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Bonjour, je suis le frigo ! J'ai plein de nourriture pour toi !






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Lun 18 Déc - 21:25
- Bordel de bordel de bordel... Quelle chienne de vie, j'te jure !

Depuis la mort de la petite vieille qui m'avait hébergé quelques temps (ou plutôt planqué, faut être réaliste) j'avais juste erré un peu partout avec le fol espoir de finir par arriver en Suisse. J'avais entendu dire qu'avec les animaux ils étaient plutôt sympa, donc c'était tout benef pour moi ! Bon, je suis aussi un peu un psychopathe, mais ça ils ne sont pas sensés le savoir... Mince, à moins qu'ils ne fassent des tests à l'entrée ? Pour vérifier ??? Là, je suis clairement mal barré alors !

- Nous devrions prendre à droite, j'entends moins de bruit de ce côté !
- S'il y a du bruit, ça veut dire qu'il y a quelqu'un et donc un témoin potentiel. Neutralisons d'abord la source du bruit.
- Adam...
Fort heureusement ou presque, Adam revient de sa balade habituelle dans les couloirs pour se joindre à notre magnifique conversation.
- Je partage l'avis de Junior. Nous avons réussi jusqu'à maintenant à éviter les problèmes, il serait plus sage de poursuivre notre lancée. Prenons à droite dans la prochaine ruelle. Toussaint, tu as quelque chose sur tes écrans ?
- Non chef ! Le calme plat pour moi, je n'ai aucun sens qui se met en alarme ! Ou peut-être une petite envie de pisser, mais vu qu'il n'y a personne ça devrait vite être résolu...

Alors pause pipi ! Mine de rien, ça soulage ! Je referme ma braguette lorsque Junior allume le voyant de ma vue en rouge. Allons bon, qu'est-ce qui se passe cette fois ? Dans ma cervelle d'hybride raté ça s'agite, mes autres sens se déploient et je me précipite sur les écrans de mon PC pour regarder ce qui se passe.
- Merde. Une visite ?
- Je ne crois pas... D'ici on dirait une vieille bâtisse, mais on devrait se rapprocher pour y voir un peu mieux...

James aux commandes, je roule des mécaniques et m'avance silencieusement jusqu'au bâtiment. En effet, on dirait une maison sur le point de s'écrouler, ou presque. Il ne doit rien y avoir à voler là-dedans ! Avec un peu de chance c'est désert, je vais pouvoir m'y planquer avant de reprendre ma route.
J'hésite pourtant, d'après Adam il n'est pas dit que nous ne soyons pas surveillés. Mais après un rapide débat intérieur je conclus que personne n'aurait d'intérêt à protéger ce genre de taudis et donc m'approche sans faire attention plus que ça.

Je regarde par la vitre, Junior déploie mes sens au maximum mais toujours rien. Génial ! Oh !!! Mais c'est la cuisine ??? Oh bordel, il faut que j'entre...
- Restons calme, pas de précipitation.
- Mais Adam, il y a un bar !
- Pète une vitre, ça sera rapide.
- Je continue de surveiller les alentours, mais rien pour moi...
- Le ! Bar ! Le ! Bar ! Le ! Bar !
- Toussaint, silence ! Et surveille les écrans !
- Pète la vitre, je te dis.

Et c'est ce qu'on a fait. Un coup de caillou et paf ! Ensuite arrivée dans la cuisine d'un bond, et direction le frigo ! Miam ! Je salive d'avance, l'ouvre et remarque aussitôt...
- Saucisson !!! (cri unanime)
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Marten Baudier
Loup-Garou
Lun 18 Déc - 21:54
Du travail, encore du travail. Mah, je ne vais pas me plaindre. Un sale cul terreux à protéger le temps d’une visite, remplacer un de ses gardes du corps qui s’est foulé un quelconque muscle, tel une grosse tantouze. L’un dans l’autre, ça arrive, et je ne vais pas me plaindre d’un job simple dans des conditions risibles pour une paie conséquente. Sans bosser pour l’argent, je préfère encore ça à me tourner les pouces chez moi ou au bar une journée entière. Faut dire que toute entrée d’argent potentielle représente une entrée de fonds pour les journées où je n’aurais effectivement rien de mieux à faire. J’ai déjà pas mal d’avance quand à l’argent que je pourrais voir sortir, et mon appartement n’as pas besoin de… Je baisse le nez vers ma montre lorsque celle-ci se met à émettre un son des plus… désagréables. Il semble que quelqu’un ai fini par voir un intérêt à braquer le coin qui me sert de maison. Je doute qu’il trouve le chemin vers mon armurerie, et je ne serais en réalité pas réellement embêté par l’idée de me faire voler quelque chose… mais outre ces détails, rentre en ligne de compte une certaine fierté à laquelle je ne peux me soustraire. Par chance, je suis encore équipé. Je me contente donc de prendre la route vers ma propre maison, rapidement, histoire de ne pas laisser la chance à mon malheureux invité et à ses possibles convives de s’éclipser. Bien que je pourrais sans doutes les retrouver, je n’apprécie que d’autant plus l’idée de pouvoir leur broyer quelques os sur place, avec toute la tendresse qu’il m’a été donné de posséder.

