension, après tout, je dois attendre les directives du client. Pour ce qui est de cette dette, ma foi, te traumatise pas avec ça. Si je te dis quoi faire, elle perdrait toute sa saveur. Pour l'instant, tu devrais éviter de trop bouger, si déjà tu compte squatter.


Pour le reste, nous verrons bien.
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Amelya
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Jeu 28 Déc - 19:11
J’écoutais ses paroles un œil ouvert. Oui il n’avait tort sur le fond. On vit grâce au labeur des autres. Moi, je vis grâce à Ame et ça me convient parfaitement d’un côté. Enfin au début c’était un peu gênant mais plus maintenant. Il sortait ensuite une phrase vachement philosophique avec ce petit air sur le visage. Il était spécial ce loup, un peu imprévisible, non carrément imprévisible. Pour la suite de ses affaires il devra attendre le réveil de son client. De toute façon nous ne représentons plus un danger pour lui, nous avons l’œil, maintenant cet homme ne nous sert plus à rien. Je vis Amelya bouger un peu, elle n’allait pas tarder à se réveiller.

-Tu diras ça à Amelya, moi je vais prendre congé, j’ai bien mérité ma petite pause pour la soirée et tu feras attention, Ame n’est pas du matin. Et je ne te pensais pas fin philosophe.

Il était temps pour moi d’aller me perdre dans les couloirs. Notre corps fermait alors les yeux et la tête tombait légèrement en avant comme si nous dormions. Je ne suis pas aux commandes, alors pourquoi la laisser totalement réveillée ? J’osais espérer qu’elle ne soit pas trop à la masse non plus. Ha j’ai oublié de ranger l’œuf dans la veste… Tant pis elle le fera elle-même. Ce n’était pas un œil qui allait la traumatiser.

Amelya : J’avais l’impression d’avoir dormi une éternité. J’ouvris les yeux mais ma vision était trouble. La première chose que je vis était ce sol poussiéreux sur lequel quelques mèches trainaient. Où suis-je déjà ? Je me rappelle plus… Il y avait quelque chose dans ma main… Je l’approchais de mon visage pour regarder de plus près ce que pouvait bien être cette petite chose. Je faisais tourner le sachet dans mes mains jusqu’à apercevoir une iris.

« Tiens… Un œil… »

Je l’observais d’un visage totalement neutre, dépourvu de tout sentiment face à cette découverte. Après tout ce n’était qu’un œil. Je me demandais simplement pourquoi nous avions besoin de cet œil. Ha si je me souviens… Le contrat, c’était pour ça que j’avais besoin d’un œil, c’était la preuve. Nous l’avions donc tué ? Je me redressais lentement. Mon corps me semblait si lourd… J’appuyais ma tête contre le mur et observais rapidement les alentours. Je voyais un homme allongé sur le sol. Était-ce la cible ? Il était mort ? Puis je vis quelque chose bouger sur la gauche.

Je détournais alors mon regard sur l’homme qui était assis non loin. Je l’observais entre les mèches de mes cheveux qui jonchaient mes yeux. Qui était-il déjà ? Non je m’en souviens. C’est Marten. La dernière fois que je l’avais vu il braquait une arme sur nous. Le conflit était-il réglé ? Oui très certainement, Shizu ne m’aurait pas laissée seul si j’étais en danger. Ça me rassurait d’un côté. Je voulus plier ma jambe mais une douleur vint aussitôt remonter le long de ma jambe. Je l’inspectais donc d’un visage neutre toujours inexpressif.  C’était plutôt moche comme marque… Ça fera une cicatrice de plus. Je vins alors passer un doigt dessus. Elle a dû souffrir… Je relevais alors la tête en direction de Marten pour le regarder.


-Elle a beaucoup souffert ?

Ce fut ma première question, puis je tournais la tête vers l’homme au sol.

-Et lui il est mort comment ?
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Marten Baudier
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Jeu 28 Déc - 21:55
Alors que je salue Shizuka d’un fin signe, je tilte et me rends compte que maintenant, ça va être l’heure de faire un débriefing la fameuse Amelya. Je soupire faiblement. Putain, quelle idée de causer autant quand quelqu’un est absent ? Mah, ce n’est pas comme si j’avais réellement eu le choix dans le fond. Enfin, j’dis ça, mais le choix, je l’ai eu et je l’ai fait. C’est moi qui ai tiré ces deux cartouches après tout. Reste que si c’était a refaire, je le referais. Comme n’importe quel pro. Tout comme j’ai fait le choix de retirer les plombs et de leur venir en tête. Putain, j’ai vraiment des idées de merde, parfois, hm ? Je ne sais pas quel sentimentalisme me prend, de temps en temps. Sans doutes des bribes de souvenir de ce que j’ai pu être et de ce qui m’en à sorti. Au plus les choses vont, au plus cette part de ténèbres se débat de façon irrationnelle. C’est dingue, je n’aurais jamais imaginé que voir le démon de la peur se torniturer dans notre cervelle à ce point pourrait causer des dommages aussi aléatoires. Cette peur qui m’agrippe et se débat me pousse constamment à toujours… prendre des risques idiots. C’est comme essayer d’arrêter la drogue avec de la drogue. Je présume que ces putains de valeurs ont fini par s’encrer au fer rouge sur mon propre cœur. Quelle idée de merde, je vous jure. Je tourne le nez vers Amelya qui semble reprendre conscience, effectivement, il va lui falloir un topo complet. Je soupire à nouveau, discrètement, avant de me tourner vers elle.

