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Le Requiem des espoirs passés, un cadavre qui fête la mort de ses rêves dans une orgie musicale et consentie ! [fini !]

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Messages : 47
Date d'inscription : 06/11/2017
Localisation : Dans le bureau de sa maison close en train de siroter un petit wis... ah non o-o
Gargouille
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Requiem
Gargouille
Lun 6 Nov - 10:15
▬ MA PRESENTATION
"J'ai testé la mort.... mais ça m'a pas plut !"
PRÉNOM • François-Joseph (inconnu).
   NOM • Gossec (inconnu).
   SURNOM • Mouchard ou Personne par le passé, actuellement Requiem.
   SEXE • masculin (pour peu qu'on puisse genrer un squelette x) ).
   ÂGE • 201 ans.
   NATIONALITÉ • autrichienne ou belge (tout dépend de si on prend l'appartenance d'époque de la ville dans laquelle il est né ou l'appartenance actuelle). Requiem prétend cependant avoir une nationalité différente face à chaque personne lui posant la question, parfois véridique et souvent fausse.

   ESPECE • Gargouille (d’hyperacousie) puis goule (de la phobie de la mort).
   CLASSE • Maître gentil (plus personne ne le recherche en temps qu’esclave psycho depuis la déclaration de sa mort officielle).
   PROFESSION • directeur de la maison close/salon de thé nommée « Le Boner », cachant en réalité un refuge pour esclave (et personne voulant un toit en général).
   
   DON(S) •
Délicieuse cacophonie : Requiem, jadis très sensible à tout son trop puissant, se retrouve actuellement capable d’en générer à une telle intensité qu’ils s’avèrent avoir une emprise réelle et importante sur le monde qui l’entoure. Pour le moment, il n’est capable de manifester des effets notoires sur son environnement qu’en faisant de la musique. Mais chaque type d’instrument provoque un effet différent. Avec les cordes : Requiem parvient à concentrer l’énergie sonore dans de fines ondes (sous diverses formes en fonction de la manière dont est sollicité la corde). L’énergie envoyée ensuite dans l’air (à partir de doigts, de l‘archer ou autre) est aussi puissante qu’un coup d’épée, pouvant trancher la chair, le bois et même les murs fins ou les métaux pas trop lourds et épais. Avec les vents : Requiem parvient à générer une large vague d’énergie (souvent de la forme de la sortie d’air sur l’instrument utilisé) plus étendues mais moins concentrée. Ainsi la vague, pouvant être qualifiée de bourrasque de vent, peut soulever des charges relativement importantes (des corps humains ou bien encore de la matière inerte pas trop lourde) pour la projeter dans une direction choisie par Requiem. Si la projection peut s’avérer violente, elle n’affaiblit cependant à aucun moment la matière (pour la trancher ou la briser), hors mis les matière très fragiles comme le verre par exemple. Avec les percussions : Requiem parvient à générer une sorte d’onde multi directionnelle partant de l’instrument. Ainsi très diffuse, l’onde ne peut ni projeter ni trancher la matière, mais les vibrations ainsi provoquées peuvent altérer la matière à une échelle très petite. Ainsi une humain soumis à cela pourrait se mettre à cracher du sang au bout d’un petit moment, et une exposition prolongée pourrait provoquer des AVC plus ou moins importants (par détérioration lente des vaisseaux sanguins explosant un à un). Sur de la matière inerte, ce genre d’onde pourrait fragiliser la structure de l’objet au point d’en faire effondrer des ruines après un long moment, ou bien au point de provoquer la chute en poussière de tout objet après un contact léger avec autre chose (comme s’il était très vieux et figé dans le temps). Actuellement, Requiem parvint, en fonction de la finesse de l’onde utilisée, à diriger plus ou moins l’effet de ses ondes. Mais même si une onde n’est pas destinée à une cible elle s’en retrouve un brin affectée, ce qui pourrait lui faire du mal à long terme. Requiem évite donc de trop user de ce pouvoir lorsqu’il est en présence d’alliés. Il est à noter aussi que Requiem peut jouer de la musique normalement sans aucun effet précédemment expliqué.
Requiem infini : outre sa longue durée de vie des goules, Requiem a hérité, de par la phobie de la mort de son bourreau, d’une immortalité totale. Ainsi, même si la chair a quitté son corps après sa transformation, son squelette demeure un corps dans lequel il peut vivre pour l’éternité.
Quand la musique est BONE : capacités physique x3.
Composé sur mesure : étant un squelette, Requiem est libéré de tout besoin physique, comme dormir ou bien encore manger. Également, il est insensible à la douleur et demeure insensible à tout procédé biologique (maladie comme poison par exemple), ou limitation liée à la chair d'un corps (il peut faire un 180° avec sa tête par exemple).
Plume est encre de sang : même si Requiem ne peut se nourrir, y comprit de sang de vampire pour s’exposer au soleil, il peut demeurer sous ses rayons pour une heure grand maximum en recouvrant chacun de ses os de sang de vampire.
   LIMITATION(S) • Décomposition : Vulnérabilité au soleil (Requiem tombe en morceau sous ses rayons).
Soif de l’auteur : soif de sang de vampire. Cependant, Requiem ne pouvant pas se nourrir (de sang ou d’autre chose) il lui est impossible d’étancher cette soif qu’il conserve au fond de son cœur à jamais.
Skeleton's sadness : étant un squelette, Requiem est cependant privé de tout sens trop développée. Actuellement il ne possède que la vue (et encore il voit en noir et blanc) et l’ouïe (seul sens qu’il conserve bien). Son odorat, son goût, et son touché son perdus à jamais. Aussi, s’il n’a pas besoin de manger, il en est juste incapable (par extension tout procédé biologique positifs lui son impossibles).
Skeleton's curse : si Requiem est immortel, cela s’accompagne d’une malédiction toute particulière. En effet, son âme demeurera attachée à son squelette et ce quel que soit l’état du dit squelette. Ainsi si ce dernier et brisé en mille morceau, Requiem demeurera dedans, impuissant.