Il ne me faudra pas longtemps pour déambuler dans les ruelles afin d’arriver devant la bâtisse, après un coup de narine rapide, je comprends que l’invité est seul, et encore présent. Je ferme les yeux, me concentre afin de délimiter sa position dans la maison, son cœur semble vaciller entre le frigo et le bar. Un clochard ? Si c’est le cas, ça peut s’expliquer –et l’odeur semble le témoigner-, surtout qu’un cas désespéré aurait juste à regarder par la fenêtre pour remarquer le bar juste en face. Je sens l’odeur du saucisson, j’en déduis que je ne pourrais pas en profiter paisiblement dans la soirée. Cette pensée m’arrache un fin soupir, alors que je détache discrètement la sangle de fermeture de mon holster, tirant paisiblement mon revolver avant de passer silencieusement par cette même fenêtre, armant le chien volontairement peu silencieusement, cette fois. Gardant une certaine distance. Suffisante pour ne pas manquer un coup, autant dire certifier une certitude, mais clairement assez loin pour le sentir venir en cas de tentative désespérée supplémentaire.

-Hé, l’abruti, ça te prends souvent de t’inviter chez les gens comme ça ?

Je marque une pause, laissant craquer sourdement les os au niveau de ma nuque

-Je te donne dix secondes pour me donner une bonne raison de ne pas te plomber la cervelle.

Ouais, je suis sérieux. Et encore, je suis gentil. Beaucoup auraient sans aucun doute déjà tiré sans réfléchir. C’est pas comme si j’aurais de quelconques soucis pour si peu, n’est-ce pas ?

-Et si tu me réponds « j’ai faim », que ce soit au présent ou au passé, je te garantis que tu l’auras, ton dernier repas.

Faut pas déconner, hein. Mon air semble sérieux, je le toise salement. En même temps, normal, je ne vois pas comment je pourrais me comporter de façon différente dans le cas présent. Quoi qu’il en soit, mon arme reste plantée dans sa direction, prête à l’emploi. J’analyse sa posture, sa réaction, mes sens en éveil. Je suis prêt à intervenir en cas d’attaque quelconque. Parfaitement concentré sur la situation présente. Mon revolver est d’un bon calibre, facilement de quoi dissuader nombre de gens. Je me tiens donc prêt à agir, peu importe le sens dans lequel je devrais agir, cela dit.





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Lun 18 Déc - 22:14
- Quelqu'un !!!
Le hurlement de Junior surveillant les alentours constamment retentit dans mon cerveau, je me fige les dents encore plantées dans le saucisson et pivote lentement vers l'inconnu. J'ai pu le voir, du coin de l'oeil, emprunter cette même fenêtre que j'ai cassée et armer son flingue sans discrétion pour le diriger vers moi. Il doit être sûr de lui, le coco...
- Hon hon ?

J'écarte la bouche à regret de ma "proie" mais ne la lâche pas pour autant et la garde bien en main. Je me place bien face à l'intrus et James prend les commandes. Il fait craquer sa nuque au même moment, je fléchis légèrement les genoux au cas où et adopte mine de rien une posture défensive. On n'est jamais trop prudent. Toussaint et Junior sont concentrés sur les environs, Adam reste près de moi pour me filer une ou deux bonnes idées alors que j'ouvre la bouche.
- Salut ! Moi c'est Snake, ravi de te connaître !

Provocateur, je reprends une bouchée de saucisson avant de poursuivre.
- En fait ouais, ça m'arrive souvent ! Les gens m'aiment bien, ils me gardent volontiers la porte ouverte ! Et toi, ça t'arrive souvent de passer par la fenêtre ?

J'incline la tête sur le côté, le détaille de pied en cape avec un sourire moqueur.
- C'est quand même dingue qu'on se retrouve ici tous les deux au même moment ! Tu veux me tuer pour pouvoir t'enfiler le saucisson hein ? Avoue-le ! Mais non mon pote, tu ne connais pas la devise chez les voleurs ? On ne pique pas ce que les copains ont déjà ré-cu-pé-ré !

Je laisse courir mon regard sur son corps, ma salive s'accumule en quantité dans ma bouche alors que Toussaint inonde carrément le clavier devant lui.
- Oh mince, il est super canon... On peut le baiser ? File-moi les commandes !!!
- Non. On lui casse la gueule d'abord, et ensuite on le baise.
- Mais ça ne va pas non ?! Hors de question ! Allez, laisse-moi les commandes !
Je lève les yeux au ciel et pousse un gros soupir, m'adresse au voleur.
- Un instant s'il te plait... Ils sont pas d'accord dans ma tête...

J'essaie de me concentrer à la fois sur leur conversation et sur mon adversaire, mais c'est franchement pas évident. Désespéré, j'attrape Toussaint par le fond du froc et le tire vers moi tandis qu'Adam fait de même avec James.
- Hé les mecs, si ça se trouve c'est un flic ?