-Rêve pas trop ma belle, si il aurait du s’approcher de la mort, tu ne serais pas là pour en témoigner.

De là, inutile de lui expliquer qu’elle est tombée dans les vapes, que Shizu à bien douillé et qu’elles ont ce qu’elles voulaient. Ça, elle le sait. C’est donc après mon magnifique humour d’ouverture un tantinet morbide, que j’enchaine

-Elle s’en est bien tirée. Elle est solide. Pour le reste, tu peux te dérider, ta mission est terminée, repose toi un peu et rentre chez toi. Mais je préfère te prévenir. Je crains que ton employeur n’ai quelque peu les nerfs dans quelques heures. J’ai passé un nouveau contrat avec mon client. Je vais éliminer celui qui à engagé ton client pour buter le mien. Le tout ne lui aura couté qu’un œil.


Je pointe du nez le dit œil, qu’elle tient entre ses doigts.

-Ah, Shizuka m’a dit de te dire de ne pas te torturer avec l’idée d’une quelconque dette. Mais que si tu voulais trouver comment me rendre la pareille un jour, t’aurais qu’à trouver la solution par toi-même. C’est ce que je lui ai dit à elle.

Je pense avoir fait le tour, le reste devrait commencer à se dessiner dans son esprit. J’ai cru entendre Shizu avancer qu’elle avait des capacités, la première est la puissance de déduction, arme primordiale. Pour le reste, elles n’auront qu’à s’arranger entre elles, ça me concerne plus des masses. J’ai déjà dit ce que je pensais, que ce soit de leur situation ou de ce qu’elles font actuellement. Je n’aime pas me répéter. Pas du tout.

-t'as des questions ?


Ah... je vous ai déjà dit que j'avais horreur de me répéter ?
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Amelya
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Ven 29 Déc - 0:50
L’homme était donc inconscient. C’était une bonne chose. Il a accepté de perdre un œil pour prolonger sa vie. Si j’avais été à sa place, aurais-je fait la même chose ? Ça je ne le saurai sans doute jamais. Pour Shizuka je n’étais pas vraiment inquiète. Je savais parfaitement qu’elle était capable d’endurer bien pire que ça alors ça devrait aller. Au moins je pouvais considérer cette mission comme terminée. Je n’avais pas donc de souci à me faire sur une quelconque punition nous concernant. Je ne sais pas si nous aurions réussi à battre Marten de toute façon. S’il y avait bien une chose à retenir de tout ça c’était qu’il ne fallait jamais prendre une mission à la légère.

C’est vrai que nous lui en devons une… Mais bon le monde est petit, nous finirons bien par retomber sur lui un jour ou l’autre et qui sait, peut-être que cette fois nous pourrons rembourser notre dette. Des questions ? Je secouais la tête pour lui dire que non. J’avais raté pas mal de chose certes, mais j’en avais compris beaucoup aussi et puis pour les détails, je demanderais à Shizuka quand elle sera de retour. J’espère qu’elle ne mettra pas trop de temps non plus.


-Le monde est si petit… Nous trouverons bien un moyen de te rendre la pareille un jour, il faut simplement éviter de mourir entre-temps.

C’était une réalité. Il menait une vie tout aussi dangereuse que la nôtre. Nous y avons échappé belle d’ailleurs… Un peu plus et tout en était fini. On avait vraiment eu de la chance cette fois, cependant, si l’on observe bien, il y a toujours du bon à tirer des erreurs. La prochaine fois, nous serons plus sur nos gardes. Je jouais un peu avec le sachet que je tenais dans mes mains, j’en avais même oublié ce qui s’y trouvait à l’intérieur. Il fallait que mon corps reprenne des forces si nous voulions pouvoir rentrer tranquillement.