   FEAT• Brook de One Piece
 
DESCRIPTION PHYSIQUE ET CARACTÈRE


Requiem est fin, longiligne même, et assez grand. Dans un sens, il a pire que juste la peau sur les os : puisqu'il n'a que des os. Effectivement, dès qu'on regarde plus que sa silhouette, on peut remarquer que Requiem n'est qu'un squelette sans chair et peau. Malgré cela, il garde une coupe de cheveux frisés assez fournie, crépus même, montés en boule sur son crâne. Sinon, bien fatalement, il est creux et cela se voit. Ses orbites oculaires sont vides, son nez -plus un trou qu'autre chose- laisse apparent l'intérieur de son crâne tout aussi vide. Au niveau de sa cage thoracique apparaît une simple cage vide et délimitée par des cotes totalement visibles.
Pour autant, il est très souvent habillé, ce qui laisse ses cotes très rarement visibles. Sa garde robe est assez classe et de très bonne facture. Cependant, il croise souvent les époques : pourpoint ancien avec écharpe à froufrou digne des filles qui travaillent chez lui un jour, puis un ensemble moderne avec toque et brocart le jour suivant. Pour tout connaisseur de l'histoire de la couture, c'est pour le moins... déconcertant. Et ce qui est encore plus déroutant est de voir qu'en dépit de ce qu'utilise Requiem, il parvient toujours à marier de manière très convenable tout cela, pour se former une tenue visuellement élégante. Ou du moins sa tenue se tiens et à un style plus qu'un n'importe quoi apparent. Ainsi, vestimentairement, Requiem ressemble à un patchwork d'un peu tout ce qui se faisait sur les 200 dernière années, mais un patchwork réussit !
Dans sa démarche, Requiem semble généralement très désarticulé. Effectivement, ses os bougeant de manière totalement indépendante les un des autres, il a souvent tendance à avancer comme un pantin où une marionnette. Cependant, il a une allure qui en devient presque dansante. Et si elle peut être parfois un peu malsaine ou inquiétante -un peu comme la vallée dérangeante- elle peut aussi devenir entraînante, et même chaleureuse pour toute personne ayant apprit à le connaitre. Au demeurant c'est sa marque de fabrique, la marque que Requiem reste Requiem. Donc si toute personne ne le connaissant pas pourrait voir cela comme une chose qui fait peur, toute personne qui le connait se sens finalement sous sa protection en la présence du pantin. Par ailleurs, le squelette sait un peu se retenir face aux personne non habituées, simplement pour éviter de trop leur faire peur.