Ils se figent tous dans la seconde, et en un éclair chacun se retrouve à surveiller ses écrans, à capter la moindre information qu'on puisse avoir encore en tête. James récupère aussitôt les commandes, c'est à mon tour de craquer ma nuque et je lui adresse un sourire avec un feulement sourd, accompagné d'un léger geste de la main.
- Allez mon gros. Montre-moi donc ce que tu as dans le ventre.
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Marten Baudier
Loup-Garou
Lun 18 Déc - 22:46
Snake donc. Un nom convenant parfaitement à un voleur. Celui-ci semble d’ailleurs relativement lent à la détente, si ce n’est que je ne l’ai pas spécialement aidé dans la mesure où je suis rentré par la fenêtre. Non, la réelle raison derrière ce choix est bien plus simple. Insérer la clef dans la serrure aurait été bien plus bruyant. Et si armer mon arme sans discrétion avait un but, celui d’entrer sans me faire remarquer était tout aussi important. Dois-je laisser le doute planer quand à la propriété de cette maison ? Pour l’instant, je me contente de déposer mon sac au sol et de le repousser fermement vers le lit, tranquillement. Sa prochaine phrase me conforte dans ma méfiance. Pas d’accord dans ta tête, hmm ? T’as l’air bien trop sur de toi pour n’être qu’un fou, et mon expérience, en plus de ce que je suis, me pousserait à croire qu’il est hautement probable qu’il y a autre chose. Je me concentre un peu plus, Dors et déjà en train de calculer la meilleure solution et surtout, comment régler le problème au plus vite, en évitant l’effusion de sang. Non pas que ça me gêne, mais c’est chiant à nettoyer.

-La première règle n’est-elle pas de parvenir à ne pas se faire gauler ? Ce monde est loin de respecter des règles, tu l’apprendras bien vite.


Ma réponse est simple, brève. Je ne suis pas là pour causer. Pas dans ces conditions. Si il est plus malin que je le penses, son sous entendu cherches quelques réponses. Cela dit, il ne semble pas particulièrement l’être, vu que sa prochaine tirade en arrive à me défier directement. Je jette un coup d’œil directement derrière lui, tâchant de ne rien abimer avant de tirer une balle près de son visage, assez près pour érafler sa joue gauche, l’impact de celle-ci dans le mur y laissant un trou. Bien entendu, rien que ne sois pas réparable. Quoi qu’il en soit, ce geste à deux buts. Premièrement, lui faire comprendre que je ne suis pas la pour déconner et deuxièmement, analyser sa réaction. Parfaitement concentré, je suis prêt à suivre un possible mouvement d’esquive comme à aviser en cas de non-réaction.

-Je ne le répéterais pas, Snake. Soit tu dégages, soit la prochaine se loges entre tes deux yeux.

Mon regard planté dans le sien, aucun doute de ma sincérité. Si il voulait me tester, il ne fait aucun doutes qu’il à sa réponse. Tuer ne me dérange en rien. Ce ne serait ni le premier ni le dernier. Et s’il doit rester sur le carreau misérablement, il ne pourra que saluer sa grande gueule mêlée à sa faiblesse. Cela dit, il pourrait me surprendre. Ce en quoi je l’attends de pied ferme. Ma posture est stable, elle l’était dès le départ. Je pourrais aviser en cas d’attaque au contact comme à distance. Maintenant que je m’habitue correctement à l’odeur, je distingue plus clairement les choses. Du métal, léger se déploie de ses poches. Il est très probablement armé, au vu des poches, probablement des armes de lancer. Je ferais donc attention à ses mouvements. Pour le reste, si ça doit déraper au contact, la lame de combat dans mon dos, clairement visible, d’ailleurs, étant plus proche d’une machette que d’un réel couteau, suffira amplement à compenser. Mes plaques militaires pendant autour de mon cou pouvant aussi l’aiguiller sur une partie de mon expérience. Je me tiens parfaitement prêt.





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Lun 18 Déc - 23:12
Des règles ? Ce voleur me parle de règles comme s'il voulait m'apprendre la vie... J'éclate d'un rire sonore, clair et franc, à l'unisson de mes quatre compères. Bon, seulement trois en fait, James c'est plutôt des grondements amusés. Mais l'idée est là quoi !
- Ne me fais pas rire, tu ne sais rien des règles qui régissent ce monde.

Je parle à l'unisson avec James, Toussaint et Junior sont concentrés sur les réflexes, sur les cinq sens ainsi que sur le sixième : l'instinct. Adam garde les yeux rivés aux écrans, note aussitôt le son du chien qui s'arme et se détend pour laisser échapper la balle. Je ne bronche pas quand elle effleure ma joue, souris en essuyant le sang qui a doucement perlé de l'éraflure. J'analyse sa posture, lui reconnais des similitudes avec la mienne. Mêmes bases ? Peut-être. C'est intéressant... Un voleur qui n'est pas vraiment un voleur, donc.

- Dites... J'ai un mauvais pressentiment sur ce mec...
- Il y a à peine deux minutes tu voulais le baiser, il faudrait choisir.
- Oui mais... Je ne sais pas, je le sens mal.
- On s'en bat les couilles. Je vais lui casser la gueule.
Je rigole à l'intervention de James qui met tout le monde d'accord, ou presque. Adam n'est pas trop pour mais il concentre toute son attention sur mes jambes tandis que James s'occupe du reste. Sa spécialité, c'est les coups de boule !