Je passais alors une main dans mes cheveux d’un geste nonchalant. C’était juste histoire de dégager un peu mes yeux et puis l’avantage d’avoir de légères griffes, c’est que ça peut faire office de peigne ! Je n’y avais pas fait attention jusqu’à maintenant mais une sorte de chaleur enveloppait mon corps. Qu’était-ce donc ? Mes idées devenaient légèrement confuses et je me mis à sourire avant de glousser légèrement. C’était peut-être lié au goût que j’avais dans la bouche ? Il y avait de fortes chances. C’était amusant de se sentir ainsi… Je n’avais plus froid et je souriais… Je me levais lentement en m’aidant du mur. J’avais chaud…


-Il fait chaud ici… Je peux ouvrir une fenêtre ? Sinon je sens que je vais devoir enlever une autre couche…

Je n’avais pas vraiment conscience de mes paroles enfin si, mais il y avait quelque chose de différent. Je n’étais pas gênée de mes paroles, je souriais même toujours. Je ne sais pas ce que j’avais avalé mais j’aimais bien ça-…
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Marten Baudier
Loup-Garou
Ven 29 Déc - 1:25
Pas de question, parfait, alors. Pas besoin de chercher beaucoup plus loin, si elle à compris ou qu’elle embête quelqu’un d’autre, je vais surtout pas me plaindre. Pour l’instant, je me contentais de jouer tranquillement de ma grosse lame, la laissant trancher l’air dans un fin sifflement. Je n’étais pas particulièrement gêné ou troublé. Ce n’était pas la première femme sous le même toit que moi. Au contraire, je n’ai jamais été particulièrement du genre à me caser. En soi, je n’ai jamais croisé personne m’inspirant ce désir ou cette envie. Personne de suffisamment intéressant pour me donner envie de me planquer. Donc je ne cacherais pas n’avoir jamais été du genre à me satisfaire là ou ça pouvait en valoir le détour. Allez savoir si ça changera un jour, d’ailleurs. Je suis bien loin de me poser ce genre de questions, surtout dans mon métier. Son commentaire me fit tiquer, puis ricaner. Sévèrement. Sans être prétentieux, au contraire, le plus sérieusement du monde, je finis par lui répondre

-Celui qui me fera la peau n’est pas encore né. J’compte pas crever misérablement.

Mon commentaire était sans doute assez lourd de sens. Mon mépris de la faiblesse pouvait sans doute apparaitre dans ce genre de moments. Alors que je prends soin d’analyser ma propre tirade, mon regard finit sans doutes par se perdre dans le vent face à moi, ma lame retrouvant facilement sa place dans mon dos alors que je soupire lentement. On sait jamais, hein ? On tombe toujours sur plus fort que soi. Ce trait de ma personnalité est, j’en suis conscient, sans doutes l’un de mes plus grands défauts, autant qu’une de mes plus grandes forces. Je me bats toujours à fond. Je ne sous estime personne. Mais je ne nierai jamais me situer parmi les plus compétents. Et non, ce n’est réellement pas de la vantardise, mais… suffit d’énumérer mon ratio de contrats remplis et échoués, hein. Certains dirons que je choisis correctement mes tâches, mais dans le fond, vous le voyez bien avec cette histoire, j’aime prendre des risques, quitte à me bruler les ailes. Quelque part, je dois avouer attendre que quelqu’un me mette en difficulté. Ou quelque chose. Je relève le nez à sa seconde tirade, stoppant net mes pensées, avant de constater qu’elle n’as pas entièrement tord, je finis donc par défaire l’espèce de gilet par-dessus. Il s’agit là d’un veston sombre renforcé, laissant place en dessous à une sorte de cuirasse sans manche adaptée au combat rapproché. De fait, je finis par en arriver à exhiber mes tatouages et cicatrices. Sur les bras, en tout cas.

-Laisse fermé. Il faudra faire avec. Tant que la pièce est hermétique, personne ne peut en scanner l’intérieur. Il faudra trouver autre chose pour calmer tes ardeurs. J’ai peut être quelques solutions en stock, si tu veux.

Touche d’humour, particulièrement taquin. Bien qu’elle soit particulièrement bien foutue, j’suis ni en chien, ni un chien. Enfin, cette qualification pourrait être remise en doute, sachant que les chiens peuvent être vus comme des cousins. Enfin, ça, c’est pour ceux qui n’ont pas encore eu l’occasion de voir notre magnifique sourire tout en dentition. Cette pensée m’arrache un fin sourire discret, alors que je me laisse finalement retomber dans un fauteuil de la pièce, soupirant doucement. Je me penche alors un peu vers mon barda, cherchant quelque chose pour contrer les effets de l’alcool, j’ai ça. C’est vrai que j’avais filé de l’alcool à Shizu pour la douleur. Il me semble rationnel de penser que son « état » doit être lié à ce fait.





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