Finalement, Requiem est un squelette à coupe afro, aux vêtements totalement anachroniques les uns des autres et à la démarche très bizarre pour les non habitués. Mais c'est pour ça qu'on l'aime !







Au premier regard, toute personne sensée prendrait Requiem pour un fou. Au demeurant, il semble surexcité, déluré et sans aucune mesure dans ses actions comme ses propos. Il hurle plus qu'il ne parle, il se pavane plus qu'il ne marche, il se donne en spectacle plus qu'il ne se montre et il rit plus qu'il ne respire. Au premier abord, il semble toujours en faire trop, comme une caricature d'être "vivant", pour peu qu'on puisse le dire vraiment vivant. Ainsi, il dénote dans énormément de milieux, et il sait jouer de sa différence pour tirer partie de la surprise ou du dégoût par exemple.
Cependant, il est extravagant mais pas dépourvu d'empathie. Derrière ses airs il sait voir les gens brisés, leur parler, leur faire remonter la pente. Et tout ça sans perdre ses premiers airs, ses fou rires, ses éclats et son verbe. Il semble totalement fou, mais mais pas dépourvu de logique. Il n'en reste pas moins dirigeant d'un refuge qu'il sait mener et protéger : sinon il aurait déjà coulé. Ainsi Requiem est plus mesuré qu'il ne laisse penser. Il est conscient du monde qui l'entoure, et sait se mouvoir dedans, sans pour autant ternir sous son poids. Ainsi c'est un personnage haut en couleur et qui se veut haut en couleur. En définitive, une fois qu'on le connait, cela met de bonne humeur de le voir ainsi pavaner comme un idiot. Il s'assume ainsi comme pour provoquer le monde, lui tendre un gros doigts. Le message est clair : il refuse de jouer son jeu. De souffrir, de mourir. Il ne mange pas de ce pain là. On compte sur lui, et en dépit de ses airs qu'il se donne pour amuser la galerie (volontairement), les gens savent que Requiem est sérieux quand il le faut. En outre, il a des positions bien marqués comme réfléchies, et il sait les imposer. Cela peu générer des colères assez noires, mais rares, durant lesquels le squelette est simplement intransigeant. Cela arrive rarement, et surtout il est rare d'en générer une sans le vouloir -ses règles étaient souvent clairement définies et explicitées. Mais lorsque cela arrive, Requiem est dur, clair, voir même violent en cas de résistance. C'est simplement qu'il refuse qu'on lui marche sur les pieds à présent. Ainsi, le Requiem de tous les jours est un être volontairement caricatural, déluré et faussement léger pouvant tomber dans de violentes colères pour ne pas se faire marcher sur les pieds, capable de sérieux lorsqu'il le faut.
Pour autant, au fond, celui qui se fait appeler Requiem à présent est un être brisé à plusieurs reprises. Du temps où il n'était que simple humain, il eut des espoirs qui se détruisirent juste devant lui. Il tomba au fond du fond plusieurs fois et la même où il pensait déjà ne pas pouvoir tomber plus bas. La vie lui retira tout ce qu'il avait et bien plus. Il vit les pires affres de la nature humaine tout comme la manière dont le monde fonctionne. Ainsi, au fond, Requiem est un être désabusé et construit par l'échec. Il refuse de plier face au monde car il l'a bien trop fait par le passé. Il veut vivre selon ses règles, puisque visiblement il ne peut que vivre. Mais, au fond, sa pire angoisse repose là dedans : et si un jour les règles de la vie le rattrapaient et le mettaient à genou ? Et ne sait simplement pas s'il serait capable de se relever une seconde fois... en soit la soumission éternelle serait pire que la mort pour lui... Alors il cache sa peur derrière ses responsabilités, sa joie, son verbe, sa folie même...