- Une balle entre les yeux. Ben voyons. Si tu n'as que ça pour prouver que tu as des poils aux couilles, c'est ton problème. Je dirais bien que je suis désolé mais je m'en fous en fait.
Mon sourire s'efface, je ne plaisante plus. Un calme mortel s'empare de moi, mon regard se voile de concentration tandis que le calme se fait dans mon esprit. Comme chaque fois. Comme avant chaque assassinat. Le changement brutal et flagrant entre celui que je suis, et celui qu'on m'a demandé d'être.

Aussitôt je place tout mon poids vers l'avant et me précipite sur lui de toute ma vitesse animale, saisissant au passage les lames rangées dans mes poches et les glissant entre mes index et majeurs. Me déplaçant au raz du sol je vise les tendons aux chevilles et à l'arrière des genoux, frappant aussi vivement que le serpent dont j'ai hérité les gènes. Une fois au sol il sera sûrement plus réceptif à la causette le pas-si-voleur ! Et après ça, je pourrai finir mon saucisson !
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Marten Baudier
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Lun 18 Déc - 23:36
Sa réaction en dit long, ma réponse était avisée et logique. Le fort survit et le faible périt. Il n’y à aucune règle rationnelle en ce monde, si ce n’est cette simple évidence. Le fait qu’il se moque de la sorte ne fait qu’appuyer ma pensée. Il n’est pas fou, mais probablement conditionné. Je grogne légèrement, comprenant que je ne pourrais plus esquiver l’affrontement. J’ai connu mieux que la perspective d’un dressage à la réalité en rentrant du travail, cela dit, c’est sans doute plus constructif que de rester là à rien foutre. Enfin, j’aurais probablement fini ma soirée avec quelques verres d’alcool. Sa seconde tirade me fait penser à celle d’un gosse. Fier et imbu de lui-même. Cela dit, je ne jauge aucunement ses capacités en pensant ça, je trouve ça tout simplement… lassant, en plus de peu constructif. Aucun doute cela dit, d’autant plus avec l’action suivante, qu’il ne s’agissait là que de provocation. Dois-je vraiment préciser que je ne tomberais pas dedans ? Alors qu’il se penche, frisant le sol alors qu’il fonce dans ma direction, m’appuyant sa force première, je me contente d’altérer ma position, juste ce qu’il faut pour lui faire croire un instant que la victoire est acquise, mon pied gauche allant légèrement vers l’arrière, comme pour lui faire croire à un léger mouvement de recul, avant de faire un pas dans sa direction. Dans la grande majorité des cas, les gens prennent peur devant tant d’assurance, reculant instinctivement pour réfléchir ou fuir. Ce pas m’aura permis de prendre au contraire plus d’élan avant de lui envoyer mon pied droit directement dans les gencives. Au passage, ses lames pourraient peut être glissé sur ma tenue. Mais mon pantalon est robuste et camoufle parfaitement des bottes renforcées, comme tout combattant qui se respecte se doit d’en porter à notre époque. Un bon équipement amène à la clef assurant la victoire.

Cela dit, aucun coup n’est sûr d’être porté, je me prépare donc à l’éventualité qu’il parvienne à l’esquiver, ce qui serait très habile, surtout au niveau de sa position. Si le coup porte, cela dit, il ne sera que très peu retenu. Juste assez pour ne pas me faire perdre l’équilibre afin que je puisse faire un bond en arrière, relever mon arme, la relevant vers lui, cherchant un contact à sa jambe, prêt à faire feu.





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Lun 18 Déc - 23:52
Je capte le mouvement de son pied au moment où j'arrive. Réaction rapide, réaction réflexe, réaction conditionnée par semble-t-il des années de pratique. Un soldat, comme je le pensais. Et au vu de l'odeur que je capte maintenant que je suis plus proche, pas humain. Musquée, forte... Lycan ou autre bestiole poilue.

Le temps que son pied revienne les rennes sont transmises à Toussaint, qui se glisse telle une anguille sur le côté et je dévie sa cheville d'un simple effleurement doux de la paume. Ma main gauche a, pendant ce temps, porté sur son mollet mais éviter le coup m'a empêché d'y mettre assez de force pour réellement entailler sa chaire à travers le tissu.

Toujours focalisé sur ma proie, mon élan me porte derrière ses jambes rapidement et j'écrase mon épaule à l'arrière de ses genoux pour le faire tomber en avant. Au vu de la position, peu probable qu'il tombe mais ce n'était pas le but. Une diversion, simplement. Qu'il croie que je vais l'attaquer dans le dos pour mieux repasser devant. Je poursuis donc mon tour, collé au sol, de ses jambes pour réapparaître devant lui. Il recule, je capte sa prise toujours ferme sur le flingue et par un vieux réflexe je le saisis par ce même poignet pour l'accompagner dans son recul.

Je me redresse agilement tout contre lui le long de son corps et fais glisser mes lames sur ses côtes sans réellement appuyer jusqu'à se rapprocher de la carotide. Toussaint étant aux commandes, il en profite pour apparaître dans mes yeux et plonge son regard intense dans le sien. Spécialité du cobra : technique du crapaud. Nos pupilles se dilatent et tournent sur elles-mêmes, un petit sourire étire le coin de mes lèvres tandis que je le persuade d'un ronronnement de gorge :
- Embrasse-moi, chéri...

- Non mais... On est en plein combat, là, putain.
- Je sais, mais je ne perds rien à essayer !
- Je partage l'avis de Toussaint. Autant mettre toutes les chances de notre côté. Si nous arrivons à lui faire avaler de la salive, tu pourras t'occuper de l'achever, James.
- Ok. Mais foire pas ton coup.
- Vous avez envisagé qu'il puisse être immunisé ? Je veux dire, vous n'avez pas vraiment testé cette technique sur autre chose que des humains, jusqu'à maintenant...
- Nous nous passerons de ton défaitisme, Junior. Merci de ton intervention.
- Moi je dis ça...
- Allez Toussaint, mets tout ce que tu as. On va lui faire porter un collier à la bestiole.
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Marten Baudier
Loup-Garou
Mar 19 Déc - 0:07
Comme je le pensais, ce n’est pas un adversaire à prendre à la légère, mon instinct comprends que pour l’instant, il à la main. Cela dit, je ne compte pas lui laisser. Je le laisse même s’approcher, mêlé entre curiosité et esprit d’analyse. Il semble si sur de lui que c’est le moment ou jamais d’en apprendre un peu plus sur ses capacités et surtout idées. Vous imaginez donc la chute, sacrément tordue, face à sa demande particulièrement… spéciale. Cela dit, je dis ça, mais une sorte de force d’attraction semble vouloir faire son œuvre. Cela dit, elle ne tarde pas d’être suivie par deux vagues distinctes. Le dégout, d’abord, puis l’amusement. Cela dit, rien n’en parait réellement sur mon visage. En réalité, ce n’est pas avec une arme que je suis le plus dangereux. Notamment lorsque je ne cherche pas à blesser. Je comprends cela dit que je ne vais pas avoir le choix. Sans laisser réellement l’ombre d’un choix ou d’un doute paraître sur mon visage, celui-ci semblant avoir un fin mouvement d’avancée, je profite de sa proximité pour venir simplement lâcher une balle contre son flanc. Au vu du calibre, ça devrait salement le calmer. Et encore, je suis gentil, j’aurais pu tenir parole. Suite au coup parti, j’affiche un simple sourire. Etais-je sous son contrôle ou non, au moins partiellement ? Allez savoir. Ce genre de choses inclut un duel moral contre soi même autant que contre la volonté de l’intrus. C’est dans ce genre de moment que l’épreuve traversée en devenant une gargouille sert. S’il comptait m’avoir si facilement, il peut se fourrer le doigt dans l’œil. Même si je pense que la balle doit suffire. Suite à ce geste, il y à deux solutions, soit il relâche sa prise, ce à quoi je pourrais répondre en attrapant l’un de ses bras de ma main libre, tentant de passer derrière lui pour ramener ses propres lames sous sa gorge. Il est habile, mais je suis fort, il ne me fera pas lâcher prise si facilement. Dans le cas contraire, je ramènerais simplement le canon de mon arme contre sa plaie, prenant soin de bien l’appuyer dessus.





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Mar 19 Déc - 0:26
- Heu... Les gars ? C'était quoi ça ?
- Et bien il semblerait que nous nous soyons pris une balle. Localisation : flanc droit. Les dommages sont plutôt importants mais je dirais que d'ici un petit mois il n'y paraîtra plus. Maximum.
- Putain. Il nous a tiré dessus le fils de p...
- Je l'avais dit que c'était une mauvaise idée ! Qui est-ce qui avait raison ???
- Ta gueule Junior !
Je laisse les autres se chamailler tandis que je fixe le voleur de saucisson avec de grands yeux écarquillés et la bouche légèrement ouverte. C'est une blague... C'est forcément une blague ! J'étais à deux doigts... Alors pourquoi... Que...

Je baisse la tête vers la plaie, observe le sang inonder ma chemise sans réagir dans un premier temps. Meeerde... C'était ma dernière chemise, bordel ! Je relève la tête, furieux, et lui envoie mon front dans le nez de toutes mes forces avant de reculer en titubant. Oh bordel, il est solide de partout ce connard... Je vacille légèrement, main sur mon flanc et essayant de retrouver mes esprits, tandis qu'Adam et Toussaint cherchent une solution rapide à ce pétrin. La fenêtre : hors de portée. La porte... Et le bar ? Parfait. On peut foutre le feu au bar, c'est une bonne idée. Du gâchis mais une bonne idée !

Je siffle entre mes dents, m'appuie dos contre le mur sans le quitter des yeux.
- Bordel... Tu es au courant de ce qu'il faut faire pour trouver une chemise dans ce pays de merde ?!

Je grogne, agacé, puis sans plus faire attention à lui retire ma chemise et utilise mes propres lames pour maintenir la plaie ouverte et en plonger une à la recherche de la balle. Oh je n'ai pas mal, on m'a appris depuis tout jeune à ne plus ressentir la douleur... Mais ça me fait vraiment chier pour ma chemise.
- Et c'est qui qui va devoir se trimbaler torse nu maintenant ? T'abuses, franchement ! Je suis un animal à sang froid moi, j'ai besoin de chaleur bordel ! La température qui me va c'est 25 voire 30 degrés ! L'hiver c'est le mal !