 
HISTOIRE


François-Joseph Gossec (Gossé de son vrai nom) est né à Vergnies (en actuelle Belgique, sous l'ancienne influence de la couronne d'Autriche) le 17 janvier 1734. Orphelin, il passa toute son enfance entre divers orchestres en tant que choriste notamment à Walcourt, Anvers, Bruxelles et Liège. Logé en Orphelinat, il y passa cependant très peu de temps, très vite reconnu comme prodige musical et formé à coté de ses activités.
A 17 ans, il s'installa finalement à Paris et se plaça sous protection du mécène Alexandre Jean Joseph Le Riche de La Popelinière en intégrant son orchestre comme violoniste. Devenant adepte de la franc-maçonnerie, il y rencontrera plusieurs confères musiciens de renom. François-Joseph entendra aussi parler pour la première fois d'un étrange mal prenant de rares et tristes musiciens : les premiers médecins appelleraient cela l'hyperacousie. En 1762, à l'age de 28 ans, il dirigea le théâtre du prince compté en temps que maître de musique, et ce pendant 8 ans. Devenu intendant de musique sur la fin de cette période à cause de quelques migraines, il finira par reprendre du service en montant le Concert des Amateurs en 1769, organisation qu'il dirigera jusqu'en 1773. Passé directeur au Concert Spirituel, une organisation de renom, il laissa libre court à sa fibre musicale jusqu'en 1777.

Jusqu'à la Révolution Française, François-Joseph Gossec passa ainsi entre les mains de plusieurs mécènes, à la direction de plusieurs opéras et professeurs dans plusieurs écoles. Mais lorsque la liberté pointa le bout de son nez, le musicien, alors âgé de 55 ans, saisit la vague.
Parallèlement, il chercha à conserver son poste de professeur. Mais ses migraines répétitives le forcèrent à faire un choix entre la Révolution et l'enseignement. Choix qu'il fit. Se forgeant la réputation de "Musicien officiel de la Révolution", il composa durant toute la période de révolte de nombreux hymnes comme le Triomphe de la République. Distant de tout l'aspect politique du mouvement, il n'en demeurait pas moins proche des meneurs comme Maximilien de Robespierre ou Georges Jacques Danton, en qualité de visage artistique de la Révolution. Cependant cette implication l'épuisa au plus au point, ses migraines devenant plus qu'handicapantes. François-Joseph en avait d'ailleurs fait part à Robespierre qui lui fit finalement comprendre la triste vérité : il était dévoré par une lente hyperacousie.
Dévoré par la maladie et mis à genou par la Restauration qui le fit tomber en disgrâce à cause de son implication dans la Révolution, il rassembla ses dernières forces pour accomplir le requiem d'une vie. Il fonda, avec André-Modeste Grétry, le Conservatoire de Paris, dernier cadeau qu'il comptait faire au monde avant de se donner la mort, lui qui se voyait privé du plus beau des arts à cause de la maladie. Effectivement, tout bruit lui devenait difficilement supportable, et ainsi privé de musique -tant pour en profiter que pour la créer- il refusait de naviguer dans une vie sans sens. Cependant, il avait gardé cette véritable intention secrète, et, nostalgique, il enseigna pendant quelques mois dans son propre conservatoire malgré la douleur que cela lui provoquait. Durant ces mois, il termina aussi ses dernières compositions tel que Sa Missa pro defunctis ou encore Le Pêcheur. Et finalement il se décida à passer le pas. C'était l'eau, ce seul élément qui pouvait étouffer le bruit au point d'apaiser ses souffrances, qui allait le tuer.


***************


Mais ce soir là, François-Joseph eut à peine le temps d'admirer la Seine dans le soir couchant qu'un sac se plaqua contre son visage tandis que des bas le saisirent. L'odeur forte, probablement du chloroforme, l'endormit alors qu'on le chargeait dans un véhicule... Quoi ? Que lui voulait-on encore ?!
Ce triste jour, il se réveilla ligoté à une table d'opération. Son chère collaborateur d'un jour, Maximilien de Robespierre, lui parla d'un projet révolutionnaire. Une initiative qui offrait au peuple une force de frappe impressionnante tout en donnant une seconde vie aux gens comme lui. Une expérience qui repoussait les limites de la science. François-Joseph eut beau protester, en faire appel à tous les traités bafoués en prenants des humains pour sujets d'expériences, mais Robespierre n'en eut que faire. Il en devint même violent en évoquant sa "bonté d'âme" qui le poussait à "donner une opportunité à François-Joseph de servir enfin son pays au lieu de mourir comme un chien". Le musicien déchu était abasourdit... Maximillien était impossible à raisonner, tout comme les quelques collaborateurs qu'il avait réunit.
François-Joseph vécu un enfer dans des sous-sols sombres et humides, loin de tout, où aucun de ses cris ne pouvait être entendu. Et ces hurlements, à lui comme aux autres victimes, lui détruisirent la tête, lui qui avait l’ouïe si sensible... Il y subit une série de torture à base d'injections, de mutilations et d'électrochocs avant que la triste issue ne pointe le bout de son nez. Un de ses nombreux cris n'en finit pas, et à la fois il raisonna d'une toute nouvelle manière. Il semblait pris dans une caisse de résonance petite, froide. François-Joseph avait froid d'ailleurs. Il... n'était plus ligoté. Il était allongé sur un sol humide. Il se releva lentement, endolori et sonné, avant de découvrir une salle entièrement fermée. Le sol était recouvert d'une fine couche d'eau, tandis que les murs étaient recouverts de cadavres de ce qui fut probablement des instruments de musique. Au centre se trouvait une étrange machine. Plusieurs écrans, une multitude de boutons et de leviers. Robespierre était sur l'écran.