Impassible, je continue de me charcuter d'une main et attrape mon reste de saucisson de l'autre. J'en croque un bout, ignorant le goût de mon propre sang que j'ai sur les mains, lui coule un regard amusé et lui offre un jeu de sourcils provocateur.
- Tu es plutôt pas mal quand tu souris, Monsieur Ronchon. Tu devrais le faire plus souvent ! Bon attends, je finis ça et on peut reprendre. Donne-moi deux minutes.
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Marten Baudier
Loup-Garou
Mar 19 Déc - 0:54
Le coup fait mouche. Il faut croire qu’il était effectivement très sûr de lui. L’une des premières leçons qu’on à offerte à l’assassin que j’étais, c’est de garder un coup d’avance sur les autres professionnels. Et j’en garde encore un. Comme je l’ai dit, je suis bon aux armes, mais ce n’est pas ma spécialité. Cela dit, le coup semble avoir l’effet escompté : il à l’air calmé. Mais un bon assassin sait dissimuler ses intentions. Aucun doute pour moi, je dois considérer que le combat n’est pas encore terminé. Enfin, dois-je réellement considérer ce petit coup de front comme un « le combat est pas fini salopiaud ! » ou comme un « putain, t’étais pas obligé de tirer, connard ! ». Sans doute un peu des deux…. En fait. S’en sort ensuite une tirade. Alors comme ça, il s’inquiète plus de sa chemise que de son état, hmm ? Amusant. On voit qu’il à été conditionné, la douleur, c’est plus ce que c’était. Cela dit, on devait le bichonner s’il ne connait même pas les risques d’un tel coup. J’ai évité tout point vital, mais le calibre cogne fort. S’il ne stoppe pas vite l’hémorragie, il va perdre conscience. S’il perd conscience, il va vite crever. En attendant, ce qui me bassine, c’est le sang que je vais avoir à nettoyer à cause de cette saloperie d’histoire à la con. Tu me diras, je peux peut être retourné ça à mon avantage. J’encaisse en tout cas sans me faire prier son coup, ricanant faiblement face à ses possibles significations. Il l’aura bien cherché, cette balle, je ne m’en excuserai pas.

-Si ton problème se limite à une putain de chemise, j’veux bien t’en filer une. Surtout si ça signifie que tu débarrasse le plancher.


Je marque une pause, simple, le laissant bouffer le saucisson, je n’ai aucunement l’intention de passer après lui de toute façon. C’est comme un bout de femme, les salopes perdent rapidement en intérêt. Partager sur le moment, quelle saveur ça peut bien avoir, hm ? Surtout que je reste perplexe. Je ne pense pas que ce baiser n’avait que pour but de tenter de me perturber. Il n’aurait pas tenté de me convaincre avec quelconques capacités si c’était le cas. Passer après lui pourrait donc s’avérer dangereux. Maintenant, je spécule, ma raison principale est bien différente. Il aurait été monté autrement, l’idée aurait simplement pu me traverser l’esprit. Bref, Je concède finalement, maintenant qu’il semble calmé, à le lâcher, le repoussant vers l’avant sans réelle brutalité. Venant ranger mon arme alors que ma main droite vient tenir le manche de la lame derrière moi. Je ne dégage aucune intention particulière, une simple méfiance. Je n’ai pas vraiment envie de lui faire confiance. Il se rendra aussi bien vite compte que la balle est déjà ressortie. Sauf si ses os sont en béton, à cette distance et avec un tel calibre….. Je m’approche de l’un des espaces de rangement près de l’entrée avant d’en tirer une chemise, que je lance dans sa direction, comme pour lui faire comprendre que non seulement, je connais trop bien les lieux pour n’être qu’un voleur, mais qu’en plus, j’ai suffisamment perdu de temps avec lui. J’en profite pour déloger une petite caisse de sous l’un des meubles, du pied, avant de la pousser dans sa direction. Une trousse de secours. Sait-on jamais.

-T’as ta chemise, ton saucisson et de quoi te recoudre. Dégage, la prochaine, je tiendrai parole.

Je ne suis pas particulièrement agressif, en soi, je semble encore relativement ouvert à la conversation. Mais…. Faudrait putain qu’il trouve un bon moyen de se faire pardonner après tout ça. Enfin, outre le pardon, j’avancerais surtout la confiance. Cela dit, il est clair que je le laisse partir. Je l’y invite même.





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Mer 27 Déc - 15:33
Je laisse Toussaint et Junior s'occuper de la plaie tandis qu'Adam a placé toute sa concentration sur notre visiteur. De fait, mes mains semblent bouger seules et être indépendantes de ma volonté alors que j'ai le visage toujours levé vers le sien, James beuglant sous mon crâne et m'ordonnant de le tailler en pièces. Ouais, ça peut être une bonne idée ! Sauf qu'il y a quelque chose de pas clair chez cette bestiole et qu'avant j'aimerais bien savoir ce que c'est. Avant de le tuer, je veux dire. Même que pour une fois, Adam est d'accord avec moi !

Je ne bronche pas à la chemise qui vole vers moi et me contente de la rattraper avec les dents tout en me dirigeant vers le bar. Je récupère du pied la caisse que je fais glisser avec moi et m'assieds sur le bar d'un bond souple. J'ouvre la bouche, la chemise tombe à côté de moi, et j'attrape la caisse pour fouiller le contenu. Je commence à me faire un bandage tout en ne le quittant pas des yeux, Adam pour une fois aux commandes.
- Et peut-on savoir exactement ce que tu es, comme créature ? Tu n'es pas un simple humain.
- Bah oui, on n'a jamais vu de mec comme toi avant !
- Mais si crétin, on en a vu. C'est juste qu'il a une odeur bizarre.
- Oui, c'est exactement ce que je dis ! On n'en a jamais vu !
- Mais vous arrêtez vos conneries, bordel ? Laissez Adam parler !!!


Je lève les yeux au ciel et soupire, attends patiemment qu'ils terminent de se disputer les commandes et qu'Adam poursuive la conversation tranquillement. Mine de rien, moi aussi j'ai envie de savoir !
- Tu es un soldat. Un assassin. Mais qu'es-tu d'autre ? Nous nous sommes enfuis il y a peu et n'avons guère eu l'occasion de faire de rencontres... qui ne se finissent pas avec des cadavres. Du moins pour eux. Tu comprendras donc notre surprise. Alors ? Qu'es-tu ?
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Marten Baudier
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Mer 27 Déc - 17:00
Je soupire. Il prend décidemment un peu trop ses aises à mon goût. Sa façon de se soigner est imparfaite. Il est beaucoup trop confiant. On peut difficilement se soigner parfaitement à l’aveugle. Même en connaissant idéalement son corps et ses compétences, ça ne sera jamais parfait. Son choix de se soigner ici et de la sorte est donc… idiot. Il sera plus lent et la perte de sang déjà conséquente ne pourra que bientôt se sentir. Vertiges, pertes d’équilibres, voir de conscience. Si ça ne tenait qu’à moi, je dois avouer que l’envie d’en finir en logeant une cartouche entre ses deux yeux se faisait de plus en plus présente. Il ne m’aide pas vraiment à aller à l’inverse. Alors pourquoi il reste hmm ? Il à simplement si peu d’estime en sa propre vie déjà sur le point de chanceler ? Il ne tarde en rien à ouvrir la bouche, m’envoyant une question relativement pertinente. Suivi de plusieurs commentaires. Je ne fus en rien choqué, c’est loin d’être la première personne brisée par le prp que je rencontre. Je me dis juste que si je veux pouvoir dressé un profil correct, faudra déjà que je m’amuse à assembler les infos sur tout ce petit monde. Ce qui m’arrache un fin sourire. Aux tons de voix et aux différentes façons de s’exprimer, je déduis déjà la présence d’au moins trois… allez, quatre personnalités. Je leur laisse le temps de tasser leurs décisions, de savoir qui parle et pour dire quoi. J’écoute alors ses questions et « révélations ». Ça ne m’étonne pas vraiment. D’apprendre ça. Il n’a aucune notion du respect de l’autre ou encore de ce qui peut s’apparenter à du savoir vivre. On n’entre pas chez les gens comme ça. Va savoir si il n’as pas déjà tué les autres personnes qui l’ont « laissé rester ». Pour l’instant, aucun doute, il ne m’inspire ni confiance, ni sympathie.

-Ce que je suis n’as pas vraiment d’importance, pas plus que de savoir qui je suis. Si ta façon de faire des rencontres, c’est de t’inviter chez les gens pour les attaquer de la sorte, je comprends que ça finisse souvent avec des cadavres.

Je marque une pause, mon ton est parfaitement calme et mesuré. Je m’attèle peu à peu à chasser la sympathie pour l’instant. Le fait qu’il m’a appris s’être échappé ou plutôt, y être parvenu jusque là, me confirme juste mon obligation à demeurer méfiant.

-Pour l’instant, tu me donnes pas franchement envie de finir cette histoire autrement qu’en laissant au sol ton propre cadavre. Tu devrais déjà essayer de te concentrer à essayer d’éviter cette fin, plutôt qu’à vouloir en apprendre d’avantage sur moi.

Hé, je veux bien être sympathique et compréhensif. Mais faut pas me prendre pour une bille. Il doit comprendre que ce n’est pas aux autres à s’adapter à lui, mais à lui de s’adapter au monde. Et je suis aussi passé par là, donc je sais ce que c’est. Sans doutes la pointe d’agacement grandissante inhibe-t-elle simplement la vague de sympathie.





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Jeu 28 Déc - 17:46
A sa répartie, James dégage Adam des commandes et répond dans un grondement, lèvre supérieure retroussée tandis que Toussaint termine de nous bander les côtes.
- Tu sors un flingue, j'attaque ouais. Ne me la fais pas à l'envers, sale clébard.

Okayyy je crois que je vais reprendre les commandes parce que là, on est mal barré ! Les garçons s'efforcent de garder James loin de mes poings et j'hausse les épaules à la suite de sa tirade tout en attrapant une bouteille. Au fond, sa remarque me blesse un peu mais bon j'y suis habitué. Je n'ai pas été créé dans le but de devenir pote avec quelqu'un, que je sache !

Ca me rappelle la petite vieille qui est morte deux jours plus tôt et malgré tout je laisse un léger sourire étirer mes lèvres. Elle, pour sûr elle n'était pas très d'accord que j'utilise son grenier pour me planquer, au début. J'ai dû la persuader... Mais par la suite, faut reconnaitre qu'on arrivait à vivre ensemble. Faut dire aussi qu'elle avait de super chapeaux ! Tellement super que j'en ai planqué deux au temple, pour éviter qu'on me les pique.