"Mon chère, te voilà enfin convertit. J'ai crus que tu allais y laisser la vie à résister ainsi. Bienvenu dans l'armé du peuple, rebut de la société, boulet, oublié, psycho.
-Maximilien... qu'est ce que tu m'a fais ?"


Le musicien avait parlé du fin-fond de cette étrange salle, et pourtant sa voix avait comme traversé l'écran... C'était... ça l'extérieur. Il était effaré, mais comprit en quelques minutes qu'une appendice en mousse semblait capter ce qu'il disait.

"Je t'ai rendu meilleur, plus fort et plus alerte. J'ai fais de la tare qui allait te tuer une force à manier au service de la république, soldat."

Sur ces mots, il tendis un bras sur le côté, et François-Joseph agrippa un levier par réflexe pour se tourner : l'écran affichait maintenant cette main. Mais Maximillien n'avait pas claqué des doigts. C'était un médecin, plus de 500 mètres plus loin, qui avait fait s'entre choquer délicatement deux scalpels. Comment... comment il avait put entendre cela ? D'un coup, le pauvre homme entendit tout, parfaitement tout. Chaque battement de cœur des victimes, chaque respiration, chaque estomac qui digérait. S'en était trop... beaucoup trop...

"Tu seras mes oreilles, Mouchard. Un petit effort : tu fais cela pour ton pays."


Durant les quelques années qui suivirent, François-Joseph, renommé Mouchard par son maître, vécu une vie d'esclave, de soldat maltraité et ce dans la plus pure illégalité. Il apprit à vivre avec sa condition, dans cet étrange salle où son seul contact avec l'extérieur était cette interface étrange. Il apprit à subir, à souffrir, et ce pour son pays. Si au début il chercha à se débattre, il finit par s'abandonner aux ordres de ses patrons comme s'ils étaient lettres d’Évangile. Il n'avait plus la force de lutter, c'était trop douloureux. Alors si accomplir son devoir pouvait lui offrir la paix, il finit par consentir à tous les ordres, que cela soit une mission ou de l'entrainement. Il ne faisait même plus la différence. S'il entendait nombres de choses, il devint sourd à la souffrance que lui imposait son état lamentable.


***************


Mouchard faisait ses preuves, devenant un assassin plus que talentueux au service de ses maîtres. Une chose aidant : ces derniers avaient mis au point un élixir permettant de rallonger significativement la durée de vie des individus. Technologie prisée par Robespierre lui même, il en avait fait profité son ami, normal non ? A présent armé d'une canne épée (je l'ai recustomisé depuis hein...), il avait mené à bien plusieurs assassinats avant que Napoléon III vint au pouvoir. Et il fit partit des soldats menant l'assaut finissant en bain de sang pour rétablir la république. Ce fut même lui que l'histoire retint comme l’assassin de Napoléon III...

Le sang de trop, le cri mortel de trop. Ce jour là, Mouchard finit par lâcher son interface de contrôle, et il s'enfuit. Il ne savait pas où, il ne savait même pas comment il faisait cela. Mais il courut, il courut loin, très loin, s'enfonçant dans sa propre âme. Il fuyait les cris de cette petite fille qu'il avait égorgé pour tomber en face à face avec ses confrères soldats qu'ils avaient étripés lors d'un "entrainement". Finalement il se retrouvait face à des confrères de la Révolution, morts pendant la Prise de la Bastille, et courant toujours il finissait bloqué par Maximilien Robespierre lui même. Il courut, il courut pendant probablement des années.
Pendant ce temps, il était tombé dans un lourd coma, coma d'où on finit par le déclarer mort. Il fut ainsi jeté dans les sous sol de Paris, sans autre sépulture. Là il s'y réveilla, enfin lui même. Lui qui avait retrouvé son interface, il s'était jeté dessus avec une telle force qu'il était enfin libéré de cette maudite salle. Heureux, il hurla, et le bruit ne lui fit aucun mal. Enfin ! Enfin libre !