Mais sa deuxième réplique me tire un éclat de rire tellement puissant que j'en reste avec les larmes aux yeux. Me tuer ? Lui ? Qu'elle est bonne celle-là ! Je secoue la tête en hoquetant, attrape la chemise et l'enfile tranquillement avant de boire directement au goulot de la bouteille que j'ai prise au passage.
- Mourir, carrément ? Tu fais pas les choses à moitié hein ? Oh laisse moi deviner, tu bosses pour la corp ? J'aurais dû m'en douter, ça te va bien !

Je rigole encore un peu et me dirige tranquillement vers l'issue la plus proche de moi.
- Tu as raison, il vaut mieux garder ses forces pour autre chose ! Après tout, ça ne sert à rien dans la vie les autres gens ! Enfin, sauf quand ils sont morts parce que ça fait un buffet à volonté, mais c'est encore autre chose, héhé !

Je pose la bouteille sur le rebord, force l'ouverture de la fenêtre tandis que Toussaint garde les yeux rivés aux écrans des alentours et Adam à celui de notre hôte indésirable. Junior se tait, pour une fois, et ça m'étonne mais on en parlera plus tard. J'adresse un léger signe de la main au loubard et souris en me laissant glisser au dehors.
- Allez, à la revoyure !
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Loup-Garou
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Marten Baudier
Loup-Garou
Jeu 28 Déc - 21:36
Finalement, je ne réagis même plus à ses tirades. L’absence totale de raison et de logique dans celles-ci ne me donnant que très peu envie de continuer la conversation. S’étonner de voir une arme pointée vers lui alors qu’il se pointe en tord. Un petit roi prétentieux. Soit on va dans son sens, soit on à tord. Voilà la seule logique ce gamin connaisse. En soi, ce n’est pas bien surprenant, vous me direz. On ne les éduque pas forcément, les gars dans son genre. En même temps, qui irait éduquer une arme ? Bon, moi j’suis un cas à part, je bichonne mes fusils, après tout. Je l’observe donc tranquillement. Il prend ses airs, il joue les durs, mais il à autant de savoir vivre qu’une écrevisse. Et encore, une écrevisse, ça à l’utilité d’être comestible. Pourtant, il faut avoir le QI d’une huitre ouverte pour comprendre pourquoi il s’est retrouvé avec une arme pointée vers lui. Mais le débat est stérile. Le problème, cela dit. C’est qu’à le laisser partir comme ça, je sais très bien comment ça va finir. Ce con va péter une autre fenêtre, tuer quelqu’un d’autre, et squatter son frigo jusqu’à ce que celui-ci soit vide. J’ai beau pas en avoir grand-chose à carrer, c’est comme cet ahuri que j’ai trouvé en train de siester dans mes poubelles l’autre fois. Y’a des choses qui se font pas. Je soupire, ne réagissant pas des masses à ses insultes. Après tout, pourquoi je m’énerverais d’une répartie digne d’un gamin de huit ans. La corp ? Dans tout son fouillis, je dois avouer que c’est l’une des seules tirades m’ayant arraché un fin sourire.

- Détrompe-toi, je n’ai pas eu besoin de passer dans leurs pattes pour être ce que je suis. J’suis juste un type qui protège son territoire. Ça te parait si étrange que ça ?

Si la logique lui parles pas, autant jouer sur l’instinct. Je finis par accepter de baisser mon arme alors qu’il passe par la fenêtre pour sortir. Bon débarras hm ? Pas vraiment. Ça me troue le cul, mais le laisser buter des faibles pour vivre sur leur dos, c’est pas vraiment le genre de choses qui m’attire. Même s’ils ne peuvent que s’en prendre à leur faiblesse, c’est pas mon cas.

-Les gens peuvent être utiles. Quand tu sais traiter avec eux. Le truc, c’est que tout ne se limite pas à éliminer ceux qui disent non. Si t’as rien à apporter au gens, faut pas t’attendre à ce qu’ils t’accueillent à bras ouvert. Encore moins si tu t’y prends comme un manche. J’ai déjà vu des gars comme toi, élevés pour représenter une activité comme des cochons qu’on empiffre pour une simple finalité.

Je soupire, mon agacement se sent un peu trop pour pouvoir causer posément. J’inspire, je me calme, redevenant hermétique à ce qui m’entoure.

-Ce que je veux dire, c’est que ce monde peut t’accueillir. Si t’es prêt à faire ce qu’il faut pour. C’est pas aux autres de changer pour toi qui n’y connais rien. Si tu continues dans ce sens, tu finiras par tomber sur quelqu’un de bien moins sympa qui te proposera pas de t’expliquer, mais qui ira au bout de la seule chose que tu lui aura donné envie de faire.

On ne pourra pas dire que je n’ai pas essayé. Même si c’est pour rien, j’ai moi aussi été un errant, et on m’a tendu la main, c’est grâce à ça que je suis ce que je suis. Si je fermais les yeux, je lui ferais honte. Quoi que j'dis ça, mais vu l’énergumène, je le vois mal faire autre chose que rire bêtement. M'enfin, qui sait ? Croyez moi que j'ai besoin de personne pour me dire que je suis con, là.





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