Pendant quelques années, l'homme qui se faisait à présent appeler "Personne" œuvra comme tueur à gage et bourreau pour gagner sa vie. Qu'est ce qu'il aimait entendre ces gens hurler, et moi aussi ! Et puis, ses nouvelles capacités aidaient bien. Si bien qu'il s'équipa lentement de divers instruments pour bosser, instruments que j'ai toujours d'ailleurs. A ses yeux, ses opéras n'avaient jamais eut autant de panache que joués de ses mains ! Et encore je ne les avais pas encore joué !!!
Mais un jour, alors qu'on l'avait envoyé tuer un monstre qui ressemblait fortement à un ancien collègue de Mouchard, il fut vaincu. La créature, nommée Lucifer (rien que ça !), la mordit au coup pour la désarmer et la vider de l'intégralité de son sang. Pas commode le bougre ! Personne chuta, raide mort. Ou presque ! Ce fut un squelette qui se releva. Il n'avait pas tout comprit de ce qu'il lui était arrivé. Mais il continua à traquer ce Lucifer : il voulait comprendre.

Ce chemin le mena jusqu'à Nishiko où il affronta les fantômes de son passé. Robespierre... il avait bien changé -au demeurant c'était déjà son fils à l'époque où il arriva en ville. Mais là le squelette, déjà bien heureux de pouvoir laisser libre court à sa violence pour arracher ces si délicieux cris de douleur, finit par sentir son cœur -qu'il n'avait plus- battre. Il fallait bien offrir un refuge à toutes ces pauvres âmes. Et puis leurs pleures de tristesse tout comme leur cris de joies étaient tout aussi délectables que le reste ! Ainsi il commença par se trouver un nom. Et amusé à l'idée de savoir que son Sa Missa pro defunctis avait peut être inspiré le Requiem du petit Mozart, il prit ce nom : Requiem. Cela ME va bien vous trouvez pas ? Ensuite je pris contact avec une entreprise tenue par un certain Komiyada pour faire sortir quelques esclaves du réseau. Le con de Roby, il avait fait fructifier son affaire ! Je me sentait comme la première poupée sortie d'une immense usine toute cracra en Chine. Et c'est pas beau le travail à la chaîne en Chine ! Pas très beau du tout, tout ça. Moi aussi je voulait des échantillons gratuits.
Ce que je fis me coûta une blinde par contre ! Mais je trouvai les fonds en quelques dizaines d'années : j'avais de la ressource comme garçon. Je trouvai un bâtiment dans les quartiers peu regardants de la ville -le coin des maisons closes était parfait pour cacher une planque. Et le petit Komiyada, lui, achetait quelques esclaves pour mes beaux yeux. Bof, pas tous : je ne pouvait pas tout prendre dans mon arche de Noé. Mais quelques heureux élus. Je laissais d'ailleurs le choix au commercial : ce n'était pas mon affaire. Avec le temps, j'atteignais un respect dans les lieux comme si j'étais le patron, moi ! Vous trouvez vraiment que j'ai la gueule d'un patron !? La blague ! Egalement, certains esclaves réfugiés ici proposèrent de m'aider. Après tous, certains se sentaient redevables et voulaient travailler pour vivre. Ok ! Principalement parce que les esclaves ba.... ça sait rien faire, et parce qu'on est dans le putain de quartier des maisons closes, j'ai ouvert une maison close du coup ! Le "Boner" : ils en faisaient ce qu'ils voulaient ! Bon j'aidais un peu à l'organisation, certes. Mais c'était eux qui travaillaient avec leurs petits... 5ème membres ? Deux lèvres ? Bon, ok, ok leurs petits bras...doigts ? Mais il y avait un point sur lequel je refusais de revenir : je ne forçais personne à la prostitution, ou à quoi ce ce soit d'ailleurs, ce qui devint vite le seul sujet qui pouvait le mettre hors de moi. En même temps, quand une fille que j'avais accueillit sous mon toit m'accusait comme ça, j'avais envie de jouer un requiem...Ah ! Egalement, je refusait que les mineurs y participent, même s'il voulaient aider : du coup je leur ai monté d'autres petits commerces le temps qu'ils prennent leur majorité. C'est d'ailleurs pour cela que la maison close est jumelé à un salon de thé, où certains majeurs continuent de travailler quand ils préfèrent les mains au culs à un doigt ou je pense. Un petit coup par ci, et un thé pour fêter ça ! C'était paaaarfait.
Au cours des années, les locataires de longues dates prenaient leurs marques, si bien que je me suis même surpris à accueillir une putain de crèche pour leurs mômes. Ça m'allait moi, tant que leur rejetons prenaient pas mes doigt pour des tétines ! Il risquaient de s'étouffer avec... Avec le temps, l'établissement se faisait connaitre, certains y venant même juste pour travailler, ce que j'acceptais bien volontiers. On a jamais assez de pairs de cuisses ! Aussi, avec le temps, le Komiyada que je connaissais avait laissé place à son marmot, qui avait lui même laissé place à son fils. Mais je m'en foutais : il faisait toujours aussi bien le taffe que je lui donnais ! Alors roulez jeunesse !


********


Et pourtant, on raconte que Requiem a peur. Il vit avec des gens qu'il a recueillit, et qu'il chérit à présent plus que sa vie infinie. Aujourd'hui, même si les cris des ébats nocturnes de ses gens procure une bien belle satisfaction à la gargouille qu'il est au fond de lui, il préfère entendre des cris de joies, des pleures qui ponctuent la fin de leur torture insupportable. On raconte que lors des nuits que le squelette passe seul et sans sommeil, il redoute qu'un jour son foyer soit attaqué, détruit. Il agrippe souvent un violon, les touches d'un piano ou un harmonica. Armé, il se sent un peu plus en sécurité. Il se battra pour son refuge : c'est le seul endroit où il voudrait passer sa vie sans fin. Il donnerait sa vie pour cet endroit, ces gens. Mais il est incapable de la donner... quand bien même le voudrait-il de tout son cœur...

"Je dois protéger ma maison !"
"Personne doit traquer sa cible..."
"Mouchard doit fuir ses maîtres ?"
"François-Joseph doit retrouver ses esprits."



 
"Essayez de me tuer... mais vraiment essayez c'est très divertissant !"
PRÉNOM • Nanae, Klem, Louange aussi, comme vous voulez %D.
   ÂGE • 21 ans.

   DOUBLE-COMPTE • Ouep de Louange Strauss.
   VOTRE PRÉSENCE SUR LE FORUM • Le plus souvent possible en fonction de mon irl.
   COMMENT AVEZ-VOUS TROUVÉ LE FORUM • En le créant "O" xD .
   AUTRE • BONE TO BE WILD !
   CODE DU RÈGLEMENT •
 

   

° CODAGE PAR DITA | EPICODE °



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Carla L.Kal
Sexy Belle et Attachiante~
Lun 6 Nov - 10:51
tu me tuera un jour x) bonne chance pour ta fiche ^^

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SO.MUCH.TIME
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Gargouille
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Requiem
Gargouille
Mar 7 Nov - 13:47
Voyons ma chère il y a pire comme mort <3 .
en parlant de fiche elle est finit amuse toi %D !

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Carla L.Kal
Sexy Belle et Attachiante~
Mar 7 Nov - 15:52
xDDD bon ... t'es grave <3 mais je t'aime aller je te valide sale squelette fabuleux x)


Une validation vite !
Hey viens jouer avec moiiii~


Tu es validé ! Félicitation :3
Tu as quelques petite chose à faire avant de rp :

Tout d’abord je te laisse aller recenser ton avatar, ton métier (si tu en as un) et ta race.

Tu peux ensuite faire ta demande de RP.

Nous t’encourageons à te faire une jolie fiche de lien.

Tu peux t’amuser avec nous dans le flood aussi :3

Et voilà tu peux rp :3
.
code by Kanra sur epicode

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SO.MUCH.TIME
l'amour, comme la mort ne prévient jamais-





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